Scientologie

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Église de Scientologie
Church of Scientology building in Los Angeles, Fountain Avenue.jpg

Repères historiques
Fondation 1954
Fondateur(s) L. Ron Hubbard
Lieu de fondation Camden (New Jersey)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Siège Gold Base (comté de Riverside, Californie)
Dirigeant David Miscavige
Sur Internet
Site internet http://www.scientologie.fr/
Un immeuble de la Scientologie à Los Angeles. Sur l'affiche, il est écrit : " Le jour où l'on pourra se faire entièrement confiance entre nous, il y aura la paix dans le monde. - L. RON HUBBARD"

La Scientologie ou « Église de Scientologie » est une organisation et un mouvement dont les principes ont été développés aux États-Unis en 1953 par L. Ron Hubbard. La première église de Scientologie fut fondée à Camden, dans le New Jersey, en 1953. La Scientologie promeut une méthode appelée dianétique par son fondateur et propose plus largement un ensemble de croyances et de pratiques relatives à la nature de l'être humain et de sa place dans l'Univers.

Son statut juridique et l'appréciation de sa qualité de religion ou de secte suscitent de nombreuses critiques. Des États l'ont officiellement reconnue comme une religion. Dans certains pays, tels que la France ou la Belgique, elle est considérée comme une secte. Ses pratiques, via ses différentes organisations satellites, font également l'objet de controverses et de nombreuses procédures judiciaires, notamment pour escroquerie.

Historique[modifier | modifier le code]

La fondation par Ron Hubbard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L. Ron. Hubbard.

Lafayette Ronald Hubbard (13 mars 1911, 24 janvier 1986), mieux connu sous le nom de Ron Hubbard[1], était un auteur de science-fiction et fantasy américain.

Le premier article de Ron Hubbard sur la dianétique parut en mai 1950 dans le magazine Astounding Science-Fiction dont il était un auteur habituel[2]. L'article avait été annoncé depuis plusieurs mois par le rédacteur en chef John W. Campbell qui le présentait comme un travail scientifique important[3].

En parallèle paraissait, le 8 mai 1950, le livre Dianétique : la science moderne de la santé mentale. Ron Hubbard y déclare avoir identifié la source des maladies psychosomatiques, après plusieurs années de recherches personnelles.

La méthode de dianétique connut un succès rapide. Dès juillet, le livre était un best-seller et des « clubs de dianétique » se créèrent un peu partout aux États-Unis pour expérimenter la méthode d'audition décrite par Hubbard[4]. À ce moment, l'American Psychiatric Association exigea que la dianétique soit soumise à une enquête scientifique[4].

En 1952, Hubbard élargit la dianétique en une philosophie laïque qu'il appela « scientologie » et la déclara comme une religion en décembre 1953, date à laquelle la première église de scientologie fut fondée à Camden au New Jersey.

Expansion et premières controverses[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950, l'Église de scientologie s'implante progressivement dans d'autres pays : en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud puis en France, à Paris, en 1959[5].

En 1958, le fisc américain remet en cause le statut religieux de la scientologie[6],[7].

Hubbard s'établit à cette époque en Grande-Bretagne et, en 1959, acheta le manoir géorgien de Saint Hill (en), situé près de la ville d' East Grinstead (en) au Sussex, qui devint alors le siège mondial de la scientologie.

La scientologie devint sujet de controverses dans le monde anglophone vers le milieu des années 1960. Dans l’État de Victoria en Australie, après la constitution d'un rapport sur les activités du mouvement, une loi sur les pratiques psychologiques mène à l'interdiction de la scientologie dans cet État en 1965. Deux autres États australiens feront de même, mais ces lois furent déclarées inconstitutionnelles en 1969[5].

À la même époque, la Grande-Bretagne tenta d'interdire l'accès du pays aux scientologues étrangers et donc l'accès au centre de formation du siège international après un rapport de la Chambre des communes britannique critiquant les méthodes psychothérapeutiques de la scientologie et la considérant comme nuisible à la société et à la santé des individus[8].

La Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et la province de l'Ontario au Canada menèrent également des enquêtes publiques sur les activités de la scientologie.

Réorganisations du mouvement[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sea Org et Opération Snow White.

À partir de 1966, Hubbard commença à se désengager de la direction du mouvement. Il démissionna en 1967 du poste de directeur exécutif, et fonda la « Sea Organisation » ou « Sea Org », qui devint le groupe de gestion internationale de la Scientologie. L'office du gardien fut fondé en 1966.

La Sea Org fut jusqu'en 1975 une organisation maritime dirigée par Hubbard ; à cette date elle s'installa à Clearwater en Floride, qui devint le nouveau siège mondial de l'Église de scientologie.

En 1977 éclata aux États-Unis l'« affaire Snow White », révélant une opération montée par l'Église de Scientologie pour purger les dossiers défavorables sur la scientologie et son fondateur L. Ron Hubbard. Ce projet incluait une série d'infiltrations et de vols de 136 organismes gouvernementaux, ambassades et consulats, ainsi que d'organismes privés critiques à l'égard de la Scientologie, réalisée par des membres de l'Église dans plus de trente pays.

À cette occasion, le FBI découvrit des dossiers que l'Église constituait sur ses ennemis potentiels, afin de les mettre hors d'état de lui nuire[5].

Onze cadres haut placés de l'Église furent inculpés. Ils plaidèrent coupables ou furent reconnus comme tels par la Cour fédérale pour les délits d'obstruction à la justice, de cambriolage de bureaux du gouvernement, et de vol de documents et biens de l'État, et furent condamnés à des peines de quatre à cinq ans de prison, et à des amendes de 10 000 dollars[5],[9].

En 1978, trois dirigeants du siège français, ainsi qu'Hubbard, furent convaincus d'escroquerie par le tribunal de Paris[10], lors d'un procès qualifié de « procès du siècle » par l'Église[11]. Ce jugement a été annulé par trois décisions ultérieures, une de la Cour d'appel de Paris le 29 février 1980, et deux du Tribunal correctionnel de Paris, le 21 décembre 1981 et le 13 Juillet 1982[12].

Suite à l'affaire Snow White, l'Office du gardien fut supprimé, et les scientologues impliqués dans l'affaire furent démis de leurs responsabilités dans l'organisation[5]. Le mouvement entreprit alors une restructuration : en 1981 est créée l'Église scientologue internationale, qui est l'organe de direction, et en 1982 le Centre de technologie religieuse, sa structure religieuse, à qui Hubbard céda ses droits sur les marques scientologues.

Statut religieux et risque sectaire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, après la tragédie de Guyana et les plaintes des associations de familles concernant l’Église de l'Unification, les États-Unis puis les États européens s’inquiétèrent des dangers des « nouveaux mouvements religieux »[13].

De nouveaux rapports étudiant les risques sectaires de divers mouvements furent alors produits, comme le rapport Vivien en France, qui pointait des pressions morales endettant les adeptes de la scientologie.

En 1993, la situation changea aux États-Unis où l'Église de Scientologie fut reconnue comme religion par les services fiscaux[14].

Cependant, en France, le rapport parlementaire de 1995[15] qui dressait une liste indicative des sectes[16] y désignait la scientologie comme une secte. Un rapport de 1999 de la MILS la classait comme secte « absolue » et recommandait sa dissolution[17].

Un rapport de la Chambre des représentants belge (proposition de loi de deux parlementaires) no 313/7-95/96 en date du 28 avril 1997 la classe comme faisant partie des mouvements sectaires nuisibles.

En République fédérale d’Allemagne également, une commission d’enquête parlementaire fédérale sur les « sectes et psychogroupes » la considérait comme un « mouvement politique extrémiste » dont la forme de pensée totalitaire est explicitement rapprochée de la pensée nazie[13]. En 2008, en revanche l'Office Fédéral de Protection de la Constitution rendit un rapport dans lequel était assuré que rien ne permettait de conclure que l'Église de Scientologie poursuivait un but répréhensible[18].

