Andrzej Wajda

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Andrzej Wajda

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Andrzej Wajda en 2008 (photo Kubik)

Naissance 6 mars 1926 (88 ans)
Suwałki
Pologne
Nationalité Flag of Poland (normative).svg Polonais
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Ils aimaient la vie
Cendres et Diamant
L'Homme de marbre,
L'Homme de fer

Andrzej Wajda (écouter) est un réalisateur et scénariste de cinéma, metteur en scène de théâtre polonais, né le 6 mars 1926 à Suwałki (Pologne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrzej Wajda naît d'une mère institutrice et d'un père officier. Ce dernier est tué en 1940, lors du massacre de Katyń, orchestré par les soviétiques et camouflé en crime de guerre allemand. Le jeune Andrzej s'engage deux ans plus tard, à 16 ans, dans la résistance contre l'occupant nazi, au sein de l'armée de l'intérieur polonaise, Armia Krajowa. À la fin de la guerre, il fait des études de cinéma à l'Académie des beaux-arts de Cracovie, puis à Łódź, dont il fréquente l'école de cinéma.

Il passe à la réalisation avec Génération en 1955 où il rompt déjà avec le ton partisan des productions de l'époque. En 1972, il est appelé à présider l'Union des cinéastes polonais.

Proche des idées libérales de Solidarność, il se lie d'amitié avec Lech Wałęsa qui le nomme au comité des citoyens auprès du syndicat en 1988[1]. Il a souvent été ennuyé par la censure pour sa critique virulente des méthodes utilisées sous le stalinisme et pour l'évocation d'une Pologne en crise, aspirant à la liberté et à la démocratie ; sujets qu'il traite notamment dans son diptyque, L'Homme de marbre et L'Homme de fer, tourné durant les premiers événements provoqués par le syndicat Solidarność. Wajda n'en est pas moins resté une sommité artistique et une instance morale pour son pays, avant comme après l'ère communiste.

Il a siégé au premier sénat élu librement en 1989[2].

Il est aussi metteur en scène de théâtre et il est marié à l'actrice Krystyna Zachwatowicz (pl).

Son œuvre cinématographique a été récompensée au plus haut niveau : le cinéaste a notamment reçu un Prix spécial du jury et une Palme d'or à Cannes, deux Ours d'argent à Berlin, deux Césars et un prix Louis-Delluc à Paris, trois BAFTA au Royaume-Uni et un Oscar d'honneur à Hollywood.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Andrzej Wajda en 2010

Wajda incarne le renouveau du cinéma de son pays à partir des années 1950[3]. Considéré comme le plus grand cinéaste polonais vivant[1], il réalise plusieurs fresques aux accents épiques et au ton romantique, bien loin de l'exercice de propagande propre au réalisme socialiste. Par la beauté onirique et la crudité des images, Une fille a parlé évoque le cinéma de Luis Buñuel[4]. Le réalisateur cherche à s'éloigner de la promotion du mode de vie communiste sur lequel il jette un regard lucide et acéré. Sa vision baroque du cinéma et de l'art, qui ne recule pas devant la représentation de la violence, côtoie les grands thèmes de l'histoire nationale dans laquelle il puise son inspiration[5]. Jouant d'un certain symbolisme et traitant des mutations de la société polonaise d'après 1945, ses films sont généralement axés sur le conflit opposant aspirations individuelles et engagement politique[1].

Ce dilemme moral sert par ailleurs à placarder le culte nationaliste de l'héroïsme[1] et à dénoncer la bêtise, la haine, le mépris et la compromission politique. L'abnégation et le don de soi sont promus sur un plan personnel (Ils aimaient la vie, Cendres et Diamant, Le Bois de bouleaux, La Terre de la grande promesse, L'Homme de marbre, L'Homme de fer, Korczak, Pan Tadeusz). Cosmopolite, Wajda réalise en France une œuvre historique fiévreuse sur les derniers jours du Jacobin Georges Danton : Danton (1982) avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre.

En 1988, il adapte Les Possédés de Fédor Dostoïevski dans lequel il dirige Isabelle Huppert et Lambert Wilson. Auparavant, il met en scène un drame sur les amours malheureuses d'une Allemande et d'un Polonais durant la Seconde Guerre mondiale : Un amour en Allemagne (1983) avec Hanna Schygulla.

En 2007, il réalise Katyń qui revient sur le sanglant massacre qui a coûté la vie à son père. En 2013, il signe L'Homme du peuple, une biographie filmée de son ami Lech Wałęsa.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il s'est fait remarquer dans les années 1950 par ses trois films qui mettaient en avant comme jamais la destinée de la génération des Colombs :

Andrzej Wajda apparaît en tant qu'intervenant dans plusieurs films documentaires, notamment Nous filmons le peuple! écrit et réalisé par Ania Szczepanska (58 minutes, Abacaris Films / Les films de l'air / TVP / Ciné +, 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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