David Lynch

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David Lynch

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David Lynch en janvier 2007.

Nom de naissance David Keith Lynch
Naissance 20 janvier 1946 (68 ans)
Drapeau des États-Unis Missoula, Montana (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur
Films notables Elephant Man
Blue Velvet
Sailor et Lula
Mulholland Drive
Dune
Séries notables Twin Peaks
Site internet davidlynch.com

David Lynch est un cinéaste, photographe, musicien et peintre américain né le 20 janvier 1946 à Missoula, dans le Montana, aux États-Unis.

Lynch a été trois fois nommé aux Oscars du cinéma comme meilleur réalisateur pour Elephant Man (1980), Blue Velvet (1986) et Mulholland Drive (2001). Il a également reçu des prix au festival de Cannes et un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise.

Son style novateur et surréaliste, parfois qualifié de « lynchien », est devenu reconnaissable pour de nombreux spectateurs et critiques. Il se caractérise par son imagerie onirique et sa conception sonore méticuleuse. L'imagerie parfois violente de ses films lui confère la réputation de « déranger, d'offenser ou de mystifier » son public[1].

Lynch porte un regard sombre et halluciné sur la réalité humaine inquiétante qui se dissimule derrière la lisse mise en scène sociale au sein des petites bourgades américaines (en particulier dans Blue Velvet et Twin Peaks, les sept derniers jours de Laura Palmer) ou de Los Angeles (dans Lost Highway, Mulholland Drive ou Inland Empire).

Il donne par la suite de nouvelles orientations à sa carrière artistique, se faisant connaître comme peintre, musicien et designer.

Depuis 2005 et la création de sa fondation, il s'engage dans la promotion de la Méditation transcendantale.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille Lynch est presbytérienne. Le grand-père maternel de David, du nom de Sandholm, d’origine finlandaise, arrive aux États-Unis au XIXe siècle. David Lynch est l'un des Américains d'origine finlandaise les plus connus.

Donald Lynch, le père du jeune David, est un scientifique travaillant pour l’US Department of Agriculture et sa mère, Sunny, est professeur d’anglais. David est élevé dans le Nord-Ouest Pacifique et à Durham (Caroline du Nord). Il atteint le rang d’Eagle Scout et, à son quinzième anniversaire, sert un huissier à l’investiture de John F. Kennedy.

Dans le but de devenir peintre, David Lynch suit les cours à la Corcoran School of Art à Washington, D.C., tout en terminant ses études à l'école secondaire à Alexandria, Virginie. Il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Boston pour un an (où il a pour colocataire Peter Wolf), avant de partir en Europe avec son ami, l’artiste Jack Fisk, pour étudier avec le peintre expressionniste autrichien Oskar Kokoschka. Alors qu'il prévoit d'y rester trois ans, David Lynch retourne aux États-Unis après seulement quinze jours.

David Lynch a quatre enfants. Il est le père de la réalisatrice Jennifer Lynch née en 1968, dont la mère est la peintre Peggy Reavey dont il divorce lorsque sa fille est âgée de six ans[2]. Son fils Austin Jack Lynch est né en 1982 de son union avec Mary Fisk[3]. Il a été l'époux de sa monteuse et productrice Mary Sweeney. En 2009 il se marie pour la quatrième fois, avec l'actrice Emily Stofle, mère de son quatrième enfant[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Étudiant en arts plastiques, David Lynch, initialement peintre, s'essaie très tôt au cinéma et se livre à diverses expérimentations qui aboutissent à Eraserhead en 1976, film-cauchemar, tourné en noir et blanc et totalement autoproduit. Après avoir vu le film, Mel Brooks décide de confier à Lynch la réalisation d'Elephant Man (1980), inspiré de la vie de Joseph Merrick. Le film, tourné également en noir et blanc, mêle réalisme et symbolisme et rend hommage au cinéma expressionniste. Il remporte le Grand Prix du Festival d'Avoriaz et le César du meilleur film étranger. Par ailleurs, il apporte la notoriété à son metteur en scène.

