Retour vers le futur

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Retour vers le futur

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Logotype du film

Titre original Back to the Future
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario Robert Zemeckis
Bob Gale
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Sortie 1985
Durée 116 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Retour vers le futur (Back to the Future) est un film de science-fiction américain réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1985.

L'intrigue relate le voyage dans le passé d'un adolescent, Marty McFly, à bord d'une machine à voyager dans le temps fabriquée par le Docteur Emmett Brown à partir d'une voiture de modèle DeLorean DMC-12. Parti de l'année 1985 et propulsé en 1955, Marty, aidé du « Doc » de 1955, doit résoudre les paradoxes temporels provoqués par ses interventions dans le passé et trouver le moyen de faire fonctionner la machine pour retourner à son époque d'origine.

Le succès commercial du film a donné lieu à deux suites, Retour vers le futur 2 (1989) et Retour vers le futur 3 (1990), formant ainsi une trilogie, et au développement d'une franchise commerciale sur divers supports.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La tour de l'horloge de l'Hôtel de ville de Hill Valley

Hill Valley, 1985. Marty McFly, adolescent typique des années 1980, est déçu par sa situation familiale. Son père George, timide, couard, ne supportant pas le conflit, s'écrase sans cesse devant son chef Biff Tannen, qui l'oblige à rédiger ses propres rapports. Sa mère Lorraine boit beaucoup ; très possessive, elle s'indigne que son fils sorte avec Jennifer et lui fait souvent des remontrances. Son frère et sa sœur sont bien mal partis aussi. Marty a pour ami un extravagant scientifique, le Docteur Emmett Brown, dit « Doc ». Ce dernier a mis au point une machine à voyager dans le temps au terme de trente ans de recherche, machine prenant la forme d'une DeLorean DMC-12 modifiée. Il lui fait une démonstration de son invention en envoyant son chien « Einstein » une minute en avant dans le temps, sous l'œil de Marty.

Mais Doc est soudainement assassiné pour avoir trompé des terroristes libyens en leur subtilisant du plutonium, nécessaire pour transmettre dans le convecteur temporel la puissance électrique nécessaire pour voyager dans le temps. Marty, pour s'échapper, monte dans la voiture, met involontairement les circuits temporels en marche et franchit la barre des 88 miles par heure (141,62 km/h), vitesse également nécessaire au voyage dans le temps. Il se retrouve projeté à Hill Valley à la dernière date inscrite par Doc sur le cadran, date correspondant au matin de la révélation qui l'a amené à créer le convecteur temporel… le 5 novembre 1955.

Projeté à cette époque, Marty veut rentrer chez lui ; une fois arrivé, au lieu de voir sa maison et celles des voisins, il ne trouve qu'un lotissement en chantier. Puis il croise ses parents, encore étudiants, et sauve son père d'un accident de la circulation en étant renversé à sa place par la voiture de son futur grand-père maternel. Marty se réveille le soir 9 heures plus tard ; sa mère tombe amoureuse de lui en le soignant (l'effet Florence Nightingale). Marty a donc pris la place de son père, qui avait connu sa mère lors de cet accident (ce sont des variantes du paradoxe du grand-père et du complexe d'Œdipe).

Marty, essayant avant tout de retourner en 1985, va à l'adresse de Doc, en 1955, pour le convaincre de l'aider à retourner à son époque. Après l'avoir convaincu, il lui montre la DeLorean. Doc se rend alors compte qu'il ne peut renvoyer Marty chez lui car en 1955 il est impossible de se procurer du plutonium, nécessaire à fournir 2,21 gigawatts au convecteur temporel. Quand Doc lui dit que seule la foudre peut produire une telle énergie, Marty va alors se souvenir que la foudre va s'abattre sur le clocher de l'Hôtel de ville dans une semaine, l'énergie de celle-ci étant suffisante au convecteur temporel. Après avoir mis Marty en garde de ne rien faire durant cette semaine au risque de modifier le futur, Marty apprend au Doc qu'il a déjà rencontré ses parents et donc modifié le futur. Lui et Doc découvrent que cette intervention fait peu à peu disparaitre, sur une photo de famille de Marty, son frère, et que sa sœur puis Marty ne tarderont pas non plus à être gommés de la réalité. Marty a, donc une semaine pour se préparer au voyage temporel et faire en sorte que ses parents tombent amoureux.

Le lendemain, Marty revoit son père pour le convaincre d'aller à la Féerie dansante des Sirènes (bal de fin d'année) avec sa mère, alors que celle-ci est amoureuse de Marty et que Biff Tannen (qui tyrannisait déjà George à l'époque) a un œil sur elle. George refuse dans un premier temps d'essayer de sortir avec Lorraine au bal. Après avoir menacé George durant la nuit de lui faire fondre la cervelle s'il ne sort pas avec Lorraine en se faisant passer pour Dark Vador, Marty aide George à draguer Lorraine au restaurant mais Biff arrive et interrompt George. Marty provoque alors Biff et sa bande. Ceux-ci, en voulant poursuivre Marty en voiture, heurtent un camion transportant du fumier sous lequel ils sont ensevelis. Lorraine, impressionnée, suit alors Marty jusqu'à l'atelier du Doc, que Marty lui présente comme étant son oncle, et elle demande à Marty d'être son cavalier au bal, au grand dam de Doc qui est témoin de la scène. Marty y voit une ultime occasion, pour son père, d'impressionner Lorraine et imagine un scénario où il mettra Marty K.O. après que celui-ci, dans la voiture garée sur le parking, se soit montré trop entreprenant avec Lorraine.

La voiture de Biff Tannen

Le soir arrive donc et Marty se surprend à avoir des difficultés à se faire détester de sa mère, celle-ci essayant même de l'embrasser contre son gré, et ayant l'impression d'embrasser son frère. C'est alors que Biff arrive en colère contre Marty pour l'épisode du fumier. Il veut dans un premier temps se battre avec lui mais en voyant Lorraine dans la voiture et dans une tenue aguichante, il tente d'abuser d'elle par la force. Alors que Marty est enfermé par les amis de Biff dans le coffre de la voiture des musiciens du bal, George arrive sur les lieux pour exécuter le plan de Marty, sans savoir que c'est Biff qui est dans la voiture. George, surpris d'y voir Biff alors qu'il commence son jeu, décide pour une fois de lui tenir tête et de ne pas se laisser faire. Biff sort alors de la voiture et fait une clé de bras à George. Lorraine, essayant de l'aider, se fait mettre à terre par Biff. George, excédé, trouve alors la rage d'infliger un violent coup de poing à Biff et le met K.O. avant d'emmener Lorraine au bal. Pendant ce temps, les musiciens essaient de libérer Marty de leur coffre. Dans la manœuvre, le chanteur-guitariste s'ouvre la main. Marty sort du coffre et arrive juste à temps pour voir son père mettre son coup de poing à Biff.