Les États-Unis réagirent en 1999 en publiant un « rapport sur la liberté religieuse dans le monde » très critique envers ces politiques nationales.

Un rapport du parlement européen notait en 1997 que le reproche le plus répété envers la Scientologie est de tenter de noyauter les organes de l'État, mais qu'il n'avait pu être réellement prouvé. Il concluait que dans la plupart des pays d'Europe, les modifications de l'arsenal juridique n'étaient pas nécessaires. C'est le point de vue qui fut adopté par la plupart des pays, qui choisirent de ne pas créer de législation spécifique, mais de ne traiter le phénomène sectaire qu’au travers de l’atteinte à l’ordre public[19].

Croyances et pratiques[modifier | modifier le code]

Doctrine[modifier | modifier le code]

Dans ses écritures, la Scientologie se donne comme but : « Une civilisation sans folie, sans criminel et sans guerre, dans laquelle les gens capables puissent prospérer et les gens honnêtes puissent avoir des droits, et dans laquelle l’homme soit libre d’atteindre des sommets plus élevés. »[20]. La Scientologie se considère comme une « philosophie religieuse appliquée ». En d'autres termes elle se présente comme une religion, tout en offrant des « solutions pour les problèmes » de ses adeptes.

La Scientologie, qui se définit elle-même comme une religion traditionnelle, se fonde sur la croyance selon laquelle l'homme a été créé pour travailler à son propre salut spirituel[21]. La Scientologie affirme aussi que l'homme est fondamentalement bon mais qu'à cause de son mental réactif, source d'irrationalité[22], il peut être conduit à agir de manière mauvaise. Ainsi, son « salut spirituel » dépendrait de sa relation avec lui-même, avec ses semblables et du fait d'arriver à une « fraternité avec l'univers »[23].

La Scientologie affirme donner à l'individu le moyen de résoudre par lui-même ses problèmes, mettre de l'« ordre dans sa propre vie » et également lui permettre d'aider efficacement les autres. Le résultat obtenu se manifesterait par des progrès concrets visant à débarrasser la société de ce que la Scientologie estime être ses fléaux (les drogues, l'illettrisme, le crime, la violence et l'intolérance). Les Églises de Scientologie constitueraient alors, selon elles-mêmes, des points centraux, dont émaneraient programmes et activités[24].

La croix à 8 branches de la scientologie

La scientologie considère que la motivation fondamentale de la vie est la survie, elle-même étant située sur une échelle graduée allant de la mort à l'immortalité potentielle. Cette motivation est appelée la dynamique. Cette dynamique ou impulsion fondamentale se sépare en 8 dynamiques (symbolisées par la croix à 8 branches de la scientologie). L'homme aurait une impulsion à survivre sur chacune d'entre elles.

  • La première dynamique serait l'impulsion à survivre en tant qu'individu.
  • La deuxième dynamique l'impulsion à survivre à travers l'acte sexuel, la procréation et la famille.
  • La troisième dynamique l'impulsion à survivre en tant que groupe ou en tant que groupes.
  • La quatrième l'impulsion à survivre en tant qu'espèce ; en l'occurrence l'humanité.
  • La cinquième est l'impulsion à faire survivre la totalité des formes de vie : plantes, animaux, insectes, etc.
  • La sixième est l'impulsion à survivre en tant qu'univers matériel (les énergies, la matière, les rochers, les planètes font partie de cette impulsion).
  • La septième dynamique est l'impulsion à survivre en tant qu'esprits (la scientologie considère que la personne est un esprit « habitant un corps » et n'est ni son corps ni son mental).
  • La huitième dynamique étant la dynamique de l'infini. On l'appelle également la dynamique de Dieu.

Toutes ces dynamiques sont des divisions arbitraires de la dynamique fondamentale qui les englobe toutes[25].

Finalité[modifier | modifier le code]

Selon les critères de cette organisation, la vie des scientologues est censée s'améliorer graduellement. De même, les scientologues affirment « progresser spirituellement » par étape. Ron Hubbard affirmait avoir développé une voie précise d'étude religieuse, consistant en une série d'étapes progressives et payantes, effectuées dans une séquence déterminée qui aiderait l'individu à atteindre un état d'« existence très élevée ». Cette « ascension » en scientologie permettrait à l'individu de comprendre progressivement ce que la Scientologie estime être « la nature spirituelle de l'homme » et sa relation avec ce que ce mouvement pense être « l'Être suprême » (à définir). Les adeptes sont censés « améliorer leur vie » grâce à la Scientologie. Ils seraient plus heureux et auraient des relations et une vie de famille plus « positives », et ils réussiraient mieux dans leur travail. Et à leur tour, grâce au prosélytisme scientologiste, ils apporteraient leur contribution à la société en « améliorant les conditions de vie ».

L'étude des textes[modifier | modifier le code]

L'étude des ouvrages de Ron Hubbard fait partie de la vie des scientologues, qu'ils participent à des services religieux dans une église de scientologie ou qu'ils poursuivent leur étude des « Écritures » de la scientologie à domicile. (en 2009, la collection complète des livres de R. Hubbard coûte 3 175 €[26]) Ils les étudient dans toutes les Églises de scientologie, sous la surveillance de superviseurs de cours, et sont encouragés à continuer leur étude de la religion à domicile, en suivant des cours par correspondance par exemple.

La dianétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : dianétique.

L'audition[modifier | modifier le code]

L'« audition » constitue, aux yeux des scientologues, une « technologie spirituelle » dont l'application permet d'« améliorer sa propre condition et son existence, ainsi que celles des gens de son entourage ». Selon les scientologues, l'audition constitue la pratique essentielle de la scientologie. Elle peut être dispensée à des groupes de personnes lors d'un office dominical ou lors d'autres rassemblements religieux, ou à une seule personne lors de séances dirigées par un ministre de scientologie, l'« auditeur ». Quand l'audition est donnée individuellement, l'auditeur, par des questions répétées, aiderait la personne auditée à examiner un moment particulier de son existence. Celle-ci deviendrait plus heureuse, plus confiante, plus consciente, plus maîtresse de sa vie. L'auditeur utilise un « électropsychomètre » ou « électromètre » (un ohmmètre en réalité) qui est supposé pouvoir mesurer l'état ou les changements d'état spirituel de la personne. L'électromètre permettrait également à l'auditeur d'aider la personne à localiser des domaines de détresse ou d'angoisse. Lorsque ces moments sont localisés et examinés par la personne auditée, ceux-ci cesseraient d'avoir une influence indue sur leur vie présente et la personne y gagnerait soulagement et autodéterminisme. L'audition est aussi dispensée à des groupes lors d'offices du dimanche et lors d'autres rassemblements, selon le même principe : l'auditeur dirige les activités de toute l'assistance. L'église de scientologie affirme augmenter considérablement le niveau de communication, de conscience et d'aptitude de tous les membres de l'assistance. L'audition de groupe permettrait aux participants de bénéficier gratuitement et régulièrement des avantages de l'audition. En fait, l'audition de groupe est gratuite lors des offices du dimanche, et peut être payante en dehors de ce cadre.

Selon Arnaud Palisson[27], le caractère extrême de certains exercices place la scientologie à la limite de la légalité (exercice illégal de la médecine, droit de l'enfance, code du travail, etc.). Pour le psychiatre Louis Jolyon West, cette technique est surtout une forme d'hypnose apte à faire entrer le sujet en transe[28]. Certains détracteurs soutiennent que l'Église de Scientologie, contrairement aux psychothérapies, à la médecine ou à la confession catholique n'a pas de règles déontologiques lui interdisant d'exploiter les secrets que ses adeptes ont confiés lors d'auditions ou en remplissant des questionnaires[29]. L'organisation dément ces accusations et affirme considérer les communications entre un ministre de l’église et un paroissien comme sacro-saintes, ceci étant stipulé par le « Code de l'auditeur » qui régit toute séance d'audition[30].