Ce succès permet à Lynch de s'engager dans la superproduction avec Dune (1984), adaptée de l'œuvre de Frank Herbert. Pour ce film de science-fiction, très coûteux et complexe, l'accueil critique et public est mitigé et le réalisateur renie ce film dont il n'a pas réussi à avoir le final cut.

Lynch renoue avec le succès en 1986 grâce à Blue Velvet, Grand Prix du Festival d'Avoriaz, thriller à l'ambiance érotique et malsaine avec notamment Kyle MacLachlan, Dennis Hopper et Dean Stockwell. Il s'agit d'un projet écrit avant Dune, financé comme ce dernier par Dino De Laurentiis et qui dispose d'un budget assez modeste de 5 millions de dollars. Durant le tournage, Lynch noue une relation amoureuse qui dure quatre ans avec Isabella Rossellini, l'actrice principale.

Son film suivant, Sailor et Lula (Wild at Heart, 1990), qui raconte l'histoire de deux amants en fuite interprétés par Nicolas Cage et Laura Dern, mêle conte, ultra-violence, road movie, polar, film d'aventure et comédie musicale et vaut au cinéaste la Palme d'or du 43e Festival de Cannes.

Dans les années 1990, Lynch se sent isolé en tant que créateur dans le système hollywoodien : il n'oublie pas combien la production de Dune a été difficile et il souffre de devoir toujours négocier très longuement son autonomie financière et artistique. Grâce à Pierre Edelman, il signe un contrat en France pour réaliser trois films, à partir de Twin Peaks: Fire Walk with Me. Il est mis en relation avec le producteur Alain Sarde et par la suite avec StudioCanal[4]. Dès lors, ses films sont majoritairement financés par des maisons de production françaises et par sa propre société, Asymmetrical Productions[4],[5].

Une histoire vraie (The Straight Story, 1999), qui narre la traversée du territoire américain en tondeuse à gazon par un vieil homme, marque une rupture avec ses œuvres précédentes. Voulu épuré et sobre, le film, dont le scénario est coécrit par son épouse Mary Sweeney, est plus apaisé et presque optimiste.

En 2000, David Lynch crée un studio, avec en projet, une école de cinéma, à Łódź et y réalise des photographies d'usines et de femmes qui sont exposées à Paris en 2004[6].

En 2001, sort Mulholland Drive. Avec ce film qui revient à son esthétique et ses expérimentations habituelles, Lynch reçoit les louanges de la critique, le Prix de la mise en scène à Cannes et le César du meilleur film étranger. Lors de la production, il aurait poussé assez loin le « culte du secret » : il aurait refusé de donner des informations à ses producteurs sur le film et la rumeur affirme qu'il leur aurait fait parvenir un scénario sous scellés, voué à être détruit après le tournage. Il aurait considéré à l'époque son producteur français StudioCanal, également chargé de la vente internationale de ses œuvres, comme « un sponsor qui lui passerait tout. »[4]. Le film est un succès, atteignant les 20 millions de dollars de recettes[4].

En 2002, David Lynch préside le jury du 55e Festival de Cannes qui attribue la Palme d'or au Pianiste de Roman Polanski[7],[8].

Inland Empire, sorti en France le 7 février 2007, tourné entre Łódź en Pologne et les États-Unis, est une coproduction franco-polonaise et américaine. Lynch a poussé sa volonté d'indépendance au point de ne communiquer à ses producteurs ni le scénario, ni le budget réel, ni le plan de tournage[4]. Le réalisateur s'isole totalement avec ses acteurs et son épouse et monteuse, Mary Sweeney[4]. Lorsque StudioCanal découvre le film, la déception est grande. Inland Empire est considéré comme trop bizarre, incompréhensible et « invendable[4]. » Le film, qui reçoit un accueil critique contrasté, ne rapporte que 4 millions de dollars (cinq fois moins que Mulholland Drive, son film précédent). Très affecté par cet échec public, le réalisateur décide de s'écarter du cinéma[4].