Puisque le musicien blessé ne peut plus jouer de la guitare, Marty propose de jouer à sa place afin que le bal ait bien lieu et que ses parents puissent amorcer leur histoire d'amour. Durant la danse, George se fait pousser par un autre danseur, le séparant de Lorraine et provoquant le début de l’effacement temporel de Marty. George, au dernier moment, repousse l'intrus et se décide à embrasser Lorraine, sauvant ainsi Marty. À la fin de la chanson, Marty se fait convaincre de faire une dernière chanson beaucoup plus rythmée. Marty interprète alors Johnny B. Goode, alors que le chanteur blessé du groupe, qui se nomme Marvin Berry, appelle son cousin Chuck pour lui faire écouter un "son nouveau".

Après avoir fait une recommandation à ses parents sur l'avenir (le sien), Marty se rend à l’Hôtel de ville, où Doc a tout planifié pour le voyage temporel. Alors que Marty veut prévenir Doc pour son futur assassinat celui-ci refuse et déchire la lettre que Marty avait écrite à ce sujet. L'orage provoque alors la rupture d'un câble que Doc doit arranger pendant que Marty doit amener la DeLorean à l'endroit indiqué par Doc pour pouvoir décoller au bon moment et atteindre les 88 miles à l'heure à l'endroit et au moment où la foudre tombera. Malgré des difficultés, Doc répare les câbles juste à temps et Marty retourne en 1985 mais quelques minutes avant que Doc ne soit tué par les libyens afin de le prévenir. Mais le timing est tout de même trop juste et, Marty assiste impuissant à la mort de Doc. Puis il se voit aller dans le passé au volant de la DeLorean et les libyens subir un accident. Arrivé près du corps de Doc, il se rend compte que celui-ci est finalement vivant : il avait fini par recoller les morceaux de la lettre de Marty, et il s'est muni d'un gilet pare-balle.

Doc ramène Marty chez lui et lui dit avoir l'intention d'aller 30 ans dans le futur. Marty lui suggère de lui rendre visite à cette époque et de faire attention. Le lendemain, Marty remarque des changements dans sa famille : son père a de l'assurance, sa mère est en bonne santé, son frère et sa sœur ont une vie bien plus attrayante et Biff respecte son père, en plus d'être garagiste. De plus, Marty possède un 4x4. Pendant qu'il admire son véhicule, Jennifer, sa petite amie, lui rend visite, et Marty ne cache pas son soulagement de la revoir après tout ce temps. Tout d'un coup, la Delorean et Doc surgissent et Doc dit à Marty qu'il doit venir avec lui, qu'il faut faire quelque chose pour leurs enfants, à lui et Jennifer. Marty lui fait remarquer que la route est trop courte pour atteindre 88 miles à l'heure. Doc répond que là ou ils vont, ils n'ont pas besoin de route. La DeLorean se met alors à voler et repart vers le futur...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Généalogie de la famille McFly

Eric Stoltz devait au départ incarner Marty McFly, et Melora Hardin avait été désignée pour le rôle de Jennifer Parker[2]. Mais après cinq semaines de tournage, le réalisateur Robert Zemeckis, insatisfait, s'est séparé du jeune acteur, et a aussi remplacé celle qui devait jouer sa petite amie dans le film. Michael J. Fox était bloqué par le tournage de la sitcom Family Ties, mais un arrangement a finalement pu être obtenu entre les différentes parties.

Production[modifier | modifier le code]

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Écriture[modifier | modifier le code]

Le scénariste et producteur Bob Gale a eu l'idée de Retour vers le futur après avoir rendu visite à ses parents à Saint-Louis (Missouri), dans le Missouri, après la sortie de La Grosse Magouille. Lors d'une recherche dans le sous-sol de leur maison, il trouve un annuaire de son père à l'époque du lycée et a découvert que ce dernier fut président de sa promotion. Gale pensa au président de sa promotion, qui n'avait rien à voir avec lui[3]. Gale s'est demandé s'il aurait été ami avec son père s'ils avaient été au lycée en même temps. Lors de son retour en Californie, à Los Angeles, il parle de son nouveau concept à Robert Zemeckis[4]. Par la suite, Zemeckis a pensé à une mère qui prétend n'avoir jamais embrassé un garçon à l'école, alors qu'elle était légère en réalité[5]. Les deux hommes ont mené le projet à Columbia Pictures, et ont conclu un accord de développement pour un script en septembre 1980[4]. Zemeckis et Gale ont placé l'histoire en 1955 car, mathématiquement, selon eux, un adolescent de 17 ans qui voyage pour rencontrer ses parents du même âge signifiait de voyager dans cette décennie. La période était marquée ; l'ascension des adolescents en tant qu'élément culturel important, la naissance du rock'n'roll et l'expansion des banlieues, qui seraient la saveur de l'histoire[6]. À l'origine, la machine à voyager dans le temps devait être un réfrigérateur qui devait, pour son utilisateur, utiliser l'énergie d'une explosion atomique sur le site d'essais du Nevada pour rentrer chez eux[7]. L'idée fut rapidement abandonnée, les auteurs craignant que les enfants n'essaient de s'enfermer à leur tour dans leur réfrigérateur[8]. Zemeckis a trouvé qu'il serait plus pratique si la machine à voyager dans le temps était mobile. La DeLorean a été choisie car sa conception contribue à crédibiliser le gag concernant la famille d'agriculteurs qui prend le véhicule par erreur pour une soucoupe volante. En outre, le point culminant d'origine a été jugé trop cher par les dirigeants d'Universal et a été simplifié. Les auteurs ont eu du mal à justifier les liens d'amitié entre Marty et Doc avant de créer l'amplificateur géant de guitare électrique et ont résolu la relation œdipienne de Marty avec sa mère quand ils ont écrit la ligne de dialogue « C'est comme si j’embrassais mon frère ». Le personnage de Biff Tannen fut nommé d'après un directeur des studios Universal, Ned Tanen, qui a eu un comportement agressif lors d'une réunion sur le script de Crazy Day[5].

