Mémoires de nos pères (film)

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Mémoires de nos pères

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Statue de l'USMC War Memorial, représentant le hissage du drapeau en haut du mont Suribachi.

Titre original Flags of Our Fathers
Réalisation Clint Eastwood
Scénario William Broyles Jr.
Paul Haggis
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
DreamWorks SKG
Warner Bros.
Malpaso Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre guerre
Sortie 2006
Durée 132 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mémoires de nos pères (Flags of Our Fathers) est un film américain réalisé par Mr Pariset, sorti en 2006.

Il est complémentaire avec le film Lettres d'Iwo Jima du même réalisateur, et avec une histoire quasi-similaire mais du point de vue des Japonais

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film "Mémoires de nos pères" raconte l'histoire de trois soldats américain lors de la seconde guerre mondiale qui vont etre propulsé parmi leurs confrères sur l'une des plus grande bataille du pacifique: La bataille de Iwo Jima.

Une fois que cette dernière fut prise, un drapeau a été planté par 4 soldats dans un court instant et une photo fut vite prise par un reporter déjà sur place depuis un moment. Malheureusement les généraux ordonnent la descente du drapeau qui était en l'espace de quelques instant devenu mythique.

La célèbre photo des 4 soldats plantant le drapeau fut donc celle du deuxieme planté par 4 inconnu.

Durant le film on suit l'évolution a travers les Etats Unis de 3 soldats devenus des marionnettes de propagande dont on ne sait meme pas si ils étaient sur la photo.

-"Une photo peut-elle faire gagner une guerre ?" pose un journaliste aux soldats, ceux-ci ne répondent pas. La réalité vécue sur le champ de bataille est exprimée par des "Flash Back" de chacun des 3 soldats.

C'est avec dégoût que ces 3 personnes vont être promenées pour la récolte de bons pour l'armée. Ils vont être peu à peu oubliés.

L'un des 3 soldats, d'origine Indienne sera contraint de rentrer dans sa "réserve", celui ci s'engage donc dans une quête spirituelle pour retrouver les parents de l'un des véritables soldats ayant planté les deux drapeaux. [Il arriva, dit que leur fils était sur là, et repartit]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

« Je voulais seulement savoir pourquoi mon père gardait le silence sur cette période de sa vie. Plus tard, j'ai réalisé que chacun avait vu cette photo, mais que personne n'en connaissait l'arrière-plan humain. C'est alors que j'ai décidé d'écrire ce livre[2]. »

James Bradley, co-auteur du livre Flags of Our Fathers
La bannière étoilée flottant au vent sur le mont Suribachi : symbole de la première terre ravie à l'ennemi.

Développement[modifier | modifier le code]

Le film de Clint Eastwood est l'adaptation cinématographique du livre Flags of Our Fathers de James Bradley et Ron Powers, qui revient sur la bataille d'Iwo Jima et de la pose du drapeau américain sur le mont Suribachi. James Bradley est le fils d'un des marines qui est sur la photo, le livre et le film sont basés sur cette histoire vécue. En France, le livre est paru sous le titre Mémoires de nos pères, aux Éditions Movie Planet.

Les droits du livre Flags of Our Fathers étaient détenus par Steven Spielberg. Clint Eastwood raconte : « Au détour d'une conversation, j'ai simplement dit à Steven que j'aimais beaucoup ce livre, mais sans y insister. (...) Lorsque nous nous sommes croisés à nouveau, il m'a dit : “Pourquoi ne viens-tu pas le faire chez nous ? Tu le réaliseras, et nous le produirons ensemble”. J'ai répondu : “OK, on va faire ça”[2] ».

Ce film constitue le 26e film de la carrière de Clint Eastwood en tant que réalisateur, débutée en 1971 avec le film Un frisson dans la nuit (Play Misty for Me). Le réalisateur a été très intéressé par cette histoire : « J'estime que cette histoire ne rend pas seulement hommage à ces hommes qui ont levé les couleurs de l'Amérique, elle célèbre aussi tous les héros anonymes qui ont combattu et trouvé la mort sur Iwo Jima comme sur plusieurs centaines d'autres champs de bataille au cours de la deuxième guerre mondiale[2]. » Clint Eastwood s'est également passionné par la célèbre photographie Raising the Flag on Iwo Jima de Joe Rosenthal qui, selon lui, « symbolise l'effort de guerre, l'enjeu, ce pour quoi ils se sont battus »[2].