En 2008, il travaille sur l'adaptation de La Métamorphose.[réf. nécessaire]

Depuis le 1er juin 2009, il publie sur son site internet une série d’interviews d’Américains moyens, croisés lors d’un voyage dans tous les États-Unis[9]. Il produit ces courts métrages de trois à cinq minutes réalisés par son fils Austin Lynch[10].

En 2011, il cherche à réaliser Ronnie Rocket, d'après un ancien scénario écrit après Eraserhead racontant l'enquête, dans les années 1950, sur l'enlèvement d'un nain rockeur dans une ville industrielle. Le projet, qui devait être produit par Pierre Edelman et Alain Sarde, n'a pas trouvé les financements nécessaires à sa réalisation. Son devis se serait élevé à plus de 25 millions d'euros et le cinéaste aurait refusé de faire la moindre concession sur ses choix artistiques[4].

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le travail de David Lynch, qui met monde quotidien et imaginaire sur le même plan, est rebelle à toute étiquette[11]. Il développe, dans ses séries comme dans ses films, un univers surréaliste très personnel où se mêlent cinéma expérimental, cinéma de genre, arts graphiques et recherches novatrices, tant sur le plan dramaturgique que plastique (images hypnotiques, bande sonore inquiétante, goût du mystère, de la bizarrerie et de la difformité...)[12]. On note plusieurs références à la peinture (Jérôme Bosch, Edward Hopper, Francis Bacon etc.)[11]. Si Elephant Man, Blue Velvet, Sailor et Lula et Une histoire vraie développent une histoire totalement ou globalement compréhensible, ses autres réalisations brisent les codes d'une narration cinématographique linéaire et conventionnelle[11],[12]. Les lois du film noir en particulier sont utilisées, détournées puis finalement détruites : c'est le cas dans Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), Lost Highway (1997) et Mulholland Drive (2001)[13]. Ces deux derniers films sont représentatifs de la manière dont le cinéaste abandonne son intrigue à mi-parcours et passe dans un contexte bouleversé où les acteurs semblent interpréter des rôles différents et où les décors occupent une fonction nouvelle[11],[12]. La lisibilité du récit est volontairement brouillée et une énigme irrésolue se dissémine dans un monde sophistiqué dans lequel le sens s'efface et la frontière entre réalité, cauchemar et hallucination disparaît[14]. Par ailleurs, Lynch n'hésite pas à manipuler certains clichés cinématographiques de manière subversive : dans Blue Velvet, il transforme en cauchemar l'idéalisme des années 1950 et le modèle dominant des banlieues cossues de la middle class WASP[11]. La série Twin Peaks s'amuse, quant à elle, à aller du mélo à l'angoisse, en passant par la comédie[11]. Son cinéma, silencieux et anxiogène, mêle la violence, le macabre et le grotesque à une forme de normalité sociale et cherche à retranscrire la réalité profonde des fantasmes, en passant d'un monde lumineux à un univers nocturne où surgissent des pulsions refoulées[11],[15].

Lynch acteur[modifier | modifier le code]

En plus de ses talents variés derrière la caméra (compositeur, monteur, mixeur, décorateur, animateur, producteur, scénariste, cadreur, ingénieur du son, réalisateur), David Lynch est aussi acteur. Il se met lui-même en scène dans la série Mystères à Twin Peaks et le film homonyme, où il tient le rôle de l'agent Gordon Cole, dont la particularité est d'être sourd. Il collabore également avec d'autres réalisateurs, comme Tina Rathborne (Zelly and Me, 1988), Michael Almereyda, en endossant le rôle d'un réceptionniste d'une morgue dans Nadja (1994) puis, récemment, dans Midnight Movies, un documentaire de Stuart Samuels (2006).