Le premier projet de Retour vers le futur fut achevé en février 1981. Columbia Pictures mit le projet en turnaround, arrangement dans l'industrie du film dans lequel les droits d'un projet sont vendus à un autre. Selon Gale, ils pensaient que « c'était un film très agréable, attirant et chaleureux, mais pas suffisamment sexuel ». Il ajoute qu'ils ont suggéré qu'ils l'emportent chez Disney, mais ils ont décidé « de voir si un autre des grands studios voulait un morceau de nous »[4]. Chaque grand studio de cinéma a rejeté le script durant les quatre années suivantes, tandis que Retour vers le futur connut plus de deux versions. Dans les années 1980, les comédies pour adolescents (tels que Fast Times at Ridgemont High et Porky's) étaient osées et visant les adultes, de sorte que le script ait été généralement rejeté par ce qu'il était trop léger[5]. Gale et Zemeckis ont finalement décidé de le proposer à Disney, mais ils leur ont dit que « l'histoire de la mère qui tombe en amour pour son fils n'était pas approprié pour un film familial sous la bannière Disney[4] », a déclaré Gale.

Le duo tenta de s'allier avec Steven Spielberg, qui avait récemment produit Crazy Day et La Grosse Magouille, deux échecs commerciaux. Spielberg fut initialement absent du projet par la crainte de Zemeckis qui sentait que s'il produit un nouvel échec avec lui, il ne serait jamais en mesure de faire un autre film. Gale déclara qu'ils avaient « peur d'avoir la réputation de deux gars qui ne pouvaient pas obtenir un emploi » parce qu'ils étaient amis avec Spielberg[9]. Un producteur fut intéressé, mais se ravisa lorsqu'il a appris que Spielberg n'était pas impliqué au projet. Zemeckis choisit plutôt de réaliser À la poursuite du diamant vert, qui rencontre un succès au box-office[10]. Maintenant, devenu un réalisateur à haut profil, Zemeckis approcha Spielberg pour le concept, et le projet fut mis en place par Universal Pictures.

Un des dirigeants d'Universal, Sidney Sheinberg, fait quelques suggestions pour le script : changer le prénom de la mère de Marty, qui fut Meg, en Lorraine (le prénom de la femme de Sheinberg, l'actrice Lorraine Gary), changer le nom de Brown à partir du Professeur Brown au Doc Brown, et remplacer son chimpanzé par un chien comme animal de compagnie[5]. Sheinberg souhaita également le changement du titre, Spaceman from Pluto, convaincu qu'aucun film à succès n'a jamais eu le mot "futur" dans le titre. Il suggéra de présenter Marty comme « Dark Vador de la planète Pluton » habillé en un alien pour forcer son père à sortir avec sa mère (plutôt que « la planète Vulcain »), ainsi que le comics du fils du fermier se nomme Spaceman from Pluto plutôt que Space Zombies from Pluto .

Consterné par le nouveau titre que Sheinberg voulait imposer, Zemeckis demanda l'aide de Spielberg, qui, ensuite, dicta un mémo pour convaincre Shainberg, dans laquelle il écrit qu'ils pensaient que son titre était juste une mauvaise blague, l’embarrassant ainsi en laissant tomber l'idée du titre[11].

Casting[modifier | modifier le code]

Michael J. Fox fut le premier choix pour incarner Marty McFly, mais il tournait à l'époque dans la sitcom Sacrée Famille[12]. Le producteur de ce feuilleton, Gary David Goldberg, refusa de le laisser tourner un film car sa co-vedette de Sacrée Famille, Meredith Baxter, était en congé de maternité. Retour vers le futur était initialement prévu pour mai 1985 et ce fut seulement à la fin 1984 que Fox appris qu'il ne pourrait pas tourner le film[5]. Les deux choix suivants du réalisateur furent C. Thomas Howell et Eric Stoltz, ce dernier ayant impressionné les producteurs par sa prestation dans Mask. En raison de la difficulté dans le casting, la date de lancement fut repoussée à deux reprises[13].

Quatre semaines après le début du tournage, Zemeckis décida que Stoltz était une erreur de casting. Zemeckis et Spielberg décidèrent de repartir à zéro malgré le surcoût de 3 millions de dollars que cela ajouterait au budget de 14 millions. D'après Spielberg, Zemeckis trouvait l'interprétation de Stoltz trop dramatique et dépourvue d'humour. Gale expliqua qu'ils sentaient que Stoltz jouait simplement le rôle, tandis Michael J. Fox avait une personnalité proche de Marty McFly, ajoutant qu'il sentait qu'il était mal à l'aise en skateboard, tandis que Fox ne l'était pas.

Le calendrier de Michael J. Fox se dégagea en janvier 1985 lors du retour de Meredith Baxter sur le tournage de Sacrée Famille après sa grossesse. L'équipe du film rencontra à nouveau Goldberg, qui accepta que Fox fasse le film à condition que Sacrée Famille[14] reste sa priorité en cas de conflit de tournage. Fox aima le script et fut impressionné par la délicatesse de Zemeckis et Gale lors du départ de Stoltz, puisqu'ils ont alors néanmoins « dit beaucoup de bien de lui »[5]. Per Welinder et Bob Schmelzer l'ont aidé pour les scènes de skateboard[15]. Fox s'est projeté en Marty McFly de façon très personnelle : « J'ai passé mon temps au lycée à faire du skateboard, courir après les filles et jouer dans des groupes. J'ai même rêvé de devenir une star du rock [12] ».

Christopher Lloyd a obtenu le rôle de Doc "Emmett" Brown après l'indisponibilité de John Lithgow, qui fut le premier choix[5]. Ayant travaillé avec lui sur Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension, le producteur Neil Canton lui proposa le rôle, mais Lloyd refusa, avant de changer d'avis après avoir lu le script et sur l'obstination de sa femme. Il a improvisé certaines de ses scènes[16] en s'inspirant d'Albert Einstein et du chef d'orchestre Leopold Stokowski[17].

