La Amistad

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41° 21′ 40″ N 71° 57′ 58″ O / 41.361, -71.966 ()

La Amistad
Réplique de La Amistad naviguant dans le port historique de Mystic, Connecticut
Réplique de La Amistad naviguant dans le port historique de Mystic, Connecticut

Autres noms Friendship
Équipage 9 marins
Gréement goélette à hunier
Débuts 1839
Longueur hors-tout 39,30 m
Longueur de coque 24,40 m
Maître-bau 7,00 m
Tirant d'eau 3,20 m
Voilure 483 m2 (8 voiles)
Déplacement 137 tonnes
Architecte H. Elroy Arch
Capacité 49 stagiaires
Motorisation 2 caterpillar diesel
Chantier Thompson Enterprise, Key West
Armateur Amistad America, Inc.
Port d’attache New Haven, Connecticut Drapeau des États-Unis États-Unis

La Amistad est une goélette à hunier du XIXe siècle. Fabriquée aux États-Unis, elle porta d'abord le nom de Friendship avant d'être renommée lors de son rachat par un Espagnol. La Amistad est devenu un symbole du mouvement pour l'abolition de l'esclavage après la mutinerie d'un groupe d'esclaves africains transportés à bord en 1839.

Les faits[modifier | modifier le code]

Le , un groupe d'Africains est mené par Sengbe Pieh (en), plus tard connu sous le nom de Joseph Cinqué, à bord du navire La Amistad dans une révolte face à leurs geôliers. Leur transport d'Afrique vers l'Amérique était illégal et, de ce fait, les Africains ont été déclarés nés à Cuba, alors colonie espagnole[1]. Après leur révolte, les Africains demandèrent à retourner chez eux mais le propriétaire du navire, qui avait été épargné, les trompa sur leur destination. Il les mena vers le nord, le long de la côte américaine vers Long Island à New York. Les Africains furent arrêtés au Connecticut. La goélette fut prise par la marine américaine. Il y eut ensuite un procès sur le navire et sur le statut des Africains captifs[1]. Cet événement fait partie des prémices de l’abolitionnisme aux États-Unis.

Gravure de 1840 représentant la mutinerie.

La Amistad n'était pas seulement un navire d'esclaves, parce qu'elle n'était pas aménagée pour en transporter. Ce bateau était engagé dans un simple commerce côtier. La première cargaison transportée par La Amistad était du sucre de production industrielle, et sa route normale allait de la Havane à son port d'attache Guanaja. Elle transportait parfois des passagers et plus rarement des esclaves. L'armateur avait maquillé les documents pour lui permettre de légaliser le transport d'esclaves et avait joué sur l'identité de deux navires La Amistad et le Tecora (en).

Les vrais navires esclaves comme le Tecora étaient utilisés pour transporter le plus d'esclaves possible. Une de leurs caractéristiques de construction était la demi-hauteur entre les ponts obligeant les esclaves en chaînes à rester en position allongée ou assise. La hauteur n'était pas suffisante pour rester debout ce qui n'était pas souhaitable pour un navire. L'équipage de la Amistad manquait de place pour les esclaves. 53 captifs furent placés dans la cale et l'autre moitié sur le pont. Ces derniers étaient relativement libres de bouger et cette liberté de mouvement leur a permis de mener leur révolte et de prendre les commandes du navire.

La Amistad à New York, le 26 août 1839.

La Amistad dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jeune homme non identifié », sur World Digital Library,‎ 1839-1840 (consulté en 2013-07-28)

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