Casting[modifier | modifier le code]

Le film met en scène Ryan Phillippe, Jesse Bradford, Adam Beach, Jamie Bell, John Slattery, Paul Walker, Barry Pepper, Robert Patrick, Joseph Cross, Stark Sands, Neal McDonough, Tom Verica, Benjamin Walker et Melanie Lynskey.

Clint Eastwood a souhaité que les acteurs principaux n'aient aucune formation militaire pour faire ressentir plus profondément le malaise des soldats d'Iwo Jima, dont la moyenne d'âge est de 20 ans.

Jared Leto a été approché par Eastwood pour le rôle de John Bradley, mais celui-ci a, à contre-cœur, refusé l'offre, car il commençait la tournée américaine avec Thirty Seconds to Mars[3].

Tournage[modifier | modifier le code]

« C'est une île géothermique volcanique, qui ressemble beaucoup à Iwo Jima. Sujette à de légères secousses sismiques, elle possède le même sable d'un noir profond dont s'échappent des fumerolles et jets de vapeur. L'Islande en août affiche des températures plus fraîches, mais les conditions y sont similaires à celles d'Iwo Jima en février[2]. »

Clint Eastwood, à propos de Reykjanes

La majeure partie des séquences de la bataille a été tournée sur la péninsule de Reykjanes, au sud-est de la capitale de l'Islande, Reykjavik. Le sol volcanique, le sable noir, les ressemblances géographiques et le climat (août islandais proche du février à Iwo Jima) sont les principales raisons de ce choix[2]. Plus de 500 figurants islandais ont été utilisés pour filmer les scènes du débarquement notamment. Un navire-musée à Long Beach a été utilisé pour filmer les soldats avant le débarquement.

Le film a également des scènes tournées à Washington, Arlington ou encore Chicago[4].

Le mont Suribachi a été rajouté sur de nombreux plans grâce aux images de synthèse. Environ 1,5 million de mètres cubes de sable noir a dû être utilisé pour recréer le remblai d'Iwo Jima (4,5 mètres de hauteur sur 228 mètres de long). En réalité le remblai faisait plusieurs kilomètres de longueur.

Musique[modifier | modifier le code]

Flags of our Fathers
Music from the motion picture

Bande originale par Clint Eastwood
Sortie 10 janvier 2006[5]
Durée 59:31
Genre musique de film, jazz, musique classique
Compositeur Clint Eastwood, Kyle Eastwood, Michael Stevens, Graeme Flowers, John Philip Sousa
Producteur Emmanuel Chamboredon (exécutif)
Clint Eastwood (exécutif)
Ian Hierons (exécutif)
Robert Lorenz (exécutif)
Label Milan Records[6]
Critique

Comme sur certains de ses autres films, Clint Eastwood compose lui-même la musique de son propre film. Il est aidé par son fils Kyle, ainsi que Michael Stevens. Outres des compositions originales, on retrouve dans le film des partitions de Wolfgang Amadeus Mozart et Joseph Haydn.

Liste des titres de l'album
  1. The Photograph (Clint Eastwood) - 0:55
  2. I'll Walk Alone (Dinah Shore) - 2:44
  3. Knock Knock (Kyle Eastwood, Michael Stevens, Andrew McCormack, Graeme Flowers) - 3:13
  4. Wounded Marines (Clint Eastwood) - 4:38
  5. The Thunderer (John Philip Sousa) - 2:47
  6. Armada Arrives (Clint Eastwood) - 3:49
  7. Goodbye Ira (Clint Eastwood) - 0:51
  8. Symphony In G Minor, 3rd Movement (Wolfgang Amadeus Mozart) - 3:49
  9. String Quartet Opus #6, 2nd Movement (Joseph Haydn) - 3:53
  10. Inland Battle (Clint Eastwood) - 4:44
  11. Flag Raising (Clint Eastwood) - 1:02
  12. Any Bonds Today? (Irving Berlin) - 2:39
  13. Summit Ridge Drive (Artie Shaw & His Gramercy Five) - 3:22
  14. Vict'ry Polka (Sammy Cahn & Jule Styne) - 2:30
  15. The Medals (Clint Eastwood) - 2:59
  16. Platoon Swims (Clint Eastwood) - 3:14
  17. Washington Post March (John Philip Sousa) - 2:39
  18. Flags Theme (Clint Eastwood) - 3:21
  19. End Titles Guitar (Clint Eastwood) - 1:56
  20. End Titles (Clint Eastwood) - 4:25

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source et distinctions complètes : Internet Movie Database[8]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

L'hommage rendu par Clint Eastwood à l'héroïsme des six soldats qui participèrent en 1945 à la bataille d'Iwo Jima, pendant la Seconde Guerre mondiale, et plantèrent le drapeau américain sur le mont Suribachi en signe de victoire.