Dans le jugement de 1978 condamnant Hubbard et des dignitaires français pour escroquerie, les experts mandatés par le magistrat instructeur ont indiqués que :" l'activité déployée aux cours et séances "d'audition" principalement constituée en réalité de séance de psychothérapie"[31].

Les niveaux avancés[modifier | modifier le code]

État « Clair »[modifier | modifier le code]

Dans la dianétique et la scientologie, l'état Clair correspond à une condition dans laquelle une personne n'est plus soumise à des influences non souhaitées provenant de souvenirs passés, ni à des émotions et épisodes traumatiques passés. Une personne Claire est donc « débarrassée de ces influences néfastes ».

Le fondateur, L. Ron Hubbard, définit le stade de « Clair » comme celui d'une personne qui n’aurait plus son propre « mental réactif »[22] et qui ne souffrirait donc plus des effets que ce mental réactif peut causer. Ce stade de Clair serait atteint aux moyens de l'« audition » en dianétique et scientologie.

Un Clair serait rationnel dans ce sens qu’il formerait les meilleures solutions possibles à partir des données qu’il détient et de par son propre point de vue. Le Clair n’aurait donc plus d’« engrammes »[32]. Ceux-ci, lorsqu’ils sont « restimulés »[33], feraient dévier la justesse des raisonnements en y faisant entrer des données fausses et cachées.

Un incident fondateur[modifier | modifier le code]

Il existerait un mythe fondateur[34],[35], controversé, à la doctrine du mouvement et à ses pratiques. Il s'agit d'une thèse généralement qualifiée de science-fiction. Les premières descriptions de conflits extraterrestres par Ron Hubbard datent de 1950, dans son livre « Avez-vous vécu avant cette vie ? ». Elles auraient été adoptées par des scientologues pour soutenir l'existence de vies antérieures sur d’autres planètes[36]. Mais la thèse du conflit extraterrestre à l'origine des techniques de la Scientologie (comme l'audition pour la libération des engrammes) aurait été officiellement reprise, à la fin des années 1960, lors de la conception par Hubbard des niveaux Operating Thetan III de son mouvement. Certains événements, tel que l’histoire de Xenu jetant des êtres dans des volcans pour les détruire et dont les âmes nous influenceraient aujourd'hui, y seraient officiellement mentionnés sous le nom « incident II »[37]. Selon diverses sources, cette thèse serait secrètement enseignée aux niveaux les plus élevés de la progression des adeptes[38]. La position de l'Église de Scientologie sur ce sujet varie selon les interlocuteurs, certains présentant la thèse comme réelle et non secrète[39], d'autres minimisant son importance dans le mouvement[40] et d'autres encore prétendant qu'elle n'existe pas[41]. La raison de cette confusion, avancée par d'anciens membres, serait que le sens du mythe ne pourrait être compris sans avoir au préalable progressé spirituellement en scientologie et qu'il serait donc interdit d'en parler au grand public[42].

Les offices[modifier | modifier le code]

Tous les dimanches, l'aumônier conduit des services du culte, ouverts à « tous les individus qui partagent l'espoir que l'homme vivra mieux et sera plus heureux dans le futur ». L'aumônier célèbre aussi des mariages, des baptêmes et des funérailles pour ses adeptes et les membres de leur famille[43].

Les fêtes[modifier | modifier le code]

De nombreuses fêtes scientologues ponctuent l'année civile, parmi lesquelles :

  • 25 janvier : Criminon Day commémore la fondation en 1970 du programme scientologue Criminon, qui vise à aider à la réhabilitation des prisonniers par la diffusion de copies libres d'ouvrages scientologistes tels que The Way to Happiness (Le chemin du bonheur).
  • 19 février : Narconon Day
  • 22 février : Celebrity Day (Fête de la célébrité) célèbre l'anniversaire de l'ouverture du Celebrity Centre International à Los Angeles en 1970, dédié à la réhabilitation de la culture au travers de l'art.
  • 5 mars : CCHR Day célèbre la Citizens Commission on Human Rights (Commission citoyenne sur les Droits de l'Homme).
  • 13 mars : Anniversaire de L. Ron Hubbard, fondateur de la Dianétique et de la Scientologie, est né le 13 mars 1911.
  • 24 mars : Student Day (Fête des étudiants) célèbre l'ouverture du cours spécial de Saint Hill en 1961.
  • 20 avril : L. Ron Hubbard Exhibition Day (Fête de l'exposition L. Ron Hubbard) célèbre l'ouverture en 1991 du L. Ron Hubbard Life Exhibition à Hollywood, en Californie.
  • 9 mai : Anniversary of Dianetics (Anniversaire de la dianétique)
  • 25 mai : Integrity Day (Fête de l'Intégrité) est une journée de réflexion sur l'étude réalisée en 1965 par Ron Hubbard concernant l'éthique scientologue.
  • 6 juin : Maiden Voyage Anniversary (Anniversaire du voyage inaugural du Freewinds)
  • 18 juin : Academy Day (Fête de l'Académie)
  • 12 août : Sea Org Day
  • 4 septembre : Clear Day célèbre l'inauguration de Hubbard's Clearing Course, en 1965.
  • Deuxième dimanche de septembre : Auditor's Day (Fête des Auditeurs)
  • 7 octobre : Anniversaire de l'Association internationale des Scientologistes (AIS ou IAS en anglais)
  • 27 novembre : Publications Day (Fête des Publications) commémore la journée Publications Worldwide (Publications mondiales) organisée à Saint Hill Manor en 1967.
  • 7 décembre : Flag Land Base célèbre l'ouverture du Flag Land Base à Clearwater (Floride) en 1975.
  • 30 décembre : Freedom Day (Fête de la Liberté) célèbre la reconnaissance officielle de l'Église de Scientologie aux États-Unis en 1974.
  • 31 décembre : Réveillon du Nouvel An.

Il existe aussi des fêtes scientologiques locales qui célèbrent l'implantation de l'Église de Scientologie en différents lieux :

Dans le monde aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Née dans le monde anglophone, la scientologie a aujourd'hui une envergure mondiale. En 2008, elle tente de s'implanter en Afrique (l'Afrique du Sud notamment, où l'Église de scientologie est reconnue comme association d'utilité publique depuis le 3 décembre 2007[44]).

Le statut juridique de la Scientologie diffère selon les pays où elle est installée : elle se présente selon les États comme une organisation commerciale, une religion, un centre culturel de dianétique ou bien une simple technique de développement personnel.

Frédéric Lenoir soulignait en 1998 la différence de statut entre certains pays d'Europe dont la France, où l'organisation était listée comme « secte absolue », et celle en Amérique du Nord, où l'Église de Scientologie a été reconnue comme religion par les services fiscaux des États-Unis en 1993[45],[46], et où s'affichent parmi ses membres des personnalités telles que les acteurs John Travolta et Tom Cruise,les actrices Juliette Lewis, Elisabeth Moss et Catherine Bell[47], sans oublier Katie Holmes (qui a aujourd'hui décidé de quitter le mouvement, suite à l'ampleur que cela risquait de prendre pour sa fille)[48] ainsi que les musiciens Isaac Hayes, Chick Corea et Beck[49],[50]... Ces VIP bénéficient d'un traitement à part au sein de l'organisation qui a créé pour eux des Celebrity centers.

En septembre 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait reçu à Bercy de façon très médiatisée l'acteur Tom Cruise, scientologue avéré[51]. Durant des interviews pour l'émission "90 minutes" diffusée le 31 mai 2005 sur la chaine française canal+, Claude Guéant déclare que la scientologie ne représente pas un danger pour la population et Nicolas Sarkozy est encore hésitant sur le fait de qualifier ou non la scientologie de secte. En février 2008 « Emmanuelle Mignon, alors directrice de cabinet du président de la République, [...] s'était interrogée sur la pertinence de qualifier ce mouvement de “secte” »[52]

Obtention de statut religieux[modifier | modifier le code]

L'Église de scientologie chercherait à être reconnue comme une religion et effectue des demandes en ce sens dans de nombreux pays, avec des résultats divers. En Suède, aux États-Unis, au Portugal[53] et au Venezuela, elle a été reconnue officiellement comme une religion.