Crispin Glover joue le rôle de George McFly. Le réalisateur a dit qu'il a improvisé une grande partie des manières ringardes de George, comme ses mains tremblantes. Zemeckis plaisante en disant qu'il « jetait sans cesse un filet sur Crispin parce qu'il était complètement éteint environ cinquante pour cent du temps dans son interprétation du personnage »[5]. À la suite d'un désaccord sur les contrats, Glover fut remplacé par Jeffrey Weissman pour le deuxième et troisième et dernier volet[18].

Design de la DeLorean[modifier | modifier le code]

Article détaillé : DeLorean (Retour vers le futur).
La DeLorean DMC-12 du film
L'intérieur de la DeLorean

Grâce à son design futuriste pour l'époque (portes papillon, carrosserie en acier inoxydable de type 304 austénitique non-magnétique[19]), les deux scénaristes Bob Gale et Robert Zemeckis ont choisi la voiture DeLorean DMC-12.

Son apparence va évoluer au cours des trois épisodes au gré des modifications apportées par Doc. Les scénaristes voulaient une voiture donnant l'impression d'être « bricolée », à l'image de son créateur, savant original plus proche de l'expérimentateur que du théoricien. Ce désir a été matérialisé par l'ajout de nombreux fils électriques sur les côtés de la voiture et à l'arrière près du réacteur alimentant le « convecteur temporel ».

La voiture présente aux personnages du film deux difficultés essentielles qui seront un enjeu de taille tour à tour dans l'épisode I puis dans l'épisode III, le voyage dans le temps s'effectue seulement si deux conditions sine qua non sont remplies ; le « convecteur temporel » doit être rechargé en énergie et la voiture doit atteindre la vitesse de 88 miles par heure (141,62 km/h). Ces deux éléments sont indépendants l'un de l'autre. Le moteur est alimenté par de l'essence ordinaire, le convecteur temporel nécessite une puissance de 1,21 gigawatt (2,21 dans la version française) pour fonctionner. Il est alimenté tout d'abord par du plutonium puis, après les modifications apportées par Doc dans le futur, grâce à de simples détritus.

Musique[modifier | modifier le code]

Le thème principal est composé par Alan Silvestri. Huey Lewis signe deux titres The Power of Love et Back in Time. Il fait d'ailleurs une courte apparition dans le film ; lorsque Marty passe le concours de musique à son école, il fait partie du jury et renvoie durement Marty après que celui-ci joue un morceau dont les riffs de guitare sont basés sur le thème musical de The Power of Love. Toutes les musiques d'orchestre sont dirigées par Alan Silvestri durant toute la trilogie.

Le film comprend de nombreux morceaux qui sont utilisés pour décrire l'ambiance des années 1950 aux États-Unis :

  • Lorsqu'il arrive dans Hill Valley pour la première fois, on peut entendre la chanson Mr Sandman écrite par Pat Ballard en 1954 et enregistrée par The Four Aces la même année.
  • Lorsqu'il rentre au café à cette même époque, on peut entendre la chanson tirée de la série sur Davy Crockett : The Ballad of Davy Crockett écrite par George Bruns et par Tom W. Blackburn, interprétée par Bill Hayes.
  • Au bal des étudiants, on peut entendre tour à tour Night Train, morceau instrumental enregistré en 1951 par Jimmy Forrest, Earth Angel (Will You Be Mine) enregistrée par The Penguins en 1954 et enfin Johnny B. Goode par Chuck Berry en 1958.
  • Lors du bal de 1885 les trois musiciens country sont les ZZ Top qui interprètent une version acoustique du single Double back, morceau du générique de fin qui n'apparaît pas sur la BO de Retour vers le futur 3.
  • Lorsque Marty veut faire peur à son père pendant la nuit se déguisant en mettant sa combinaison anti-radiations, afin de convaincre George de revoir Lauren, il passe un extrait du groupe Van Halen, il s'agit d'une chanson sans titre utilisée également en 1984 pour le film Attention délires ! (The Wild Life) dont Van Halen participait à la bande son.
  • Lorsque Georges Mc Fly entre dans le bar pour déclarer sa flamme à Lauren, on peut entendre Roll with me Henry d'Etta James.

Réception[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

À sa sortie, le film n'a pas reçu que des bonnes critiques par la presse française :

« Cette mouture comédie S.F.-pop-corn a beau avoir battu des records d'entrées aux États-Unis, elle a beau être un pur produit de l'école Spielberg-Zemeckis, on a bien du mal à y voir autre chose qu'une exploitation facile de l'imagerie rock'n'roll et (encore) une glorification un peu bêta de l'Amérique, une ! »

— Stella Molitor, Première[20]

« On accepte ou non, on vibre ou non à cette charge démente concoctée par ces purs cinglés de cinéma que sont ceux de la bande à Spielberg, le producteur du film. Ne projetons pas notre moralisme sur ce conte déchaîné franchement drôle, témoignage paroxystique d'une société qui ne doute de rien. »

— Louis Marcorelles, Le Monde[20]

« Un exploit enchanteur qui s'accompagne aussi d'un retour aux fifties, très habile, à une ancienne fureur de vivre qui fait rêver aujourd'hui, sans oublier l'hommage au rock et à ses pionniers. [...] Il faut donc saluer l'intelligence des prouesses de la mise en scène, qui ne se résume pas aux effets techniques, aux trucages époustouflants, mais réussit le mariage du style futuriste et rétro comme au temps fabuleux des surréalistes. »

— Anne de Gasperi, Le Quotidien de Paris[20]

« Back to the future, dites-vous ? On a plutôt envie de dire No Future. Pour l'instant, entre la guimauve faussement nostalgique et l'hémoglobine communiste, vous n'avez que l'embarras du choix. »

— M.P., Le Matin[20]

« [...] un des plus consternants navets qu'ait produit la bande à Spielberg... [...] Retour vers le futur est le ramassis d'images le plus inoffensif que l'Amérique nous ait envoyé depuis des années. Quant à Bob Zemeckis, son amour des mouvements d'appareils pour rien, son manque de temps absolu dans la direction d'acteurs, sa conception hystérique de la mise en scène en font d'ores et déjà le prétendant idéal de Tavernier américain. »