Musiciens dans les films de Lynch[modifier | modifier le code]

Lynch semble s'amuser à inclure dans ses castings des musiciens célèbres.

Série TV[modifier | modifier le code]

David Lynch créa, avec Mark Frost, la série Twin Peaks. Diffusée de 1990 à 1991 sur ABC, la série deviendra rapidement culte en mêlant le fantastique absurde, le drame et le thriller sur fond d'un crime dans une ville mystérieuse. Même si elle est nominée plusieurs fois aux Emmy Awards, la série sera déprogrammée au bout de deux saisons pour des audiences en baisse, laissant la série quasi-inachevé.[réf. nécessaire]

Finalement, la suite, tant réclamée par les fans, sera produite et diffusée en 2016 sur Showtime. Les 9 épisodes de la saison 3 seront tous réalisés par Lynch et co-écrit avec Mark Frost[16].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Depuis l'échec commercial du film Inland Empire, David Lynch a multiplié les activités dans des champs artistiques divers, poussé d'une part par une volonté d'expérimentation enthousiaste, et de l'autre pour assurer ses revenus financiers suite au ralentissement de son activité de cinéaste et au coût de sa fondation pour la méditation transcendentale[4].

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

David Lynch n'a jamais totalement abandonné la peinture et le dessin qu'il avait étudié plus jeune. C'est pendant le montage du film que le directeur général de la Fondation Cartier pour l'art contemporain demande à voir ses travaux. Enthousiasmé, il met en œuvre une exposition à Paris[4]. Ainsi, en mars 2007, a lieu l'exposition, « The Air Is On Fire », qui regroupe photos, œuvres plastiques et sonores du réalisateur. Au vernissage de l'exposition, le 2 mars, David Lynch donne devant un auditoire restreint un concert d'une trentaine de minutes avec Marek Zebrowski. Les deux hommes exécutent une improvisation aux synthétiseurs, d'après des écrits de Lynch lus entre chaque morceau, et rassemblés sous le nom de Thoughts.

C'est à Paris également que David Lynch conçoit une grande partie de son œuvre graphique. Suite à son exposition à la fondation Cartier, il a découvert l'ancien atelier Mourlot[17], rue du Montparnasse, devenu Idem Paris (qui abrite les éditions Item[18]), et où il a élu domicile pour réaliser et imprimer ses lithographies, montages photo, etc. Il écrit à ce propos :

« I see this incredible place, and I get the opportunity to work there. And this was like a dream! It just opened up this brand-new world of the lithography and the magic of lithography, the magic of the stones[17]. »

En 2012, il réalise un court-métrage en vidéo noir et blanc montrant le tirage de ses lithographies sur les presses de l'atelier[17].

Sa production graphique a notamment fait l'objet d'une exposition[19] au Musée du dessin et de l'estampe originale de Gravelines. En 2012, Lynch a exposé ses lithographies et ses court-métrages au FRAC Auvergne (Clermont-Ferrand, France). Cette exposition a donné lieu à la publication d'un livre[20] et à l'acquisition d'un dessin et de six estampes par la collection du FRAC.

Il semble que par son travail graphique, David Lynch ait l'impression de pouvoir renouveler son processus créatif, comme s'il sentait qu'il était arrivé à une limite avec son œuvre cinématographique. Il peut dans son atelier créer avec une pression moindre que celle qui existe lorsqu'il fait un film[4].

