David Lynch
David Lynch
David Lynch en janvier 2007.
| Nom de naissance | David Keith Lynch |
|---|---|
| Naissance | 20 janvier 1946 |
| Nationalité | |
| Profession | Réalisateur |
| Films notables | Elephant Man Blue Velvet Sailor et Lula Twin Peaks (la série TV) Lost Highway Mulholland Drive |
| Site internet | davidlynch.com |
David Lynch est un cinéaste, photographe, musicien et peintre américain né le 20 janvier 1946 à Missoula, dans le Montana, aux États-Unis.
Lynch a été trois fois nommé aux Academy Awards comme meilleur réalisateur pour Elephant Man (1980), Blue Velvet (1986) et Mulholland Drive (2001). Il a également reçu des prix au festival de Cannes et un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise.
Son style novateur et surréaliste, parfois qualifié de « lynchien », est devenu reconnaissable pour de nombreux spectateurs et critiques. Il se caractérise par son imagerie onirique et sa conception sonore méticuleuse. L'imagerie parfois violente de ses films lui confère la réputation de « déranger, d'offenser ou de mystifier » son public[1].
Lynch porte un regard sombre et halluciné sur la réalité humaine inquiétante qui se dissimule derrière la lisse mise en scène sociale au sein des petites bourgades américaines (en particulier dans Blue Velvet et Twin Peaks) ou de Los Angeles (dans Lost Highway, Mulholland Drive ou Inland Empire).
Il donne par la suite de nouvelles orientations à sa carrière artistique, se faisant connaître comme peintre, musicien et designer.
Depuis 2005 et la création de sa fondation, il s'engage dans la promotion de la Méditation transcendantale.
Sommaire |
Biographie[modifier]
La famille Lynch est presbytérienne. Le grand-père maternel de David, du nom de Sandholm, d’origine finlandaise, arrive aux États-Unis au XIXe siècle. David Lynch est l'un des Américains d'origine finlandaise les plus connus.
Donald Lynch, le père du jeune David, est un scientifique travaillant pour l’US Department of Agriculture et sa mère, Sunny, est professeur d’anglais. David est élevé dans le Nord-Ouest Pacifique et à Durham (Caroline du Nord). Il atteint le rang d’Eagle Scout et, à son quinzième anniversaire, sert un huissier à l’investiture de John F. Kennedy.
Dans le but de devenir artiste, David Lynch suit les cours à la Corcoran School of Art à Washington, D.C., tout en terminant ses études à l'école secondaire à Alexandria, Virginie. Il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Boston pour un an (où il a pour colocataire Peter Wolf), avant de partir en Europe avec son ami, l’artiste Jack Fisk, pour étudier avec le peintre expressionniste autrichien Oskar Kokoschka. Alors qu'il prévoit d'y rester trois ans, David Lynch retourne aux États-Unis après seulement 15 jours.
David Lynch a quatre enfants. Il est le père de la réalisatrice Jennifer Lynch née en 1968, dont la mère est la peintre Peggy Reavey dont il divorce lorsque sa fille est âgée de six ans[2]. Son fils Austin Jack Lynch est né en 1982 de son union avec Mary Fisk[3]. Il a été l'époux de sa monteuse et productrice Mary Sweeney. En 2009 il se marie pour la quatrième fois, avec l'actrice Emily Stofle, mère de son quatrième enfant[4].
Œuvre[modifier]
Cinéma[modifier]
Étudiant en arts plastiques, David Lynch s'essaye très tôt au cinéma, se livrant à diverses expérimentations aboutissant à Eraserhead en 1976, film-cauchemar, tourné en noir et blanc. C'est en voyant ce film que Mel Brooks décide de confier à Lynch la réalisation d'Elephant Man (1980). Le film, tourné également en noir et blanc, remporte le grand prix du festival d'Avoriaz, et lui apporte la notoriété.
