Lee Chang-dong

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Dans ce nom coréen, le patronyme, Lee, précède le prénom.

Lee Chang-dong

Description de l'image  Lee Chang-dong 2009.jpg.
Naissance (60 ans)
Daegu
Nationalité Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Profession écrivain, réalisateur, scénariste, producteur
Films notables Peppermint Candy
Oasis
Secret Sunshine
Poetry

Lee Chang-dong est un écrivain, scénariste, réalisateur, producteur et homme politique sud-coréen, né le à Daegu.

Un écrivain engagé[modifier | modifier le code]

Né à Daegu (centre-est), Lee Chang-dong obtient son diplôme de langue coréenne et de littérature à l'université Kyungpook dans cette même ville en 1980. À cette époque la Corée du Sud vit sous une dictature militaire, et il prend part aux manifestations étudiantes contre le régime. Toujours à Daegu, il se consacre au théâtre, écrivant et montant des pièces. Après avoir enseigné le coréen brièvement au lycée, il se lance dans l'écriture avec son premier roman Chonri (The Booty) en 1983. Il se place dans un registre polémique qu'il conservera dans toutes ses œuvres futures (ainsi Chonri « évoque les émeutes sanglantes de 1980 à Gwangju[1]). Il devient l'un des auteurs les plus reconnus dans son pays en poursuivant avec Burning Papers (1987) et Nokcheon (1992).

Son entrée dans le milieu du cinéma se fait par l'entremise de Park Kwang-su (un des cinéastes les plus en vue du pays, considéré comme le leader du Nouveau cinéma coréen) qui lui propose l'écriture de deux scénarios : To the Starry Island (1993) et A Single Park (1995)[2].

Cinéaste sur le tard[modifier | modifier le code]

C'est à la surprise de beaucoup qu'il passe finalement derrière la caméra en 1997 avec Green Fish (dont il est aussi le scénariste), une critique de la société sud-coréenne racontant l'ascension malsaine d'un jeune homme dans l'univers du crime. Ce premier essai est un succès et son film est présenté dans plusieurs festivals internationaux.

« HN: Pourquoi à un moment avez-vous changé de moyen d'expression ?
LEE: C'est une question que l'on me pose souvent, que mon épouse me pose, et c'est délicat d'y répondre. La première raison, c'est qu'en tant qu'écrivain, à un moment j'ai senti des limites dans l'écriture. La seconde raison, c'est qu'en tant qu'être humain, à l'âge de 39 ans, je voulais éviter un chemin traditionnel, tout tracé[3]. »

Son deuxième film Peppermint Candy, en 1999 obtient encore plus de succès autant en Corée qu'à l'international. Il met une nouvelle fois en exergue les séquelles de la dictature militaire (encore le massacre de Kwangju, la torture dans les commissariats, la crise économique de 1997…) en déroulant à rebours sur vingt ans la vie d'un homme qui vient de se suicider.

Récompensé par le Lion d'argent du meilleur réalisateur à Venise, son troisième film Oasis et son chef d'œuvre à ce jour, le consacre définitivement (près d'un million et demi d'entrées en Corée). L'histoire atypique décrit l'amour entre un jeune homme attardé souffre-douleur et une handicapée physique.

Ministre éphémère[modifier | modifier le code]

Fin février 2003, Lee Chang-dong a été nommé ministre de la Culture de Corée du Sud au gouvernement du président Roh Moo-hyun. Arrivé à ce poste par surprise, il eut à faire face à l'imposition de quotas sur les productions américaines, permettant un développement des productions locales. Il quitte son poste dès 2004, éreinté par cette expérience et ce monde qui lui est étranger[4].

Hommages et récompenses[modifier | modifier le code]

En octobre 2005, il est l'invité de Thierry Frémaux à l'Institut Lumière[5].

En octobre 2006, il est fait chevalier de la Légion d'honneur pour « sa contribution au maintien des quotas afin de promouvoir la diversité culturelle en tant que ministre de la culture. » La cérémonie eut lieu à l'ambassade de France en Corée du Sud en présence du ministre Renaud Donnedieu de Vabres[6].

En 2007, il présente en compétition au Festival de Cannes son dernier film Secret Sunshine , racontant l'histoire d'une femme qui plonge dans la religion et la folie après l'assassinat de son fils[7]. L'actrice principale Jeon Do-yeon est repartie couronnée du Prix d'interprétation féminine. Au Festival de Cannes 2009, il est membre du jury sous la présidence d'Isabelle Huppert[8]. Il revient dans la compétition cannoise en 2010 avec Poetry, récompensé par le Prix du scénario.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Lee Chang-dong est scénariste de tous les films qu'il a réalisés.

Producteur[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Chonri (The Booty), 1983
  • Burning Papers, 1987
  • Nokcheon, Éditeur Seuil, 07/10/2005,Collection Cadre Vert, 240p., (ISBN 2-02-063846-0)[9]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]