Si les expositions de David Lynch voyagent dans le monde et si ses œuvres se vendent, il semble néanmoins qu'il ne soit pas encore totalement reconnu dans le milieu de l'art. Selon Patrick Steffen, rédacteur en chef de la revue spécialisée Flash Art à Los Angeles, interrogé par Les Inrockuptibles, la curiosité pour ses travaux vient avant tout de sa notoriété en tant que cinéaste. Il est rarement cité dans les revues d'art contemporain et il semble que ses peintures n'aient pas « la sophistication de ses films[4]. »

Musique[modifier | modifier le code]

Parmi ses passions, David Lynch compte aussi la musique, à laquelle il s'est souvent essayé, par exemple sur l'album Dark Night of the Soul, de Danger Mouse et Sparklehorse. En 2010 il prend un tournant plus prononcé en sortant, sous son propre nom, deux titres à tonalité electro, sur un label indépendant, intitulés Today is A Good Day et I Know. Il lance même un grand concours ouvert aux cinéastes amateurs pour réaliser leur propre clip des titres, avec à la clé une récompense de 2 000 livres sterling pour les gagnants[21] ; le concours a été remporté par Arnold de Parscau, étudiant rennais[22].

Il crée aussi un nouveau site pour rassembler les meilleurs artistes émergents afin de soutenir les œuvres de la fondation David Lynch[23].

Lynch sort en 2011 son premier album solo Crazy Clown Time.

En 2013, il annonce la sortie de son nouvel album musical, de tonalité blues, The Big Dream[24].

Le 10 juin 2013, le titre I'm Waiting Here, interprété par David Lynch et la chanteuse Lykke Li, est diffusé sur Internet[25].

Publicité[modifier | modifier le code]

David Lynch réalise, depuis le début des années 1990, une dizaine de spots publicitaires, entre autres pour Calvin Klein, Nissan, Barilla[26], ou encore Lady Dior avec Marion Cotillard dans les années 2010.

Design[modifier | modifier le code]

David Lynch a travaillé ces dernières années sur des projets très différents : il a réalisé une installation exposée en vitrine pour les Galeries Lafayette en 2009 intitulée Machines, Abstraction and Women, a dessiné une bouteille de champagne pour Dom Pérignon, fait le design intérieur d'une boîte de nuit parisienne, le Silencio. Il semble qu'il s'implique fortement dans ce genre de projets. Son entourage déclare qu'il ne s'y engage que s'il a un « un coup de cœur » et qu'il a l'assurance de jouir d'une liberté de création totale[4].

Engagements divers[modifier | modifier le code]

Méditation transcendantale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fondation David Lynch.

David Lynch aurait commencé la pratique de la Méditation transcendantale en 1975 à Los Angeles[27]. Il évoque dans son livre, Catching the Big Fish, l'impact de cette technique sur son processus créatif.

En 2005, il crée la « Fondation David Lynch pour la paix mondiale et une éducation fondée sur la conscience » dont l'objectif est de promouvoir la technique afin de créer la paix dans le monde.

Il assiste à la crémation de Maharishi Mahesh Yogi en Inde en 2008[28]. En 2009, il se rend une nouvelle fois en Inde pour effectuer des interviews de personnes ayant côtoyées Maharishi Mahesh Yogi dans le but de réaliser un documentaire biographique[29],[30].

Le 18 avril 2010, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la première venue en France de Maharishi Mahesh Yogi[31], le cinéaste donne une conférence de presse à Lille pour parler des bénéfices que l'on pourrait attendre de la Méditation transcendantale pour lutter contre la violence à l'école, une démarche qu'il souhaiterait expérimenter en France dans une dizaine d'établissements scolaires de banlieue[32],[33],[34].

David Lynch a aussi donné une série de conférences en faveur de la méditation transcendantale dont des séquences ont été filmées et réunies par la Fondation David Lynch dans un documentaire de 2012, Meditation, Creativity, Peace[35].

Le réalisateur du documentaire de 2010 David et les yogis volants (titre original : David wants to fly), David Sieveking, porte un regard très critique sur Lynch autant que sur les rajas, responsables nationaux du mouvement de méditation transcendantale[36].