Ce succès lui permet de s'engager dans la superproduction avec Dune (1984), adapté de l'œuvre de Frank Herbert. Pour ce film de science-fiction, l'accueil du public est mitigé et le réalisateur renie ce film dont il n'a pas eu le final cut.
David Lynch renoue avec le public en 1986 avec Blue Velvet, grand prix du festival d'Avoriaz. Il s'agit là d'un projet écrit avant Dune, qui est produit comme ce dernier par Dino De Laurentiis et dispose d'un budget assez modeste de cinq millions de dollars. Durant le tournage de Blue Velvet, Lynch noue une relation amoureuse qui durera quatre ans avec Isabella Rossellini, l'actrice principale.
Son film suivant, Sailor et Lula (Wild at Heart, 1990), lui vaut une palme d'or au festival de Cannes.
Dans les années 1990, Lynch se sent isolé en tant que créateur dans le système de production hoolywoodien : il n'oublie pas combien la production du film Dune a été difficile et il souffre de devoir toujours longuement négocier pour pouvoir faire ses films librement. Grâce au producteur Pierre Edelman il va pouvoir signer un contrat en France pour trois films (à partir de Twin Peaks) puis être mis en relation avec le producteur Alain Sarde et par la suite avec StudioCanal[4]. Depuis lors, tous ses films sont majoritairement produits entre des sociétés de production françaises et sa propre structure, Asymmetrical Productions[4],[5].
Son film Une histoire vraie (The Straight Story, 1999), dont le scénario est dû à son épouse Mary Sweeney, est plus apaisé et presque optimiste.
En 2000, David Lynch crée un studio, avec en projet, une école de cinéma, à Lodz et y réalise des photographies d'usines et de femmes qui sont exposées à Paris en 2004[6].
En 2001, lors de la préparation du film Mulholland Drive, il semble que David Lynch pousse assez loin le « culte du secret » : il aurait refusé de donner des informations à ses producteurs sur le film et la rumeur affirme qu'il ne leur aurait fait parvenir qu'un scénario sous scellés à détruire après le tournage. Il semble qu'il considère à l'époque son producteur StudioCanal comme « un sponsor qui lui passerait tout[4]. » Le film est un succès, atteignant les 20 milliards de recettes[4].
En 2002, David Lynch préside le jury du festival de Cannes[7].
Son film Inland Empire, sorti en France le 7 février 2007, tourné pour moitié à Lodz en Pologne, et pour moitié aux États-Unis, est une coproduction américaine, polonaise et française. David Lynch a poussé sa volonté d'indépendance au point de ne vouloir communiquer à ses producteurs ni le budget réel du film, ni le scénario, le réalisateur s'isolant avec ses acteurs et son épouse et monteuse, Mary Sweeney[4]. Lorsque StudioCanal, le producteur français, découvre le film, la déception est grande, Inland Empire étant considéré comme trop bizarre, incompréhensible et « invendable[4]. » Le film ne rapporte que 4 millions de dollars (cinq fois moins que Mulholland Drive, son film précédent) ; le réalisateur est très affecté par cet échec, ce qui expliquerait qu'il se soit en grande partie détourné du cinéma depuis[4].
En 2008, il travaille sur l'adaptation de La Métamorphose.[réf. nécessaire]
Depuis le 1er juin 2009, il publie sur son site internet une série d’interviews d’Américains moyens, croisés lors d’un voyage dans tous les États-Unis[8]. Il produit ces courts métrages de trois à cinq minutes réalisés par son fils Austin Lynch[9].
En 2011 il cherche à réaliser Ronnie Rocket, un ancien scénario écrit près Eraserhead qui raconte l'enquête, dans les années 50 sur l'enlèvement d'un nain rockeur dans une ville industrielle. Le projet, devant être produit par Pierre Edelman et Alain Sarde, n'a pu être financé. Son devis était estimé entre 25 et 30 millions d'euros, le cinéaste ne voulant faire aucune concession sur ses choix artistiques[4].