— L.S., Libération[20]

« Retour vers le futur, spectacle agréable et délassant, risque, avec le temps, de devenir un film de référence. »

— Robert Chazal, France-Soir[20]

« Cette comédie pétillante, et haute en couleurs,[...] menées à un rythme trépidant, interprétées par des comédiens craquants et bénéficiant de nombreux effets spéciaux, ces réjouissantes aventures ont tout pour plaire. »

— Édouard Hubert, famille chretienne[21]

Box-office[modifier | modifier le code]

Retour vers le futur est sorti aux États-Unis dans 1 341 salles et démarre en tête du box-office pour son premier jour d'exploitation avec 1 729 890 $ de recettes[22] et un total de 14 745 039 $ de recettes pour son premier week-end d'exploitation[1]. Il prend également la tête du box-office pendant trois semaines avec 57 173 008 $ de recettes engrangées[1] et avec une combinaison de salles variant jusqu'à 1 550 salles durant toute sa durée d'exploitation en salles. Retour vers le futur chute à la seconde place au profit de National Lampoon's European Vacation (en)[23],[24], en ayant totalisé 73 161 888 $ de recettes en quatrième semaine[1], dont 66 639 288 $ en quatrième week-end[1], mais reprend vite dès la semaine suivante la première place du box-office durant huit semaines d'affilée avec un total de 151 187 560 $[1], dont 150 110 865 $ en huit week-ends[1]. Finalement, le long-métrage totalise 210 609 762 $ de recettes sur le territoire américain, ce qui est un véritable succès commercial, au vu de son budget de production de 19 millions de dollars américains[1], soit l'équivalent de 41 millions de dollars américains de 2013[25]. Avec 59 millions d'entrées il est le film ayant rencontré le plus grand succès aux États-Unis durant l'année 1985[26].

Le film fut également un succès à l'international où il totalisa 170 500 000 $[1], portant le box-office mondial à 381 109 762 $ de recettes[1].

En France, Retour vers le futur rencontre un énorme succès commercial avec 3 457 648 entrées[27], se classant à la quatrième place du box-office français de l'année 1985.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

La saga Retour vers le futur est riche en références et clins d'œil, notamment scientifiques, historiques, cinématographiques et musicaux. Voici les principaux, concernant ce premier volet.

Références scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Doc prononce « gigawatts » de façon excentrique dans la version originale ainsi qu'en français (« gigowatts ») pour imiter un physicien rencontré pendant la préparation de son rôle.
  • Le chien du « Doc » de 1955 se nomme « Copernic ». Celui du « Doc » de 1985 se nomme « Einstein ».

Autres références[modifier | modifier le code]

  • Le film fait plus qu'une référence au film de Jerry Lewis Docteur Jerry et Mister Love, c'est un véritable hommage. En effet, Retour Vers Le Futur reprend le cadre temporel, social et spatial du film de Lewis pour montrer une période fantasmée faisant écho aux bons souvenirs engendrés par ce film datant de 1963 chez leurs parents et donc eux en ligne directe, jusqu'à faire intervenir dans des rôles d'importance capitale le personnage principal Docteur Lewis/Buddy Love à travers pour la partie « gentille » George McFly, et la partie « méchante » Biff Tannen.
  • Le générique de début de Retour vers le futur (une succession de plans d'horloges et de montres) est un hommage appuyé à La Machine à explorer le temps (1960) de George Pal, qui débute de la même façon.
  • Dans la première scène du film, lorsque Marty allume l'amplificateur dans le laboratoire du Doc, il manipule un bouton étiqueté « CRM 114 », hommage à Docteur Folamour de Stanley Kubrick, où apparaît un appareil du même nom dans le B-52 qui déclenche la catastrophe nucléaire.
  • À la première apparition de la DeLorean dans le film, on peut voir écrit sur sa plaque d'immatriculation « Outatime ». Une référence à l'« Outatime Orchestra », qui a joué la musique devenue culte du film.
  • Lors de son interprétation au bal de fin d'année, Marty fait de nombreuses références aux groupes de sa génération. Il réalise le duckwalk créé par Chuck Berry et cher au guitariste Angus Young d'AC/DC, joue de la guitare derrière sa tête à la manière de Jimi Hendrix, emprunte des techniques à Eddie Van Halen, termine son solo en jouant couché sur le sol encore une fois comme Angus Young, et fracasse l'ampli avec son pied. Il conclut par la phrase : « Heu, je crois que vous n'êtes pas encore prêts pour ce genre de chose. Par contre vos gosses vont adorer ça. »
  • À son arrivée en 1955, Marty, portant encore sa combinaison anti-radiations, réveille et effraie les membres de la famille Peabody. Ce nom est une référence au dessin-animé "Mr Peabody and Sherman" du dessinateur Ted Key, diffusé aux États-Unis dans les années 60. Le fils, incarné par Jason Marin, porte d'ailleurs le prénom Sherman. Il est à noter que l'adaptation cinématographique de cette œuvre, M. Peabody et Sherman : les voyages dans le temps, réalisée par les studios Dreamworks et sortie en 2014, a également pour thème les voyages dans le temps.
  • Lorsque Marty s'immisce dans l'ancienne maison de son père en 1955 pour le convaincre d'inviter Lorraine, sa mère, il utilise sa combinaison contre les radiations pour l'effrayer. Marty dit s'appeler « Dark Vador » et provenir de la planète « Vulcain ». De plus, Marty adresse un bonjour à son père de la même façon que monsieur Spock, un salut dans lequel l'annulaire et le majeur sont séparés des autres doigts par un espace. On a donc ici deux références explicites à la saga Star Wars et à la série Star Trek.
  • Lorsque Marty rencontre ses grands-parents maternels après l'accident, il demande la rue « John Fitzgerald Kennedy » et son grand-père se demande de qui il s'agit. En effet, en 1955, John Fitzgerald Kennedy est un inconnu total pour la plupart des Américains ; il ne deviendra président des États-Unis qu'en 1960.
  • La série télévisée que regardent les grand-parents de Marty durant le dîner est The Honeymooners. Cependant, il s'agit d'un anachronisme puisque l'épisode qu'il regardent, The Man from Space, n'a été diffusé que le 31 décembre 1955. Le véritable épisode diffusé le 5 novembre s'intitule The Sleepwalker.

