The Blues Brothers (film)
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Les Blues Brothers
| Titre québécois | Les Frères Blues |
|---|---|
| Titre original | The Blues Brothers |
| Réalisation | John Landis |
| Scénario | Dan Aykroyd et John Landis |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Universal Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie, film d'action, film musical |
| Durée | 127 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
The Blues Brothers est un film produit en 1979, sorti en 1980 puis ressorti en 2001. Un deuxième film a vu le jour en 1998, Blues Brothers 2000, avec John Goodman pour accompagner Aykroyd en tant que deuxième frère Blues, John Belushi étant mort en 1982 à Hollywood, d'une overdose de speedball.
John Belushi (alias le chanteur Jake Blues) et Dan Aykroyd (alias le joueur d'harmonica) sont tous les deux membres de l'équipe originale de l'émission de télévision Saturday Night Live de la chaîne NBC, où il créent le groupe The Blues Brothers et leurs identités alternatives au début de 1976 pour chauffer le public du SNL.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Le film s'articule autour des deux personnages qui lui donnent son titre, les frères Blues, gangsters flegmatiques et sympathiques, reconnaissables à leurs Ray-Ban Wayfarer, à leurs costumes et chapeaux noirs, à leurs montres et à la discordance de leur carrure respective. Ils se retrouvent lorsque « Joliet » Jake (incarcéré pour vol à main armée) est libéré de la « Prison Joliet » [1] sous la responsabilité de son frère Elwood. Ils apprennent que l'orphelinat où ils ont été élevés va être rasé, à moins de payer les arriérés de taxes foncières dans les plus brefs délais. Ils ont 11 jours pour ramener l'argent à la mère supérieure, "la pingouine". Les aventures commencent, et, dès le début, leur conduite insouciante (dans une vieille voiture de police Dodge Monaco 1974, affectueusement connue en tant que Bluesmobile), attire l'attention de la police.
Les Blues Brothers passent donc le reste du film à chercher les membres de leur groupe désormais dissous, pour les convaincre de les rejoindre à nouveau. Ils souhaitent remonter sur scène afin de récolter honnêtement la somme de 5 000 $ nécessaire à la survie de l'orphelinat. Leur trajet est ponctué de péripéties, où prennent place des numéros musicaux à la fois spontanés et organisés, hommages au Rhythm and blues noir américain. Comédie musicale, le film, truffé de scènes d'action, implique de talentueuses légendes qui reprennent des standards de la musique populaire américaine. Le duo se fait de nombreux ennemis, notamment un groupe néonazi, un brave tenancier, une fine équipe de chanteurs country, la police de Chicago, très vite secondée par celles de tout l'État de l'Illinois, auxquelles s'ajoutent les forces d'interventions spéciales, l'armée et jusque l'ancienne fiancée de Jake, rendue démente par son abandon et qui tente de l'assassiner de nombreuses manières… Il en résulte plusieurs courses poursuites en voiture et une énorme quantité d'accidents : plus de soixante véhicules de police sont détruits et treize Bluesmobiles sont nécessaires pour les scènes de carambolage. Jusqu'à la sortie de G.I. Joe en 2009, le film détenait d'ailleurs le record du plus grand nombre de véhicules détruits (parodiant la course poursuite du film French Connection) et de destructions diverses (dont une grande surface désaffectée, reprenant du service à l'occasion du tournage).
Fiche technique [modifier]
- Titre : The Blues Brothers
- Réalisation : John Landis
- Scénario : Dan Aykroyd et John Landis
- Musique : Ira Newborn et Elmer Bernstein
- Chorégraphie : Carlton Johnson
- Direction artistique : Henry Larrecq sous la direction de John Lloyd
- Décors : Hal Gausman et Leslie McCarthy-Frankenheimer
- Construction : Delane Lytle et Bob Magee
- Costumes : Deborah Nadoolman
- Maquillage : Shotgun Britton
- Coiffures : Julia Walker et Ron Smith
- Photographie : Stephen M. Katz
- Ingénieur du son : Bill Kaplan
- Effets spéciaux : Roger Hansen et Art Brewer
- Effets visuels : Albert Whitlock
- Cascades : Gary McLarty
- Montage : George Folsey Jr
- Montage sonore : John Stacy pour les effets sonore et John Strauss pour la musique
- Société de production : Universal Pictures
- Producteurs : Robert K. Weiss, Bernie Brillstein, George Folsey Jr et David Sosna