11-Septembre[modifier | modifier le code]

Dans un entretien diffusé le 3 décembre 2006 dans l'émission Wereldgasten sur la chaîne de télévision hollandaise VPRO[37], puis dans l'émission de radio d'Alex Jones[38] aux États-Unis, David Lynch affiche sa perplexité quant à l'explication gouvernementale des attentats du 11 septembre 2001 sans lui préférer pour autant d'autres théories :

« Il y a beaucoup de questions, mais il n'y a pas de réponse[39]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Contributions[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par David Lynch. Pour une liste plus complète, consulter IMDb[41].

Récompenses[modifier | modifier le code]

David Lynch à la 42e cérémonie des Emmy Award en 1990.

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Good Day Today

Autres projets musicaux[modifier | modifier le code]

Publications et références[modifier | modifier le code]

De David Lynch[modifier | modifier le code]

  • David Lynch et Nicolas Richard, Mon histoire vraie (Catching the Big Fish) : Méditation, conscience et créativité, Sonatine,‎ 24 avril 2008, 156 p. (ISBN 978-2355840098)
  • David Lynch, Chris Rodley, Serge Grüneberg, David Lynch : Entretiens avec Chris Rodley, films, photographies, peintures, Cahiers du Cinéma,‎ 24 octobre 2004, 224 p. (ISBN 2866423712 et 978-2866423711)
  • David Lynch, Works on paper, publié à la suite de l'exposition « David Lynch, The Air is on Fire » à la fondation Cartier de mars 2007, Steidl, 2011

Sur David Lynch[modifier | modifier le code]

Essais, études francophones[modifier | modifier le code]

  • David Lynch (1992), Michel Chion, Cahiers du cinéma, coll. « Auteurs » (éd. revue et augmentée, 2001)
  • « David Lynch », Les Inrockuptibles, hors-série consacré à son monde, à ses goûts et à ses films. 4e trimestre 2002 ; sous la direction de Christian Fevret
  • Lynchland #1, Roland Kermarec, Éditions Objectif Cinéma, 2004
  • Le Purgatoire des sens : "Lost Highway", de David Lynch, Guy Astic, Éd. Rouge profond, 2004
  • Twin Peaks, les laboratoires de David Lynch, Guy Astic, Éd. Rouge profond, 2005
  • « Violence et psychopathologie dans l'œuvre cinématographique de David Lynch », thèse d'exercice d'Anne Sabatier (médecine), Dijon, 2005
  • Mulholland Drive, de David Lynch (Dirt Walk With Me), Hervé Aubron, Éd. Yellow Now, 2006
  • « David Lynch. Un cinéma du maléfique », Enrique Seknadje, Camion Noir, 2010
  • David Lynch - Man Waking From Dream, sous la direction de Jean-Charles Vergne, textes français/anglais de J.-C. Vergne, Mathieu Potte-Bonneville, Pierre Zaoui, 180 p., 150 reproductions couleur ; publié à l'occasion de l'exposition de David Lynch au FRAC Auvergne, Clermont-Ferrand, 1er trimestre 2012
  • David Lynch : image, matière et temps, Éric Dufour, Paris, Vrin, collection Philosophie et cinéma, 2008.

Films[modifier | modifier le code]