Impact sur la culture populaire[modifier | modifier le code]

Retour vers le futur a été un des films marquants des années 1980 et beaucoup d'œuvres renferment des références à cette trilogie. L'expression est passée dans le langage courant en français comme en anglais (Back to the Future), grâce au président américain Ronald Reagan qui l'employa dans l'un de ses discours.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Donnie Darko, qui se déroule durant les années 1980, lorsque Donnie Darko et son professeur le Dr. Kenneth Monnitoff discutent des possibilités de voyages dans le temps, quand le professeur dit qu'il faudrait une sorte de « vaisseau » pour faire ce genre de voyage, Donnie évoque la DeLorean en disant qu'il adorait ce film.
  • Dans En cloque, mode d'emploi, Ben et Pete évoquent le film en parlant de la De Lorean, Doc et du continuum espace temps. Devant l'incrédulité d'Allison et de sa sœur, ils s'insurgent presque devant leur ignorance.
  • Dans Albert à l'ouest, un film ayant pour cadre l'Ouest américain du XIXème siècle, le héros s'approche d'une grange émettant des étincelles, et découvre en y pénétrant le Docteur Emmett Brown travaillant sur sa DeLorean

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode 16 de la saison 3 de la série Chuck, Christopher Lloyd joue le rôle du Docteur Léo Dreyfus, psychiatre de la CIA chargé de s'occuper de Chuck. Chuck l'appellera « Doc » durant tout l'épisode, référence à la trilogie de Retour vers le futur ainsi que le film Vol Au Dessus D'un Nid De Coucou, premier film de l'acteur incarnant un fou dans un asile d'aliénés.
  • Dans l'épisode Le futur peut attendre de Garfield et Cie, Garfield voyage dans l'espace avec un vaisseau qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la DeLorean du film. Son propriétaire est également une inspiration du Doc Brown.
  • Dans les séries télévisées Stargate SG-1 et Stargate Atlantis, certaines références à Retour vers le futur sont utilisées. Le titre des deux derniers épisodes de la saison 8 de SG1 par exemple (bien que dans la VO ces deux titres ne sont pas du tout une référence), ainsi que quelques dialogues sur le voyage dans le temps dans Stargate Atlantis (malheureusement, il faut regarder la version originale pour comprendre, les traducteurs d'Atlantis n'ayant pas fait le rapprochement entre flux capacitor et « convecteur temporel »). Ce film est même le préféré de John Sheppard (Joe Flanigan), le héros de SGA. D'ailleurs, dans l'épisode 1x15 : Le Grand Sommeil, quand McKay explique quels éléments seraient nécessaires à un voyage temporel, Sheppard réplique en disant « Sans oublier une chouette DeLorean ».
  • Dans l'épisode 18 de la saison 3 de Spin City, sitcom où Michael J. Fox a le premier rôle, Christopher Loyd participe à un épisode nommé Back to the Future IV The Judgment Day où il y a, bien sûr, plusieurs références à la trilogie.
  • Dans la saison 5 de Lost : Les Disparus où Hugo fait allusion à la main de Marty qui disparaît à la suite du paradoxe temporel.
  • Dans l'épisode 11 de la saison 19 des Simpsons intitulé Les Années 90, lors d'un concert où Homer Simpson joue du Nirvana sur scène, un certain Marvin Cobain téléphone à son cousin Kurt afin de lui faire découvrir un nouveau style de musique ; il s'agit d'une reconstitution de la scène du premier épisode où Marty joue Johnny B. Goode et où Marvin Berry téléphone à son cousin Chuck. Également dans un épisode des Simpsons (Proposition à demi indécente, saison 13), Artie Ziff souhaite montrer ses « talents » à Marge en recréant la copie conforme du bal de promotion où il a perdu l'estime qu'elle lui portait. Homer, qui observait, s'écrie clairement « Il faut que j'empêche Artie d'épouser Marge, sinon je naîtrai jamais. » Artie remplace Marty mais le cadre spatio-temporel est le même. Par ailleurs, l'un des épisodes de la saison 11 s'intitule en anglais Bart to the future. Enfin, dans l'épisode spécial Simpson Horror Show V, faisant partie de la saison 6, Homer se trouve dans une dimension parallèle et dit que « Michael J. Fox n'est pas le seul à voyager dans le temps. »
  • Dans un épisode des Griffin, Peter essaie d'aller dans le passé pour revivre sa jeunesse, or il modifiera celui-ci et va faire plusieurs voyages pour le rétablir. À la fin de l'épisode il y a la scène du slow mais, au moment de jouer Johnny B. Goode, on entend Never Gonna Give You Up de Rick Astley, C'est un Rick Roll !
  • On notera l'apparition de Huey Lewis (chanteur de la chanson du film, The Power of Love) en tant que juge de l'audition au début du film.
  • Dans le 16e épisode de la saison 2 de Fringe, quand on voit les « observateurs » sortir du cinéma (dans l'univers parallèle), le toit de l'entrée du cinéma indique que le film diffusé (comme cela se faisait à l'époque où se déroule l'histoire) est « Back to the Future, starring Eric Stoltz » (en français : « Retour vers le futur, avec Eric Stoltz »). Eric Stoltz était à la base l'acteur du film avant d'être remplacé (voir le chapitre 3 Distribution de cette page), dans l'univers parallèle, on peut supposer qu'il n'a jamais été remplacé (l'univers parallèle étant légèrement différent du monde réel)...
  • Dans la seconde partie de l'épisode 10 de l'anime japonais Panty & Stocking with Garterbelt, le titre fait directement référence à Retour Vers Le Futur que ce soit dans la forme du logotype (en Kanji) que le titre lui-même appelée Chuck to the Future.
  • Dans l'épisode 16 de la saison 4 de la série American Dad!, Stan reconstruit une Delorean d'origine et fait la concurrence à une personne ayant la même Delorean que dans retour vers le futur. Dans ce même épisode Steve dit à sa sœur « hallo McFly ». Dans l'épisode 9 de la saison 6, Steve retourne dans le passé habillé comme Marty lorsque ce dernier voyage en 1955.