Analyse de l'œuvre[modifier]
Le travail de David Lynch est rebelle à toute forme de catégorie, développant tant dans ses séries que dans ses films un univers surréaliste très personnel. Ses films se jouent souvent des codes de la narration cinématographique conventionnelle, en particulier des lois du film noir : c'est le cas, notamment de Twin Peaks (1992), de Lost Highway (1997) ou de Mulholland Drive (2001). Il n'hésite pas non plus à manipuler certains clichés cinématographiques de manière subversive ; c'est le cas de Blue Velvet, où il transforme en cauchemar l'idéalisme des années 1950, ou de la série Twin Peaks, qui va du mélo à l'angoisse, en passant par la comédie.
Lynch acteur[modifier]
En plus de ses talents variés derrière la caméra (compositeur, monteur, mixeur, décorateur, animateur, producteur, scénariste, cadreur, ingénieur du son, réalisateur), David Lynch est aussi acteur. Il se met lui-même en scène dans la série Mystères à Twin Peaks et le film homonyme, où il tient le rôle de l'agent Gordon Cole, dont la particularité est d'être sourd. Il collabore également avec d'autres réalisateurs, comme Tina Rathborne (Zelly and me, 1988), Michael Almereyda, en endossant le rôle d'un réceptionniste d'une morgue dans Nadja (1994) puis, récemment, dans Midnight Movies, un documentaire de Stuart Samuels (2006).
Musiciens dans les films de Lynch[modifier]
Lynch semble s'amuser à inclure dans ses castings des musiciens célèbres.
- Dans Dune, le chanteur Sting joue un rôle de méchant.
- Dans Twin Peaks: Fire Walk with Me, c'est le chanteur Chris Isaak qui joue un des inspecteurs. Dans le même film, on peut voir David Bowie parmi l'équipe du FBI dirigée par le personnage de Lynch.
- Dans Lost Highway, Henry Rollins joue le rôle d'un gardien de prison et le réalisateur fait apparaître en guest Marilyn Manson et Twiggy Ramirez dans les rôles secondaires de deux pornstars.
Autres activités[modifier]
Depuis l'échec commercial du film Inland Empire, David Lynch a multiplié les activités dans des champs artistiques divers, poussé d'une part par une volonté d'expérimentation enthousiaste, et de l'autre pour assurer pour assurer ses revenus financiers suite au ralentissement de son activité de cinéaste et au coût de sa fondation pour la méditation transcendentale[4].
Arts graphiques[modifier]
David Lynch n'a jamais totalement abandonné la peinture et le dessin qu'il avait étudié plus jeune. C'est pendant le montage du film que le directeur général de la Fondation Cartier pour l'art contemporain demande à voir ses travaux. Enthousiasmé, il met en œuvre une exposition à Paris[4]. Ainsi, en mars 2007, a lieu l'exposition, « The Air Is On Fire », qui regroupe photos, œuvres plastiques et sonores du réalisateur. Au vernissage de l'exposition, le 2 mars, David Lynch donne devant un auditoire restreint un concert d'une trentaine de minutes avec Marek Zebrowski. Les deux hommes exécutent une improvisation aux synthétiseurs, d'après des écrits de Lynch lus entre chaque morceau, et rassemblés sous le nom de Thoughts.
C'est à Paris également que David Lynch conçoit une grande partie de son œuvre graphique. Suite à son exposition à la fondation Cartier, il a découvert l'ancien atelier Mourlot[10], rue du Montparnasse, devenu Idem Paris (qui abrite les éditions Item[11]), et où il a élu domicile pour réaliser et imprimer ses lithographies, montages photo, etc. Il écrit à ce propos :
« I see this incredible place, and I get the opportunity to work there. And this was like a dream! It just opened up this brand-new world of the lithography and the magic of lithography, the magic of the stones[12]. »
En 2012, il réalise un court-métrage en vidéo noir et blanc montrant le tirage de ses lithographies sur les presses de l'atelier[12].
