Peter Pan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Peter Pan (homonymie) et Pan (homonymie).
Peter Pan
Image illustrative de l'article Peter Pan
Couverture d'une édition de 1911

Auteur James Matthew Barrie
Genre Roman
Pays d'origine Royaume-Uni
Éditeur Hodder & Stoughton
Date de parution 1911

Peter Pan est un personnage fictif créé par l'auteur écossais J. M. Barrie, apparu pour la première fois dans le roman The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc [1]) en 1902, puis dans la pièce du même nom et enfin dans le roman Peter and Wendy, plus connu sous le titre Peter Pan. Le personnage et l'œuvre ont ensuite été adaptés à de nombreuses reprises au théâtre, au cinéma, ou encore en bande dessinée.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

J. M. Barrie a créé Peter Pan en racontant des histoires aux fils de son amie Sylvia Llewelyn Davies, avec laquelle il entretenait une forte amitié. Sylvia était la fille de George du Maurier, dessinateur satirique et compagnon de route de Henry James. « Peter » était le prénom du troisième fils de Sylvia Llewelyn Davies, et le nom « Pan » rappelait le dieu grec de la Nature.

Pour certains commentateurs, le personnage a pu être inventé par Barrie dans le souvenir du deuil de son frère aîné David, mort à 13 ans. Sa mère ne s'en remit jamais vraiment. Pour Andrew Birkin, auteur de J. M. Barrie and the Lost Boys, « si Margaret Ogilvy[2] trouvait du réconfort dans l'idée que David en mourant enfant, resterait un enfant à jamais, Barrie y trouva son inspiration. »

Peter Pan fait sa première apparition imprimée en 1902 dans le livre The Little White Bird (littéralement, le petit oiseau blanc)[1] dont la traduction française a été réalisée par Céline-Albin Faivre[3]. Barrie développe le personnage de Peter pour créer la pièce de théâtre Peter Pan; or, The Boy Who Wouldn't Grow Up (Peter Pan, ou le garçon qui ne voulait pas grandir) dont la première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. En 1906, la partie de The Little White Bird concernant Peter Pan est publiée seule : Peter Pan in Kensington Gardens[4], illustrée par Arthur Rackham. Enfin, Barrie adapta la pièce en un roman publié en 1911 et intitulé Peter and Wendy, plus connu sous le titre Peter Pan.

Pendant le milieu du XXe siècle, le prénom Wendy devint populaire en Angleterre grâce au personnage du roman.

Une statue de bronze de George Frampton a été érigée dans Kensington Gardens à Londres en 1912. Peter Pan y est représenté en train de jouer de la flûte. Une copie de cette statue se trouve dans le Parc d'Egmont à Bruxelles depuis 1924. Elle a été offerte à la ville par son auteur, Sir George Frampton, en témoignage de l'amitié qui liait les enfants anglais et belges pendant la Première Guerre mondiale.

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce vendredi soir, la voie est libre pour Peter Pan, le petit garçon qui refuse de grandir : M. et Mme Darling sont absents et la chienne Nana, qui tient lieu de nurse à leurs enfants Wendy, Jean et Michael, a été enchaînée dans le jardin.

Venu récupérer son ombre abandonnée lors d’une précédente visite, Peter se trouve face à Wendy. Avide des histoires qu’elle pourra lui raconter et du rôle de mère, fantasmé, qu'elle pourrait accomplir, il la persuade de le suivre jusqu’au Pays imaginaire (Neverland)

Wendy devra s’y défendre de la jalousie de la fée Clochette (Tinker Bell) et veiller sur la petite famille des Garçons perdus, jadis tombés de leur landau, dont elle devient la mère. Emmenés par Peter Pan, Wendy et ses frères vivront d’extraordinaires aventures auxquelles seront mêlés les Peaux-Rouges et Lily La Tigresse (Tiger Lily), mais surtout les Pirates et leur chef, le fameux Capitaine Crochet (Captain Hook, capitaine du Jolly Roger, traditionnellement joué dans les adaptations par le même acteur que M. Darling, le père des enfants), qui n’a jamais pardonné à Peter de lui avoir coupé la main avant de la jeter en pâture avec le réveil du capitaine au Crocodile qui le poursuit depuis sans trêve...

Crochet enlève au cours d'une embuscade Lily La Tigresse, afin de capturer Peter, dont il pense qu'il viendra la sauver. Peter Pan se rend à la Lagune aux Sirènes avec Wendy. Au cours d'une bataille, Lily La Tigresse est libérée et retourne chez les Indiens.

À cause de sa jalousie, Clochette révèle la cachette de Peter Pan, où Crochet le trouve endormi et décide de le tuer en empoisonnant la potion que Wendy avait donné à Peter. Entre-temps, les enfants perdus, Wendy et ses frères sont capturés. Quand Peter se réveille, Clochette est prise de remords et veut le prévenir que la potion qu'il est sur le point de boire est empoisonnée. Fâché contre elle, Peter Pan ne la croit pas et Clochette boit la potion elle-même. Pour la sauver de la mort, Peter fait appel à tous les enfants qui croient aux fées et Clochette revient à elle. Peter retourne au Jolly Roger et une bataille s'engage. Crochet est vaincu et, poussé par-dessus bord, disparaît dans la gueule du crocodile.