  • Dans le premier épisode de la saison 4 de la série Futurama, Fry et toute l'équipe de Planet Express font un voyage dans le temps du au mélange des ondes magnétique de l'explosion d'une super nova et des ondes du micro-ondes en contact avec le paquet de pop-corn de Fry, qui tombe nez-à-nez avec son grand-père et le sauve d'un accident de voiture plus tard dans l'épisode, faisant référence a Marty qui sauve son père d'une collision avec la voiture de son grand-père.
  • Dans l'épisode 4 de la saison 4 des Experts Manhattan, plusieurs allusions sont faites à la trilogie. Dont le titre de l'épisode "détour vers le futur". La victime se nomme d'ailleurs Martin Browning. "Marty" "Brown". Il a créé une machine à "voir" dans le temps et dit arrivée du futur grâce à celle ci.
  • Dans la série Supernatural, on retrouve également de nombreuses références à Retour vers le futur. Dans l’épisode 3 de la saison 4, Dean est envoyé dans le passé et rencontre son père dans un bar dans les mêmes conditions que Marty dans le premier film de la trilogie. Il fait ensuite référence à la DeLorean, en se demandant si c’est avec cette voiture que Castiel lui a permis de voyager dans le temps. Dans l’épisode 18 de la saison 6, après que Dean et Sam aient tous les deux fait un bref voyage temporel en 1861, ils reçoivent un colis de Samuel Colt, leur contact du Far West, référence à la scène du film Retour vers le futur II quand Marty reçoit une lettre de Doc qui se trouve en l’an 1885. Une autre référence est faite quant à cette scène dans l’épisode 12 de la saison 7, quand Dean se retrouve en l’an 1944 et qu’il écrit une lettre à son frère resté dans le présent. Dans ce même épisode, Dean mentionne également la « stratégie de Biff » quand il apprend que Chronos a en sa connaissance les résultats des courses hippiques qui n’ont pas encore eu lieu. La dernière référence en date se trouve dans l'épisode 12 de la saison 8, lorsque Dean, pour parler d'un voyage dans le temps, indique qu'Henry Winchester va se "Marty McFlyiser" jusqu'en 1960.
  • Dans la série animé Code Lyoko et sa suite Code Lyoko Évolution, Odd Della Robbia se déplace en hoverboard sur le monde virtuel Lyoko.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le groupe de rock les Showdus fait directement allusion à Retour vers le futur II. Leur chanson Prends garde à vous se termine par le dialogue des deux Biff Tannen : le Biff Tannen de 1955 dit au Biff Tannen de 2015 « Oh ouais c'est bien gentil tout ça. Je te remercie beaucoup. Mais maintenant tu fais comme dans l'infanterie et tu te casses ailleurs ! » et le Biff Tannen de 2015 lui répond « Tu te tires ailleurs, triple buse ! Tu fais comme dans l'infanterie et tu te tires ailleurs, t'as l'air d'un demeuré quand tu le dis de traviole ! »
  • Le groupe de pop/rock McFly a pris le non du personnage principal.
  • La célèbre DeLorean est présente dans les clips Fight For Your Right (revisited) des Beastie Boys et Thrift Shop de Macklemore & Ryan Lewis.
  • Gaspard Royand dans sa chanson "Marty McFly" évoque le film à plusieurs reprises.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu Grand Theft Auto 5, on trouves de petites pancartes sur les transformateurs de Los Santos avec la mention "2,21GW".
  • Dans le jeu vidéo Ratchet & Clank, Ratchet peut faire des courses d'hoverboard.
  • Dans Worms 4: Mayhem, une mission a lieu dans un terrain dont le décor ressemble fortement à la mairie dont l'horloge permet à Marty de retourner dans le futur. D'ailleurs, si le joueur dirige son ver derrière cette mairie, il pourra trouver une réplique de DeLorean. S'il la fait exploser, le jeu affichera « Vous avez trouvé un Easter Egg ! »
  • Dans le jeu vidéo Driver San Francisco, il faut rouler à plus de 88 mph/h avec la célèbre DeLorean afin de débloquer une épreuve appelée Retour vers le passé qui est une épreuve classique de Driver.
  • Dans le jeu vidéo Forza Motorsport 4 sur Xbox 360, il faut dépasser les 88 mph/h avec la DeLorean pour débloquer le trophée "Outatime".
  • Dans le jeu vidéo de voitures Burnout Paradise, il est possible de choisir une DeLorean.
  • Dans le jeu vidéo Duke Nukem : Time to Kill, l'un des niveaux du Far West recèle une voiture semblable à la DeLorean dans un tunnel minier dissimulé derrière un mur caché, comme dans le troisième volet de la trilogie.
  • Dans le jeu vidéo XCOM : Enemy Unknown, lors de l'utilisation réussie de l'électroflux pour étourdir un alien, l'une des répliques possibles d'un soldat après cette action est « Et pan ! 1,21 Gigowatt ! »
  • Dans le jeu Pokemon version blanche, sorti en 2011, il y a une référence évidente aux films Retour vers le futur. En effet, dans la ville de Janusia, au 1er étage de la 1er maison au nord du centre pokémon, le PNJ vêtu de vert dit : « Je veux connaitre l'avenir ! Quelle angoisse... Dans quel monde vivra mon petit Emmet ? Je n'en dors pas la nuit ! Alors, j'ai décidé de construire une machine qui relie le présent et le futur, rien que ça ! Aucun problème de sécurité, elle est entièrement gainée de plomb ! Mais bon, ça marche pas terrible... L'alimentation électrique ? Ça manque de gigowatts ... »

Sagas MP3[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode 20 de la saison 2 du Donjon de Naheulbeuk, Le voyage du village de Valtordu à la cité perdue de Boulgourville, la compagnie entre dans un village et on entend la voix de Doc et sa célèbre réplique : « 2,21 gigowatts ! » et Marty lui répond « Mais enfin c'est quoi un gigowatt ?! ».
  • Dans l'épisode 15 de la saga Les Aventuriers du Survivaure, on peut entendre Purtzmann et Glaviozki parler à un docteur se nommant Docteur Chliebenstein. Il ne s'agit nul autre qu'Emmet qui leur fait la scène de lecture dans les pensées du premier film.
  • Dans la saga MP3 Reflets d'Acide, WRANDRALL dit : « C'est toi le narrateur, narrateur », référence à Retour vers le futur où Marty dit : « C'est vous le doc, doc ! »