Sa production graphique a notamment fait l'objet d'une exposition[13] au Musée du dessin et de l'estampe originale de Gravelines. En 2012, Lynch a exposé ses lithographies et ses court-métrages au FRAC Auvergne (Clermont-Ferrand, France). Cette exposition a donné lieu à la publication d'un livre[14] et à l'acquisition d'un dessin et de six estampes par la collection du FRAC.
Il semble que par son travail graphique, David Lynch ait l'impression de pouvoir renouveler son processus créatif, comme s'il sentait qu'il était arrivé à une limite avec son œuvre cinématographique. Il peut dans son atelier créer avec une pression moindre que celle qui existe lorsqu'il fait un film[4].
Si les expositions de David Lynch voyagent dans le monde et si ses œuvres se vendent, il semble néanmoins qu'il ne soit pas encore totalement reconnu dans le milieu de l'art. Selon Patrick Steffen, rédacteur en chef de la revue spécialisée Flash Art à Los Angeles, interrogé par Les Inrockuptibles, la curiosité pour ses travaux vient avant tout de sa notoriété en tant que cinéaste. Il est rarement cité dans les revues d'art contemporain et il semble que ses peintures n'aient pas « la sophistication de ses films[4]. »
Musique[modifier]
Parmi ses passions, David Lynch compte aussi la musique, à laquelle il s'est souvent essayé, par exemple sur l'album Dark Night of the Soul, de Danger Mouse et Sparklehorse. En 2010 il prend un tournant plus prononcé en sortant, sous son propre nom, deux titres à tonalité electro, sur un label indépendant, intitulés Today is A Good Day et I Know. Il lance même un grand concours ouvert aux cinéastes amateurs pour réaliser leur propre clip des titres, avec à la clé une récompense de 2 000 livres sterling pour les gagnants[15].
Il crée aussi un nouveau site pour rassembler les meilleurs artistes émergents afin de soutenir les œuvres de la fondation David Lynch[16].
Lynch sort en 2011 son premier album solo Crazy Clown Time.
En 2013 , David Lynch a un projet d'album avec des musiques ré-orchestrées que Jean-Michel Jarre lui a envoyé.[réf. nécessaire]
Ėgalement en 2013, il annonce la sortie de son nouvel album musical The Big Dream[17].
Le 10 Juin 2013, le titre I'm Waiting Here, interprété par David Lynch et la chanteuse Lykke Li, est diffusé sur Internet[18].
Publicité[modifier]
David Lynch réalise, depuis le début des années 1990, une dizaine de spots publicitaires, entre autres pour Calvin Klein, Nissan, Barilla[19], ou encore Lady Dior avec Marion Cotillard dans les années 2010.
Design[modifier]
David Lynch a travaillé ces dernières années sur des projets très différents : il a réalisé une installation exposée en vitrine pour les Galeries Lafayette en 2009 intitulée Machines, Abstraction and Women, a dessiné une bouteille de champagne pour Dom Pérignon, fait le design intérieur d'une boîte de nuit parisienne, le Silencio. Il semble qu'il s'implique fortement dans ce genre de projets. Son entourage déclare qu'il ne s'y engage que s'il a un « un coup de cœur » et qu'il a l'assurance de jouir d'une liberté de création totale[4].
Engagements divers[modifier]
Méditation transcendantale[modifier]
David Lynch aurait commencé la pratique de la Méditation transcendantale en 1975 à Los Angeles[20]. Il évoque dans son livre, Catching the Big Fish, l'impact de cette technique sur son processus créatif.
En 2005, il crée la « Fondation David Lynch pour la paix mondiale et une éducation fondée sur la conscience » dont l'objectif est de promouvoir la technique afin de créer la paix dans le monde.
Il assiste à la crémation de Maharishi Mahesh Yogi en Inde en 2008[21]. En 2009, il se rend une nouvelle fois en Inde pour effectuer des interviews de personnes ayant côtoyées Maharishi Mahesh Yogi dans le but de réaliser un documentaire biographique[22],[23].