  • 1989 : David Lynch: Don't Look at Me, documentaire de la série Cinéma, de notre temps réalisé par Guy Girard[44].
  • 2007 : Le Son de David Lynch, documentaire de Elio Lucantonio et Michaël Souhaité, avec David Lynch, Angelo Badalamenti et Michel Chion. Le film aborde toutes les étapes de la fabrication des bandes sons des films de Lynch : la musique, les dialogues, les effets sonores, le mixage.
  • 2013 : La Vie rêvée de David L.[45], long métrage français, réalisé par Paul Lê et Julien Pichard, qui rend hommage au réalisateur en imaginant son parcours d'étudiant en Beaux-Arts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lynch and Rodley 2005, p. 245.
  2. Biographie de Jennifer Lynch sur IMDb
  3. Fiche de Austin Jack Lynch sur IMDb
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Romain Blondeau, « Pourquoi David Lynch fait-il tout sauf des films ? », Les Inrockuptibles,‎ 12 mai 2013 (lire en ligne)
  5. Asymmetrical Productions sur IMDb
  6. David Lynch - Lodz 2003, Paris, Galerie Port Autonome (publication sur le site de la Galerie Basia Embiricos)
  7. Jury 2002 sur le site du festival de Cannes
  8. Festival de Cannes : annonce de la Palme d'or à Roman Polanski pour Le Pianiste sur ina.fr
  9. Voir sur le site de l'artiste.
  10. Hélène Delye, « Sur les routes américaines avec David Lynch », Le Monde Télévisions, 21-22 juin 2009, p. 4.
  11. a, b, c, d, e, f et g David Lynch sur le site du cinéclub de Caen, consulté le 19 novembre 2013.
  12. a, b et c « L'ange du bizarre chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  13. « L'envers et l'endroit chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  14. « Le proche et le lointain chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  15. David Lynch sur l'encyclopédie Larousse, consulté le 19 novembre 2013.
  16. (en) Twin Peaks revival to air on showtime in 2016, Cynthia Littleton, Variety, 6 octobre 2014.
  17. a, b et c Historique sur le site d'Idem.
  18. Voir les éditions de Lynch sur le site d'Item.
  19. Voir le livre publié à l'occasion de l'exposition sur le site de la ville de Gravelines.
  20. 182 pages, textes français/anglais de Jean-Charles Vergne, Mathieu Potte-Bonneville, Pierre Zaoui.
  21. Les clips de David Lynch
  22. Arnold de Parscau remporte le concours du meilleur clip de David Lynch article du 10/12/2012 sur culturebox.francetvinfo.fr.
  23. « Welcome to an inside “peak” at a great new cause » — David Lynch Foundation Music.
  24. Le cinéaste surréaliste David Lynch sortira son deuxième album The Big Dream le 15 juillet. sur musique.premiere.fr, relu le 3 juin 2013.
  25. David Lynch + Lykke Li = un très beau clip sur lesinrocks.com, relu le 10 juin 2013.
  26. Liste des spots réalisés par Lynch sur culturepub.fr.
  27. The Washington Post, David Lynch’s Guru and His Art, Claire Hoffman, February 7, 2008
  28. (en) Jacqueline Stevens et Patrick Barkham, « And now children, it's time for your yogic flying lesson », The Guardian,‎ 27 janvier 2009 (lire en ligne)
  29. (en) « David Lynch to shoot film about TM guru Maharishi Mahesh Yogi in India », Thaindian News,‎ 18 novembre 2009 (lire en ligne)}
  30. (en) David Lynch to make film about Beatles guru Maharishi Mahesh Yogi, Nov 18, 2009
  31. (en) David Lynch's French connections, May 2010
  32. (fr) David Lynch parle de sa vie et expose les raisons de son engagement
  33. (fr) David Lynch, réalisateur américain, nous parle de la violence scolaire et l'importance de la méditation dans son travail artistique, France24 le 22 avril 2010 (vidéo en Français)
  34. (fr) David Lynch explique la Méditation transcendantale à David Servan-Schreiber (vidéo en français), le 22 avril 2010.
  35. (fr) http://www.mt-maharishi.com/actualites-bande-annonce.html.
  36. David et les yogis volants sur arte.tv.
  37. Site de l'émission Wereldgasten.
  38. de l'émission sur prisonplanet.com.
  39. « There are lots of questions, and there is no answer. »
  40. Participation de Julee Cruise.
  41. (en) « Awards for David Lynch », sur Internet Movie Database (consulté le 16 novembre 2014)
  42. Les insignes lui sont remis lors du festival de Cannes.
  43. Les insignes lui sont remis, le 1er octobre 2007, par Nicolas Sarkozy.
  44. David Lynch: Don't Look at Me sur IMDb
  45. Voir les bandes-annonces en streaming sur transkom.tv.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]