Dans plusieurs pays, l'organisation a fait appel à la justice pour obtenir cette reconnaissance. En Espagne, en 2005, le ministère de la Justice avait refusé l'inscription de l'Église de Scientologie au registre des associations religieuses. En novembre 2007, après deux ans d'instruction, l'Audience Nationale, haute instance juridique espagnole, a obligé le ministère de la Justice à enregistrer l'Église sur le registre des associations religieuses, conférant à cette dernière les mêmes privilèges qu'aux catholiques[54],[55].
Suite à cette décision de l'Audience nationale, la justice espagnole a inscrit la scientologie au registre légal des religions le 19 décembre 2007[56].

La ville de Moscou refusant d'enregistrer l'Église comme association religieuse, la Cour européenne des droits de l'homme a considéré, à l’unanimité, qu'il s'agissait d'une violation de l’article 11 (liberté de réunion et d’association) de la Convention européenne des droits de l'homme combiné avec l’article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion)[57]. D'après l'arrêt, « Les autorités n’ont pas agi de bonne foi et ont manqué à leur devoir de neutralité et d’impartialité envers la communauté religieuse représentée par l’Église requérante ».

Aux Pays-Bas, où la scientologie était déjà reconnue comme une religion, mais ne bénéficiait pas de toutes les exemptions fiscales, la Cour d'appel fiscale d'Amsterdam a finalement accordé le statut d'organisation religieuse d'utilité publique à l'Église de scientologie dans une décision du 17 octobre 2013 dans laquelle il est écrit que les "classes" de scientologie ne diffèrent pas beaucoup de ce que les autres organisations spirituelles pratiquent ou peuvent pratiquer[58].

L'organisation scientologue a également obtenu le droit de célébrer les mariages dans plusieurs pays ce qu'elle considère comme une reconnaissance officielle de ce qu'elle serait une religion à part entière[59] notamment en Afrique du Sud, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, à Taïwan, en Tanzanie[60] et au Zimbabwe[60].

En Suisse, plusieurs tribunaux lui ont refusé l'appellation « religion » et l'ont désignée comme exclusivement commerciale[61],[62],[63]

En Grande-Bretagne, les services fiscaux considèrent depuis 2000 l'Église de scientologie comme une organisation sans but lucratif et l'ont exemptée de TVA. Suite à cela, en 2006, un tribunal a tranché en faveur de l'Église face aux services fiscaux qui refusaient de rembourser la TVA versée de manière indue depuis 1977[64]. Le 11 décembre 2013, la Cour Suprême de Grande-Bretagne a reconnu à l'unanimité la scientologie comme une religion et a déclaré la chapelle de l'Église de Scientologie de Londres "lieu de rassemblement pour le culte", donnant ainsi une valeur légale aux mariages célébrés dans l'Église de Scientologie[65].

Association sous surveillance[modifier | modifier le code]

La situation de la scientologie présente des caractéristiques assez similaires en France et en Belgique, où elle est régulièrement qualifiée de secte depuis les travaux parlementaires respectivement en 1995 et 1997, sans que ce terme renvoie à une définition légale précise ; et où elle est également poursuivie en justice dans des procès pour escroquerie durant depuis une dizaine d'années. En France les différentes organisations de scientologie ont le statut d'association à but non lucratif, certaines se déclarent association cultuelle mais n'ont pas demandé à bénéficier des avantages attachés à ce statut[66] définis par la loi de 1905 ; de même elles sont constituées en associations sans but lucratif en Belgique.

En 1997, la Cour d'appel de Lyon a considéré que, pour juger des faits qualifiés d'escroqueries ou de complicités d'escroqueries, commis dans le cadre d'activités de scientologues, « il est vain [...] de s'interroger sur le point de savoir si l'Église de Scientologie constitue une secte ou une religion »[67].

Suite à des perquisitions effectuées en 1999 dans le cadre d'un procès pour escroquerie, l'Église de Scientologie a fait appel en mars 2001 aux Nations unies pour intervenir dans ce qu’elle considère comme une « campagne d’intimidation et de harcèlement » que les autorités belges lui feraient subir, en prenant pour cibles ses paroissiens belges et son bureau européen des Droits de l’Homme[68]. Dans ce même procès, le parquet fédéral a annoncé en septembre 2007 le renvoi devant la justice de douze personnes physiques et de deux personnes morales : l'ASBL « Église de Scientologie de Belgique » et le « Bureau des droits de l'homme de l'Église de Scientologie »[69].

En Allemagne, considérée comme une secte en 1997, l'Église de Scientologie inquiète le gouvernement fédéral qui l'accuse de chercher à « exercer une influence totalitaire sur les institutions et la société[70],[71],[72] ». Elle fut déchue par le gouvernement fédéral de son statut de communauté religieuse et placée sous la surveillance de l'État, celui-ci jugeant que certaines activités de l'organisation de la Scientologie pouvaient porter atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme. Considérée comme une entreprise commerciale, toute mesure fiscale en sa faveur fut interdite et elle fut assujettie au régime des entreprises commerciales[73].

En 1999, la Dianetic Stuttgart eV, sous-organisation de l'Église de Scientologie, est reconnue par la Cour administrative de Stuttgart comme une association à but idéaliste et non comme une entreprise commerciale[74].

En janvier 2003, le Bureau fédéral des finances a accordé aux neuf églises de Scientologie une exonération sur l'argent donné pour soutenir l'Église de Scientologie internationale (l'église mère basée à Los Angeles[75]). Ces exemptions fiscales partielles sont liées à sa reconnaissance d'utilité publique aux États-Unis. En effet, il existe un accord entre les deux pays qui permet d'éviter la double imposition[76]. La Scientologie n'est pas, pour autant, reconnue comme religion en Allemagne où elle fait toujours l'objet de surveillance de la part des services de renseignement.

Le 11 novembre 2004, le Tribunal administratif de Cologne a rejeté un recours de la Scientologie demandant la fin de cette surveillance[77],[78],[79]. À ce sujet, le 24 mars 2004, 3 scientologues perdent un procès intenté contre l'Allemagne devant l'ONU[80].

Le 13 janvier 2007, l'ouverture d'une filiale de l'Église de Scientologie de six étages sur 4 000 m² à Berlin suscite de vives réactions de la part du gouvernement et de la CDU, le parti de la chancelière Angela Merkel, concernant la politique du Sénat berlinois vis-à-vis des sectes. Le Land de Berlin est le seul des seize Länder à avoir refusé, depuis 2003, de surveiller les agissements de l'Église de Scientologie sur son territoire.

En 2008, la conférence des ministres de l'Intérieur de l'État et des Länder avait demandé à l'organisme chargé de la protection de la constitution une enquête sur la scientologie pour déterminer si elle représentait une menace à la constitution allemande[81]. Dans son rapport de 46 pages remis aux ministres de l'intérieur, les protecteurs de la constitution ont parlé d’une « image de la situation pleine de lacunes » véhiculée par les anti-scientologues. Ils mettent en garde contre une « perte de réputation pour les organismes gouvernementaux concernés » lors d’une procédure contre la scientologie, et concluent que les statuts ni les autres prises de position de la scientologie « ne permettent de conclure que l'association poursuit des buts répréhensibles »[82].

Organisation[modifier | modifier le code]

Église de scientologie internationale[modifier | modifier le code]

L'Église de scientologie internationale est depuis 1978 de direction de la scientologie. Les Églises implantées dans les différents pays du monde sont rattachées à elle.

Centre de technologie religieuse[modifier | modifier le code]

Le Centre de technologie religieuse (Religious Technology Center ou RTC) est présenté comme la structure ecclésiastique de la scientologie. Il a été créé en 1982 et est dirigé depuis 1987 par David Miscavige.