Le 18 avril 2010, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la première venue en France de Maharishi Mahesh Yogi[24], le cinéaste donne une conférence de presse à Lille pour parler des bénéfices que l'on pourrait attendre de la Méditation transcendantale pour lutter contre la violence à l'école, une démarche qu'il souhaiterait expérimenter en France dans une dizaine d'établissements scolaires de banlieue[25],[26],[27].
Le réalisateur du documentaire de 2010 David et les yogis volants (titre original : David wants to fly), David Sieveking, porte un regard très critique sur Lynch autant que sur les rajas, responsables nationaux du mouvement de méditation transcendantale[28].
11-Septembre[modifier]
Dans un entretien diffusé le 3 décembre 2006 dans l'émission Wereldgasten sur la chaîne de télévision hollandaise VPRO[29], puis dans l'émission de radio d'Alex Jones[30] aux États-Unis, David Lynch affiche sa perplexité quant à l'explication gouvernementale des attentats du 11 septembre 2001 sans lui préférer pour autant d'autres théories :
- « Il y a beaucoup de questions, mais il n'y a pas de réponse[31]. »
Filmographie[modifier]
Longs métrages[modifier]
- 1977 : Eraserhead (Labyrinth man pour sa sortie en France)
- 1980 : Elephant Man (The Elephant Man)
- 1984 : Dune
- 1986 : Blue Velvet
- 1990 : Sailor et Lula (Wild at Heart)
- 1992 : Twin Peaks (Twin Peaks, Fire Walk with Me)
- 1997 : Lost Highway
- 1999 : Une histoire vraie (The Straight Story)
- 2001 : Mulholland Drive
- 2006 : Inland Empire
- 2012 : Meditation, Creativity, Peace (documentaire)
Courts métrages[modifier]
- 1967 : Six Figures Getting Sick (animation)
- 1968 : The Alphabet (animation)
- 1970 : The Grandmother (moyen métrage)
- 1973 : The Amputee (court-métrage de 4 min en 1/2" vidéo noir et blanc)
- 1988 : Les Français vus par les Français - segment The Cowboy and the Frenchman (court-métrage de 22 min en 35 mm couleurs)
- 1990 : Industrial Symphony No. 1: The Dream of the Broken Hearted[32] (en collaboration avec Angelo Badalamenti)
- 1995 : Lumière et Compagnie - segment Lumière (Premonition following an Evil Deed)
- 2002 : Darkened Room
- 2007 : Boat
- 2007 : Chacun son cinéma - segment Absurda
- 2010 : Lady Blue Shanghai
- 2011 : I Touch A Red Button Man (sur une bande son d'Interpol)
- 2012 : Idem Paris[12] (court-métrage de 7 min 48 sec en vidéo noir et blanc)
Séries[modifier]
- 1990 : Twin Peaks
- 1990 : American Chronicles
- 1992 : On the Air
- 1993 : Hotel Room (épisodes Blackout et Tricks)
- 2002 : Rabbits
- 2002 : Dumbland (8 épisodes) - dessin animé
Contributions[modifier]
- 2010 : 2012: Time For Change, film documentaire de João Amorim
- Dans The Cleveland Show, série créée par Seth MacFarlane, David Lynch prête sa voix au barman Gus, personnage lui ressemblant étrangement.