- Distributeur : Universal Pictures
- Budget : 30 000 000 $
- Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - stéréo magnétique 4 pistes et mono optique - 35 mm - Filmé avec du matériel Panavision
- Genre : comédie, film d'action, film musical
- Durée : 2h07 (version d'origine) / 2h22 (version longue)
- Pays d'origine :
États-Unis - Langue : anglais
- Dates de tournage : entre juillet et octobre 1979
- Lieux de tournage :
- Dates de sortie :
- Box-office :
États-Unis : 57 000 000 $- Mondial
: 115 000 000 $
Distribution [modifier]
- John Belushi (VF : Jacques Dynam) : "Joliet" Jake Blues
- Dan Aykroyd (VF : Patrick Préjean) : Elwood Blues
- Kathleen Freeman (VF : Paule Emanuele) : Sœur Mary Stigmata ("La Pingouine")
- Carrie Fisher (VF : ???) : l'ex-compagne de Jake Blues
- Cab Calloway (VF : Georges Aminel) : Curtis
- Aretha Franklin (VF : Marie-Christine Darah) : Mme Murphy, la propriétaire du « Soul Food Café »
- James Brown (VF : Sady Rebbot) : le révérend Cleophus James
- Ray Charles (VF : Robert Liensol) : Ray
- John Lee Hooker : John Lee Hooker
- l'orchestre (The Band)
- Steve Cropper (VF : Julien Thomast) : Steve "The Colonel" Cropper
- Donald Dunn (VF : Mario Santini) : Donald "Duck" Dunn
- Murphy Dunne (VF : Marc François) : Murph
- Willie Hall (VF : Greg Germain) : Willie "Too Big" Hall
- Tom Malone (VF : Julien Thomast) : Tom "Bones" Malone
- Lou Marini (VF : ???) : "Blue" Lou Marini
- Matt Murphy (VF : ???) : Matt "Guitar" Murphy
- Alan Rubin (VF : Claude Nicot) : Mr Fabulous
- Twiggy (VF : Martine Messager ?) : la femme à la Jaguar
- Steven Spielberg (VF : ???) : le percepteur d'impôts
- Frank Oz (VF : Jean Chevalier ???) : le contrôleur judiciaire
- Charles Napier (VF : Jacques Berthier) : Tucker McElroy
- John Candy (VF : Pierre Garin) : Shérif Burton Mercer
- Steven Williams (VF : Emmanuel Gomès Dekset) : Officier Mount
- Armand Cerami : Officier Daniel
- Chaka Khan : soliste du chœur gospel de l'église
- Pinetop Perkins : Luther Jackson, musicien de John Lee Hooker
- Henry Gibson : chef du parti nazi de l'Illinois
- Paul Reubens : serveur
Musique du film [modifier]
Bande originale [modifier]
- She Caught the Katy (Taj Mahal, Rachell) – 4:10
- The Blues Brothers avec Jake Blues au chant
- Peter Gunn Theme (Mancini) – 3:46
- The Blues Brothers Band
- Gimme Some Lovin' (S. Winwood, M. Winwood, Davis) – 3:06
- The Blues Brothers avec Jake Blues au chant
- Shake a Tail Feather (Hayes, Williams, Rice) – 2:48
- Ray Charles et les Blues Brothers (Jake and Elwood, backing vocals)
- Everybody Needs Somebody to Love (Wexler, Berns, Burke) – 3:21
- The Blues Brothers (Jake Blues, chant; Elwood Blues, harmonica et chant)
- The Old Landmark (Brunner) – 2:56
- James Brown et le Rev. James Cleveland Choir (chœurs additionnels par Chaka Khan crédité dans le film)
- Think (White, Franklin) – 3:13
- Aretha Franklin et les Blues Brothers avec Brenda Corbett, Margaret Branch and Carolyn Franklin (véritable sœur d'Aretha) et Jake et Elwood dans les chœurs
- Theme from Rawhide (Tiomkin) – 2:37
- Elwood et Jake et le Blues Brothers Band
- Minnie the Moocher (Calloway, Mills) – 3:23
- Cab Calloway avec le Blues Brothers Band
- Sweet Home Chicago (Robert Johnson) – 7:48
- Dédié au musicien Magic Sam
- Jailhouse Rock (Leiber, Stoller) – 3:19
- Jake Blues et les Blues Brothers (durant le générique, des couplets sont interprétés par James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, Aretha Franklin, etc.)
Autres chansons du film [modifier]
- Somebody Loan Me a Dime - de et par Fenton Robinson
- Shake Your Money Maker – de et par Elmore James
- Soothe Me/Hold On! I'm Comin' (Sam Cooke/Isaac Hayes/David Porter) - par Sam and Dave
- I Can't Turn You Loose (Otis Redding) - The Blues Brothers band
- Let the Good Times Roll – de et par Louis Jordan
- Anema e Core – de et par Ezio Pinza
- Quando, Quando, Quando – de et par Murph and the MagicTones
- Just the Way You Are (Billy Joel) - ?
- Die Romantiker (Joseph Lanner) - ?
- Boom Boom – de et par John Lee Hooker
- Mama Lawdy/Boogie Chillen' – de et par John Lee Hooker
- Your Cheatin' Heart (Hank Williams) - par Kitty Wells
- Stand By Your Man (Tammy Wynette/Billy Sherrill) - The Blues Brothers
- I'm Walkin' – de et par Fats Domino
- Chevauchée des Walkyries (Richard Wagner) - par l'Orchestre symphonique de Pittsburgh
- The Girl from Ipanema (Antonio Carlos Jobim) - ?