Office des affaires spéciales[modifier | modifier le code]

L'Office des affaires spéciales (Office of Special Affairs ou OSA) est le service de communication de la scientologie.

Il succède à l'Office du gardien, impliqué en 1979 dans le scandale de l'opération Blanche Neige, une tentative d'infiltration du gouvernement américain pour laquelle plusieurs scientologues furent condamnés à des peines de prison.

Selon les organisations de lutte contre les sectes[83], il serait le bureau officiel de la propagande scientologiste et constituerait même des fichiers.

Un documentaire relatif à l'O.S.A, O.S.A - Les espions de la scientologie, a été diffusé sur la chaîne Arte le 15 mai 2012[84].

Activités annexes liées à la scientologie[modifier | modifier le code]

Une des caractéristiques de l'église de scientologie est l'extrême diversification de ses activités : écoles de dessin, de musique[85] ou de management, groupes de pression à but humanitaire.

  • Le Bureau des droits de l'homme de l’église de scientologie, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme et Des jeunes pour les droits de l'Homme
  • Narconon, un programme de lutte contre la drogue. À noter que le site web de cette offre ne mentionne nulle part son appartenance à l'église de scientologie.
  • Non à la Drogue Oui à la vie [86]
  • Le Collège Hubbard d'Administration International Diplômes de commerces et d'administration non reconnus par l'état américain[87]
  • L'école de l'éveil
  • La Commission d'enquête Permanente sur les violations des droits de l'Homme
  • La Coordination des Associations et des Particuliers pour la Liberté de Conscience
  • Le Centre Français des scientologues contre la discrimination
  • Espoir d'un futur
  • L'Association de l'étude de la nouvelle foi
  • Criminon
  • Le Groupement pour l'Amélioration des Méthodes Éducatives
  • Wise, (World Institute of Scientology Enterprises) regroupement de sociétés scientologues.

Des détracteurs[Qui ?] considèrent que l'Église de Scientologie fait feu de tout bois et change de statut en fonction des protections légales que cela lui offre : elle est une organisation commerciale lorsqu'elle peut attaquer pour violation de copyright ceux qui publient ses ouvrages confidentiels[88], elle est une religion dans les pays où la liberté de culte permet tout (et notamment des privilèges fiscaux), elle devient technique de développement personnel lorsqu'il s'agit d'approcher les entreprises ou dans les pays qui se défendent contre les sectes. Elle déclare aussi être une Association ou Centre culturel de dianétique (en Argentine, Colombie et Espagne), un Collège Hubbard d’indépendance personnelle (en Écosse), un Centre culturel de dianétique ou d’Amérique latine (au Mexique), et un Institut de philosophie appliquée ou de technologie de dianétique (au Mexique)[89].

Souvent, les noms choisis par l'organisation ressemblent aux noms d'autres organismes publics ou privés : pour les opposants à la Scientologie, ces noms sont destinés à faire passer les organismes scientologues pour des services officiels ou pour des organismes aux noms semblables et déjà connus du grand public, et ces activités sont soupçonnées de servir de tremplin pour le recrutement de nouveaux adeptes, qui s'engageraient dans une activité en ignorant les liens entre la Scientologie et ces organismes.

Dans une vidéo officielle, l'Église de Scientologie joue de ces ambigüités en présentant des personnes qui la soutiennent. Les légendes incrustées aux images mentionnent (sans jamais donner un nom) des fonctions vagues telles que « membre du cabinet du maire de Marseille » ou « Conseil des communautés européennes »[90]

Controverses[modifier | modifier le code]

Le coût des « services »[modifier | modifier le code]

Chaque centre ou Église de Scientologie, nommé en interne « org (-anisation) », met à la disposition de ses adhérents de nombreux services et ouvrages considérés comme des livres à caractère religieux selon les adeptes : cinq cent mille pages, trois mille conférences enregistrées, et une centaine de films, tous attribués au fondateur de la scientologie, Ron Hubbard. Les cours et ouvrages fournis constituent un ensemble de méthodes, censées permettre de devenir plus « apte », de méthodes pour faire survivre la Scientologie en tant que mouvement et de mythologie propre a la Scientologie (dont les textes sur Xenu et dont des versions sont diffusées sur Internet ou Usenet principalement par des détracteurs mais aussi par des défenseurs de la Scientologie).

La critique la plus commune est que la scientologie ferait miroiter à ses adeptes la possibilité d'atteindre un état qu'ils n'atteindront jamais, se contentant d'une progression perpétuelle. Les adeptes, pour passer d'un grade à un autre, doivent suivre des stages et acheter des documents. À titre d'exemple pour un premier contact, une série de quinze CD (conférences d'une heure par CD) datant de 1956, enregistrée en pleine guerre froide, Le Congrès de Washington sur les radiations et la confrontation est vendue actuellement environ 200 euros. Nombre de témoignages montreraient la surprise, une fois passé un niveau, de s'entendre dire que ce n'était qu'une étape alors que ce devait enfin être l'état d'illumination attendu. Le coût financier de l'étape suivante serait bien plus élevé.

D'après une enquête du mensuel Capital de mai 2009[91], l'Église de scientologie incite aussi ses adeptes à acheter toute une série de produits et services à prix prohibitifs comme l'électromètre -qui n'est en fait qu'un ohmmètre- (3 800 euros), le stage de purification (1 464 euros) ou l'heure d'audition (jusqu'à 400 euros). Selon Gilles Tanguy, le journaliste de Capital qui s'y est inscrit pour les besoins de l'enquête, chaque Église de scientologie fait ses comptes le jeudi. Et « la paie des vendeurs dépend directement » du chiffre d'affaires qu'ils ont facturé aux adeptes. D'après un site antiscientologue, le coût financier imposé à une personne pour atteindre le niveau « OT8 », le plus élevé dispensé actuellement, pourrait être estimé grossièrement (2005) à 400 000 euros[92].

Le rejet d'une forme de médecine[modifier | modifier le code]

La Scientologie préconise l'abstinence de drogues et médicaments psychiatriques, et l'aspirine est déconseillée avant d'être audité. Cette attitude vis-à-vis de la médication correspond à une attitude plus large de rejet de certaines connaissances scientifiques conventionnelles, lesquelles sont remplacées par la doctrine scientologique.

Manifestation contre la psychiatrie

La Scientologie rejette catégoriquement la psychiatrie et la considère comme étant une « industrie mortuaire ». Dans une exposition tenue à Jefferson City en janvier 2007, la Scientologie a accusé les psychiatres d'abuser sexuellement de leurs patients et d'être responsables de l'existence des attentats-suicide, dont ceux du 11 septembre 2001[93]. La Scientologie affirme dénoncer depuis 1952 de nombreuses pratiques concernant le domaine de la santé mentale : lobotomie et électrochocs en particulier, mais aussi toutes les pratiques consistant à traiter des problèmes d'origine mentale simple avec des psychotropes ou des opérations chirurgicales au niveau du cerveau entraînant de graves troubles de comportement chez ceux qui les subissent. Ses adeptes arguent aussi que ces dénonciations continues auraient provoqué des réactions de défense de la part de groupes dont les intérêts étaient concernés.

Les idées de la Scientologie en la matière sont principalement diffusées par la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), organisation scientologue qui serait à l'origine de propositions parlementaires relatives à la santé mentale[94] ; ce qui explique que d'autres critiques de la psychiatrie tentent de se démarquer de la Scientologie[95]. L'Église de Scientologie dispose également, à Bruxelles, d'un Bureau européen des affaires publiques et des droits de l'homme. Le Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants de la psychiatrie[96] est rattaché à la Scientologie. Il s'agit d'une association de médecins scientologues, non déclarée en préfecture. Les opposants à la Scientologie considèrent cela comme une guerre contre la psychiatrie et la psychologie de la part de la Scientologie. D'après eux, la Scientologie se positionne comme une concurrente de ces sciences, par le développement de compétences et de techniques d'analyse des pratiques de communication et de soin des problèmes mentaux des psychiatres. Ils l'accusent de mal plagier des techniques psychiatriques et d'utiliser des techniques dangereuses. Selon les scientologues, les psychologues et surtout les psychiatres cherchent à régler des problèmes mentaux en s'attaquant à la matière (médicaments qui entraînent des changements chimiques, opérations, etc.)[réf. nécessaire].