Autres[modifier | modifier le code]

  • Il existe également un hommage dans Banal Fantasy 2. En effet, un youtuber dont le pseudonyme est Durendal voulait expliquer exactement ce que disait Doc dans Retour vers le futur 2, à savoir qu'il existe deux réalités différentes (présent originel et présent modifié), car l'histoire de Final Fantasy VIII (que Banal Fantasy 2 parodie) et Retour vers le futur sont deux histoires basées sur les voyages dans le temps (la sorcière du jeu venant du futur)
  • Dans "La Dernière Série Avant la Fin du Monde", l'un des trois personnages principaux s'appelle Bernard McFlan en référence à Marty McFly. De plus, l'épisode 3 relatant l'invasion de Cthulhu, McFLan reçoit une lettre de Doc lui indiquant qu'une DeLorean est restée cachée dans une vielle carrière au nom de Brown Industrie. Tout comme dans le film la lettre par la Western Union.

Les suites[modifier | modifier le code]

Les différents allers et retours dans le temps des personnages principaux
Autre représentation des différents allers et retours dans le temps des personnages principaux

Les concepteurs du film n'avaient pas du tout prévu de faire une suite pour Retour vers le futur. D'ailleurs, la DeLorean volante de la fin du premier opus n'était à l'origine qu'une plaisanterie. Les demandes persistantes des fans ont conduit à la réalisation de Paradoxe en 1989-1990, devenu à sa sortie en salles Retour vers le futur 2 et 3. Zemeckis et Gale ont eu beaucoup de mal à construire une suite. De plus, certains acteurs du premier volet n'étaient plus partants pour tourner le second volet.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Novélisation du film Retour vers le futur
Novélisation du film Retour vers le futur 2

Série animée[modifier | modifier le code]

  • 1991-1992 : Retour vers le futur. C'est la suite de la trilogie produite par les studios IDDH. Cette série comporte deux saisons de treize épisodes chacune.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Jouets[modifier | modifier le code]

Beaucoup de DeLorean DMC-12 furent reproduites en jouets après la sortie du film. McDonald's a aussi sorti une petite série de jouets sur la trilogie.

Il existe un set LEGO, référence #21103, nommé "La DeLorean à voyager dans le temps" de la série LEGO 'Ideas' (ex LEGO 'CUUSOO') sorti en août 2013.

Attraction[modifier | modifier le code]

Forte de son succès, la saga Retour vers le futur a été déclinée en attraction dans le parc des studios Universal, à Los Angeles. Créée en 1991 et intitulée Back to the future… The Ride, cette attraction emmenait les visiteurs dans un voyage à travers diverses époques, à la poursuite de Biff Tannen. Christopher Lloyd (Doc) et Thomas F. Wilson (Biff) ont participé à l’aventure. Les décors de la saga, dont l’imposante horloge de l’hôtel de ville, étaient également ouverts aux visites au sein des studios.

Après 16 ans de bons et loyaux services, l’attraction a été fermée au public le 3 septembre 2007. Le fameux décor avec l'hôtel de ville a été détruit en juin 2008[29] par un gigantesque incendie qui a ravagé une partie des studios Universal.

Flippers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « (en) « Back to the Future » », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  2. « Marty McFly’s Original Girlfriend Goes Back to the Future », WIRED, 8 décembre 2011, lien
  3. Back to the Future, The Complete Trilogy - "The Making of the Trilogy, Part 1" (DVD). Universal Home Video. 2002.
  4. a, b, c et d Klastornin, Hibbin (1990), p. 1–10
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Ian Freer, « The making of Back to the Future », Empire,‎ January 2003, p. 183–187
  6. Klastornin, Hibbin (1990), p. 61–70
  7. (fr) « Happy Birthday Marty! : Les 25 ans de « Retour vers le futur » - Le saviez-vous ? », sur Allociné (consulté le 13 janvier 2013).
  8. (fr) « Secrets de tournage de « Retour vers le futur » », sur Allociné (consulté le 13 janvier 2013).
  9. (en) Scott Holleran, « Brain Storm: An Interview with Bob Gale », Box Office Mojo,‎ 18 nov. 2003 (consulté en 19 oct. 2008)
  10. http://www.boxofficemojo.com/people/chart/?id=robertzemeckis.htm
  11. McBride (1997), p. 384–385
  12. a et b Klastornin, Hibbin (1990), p. 11–20
  13. Kagan (2003), p. 63–92
  14. http://www.imdb.com/title/tt0088763/trivia
  15. Robert Zemeckis, Bob Gale. (2005). Back to the Future: The Complete Trilogy DVD commentary for part 1 [DVD]. Universal Pictures.
  16. Klastornin, Hibbin (1990), p. 31–40
  17. Robert Zemeckis and Bob Gale Q&A, Back to the Future [2002 DVD], recorded at the University of Southern California
  18. (en) Michael Hickerson, « Glover Says Why He Was Left Out of "Back to the Future" Sequels », Slice of Sci-Fi,‎ 2010-03-19 (consulté le 2011-01-03)
  19. DeLorean DMC-12 (1981 - 1983) - Sébastien Dupuis, L'Automobile-sportive.com, 26 juillet 2004
  20. a, b, c, d, e et f Happy birthday Marty ! - Les 25 ans de Retour vers le futur - AlloCiné
  21. « Retour vers le futur », sur Famille chrétienne (consulté le 13 janvier 2013).
  22. (en) « Back to the Future » : Daily Box office, sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  23. « Box-office du week-end du 26 juillet 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  24. « Box office de la semaine du 26 juillet 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  25. http://www.usinflationcalculator.com/
  26. « Box-office américain de l'année 1985 », sur Box Office Mojo (consulté le 12 janvier 2013).
  27. (fr) « Box-office de « Retour vers le futur » », sur Jp's Box-office (consulté le 12 janvier 2013).
  28. Plus d'infos:http://www.bttfhillvalley.co.uk/
  29. lefigaro.fr, consulté le 01/06/2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]