Autour du film [modifier]
- The Blues Brothers est souvent considéré comme l'une des meilleures adaptations cinématographiques de sketchs de Saturday Night Live.
- C'est John Landis lui-même qui interprète l'agent conduisant la deuxième voiture de police poursuivant les Blues Brothers dans le centre commercial.
- Pour simuler la chute de la voiture du leader nazi (après avoir franchi le bout de la voie d'autoroute inachevée), la production a utilisé un hélicoptère qui a largué une voiture en plein ciel.
- En 1998, Blues Brothers 2000 sortit sur les écrans, mais n'atteindra pas le succès du premier opus. On y trouve John Goodman chantant avec Aykroyd et des apparitions caméras de Blues Traveler, B.B. King, Erykah Badu, Junior Wells, Taj Mahal, Lonnie Brooks, James Brown, Eric Clapton, Steve Winwood, Paul Shaffer, Koko Taylor, Bo Diddley, Isaac Hayes, Dr. John, Lou Rawls, Travis Tritt, Jimmie Vaughan, Wilson Pickett, Jonny Lang et de nombreux autres.
- En 1991, la société Titus Software se base sur le scénario du film pour réaliser le jeu vidéo de plate-forme The Blues Brothers.
- La phrase "The svastika is calling you" (La svastika vous appelle), dans la version originale du film tonitruée au mégaphone par le personnage du chef du parti nazi de l'Illinois (interprété par Henry Gibson) lors de la scène du pont, fut utilisée en 1989 par le groupe de thrash metal américain Nuclear Assault à la fin de leur chanson Torture Tactics (sur l'album Handle With Care), qui constitue une caricature du nazisme.
- En 1993, un deuxième jeu est réalisé par Titus : The Blues Brothers : Jukebox Avdenture.
- Le 19 juin 2010, le Vatican reconnaît la dimension divine de la mission de Jake et Elwood Blues[2].
- Steven Spielberg y fait une apparition en tant que l'employé aux lunettes, qui affiche sur son bureau "retour dans 5 minutes". (Ce n'est pas le premier rôle de Spielberg, il fait souvent des apparitions dans des films).[réf. nécessaire]
- Le film de John Landis détient le record mondial des carambolages de voitures. Il est question de 13 Bluesmobiles et de 30 à 60 voitures de police détruites durant le tournage.[réf. nécessaire]
Version alternative [modifier]
Il existe une version alternative du film d'une durée de 142 minutes et disponible dans l'édition DVD 25e anniversaire, sortie en 2005. Elle comporte des séquences musicales rallongées, ce qui permet d'entendre certaines chansons dans leur intégralité, et quelques nouvelles scènes parmi lesquelles :
- Jake et Elwood rangent leur voiture dans un garage situé dans une ruelle, juste avant d'arriver à l'hôtel où réside Elwood.
- Peu avant de partir à la recherche des musiciens du groupe, Elwood se rend à l'entreprise où il a travaillé durant la peine de Jake et présente sa démission à son patron en lui prétendant vouloir devenir prêtre. Cette société fabrique des bombes de colle forte, ce qui explique l'origine de celle qu' Elwood utilise pour appliquer sur la pédale d'accélération du camion des Good Ole Boys.
Erreurs de plans [modifier]
- Après avoir esquivé les tirs au bazooka de la femme mystérieuse, Jake et Elwood se relèvent et frottent leur costumes afin d'enlever les boûts de Plâtre. On remarque cependant que sur l'image suivante où ils montent l'escalier, les frères ont encore quelques morceaux de Plâtre sur les épaules.
- En voulant fuir la police postée partout dans la grande salle du Palace Hotel, Jake et Elwood s'éclipsent de la scène et sont interceptés par le PDG d'une maison de disques qui souhaiterait les enregistrer. On remarque que, sur les gros plans, Jake et Elwood sont en sueurs et que, sur les plans larges, ils sont tout frais.
- Lorsqu'une dizaine de voitures de police se crashent sous une voie de métro aérien, on peut apercevoir, sur un des plans, les planches qui ont servi à faire voler les véhicules.
Références [modifier]
- C'est aussi la prison de Prison Break
- Les Blues Brothers font swinguer le Vatican, Purepeople, 2010. Mis en ligne le 19 juin 2010, consulté le 30 juin 2010
Notes [modifier]
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « The Blues Brothers » (voir la liste des auteurs).
Liens externes [modifier]
- (en) The Blues Brothers (film) sur l’Internet Movie Database
- (fr) The Blues Brothers sur Mad Movies
- (fr) The Blues Brothers sur Panorama
- (fr) Around the péloche - The Blues Brothers sur Babelrock
- Blues Brothers Central The Internet's largest Fansite
- (en) La fiche du jeu vidéo inspiré du film sur MobyGames