Prix, récompenses, distinctions[modifier]
Academy Awards[modifier]
- 1981 : Nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur pour Elephant Man
- 1981 : Nommé pour l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Elephant Man
- 1987 : Nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur pour Blue Velvet
- 2002 : Nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur pour Mullholland Drive
Festival de Cannes[modifier]
- 1990 : Palme d'or au Festival de Cannes pour Sailor et Lula[33]
- 1992 : En compétition officielle pour Twin Peaks (Twin Peaks, Fire Walk with Me)
- 1999 : En compétition officielle pour Une histoire vraie
- 2001 : Prix de la mise en scène pour Mulholland Drive
Autres prix et nominations[modifier]
- 1978 : Antenne d'or du festival international du film fantastique d'Avoriaz pour Eraserhead
- 1981 : Grand Prix du festival international du film fantastique d'Avoriaz pour Elephant Man
- 1982 : César du meilleur film étranger pour Elephant Man
- 1987 : Grand Prix du festival international du film fantastique d'Avoriaz pour Blue Velvet
- 2002 : César du meilleur film étranger pour Mullholland Drive
- 2006 : Lion d'or à la Mostra de Venise pour l'ensemble de son œuvre
Distinctions françaises[modifier]
- 2002 : chevalier de la légion d'honneur[34]
- 2007 : officier de la légion d'honneur[35]
Discographie[modifier]
Albums[modifier]
Singles[modifier]
- 2010 : Good Day Today
Autres projets musicaux[modifier]
- 1982 : Eraserhead en duo avec Alan R. Splet. Label : Alternative Tentacles / I.R.S.
- 1990 : Industrial Symphony No. 1: The Dream of the Broken Hearted en duo avec Angelo Badalamenti
- 1998 : Lux Vivens (Living Light): The Music Of Hildegard Von Bingen en duo avec Jocelyn Montgomery. Label : Mammoth Records / PolyGram
- 2003 : Blue Bob en duo avec John Neff. Label : Solitude Records
- 2007 : The Air Is on Fire : Soundscape, Fondation Cartier pour l'art contemporain. Label : Strange World Music
- 2009 : Dark Night of the Soul : illustration photographique et participation vocale à certains titres (Star eyes et Dark night of the soul) de l'album réalisé en collaboration par Danger Mouse et Mark Linkous de Sparklehorse
Publications et références[modifier]
De David Lynch[modifier]
- David Lynch et Nicolas Richard, Mon histoire vraie (Catching the Big Fish) : Méditation, conscience et créativité, Sonatine, 24 avril 2008, 156 p. (ISBN 978-2355840098)
- David Lynch, Chris Rodley, Serge Grüneberg, David Lynch : Entretiens avec Chris Rodley, films, photographies, peintures, Cahiers du Cinéma, 24 octobre 2004, 224 p. (ISBN 2866423712 et 978-2866423711)
- David Lynch, Works on paper, publié à la suite de l'exposition « David Lynch, The Air is on Fire » à la fondation Cartier de mars 2007, Steidl, 2011
Sur David Lynch[modifier]
Essais, études francophones[modifier]
- David Lynch (1992), Michel Chion, Cahiers du cinéma, coll. « Auteurs » (éd. revue et augmentée, 2001)
- « David Lynch », Les Inrockuptibles, hors-série consacré à son monde, à ses goûts et à ses films. 4e trimestre 2002 ; sous la direction de Christian Fevret
- Lynchland #1, Roland Kermarec, Editions Objectif Cinéma, 2004
- Le Purgatoire des sens : "Lost Highway", de David Lynch, Guy Astic, Éd. Rouge profond, 2004
- Twin Peaks, les laboratoires de David Lynch, Guy Astic, Éd. Rouge profond, 2005
- « Violence et psychopathologie dans l'œuvre cinématographique de David Lynch », thèse d'exercice d'Anne Sabatier (médecine), Dijon, 2005
- Mulholland Drive, de David Lynch (Dirt Walk With Me), Hervé Aubron, Éd. Yellow Now, 2006
- « David Lynch. Un cinéma du maléfique », Enrique Seknadje, Camion Noir, 2010
- David Lynch - Man Waking From Dream, sous la direction de Jean-Charles Vergne, textes français/anglais de J.-C. Vergne, Mathieu Potte-Bonneville, Pierre Zaoui, 180 p., 150 reproductions couleur ; publié à l'occasion de l'exposition de David Lynch au FRAC Auvergne, Clermont-Ferrand, 1er trimestre 2012
Films[modifier]
- 1989 : David Lynch: Don't Look at Me, documentaire de la série Cinéma, de notre temps réalisé par Guy Girard[36].