Ses détracteurs[modifier | modifier le code]

Les détracteurs sont appelés dans le jargon de la Scientologie les « suppressifs ». Quand un adepte a un problème, les scientologues suspectent la présence d'un suppressif dans ses relations, cherchent à savoir qui par l'audition, et en général préconisent de ne plus rencontrer cette personne. De nombreuses histoires de séparations entre mari et femme, parents et enfants, liées à la scientologie en témoignent. D'un autre côté, des observateurs indépendants soulignent la faiblesse des arguments de certains de ces détracteurs ; ainsi, Marco Frenschkowsky (universitaire allemand), a écrit qu'il y avait peu de marchés plus lucratifs en Allemagne que d'être un ex-scientologue et d'attaquer la scientologie[97]. D'après lui ces « apostats », après quelques semaines de scientologie et sans avoir presque rien lu de ses enseignements publient de longs exposés (pour le compte du « marché antisecte ») qui se ressemblent tous.

Des opposants à la scientologie s'expriment fréquemment à travers le monde. En France, Roger Gonnet, ancien membre de la scientologie et créateur d'un site antiscientologue[98] est un contradicteur notoire du mouvement à qui il reproche, entre autres, d'ériger la diffamation en principe de défense (propagande noire selon les termes de Ron Hubbard), ainsi que l'existence d'une société secrète et d'un pouvoir centralisé dont il juge la simple existence à la limite de la légalité. Il signale des condamnations pour escroquerie, comme dans le cas de contrats de travail d'une durée de 5 000 ans, les contrats ont parfois même une durée supérieure à un milliard d'années, qu'il apparente à une forme d'esclavage[99]. Roger Gonnet est régulièrement attaqué par l'Église de Scientologie à divers titres (diffamation sur des forums, absence de déclarations à la CNIL), il n'a jusqu'ici écopé que d'amendes. L'église de Scientologie a déjà été condamnée à indemniser Roger Gonnet après avoir été déboutée[100].

Manifestation Anonymous le 10 février 2008 à Londres

Dans d'autres pays, des journalistes ou des chercheurs étudiant la Scientologie se sont plaints d'être l'objet de harcèlement et de graves menaces : Paulette Cooper, auteur du premier livre critique connu sur le sujet, aurait été harcelée dans le but de la pousser au suicide, de la faire interner ou incarcérer dans le cadre d'une opération appelée Freakout[101],[102] ; Paul Ariès, auteur en 1999 de La Scientologie, une secte contre la république, affirme avoir reçu des menaces de mort[103]. D'après les détracteurs, une fois passé un certain nombre d'étapes on pourrait se retrouver dans l'administration centrale de la scientologie, autrefois située sur un bateau[104]. Là, la scientologie entretiendrait une milice armée. Là aussi seraient centrés les organismes de police de la scientologie : espionnage, spécialistes de la diffamation. Ces organisations scientologiques auraient souvent recours aux cambriolages, aux vols de courrier[105]. On trouverait dans les textes d'Hubbard les ordres et la justification de tels actes[réf. nécessaire].

En 2006, la série animée américaine South Park diffusée sur Comedy Central diffuse un épisode nommé Piégé dans le placard, qui parodie notamment les préceptes de l'église concernant Xenu, ainsi que l'utilisation de stars au profit de l'image de la secte (Tom Cruise et John Travolta). L'épisode rappelle également que L. Ron Hubbard était auteur de science-fiction. La fin se réfère au caractère procédurier de l'église, et tous ceux qui ont participé à l'épisode sont crédités John Smith et Jane Smith.

Début 2008, suite aux pressions et aux menaces de procès de l'organisation pour faire retirer de YouTube une vidéo montrant Tom Cruise en train de s'exprimer devant une assemblée de scientologues, un groupe d'internautes international, sous le pseudonyme collectif « Anonymous », annonce déclarer la guerre à la scientologie[106]. Sous le nom de Projet Chanology, diverses attaques visant à perturber les sites Internet de l'organisation se sont succédé à partir du 14 janvier, en particulier des dénis de service, des google bombing[107] et la publication sur Internet de milliers de documents et rapports internes récupérés via le réseau. Certains hackers membres d'Anonymous cherchent à influencer le public en dénonçant ce qu'ils appellent les mensonges de la scientologie. Leurs méthodes sont basées sur le piratage informatique et les rassemblements festifs.

Procès en France[modifier | modifier le code]

Affaire de 1983[modifier | modifier le code]

Une procédure a été ouverte en 1983 en France contre l'Église de Scientologie, et une autre en 1989 pour « escroquerie » et « exercice illégal de la médecine ». L'instruction de cette dernière affaire, confiée à la juge Marie-Paule Moracchini (dessaisie le 18 octobre 2000), avait tant traîné que les faits ont été déclarés prescrits par la juge d'instruction parisienne Colette Bismuth-Sauron en juillet 2002, soit 13 ans plus tard. Cette décision a été qualifiée à l'époque de « nouvelle victoire » par l'Église de Scientologie. L'État français a été condamné à l'époque pour faute lourde et inexcusable à l'égard des parties civiles en 2000[108],[109]. Au cours de cette instruction, un tome et demi de pièces du dossier avaient mystérieusement disparu en plein Palais de Justice de Paris[110]. Par la suite, les 16 scientologues accusés et finalement relaxés avaient eux aussi fait condamner en 2005 l'État pour faute lourde, pour n'avoir pas été jugés dans un délai raisonnable[111]. Les parties civiles ont fait appel et l'ordonnance de non-lieu en faveur des scientologues a été confirmée en appel en mars 2009 par la cour d'appel de Paris[112], puis par la Cour de cassation en avril 2010[113]. Une deuxième condamnation de l'État pour déni de justice a été prononcée le 19 décembre 2012 par le tribunal de grande instance de Paris en faveur des scientologues. L'État français a été condamné à verser 3000 euros de dommages et intérêts aux scientologues innocentés, pour avoir fait encore durer la procédure de 2005 à 2008 avec un délai déraisonnable estimé à 15 mois sur cette période[114].

Affaire de 1998[modifier | modifier le code]

À la suite d'une nouvelle enquête commencée en 1998, deux structures proches de la Scientologie, l'Association spirituelle de l'église de scientologie-Celebrity Centre et la librairie Scientologie espace liberté ont été renvoyées en correctionnelle le 8 septembre 2008 par un juge parisien pour « escroquerie en bande organisée »[115],[116]. Le Parquet avait requis un non-lieu, estimant que « l’information n’a pas permis d’établir que les remises de fonds effectués par les plaignants aient procédé de démarches frauduleuses » et « qu'il ne peut être considéré que l’incitation à faire du sauna, prendre des vitamines et courir pour se « purifier » constitue un délit d’exercice illégal de la médecine »[117]. Ceci a été présenté par l'avocat des parties civiles comme une « attitude complaisante » laissant entrevoir des motivations politiques.

L'ordonnance de renvoi de l'association en tant que personne morale devant le tribunal comporte les accusations suivantes : « multiples manipulations bancaires », « surfacturations de produits vendus par les scientologues », « dissimulation de ses gains », et retient la circonstance de bande organisée concernant les dirigeants français de la scientologie. L'ordonnance cite également des documents internes de la scientologie qui, selon elle, « ne laissent aucun doute sur la finalité commerciale de l'action scientologue, dénotant une véritable obsession pour le rendement financier »[118].