Tout autant qu'un hommage aux jeunes soldats ayant combattu, ce film est aussi une réflexion sur la propagande et l'héroïsme. M. Eastwood reconstitue la bataille (sous forme de longs flashbacks) mais aussi la campagne de collecte de fonds de trois des soldats de la photographie, campagne destinée à renflouer les caisses vides de l'État fédéral pour continuer l'effort de guerre. Trois « héros » coincés entre leurs douloureux souvenirs de cette bataille, leur rôle médiatique (tournée dans les stades - discours) et la réalité de cette photo (en fait une seconde prise destinée à garder le premier drapeau planté par le corps des Marines - aucun des trois hommes n'a planté le premier drapeau pendant les combats).

Enfin, le film s'attarde sur le sort des trois « héros » après la guerre : oubliés, ils redeviennent de simples citoyens détenteurs de la mémoire d'une bataille et de sa réalité. Ira Hayes, marine d'origine indienne mourra de froid, seul près d'une grange : tout au long du film, ses origines lui sont constamment rappelées (blagues de ses compagnons d'armes - humour malencontreux de certains politiques - esclandre suite au refus d'un barman de le servir…).

Polémique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis ou en Angleterre, le film engendre une polémique relayée par la presse. Selon Roger Friedman (éditorialiste à Fox News Channel), Melton McLaurin et l'historienne Yvonne Latty, entre autres, pensent que Clint Eastwood a délibérément ignoré l'importance des soldats afro-américains dans la bataille d'Iwo Jima pour se focaliser uniquement sur des combattants blancs ou indiens. Mémoires de nos pères ne montre aucun GIs de couleur. Warner Bros. se défendra en précisant que le film était l'adaptation fidèle du livre de James Bradley et Ron Powers[2].

Lors du Festival de Cannes 2008, le réalisateur afro-américain Spike Lee a lui aussi beaucoup critiqué Clint Eastwood, lorsque le premier a sorti Miracle à Santa Anna en 2008, film sur des soldats afro-américains durant la Seconde Guerre mondiale[3] : « Clint Eastwood a fait deux films sur Iwo Jima qui dépassaient les quatre heures au total et pas un acteur noir n'est vu à l'écran. (...) Dans sa version d'Iwo Jima, les soldats noirs n'existaient pas ». Clint Eastwood a alors répondu que les soldats afro-américains « n'ont pas hissé le drapeau. L'histoire est celle (...) de la photo au drapeau, et ils (les Noirs) n'ont pas fait cela. Si je mettais un acteur afro-américain à cet endroit, les gens diraient : “Ce mec a perdu la raison”. Ce n'est pas conforme à l'Histoire »[9].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les costumes militaires ont été fabriqués avec du sergé, très rare, et qu'il a fallu vieillir et teindre.
  • Le travail d'accessoires est allé jusqu'à distribuer d'authentiques journaux, des plaques d'immatriculation de l'époque…

Lettres d'Iwo Jima[modifier | modifier le code]

Portrait de Tadamichi Kuribayashi, chargé de la défense de l'île d'Iwo Jima.
Article détaillé : Lettres d'Iwo Jima.

Décrivant la bataille d'Iwo Jima du côté américain, Mémoires de nos pères est le pendant d'un autre film réalisé par Clint Eastwood, Lettres d'Iwo Jima sorti quelques mois plus tard, qui met parallèlement en scène les protagonistes japonais de cette bataille. Ken Watanabe y incarne le Général Tadamichi Kuribayashi.

Clint Eastwood a voulu être totalement impartial en montrant les deux points de vue de ce conflit :

« Dans la plupart des films de guerre que j'ai vus au cours de ma jeunesse, il y avait les bons d'un côté, les méchants de l'autre. La vie n'est pas aussi simple, et la guerre non plus. Nos deux films ne parlent ni de victoire, ni de défaite. Ils montrent les répercussions de la guerre sur des êtres humains dont beaucoup moururent bien trop jeunes[2]. »

— Clint Eastwood

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Bradley et Ron Powers, Mémoires de nos pères [« Flags of Our Fathers »], France, Éditions Movie Planet,‎ 2006, 400 p. (ISBN 2915243042, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]