- 2007 : Le Son de David Lynch, documentaire de Elio Lucantonio et Michaël Souhaité, avec David Lynch, Angelo Badalamenti et Michel Chion. Le film aborde toutes les étapes de la fabrication des bandes sons des films de Lynch : la musique, les dialogues, les effets sonores, le mixage.
- 2013 : La Vie rêvée de David L.[37], long métrage français, réalisé par Paul Lê et Julien Pichard, qui rend hommage au réalisateur en imaginant son parcours d'étudiant en Beaux-Arts.
Notes et références[modifier]
- Lynch and Rodley 2005, p. 245.
- Biographie de Jennifer Lynch sur IMDb
- Fiche de Austin Jack Lynch sur IMDb
- Romain Blondeau, « Pourquoi David Lynch fait-il tout sauf des films ? », Les Inrockuptibles, 12 mai 2013 [texte intégral]
- Asymmetrical Productions sur IMDb
- David Lynch - Lodz 2003, Paris, Galerie Port Autonome (publication sur le site de la Galerie Basia Embiricos)
- Jury 2002 sur le site du festival de Cannes
- Voir sur le site de l'artiste.
- Hélène Delye, « Sur les routes américaines avec David Lynch », Le Monde Télévisions, 21-22 juin 2009, p. 4.
- Historique sur le site d'Idem.
- Voir les éditions de Lynch sur le site d'Item.
- Film sur le site de l'atelier Idem Paris et commentaire de Lynch sur l'atelier.
- Voir le livre publié à l'occasion de l'exposition sur le site de la ville de Gravelines.
- 182 pages, textes français/anglais de Jean-Charles Vergne, Mathieu Potte-Bonneville, Pierre Zaoui.
- Les clips de David Lynch.
- « Welcome to an inside “peak” at a great new cause » — David Lynch Foundation Music.
- Le cinéaste surréaliste David Lynch sortira son deuxième album The Big Dream le 15 juillet. sur musique.premiere.fr, relu le 3 juin 2013.
- David Lynch + Lykke Li = un très beau clip sur www.lesinrocks.com, relu le 10 juin 2013.
- Liste des spots réalisés par Lynch sur culturepub.fr.
- The Washington Post, David Lynch’s Guru and His Art, Claire Hoffman, February 7, 2008
- (en) Jacqueline Stevens et Patrick Barkham, « And now children, it's time for your yogic flying lesson », The Guardian, 27 janvier 2009 [texte intégral]
- (en) « David Lynch to shoot film about TM guru Maharishi Mahesh Yogi in India », Thaindian News, 18 novembre 2009 [texte intégral]}
- (en) David Lynch to make film about Beatles guru Maharishi Mahesh Yogi, Nov 18, 2009
- (en) David Lynch's French connections, May 2010
- (fr) David Lynch parle de sa vie et expose les raisons de son engagement
- (fr) David Lynch, réalisateur américain, nous parle de la violence scolaire et l'importance de la méditation dans son travail artistique, France24 le 22 avril 2010 (vidéo en Français)
- (fr) David Lynch explique la Méditation transcendantale à David Servan-Schreiber (vidéo en français), le 22 avril 2010.
- David et les yogis volants sur arte.tv.
- Site de l'émission Wereldgasten.
- de l'émission sur prisonplanet.com.
- « There are lots of questions, and there is no answer. »
- Participation de Julee Cruise.
- Fiche de David Lynch sur le site du Festival de Cannes
- Les insignes lui sont remis lors du festival de Cannes.
- Les insignes lui sont remis, le 1er octobre 2007, par Nicolas Sarkozy.
- David Lynch: Don't Look at Me sur IMDb
- Voir les bandes-annonces en streaming sur transkom.tv.
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
Liens externes[modifier]
- (en) Site officiel de David Lynch
- (en) David Lynch sur l’Internet Movie Database
- Article analysant la « peur » chez Lynch (Implications Philosophiques)