11 ans plus tard, l'association spirituelle a été jugée en tant que personne morale pour « escroquerie en bande organisée » à Paris en mai 2009[52]. Le jugement rendu le 27 octobre 2009 condamne l'association. Elle est reconnue coupable d'escroquerie en bande organisée et est sanctionnée par une amende de 600 000 € mais l'Église peut poursuivre ses activités. L'Église fait appel[119]. Le 2 février 2012, la cour d'appel confirme les condamnations de l'association et de certains dirigeants. C'est la première fois que l'association est condamnée en tant que personne morale[120] pour escroquerie en bande organisée[121]. La Cour de Cassation rejette le 16 octobre 2013 le pourvoi de l'église de Scientologie, laquelle annonce alors qu'elle portera l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme[122].

Si à l'époque de l'ouverture de la procédure, les personnes morales condamnées pour escroquerie encouraient la peine complémentaire de dissolution, la loi du 12 mai 2009[123] (votée à l'initiative du député UMP Jean-Luc Warsmann, et signalée par la Miviludes) a modifié l'article 313-9 du code pénal et a supprimé cette peine complémentaire. Cette modification législative, qualifiée d'accidentelle par le gouvernement de l'époque, a déclenché une polémique[124],[125]. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a invoqué à ce sujet le 15 septembre[126] une « erreur matérielle » qui sera « corrigée dès que possible », c'est-à-dire trop tard pour pouvoir l'appliquer à la Scientologie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de L. Ron Hubbard, Église de Scientologie, [lire en ligne]
  2. « Le cas L.Ron Hubbard », article de Francis Valéry paru dans Bifrost no 12
  3. Histoire de la science fiction moderne 1911-1984, Jacques Sadoul, 1984, ISBN 2-221-04464-9 Pages 199-200. Selon J. Sadoul : « Campbell la présenta comme un travail scientifique de première importance et engagea toute son autorité morale pour la faire prendre au sérieux, se disqualifiant ainsi lui-même dans l'esprit des scientifiques véritables. La dianétique fut à Campbell ce que le "Shaver Mystery" fut à Palmer, à la différence que le rédacteur en chef d'Astounding n'y perdit pas sa place. »
  4. a et b Ron Hubbard, le gourou démasqué, Russel Miller, 1994; Pages 87-88
  5. a, b, c, d et e biographie issue du livre L'Église de Scientologie, par Gordon Melton, (ISBN 88-01-02362-6)
  6. Enquiry into the Practice and Effects of Scientology, Report by Sir John Foster, K.B.E., Q.C., M.P., Published by Her Majesty's Stationery Office, London December 1971. Cited at http://www.cs.cmu.edu/~dst/Cowen/audit/fosthome.html
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  10. Jugement du tribunal de Paris, 13e chambre correctionnelle, 14 février 1978.
  11. Les Nouvelles Sectes Alain Woodrow, Seuil, 1977
  12. Analyse du Doyen Carbonnier
  13. a et b Quelles politiques face aux sectes ?, Nathalie Luca, 2002.
  14. Sectes -Mensonges et idéaux Nathalie Luca, Frédéric Lenoir, Bayard Éditions, 1998 (page 121).
  15. Texte du rapport d'enquête no 2468 de l'Assemblée nationale
  16. Yves Bertrand, directeur général des Renseignements généraux à cette époque, et après avoir travaillé à fournir les renseignements qui ont permis la publication du rapport, a estimé que la scientologie n'aurait pas dû être amalgamée à un mouvement sectaire « Doit-on confondre en un même vocable, sectes et mouvements minoritaires, pratiquant le prosélytisme comme les témoins de Jéhovah ? Franchement je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la scientologie ou les Témoins de Jéhovah, mais faut-il pour autant les transformer en diable ? Je pense même qu'à placer sur le même plan certaines sociétés de pensée et d'authentiques mouvements sectaires qui aliènent la liberté de leur membres, on aboutit à l'inverse du but recherché. » Je ne sais rien mais je vous dirai tout, d'Yves Bertrand, page 166, ISBN 2-259-20295-0.
  17. MIVILUDES « Rapport MILS 1999 Texte intégral », Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes, [lire en ligne] sur le site de la MIVILUDES
  18. (de) "Scientology verbot wird immer unwahrscheinlicher" sur focus.de
  19. Rapport A4-0408/1997 sur les sectes dans l'Union européenne Maria Berger, 1997
  20. Les buts de la Scientologie
  21. Introduction à une religion : la Scientologie
  22. a et b cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire des termes : mental réactif
  23. Credo de l'Église de scientologie
  24. Une description de la religion de la Scientologie - Ses pratiques et ses services religieux
  25. Livre Les Fondements de la Vie, de Ron Hubbard
  26. voir le magazine Capital du mois de mai 2009
  27. Arnaud Palisson, Le Droit pénal et la progression spirituelle au sein des sectes : l'exemple de l'Église de Scientologie, université de Cergy-Pontoise, 2002. Consultable en ligne : [PDF] antisectes.net
  28. Scientology II: CCHR and Narconon (The Southern California Psychiatrist, mai 1991) ; Scientology III: Scientology and Front Groups (The Southern California Psychiatrist, octobre 1991)
  29. En 1959, Hubbard instaure la « vérification de sécurité », où les scientologues subissent un interrogatoire, avec obligation de fournir des réponses détaillées à une série de questions au sujet de leurs éventuelles transgressions morales. L'électropsychomètre sert de détecteur de mensonges tout au long de cette séance. Toutes les confessions sont notées par l'auditeur et soigneusement conservées par la secte. Ces archives peuvent être utilisées comme un moyen très efficace pour faire taire les dissidents. « Obtenez des données, obtenez tous les noms, dates, adresses, numéros de téléphone et autres renseignements qui pourraient être utiles à une investigation plus approfondie du cas si on en avait besoin. » Ron Hubbard. Bulletins techniques, vol. XII, New Era Publications source : prévensectes
  30. Qu’est-ce que la Scientologie - Les propos sont il toujours confidentiels? (sur le site de l'organisation). Même avec l’audition de Dianétique : « Un auditeur doit promettre au début de la thérapie qu’il ne divulguera jamais le moindre propos confidentiel et expliquer au patient le principe du « fait à, pas fait par » (?). » L. Ron Hubbard dans La Dianétique : La Puissance de la Pensées sur le Corps, Mécanisme et Aspect de la Théorie, Première Partie. ISBN 87-7816-248-3. Et « Chaque scientologue professionnel est tenu par le Code du scientologue, qui est de loin plus strict que les codes auxquels sont liés les médecins ou psychiatres. La clause neuf du code est : “Refuser de divulguer les secrets personnels de mes préclairs.” Les secrets de chacun sont en sécurité avec la Scientologie jusqu'à ce que la personne elle-même ne considère plus cela important. » Source : CERTAINTY, la publication officielle de Dianétique et de Scientologie dans les îles Britanniques, 7e année, 1960. « Pourquoi certains combattent la Scientologie »
  31. jugement de 1978
  32. cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire, définition : engramme
  33. cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire, définition : restimuler
  34. Mikael Rothstein (2009). « His name was Xenu. He used renegades: Aspects of Scientology's Founding Myth» in James R. Lewis. Oxford University Press USA. p. 367. ISBN 9780195331493
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  40. « Talk about the Van Allen Belt or whatever is that, that forms no part of current Scientology, none whatsoever. Well, you know, quite frankly, this tape here, he's talking about the origins of the universe, and I think you're going to find that in any, any, any religion ». David Miscavige dans une interview avec Ted Koppel en 1992 (en) « Scientology Leader Gave ABC First-Ever Interview: David Miscavige, Scientology Leader and Best Man at Tom Cruise's Wedding, Spoke to ABC News' 'Nightline' in 1992 », ABC News,‎ November 18, 2006 (lire en ligne)
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  47. Celebrity Centre International
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  49. Celebrity Centre International
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  63. [vidéo] François Roulet, « Déclin de l'image de la scientologie : entretien avec le journaliste François Roulet », Mise au Point, Radio télévision suisse RTS SRG SSR,‎ 9 décembre 2012 (lire en ligne)
  64. (en) "Scientology tax victory could cost Revenue millions", The Telegraph, 11 août 2006.
  65. http://www.fait-religieux.com/monde/europe/2014/03/06/premier-mariage-dans-une-chapelle-scientologue-en-grande-bretagne
  66. Selon JM Roulet, « L’organisation a songé un temps à en faire la demande, puis y a renoncé. » "La Scientologie, une religion ? « Impossible en France »", L'Express, 8 janvier 2008.
  67. Arrêt de la Cour d'appel de Lyon du 28 juillet 1997, confirmé par la Cour de Cassation le 30 juin 1999, pourvoi n°98-80501 Pour la Cour de cassation, est « inopérant mais surabondant, dépourvu en l'espèce de toute portée juridique » le motif de l'arrêt « relatif à la qualité de religion prêtée à l'Église de scientologie ».
  68. "Une plainte contre l'Éat belge", La Libre Belgique, 8 mars 2001.
  69. lalibre.be
  70. « L'intransigeance de l'Allemagne envers l'organisation », Le Monde, 30 juillet 1997 : « Considérée comme une secte en Allemagne, où elle compterait quelque 70 000 adeptes, l'Église de Scientologie inquiète le gouvernement fédéral qui l'accuse de chercher « à exercer une influence totalitaire sur les institutions et la société ». »
  71. Prevensectes.com
  72. (en) Ambassade d'Allemagne à Washington :
    • à propos de « Considérée comme une secte » :
    « The Federal Government has also conducted thorough studies on the Scientology organization. Expert reports and testimony by former members confirm again and again that membership can lead to psychological and physical dependency, financial ruin and even suicide. »
    • à propos de l'« influence totalitaire sur les institutions et la société » :
    « The German government considers the Scientology organization a commercial enterprise with a history of taking advantage of vulnerable individuals and an extreme dislike of any criticism. The government is also concerned that the organization's totalitarian structure and methods may pose a risk to Germany's democratic society. »
  73. prevensectes.com, France Soir, 9 septembre 1999.
  74. (en) « Based on the arguments of the parties, the extensive contents of the Court file and the witness testimony the Court reached the conviction that the plaintiff does not maintain a commercial business operation in the meaning of the precedents outlined above which this court does follow. » sur "About Scientology's Status in Germany: Decision of the Administrative Court of Stuttgart", cesnur.org, 23 novembre 1999.)
  75. « Discrimination en Allemagne », religioustolerance.org.
  76. « Dépêche AFP » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08, 4 février 2003, UNADFI
  77. « Dépêche AFP » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08, 12 novembre 2004, UNADFI
  78. « Échec pour la Scientologie devant le tribunal de Cologne » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08
  79. (de) Décision du Tribunal de Cologne, p. 261 [PDF]
  80. Décisions du Comité des droits de l'homme
  81. article de La Croix d'après AFP
  82. (de) "Scientology verbot wird immer unwahrscheinlicher" sur focus.de.
  83. Site prévensectes
  84. O.S.A - Les espions de la scientologie
  85. « L'école du Rythme, les dessous d'une école de musique » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08
  86. Miviludes
  87. (en) «the Hubbard College of Administration International, an unaccredited post-secondary school » sur "Will Smith funds school teaching Scientology creator's study method", guardian.co.uk, 19 mai 2008.)
  88. Lorsque l'écrivain néerlandais Karin Spaink a cité les « secrets » de l'organisation, voir « Responsabilité des hébergeurs : revers pour la scientologie aux Pays-Bas »
  89. Qu'est-ce que la Scientologie ?, 1998, ISBN 87-7816-618-7, p. 660-663.
  90. Quand la scientologie fait son cinéma, ça bidonne sec !, Serge Faubert, bakchich.info, jeudi 20 mars 2008
  91. Le drôle de commerce de l’Église de scientologie [PDF]
  92. sectes : le prix des « services » en scientologie
  93. Columbia Tribune, 9 janvier 2007
  94. propositions parlementaires
  95. Selon Philippe Bernardet : « Depuis une dizaine d’années en effet aucune critique de la pratique psychiatrique ne peut être formulée, en France, sans que l’on soit immédiatement taxé de scientologue. » Lettre de Philippe Bernardet à l'assemblée nationale française au sujet de la résolution no 1459 tendant à la création d’une commission d’enquête sur la progression du nombre d’internements psychiatriques en France.
  96. Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants de la psychiatrie
  97. Marburg Journal of Religion, juillet 1999, Marco Frenschkowski]
  98. antisectes.net
  99. L'Organisation maritime - L'Ordre religieux de la Scientologie
  100. ex. : 17e chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, affaire no 014804725, Jugement du 25 avril 2003
  101. Document sur l'opération Freakout
  102. « Hubbard still gave orders, records show », un article relatif aux instructions de l'opération Freakout
  103. Paul Ariès, révolution et décroissance Interview dans S!lence, février 2007
  104. Sea Organisation
  105. Traitement des opposants Bulletin de liaison pour l'étude des sectes (unadfi), no 91, 2006, Dianétique et Scientologie, p. 27-28
  106. "Les Anonymes à l'assaut de la scientologie" Écrans, 28 janvier 2008
  107. "Guerre virtuelle et mobilisation réelle contre la scientologie" Le Monde, 1er février 2008.
  108. Après la condamnation de l'État pour faute lourde Le Nouvel Observateur, 5 janvier 2000
  109. « Fiasco de la Justice face à la scientologie », Libération du 1er aout 2002.
  110. Le Monde du 31 juillet 2002.
  111. Amende amère L'Express, 22 décembre 2005
  112. "La cour d’appel de Paris confirme un non-lieu en faveur de scientologues", cbsd.be
  113. "Non lieu définitif pour la scientologie"
  114. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/20/97001-20121220FILWWW00671-l-etat-condamne-pour-delai-deraisonnable.php
  115. info.france2.fr
  116. « L'Église de Scientologie devant la justice française », Le Figaro, 8 septembre 2008
  117. « Ordonnances de non lieu pour des membres de la Scientologie », Le Monde, 18 janvier 2008.
  118. « La scientologie face à la justice », Libération, mardi 9 septembre 2008, p. 2-4.
  119. « La Scientologie, condamnée à des amendes, peut continuer ses activités », Le Monde, le 27 octobre 2009.
  120. Anne-Gaëlle Rico, « "Une condamnation historique" contre l'Église de scientologie », sur lemonde.fr,‎ 2 février 2012
  121. Marie Boëton, « La Scientologie condamnée en appel pour escroquerie », sur la-croix.com,‎ 2 février 2012
  122. « La scientologie condamnée pour escroquerie », sur www.lefigaro.fr,‎ 16 octobre 2013 (consulté le 16 octobre 2013)
  123. Loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures (article 124), Journal officiel du 13 mai 2009
  124. Thierry Lévêque, « Une loi votée en mai évite à la Scientologie une dissolution », Reuters, 14 septembre 2009
  125. Maître Eolas, « Simplifions le droit : sauvons la Scientologie », 15 septembre 2009
  126. « Scientologie : Alliot-Marie reconnait une "erreur matérielle" », Le Monde, le 15 septembre 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites de l'Église de scientologie[modifier | modifier le code]

Analyses et témoignages critiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

  • Dianétique et Scientologie, revue Bulles (publié par l'Unadfi) numéro 91.
  • Bernard Blandre, Scientologie : procès pour escroquerie, Mouvements religieux, septembre-octobre 2009 (édité par l'Association d'étude et d'information sur les mouvements religieux) - le numéro de décembre contient un droit de réponse d'Eric Roux, représentant de l'Association spirituelle de l'Église de scientologie - spirituality centre

Fiction[modifier | modifier le code]