Peter devient capitaine du Jolly Roger et ramène Wendy, John et Michael et les Enfants perdus à Londres. Les parents Darling retrouvent leurs enfants et adoptent tous les Enfants perdus. Peter Pan rentre au Pays imaginaire en jurant à Wendy qu'il ne l'oubliera pas, et qu'il reviendra tous les ans pour la ramener au Pays imaginaire.

Mais on apprend dans un épilogue écrit quelques années après la pièce qu'il oublie sa promesse et ne revient que bien longtemps après quand il retrouve Wendy grandie et maman. Il emmène alors sa fille Jane, puis, une fois que celle-ci était devenue grande, sa propre fille Margaret. L'auteur mentionne que ce cycle continuera pour toujours.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Par là, Peter Pan est aussi un livre sur la mort et la thanatophobie, raison de la volonté de Peter de ne pas grandir. La mort est très présente dans l'œuvre, sous différentes formes : elle est symbolisée par le crocodile-horloge, elle est la terreur du capitaine Crochet et de Peter (même Peter Pan n'hésite pas à tuer les enfants perdus qui grandissent) [5], mais elle est aussi thématisée indirectement par certains motifs récurrents de l'œuvre, notamment par l'oubli.

Certains commentateurs y voient aussi le thème de l'éveil de la sexualité chez Wendy, et les sentiments freudiens de Peter envers une figure maternelle, et ses sentiments conflictuels pour Wendy et la fée Clochette. Elles représentent chacune une femme idéalisée différente. On peut en fait déterminer au moins quatre archétypes inaccessibles à partir des personnages féminins : Wendy, Clochette, les Sirènes, et Lily.

Le livre met aussi en scène, et c'est l'une des premières fois dans l'histoire de la littérature, un franchissement de la barrière de la fiction, puisque Wendy et ses frères vont entrer dans un monde de conte où ils vont justement reconnaître nombre de personnages inventés par Wendy ; ce qui peut à la fois illustrer la lecture, où l'enfant lecteur peut s'identifier au héros d'une histoire et avoir le sentiment de rentrer à l’intérieur du livre, mais aussi une métaphore de la difficulté de l'auteur à quitter ce monde merveilleux et à ne pas se laisser dominer par lui. Ce monde apparaît en effet dominé par l'enfance :

Peter veut rester un enfant pour toujours, et éviter les responsabilités de l'âge adulte, il s'enferme en quelque sorte dans le monde de l'enfance. Il adopte une attitude souvent tyrannique et hostile à toute forme d'autorité, ce qui permit à certains commentateurs d'obédience freudienne de parler d'un personnage sans surmoi. Le syndrome de Peter Pan tire justement son nom du refus conjoint de mûrir en s'insérant dans le monde des adultes, perçu comme trop conventionnel et de reconnaître le caractère fictif et enfantin des êtres peuplant l'imaginaire de l'enfance.

Le personnage de Peter Pan[modifier | modifier le code]

Statue de Peter Pan à Kensington Gardens, Londres

Le personnage de Peter Pan est plus ambigu qu'il n'y paraît au premier abord. C'est pourquoi, malgré les apparences, Peter Pan n'est pas uniquement un conte pour enfants, mais bien un récit précurseur du syndrome de Peter Pan. Évidemment, c'est un enfant qui refuse de grandir, mais ce n'est pas seulement l'enfant joyeux qu'il paraît.

Peter est très lié au Pays imaginaire ; il est le Pays imaginaire et tous ses personnages, les bons comme les méchants. S'il le quitte, le monde s'endort, la nature se fane et les Enfants perdus ne se battent plus avec les pirates. Tout change constamment au Pays imaginaire ; les Enfants perdus ne sont jamais les mêmes (quand ils sont trop grands, ils partent ou sont directement exécutés par Peter car « grandir est contraire au règlement »), les méchants changent (une fois que Crochet est tué, d'autres apparaîtront), les fées ont aussi une vie très courte, et les aventures s'enchaînent. Seul Peter Pan est immuable dans ce monde ; il est l'éternel maître du jeu, il est le jeu lui-même.

Peter Pan est défini à plusieurs reprises, à l'instar de tous les enfants comme « joyeux, innocent et sans cœur » : totalement égocentrique, il n'accorde que peu d'importance aux autres personnages, qu'il ne considère que comme ses faire-valoir. À la fin de l'histoire, il finit par oublier ses anciens amis (et ennemis), et les anciennes aventures qu'il a vécues sont perpétuellement remplacées par de nouvelles. Tout, à part lui, est interchangeable ; il va chercher les enfants génération après génération et oublie à chaque fois les précédents. Le personnage n'est d'ailleurs pas sans rapports avec celui du fripon (dont Till l'Espiègle est un grand exemple) décrit et analysé par Carl Gustav Jung.

Le roman montre que Peter Pan n'est pas quelqu'un d'humain ou un héros : dans l'histoire il est incapable d'amour, de compassion ou de quelque sentiment profond que ce soit. Il reste éternellement bloqué dans le factice, ne faisant aucune différence entre le jeu et la réalité.

Mais l'œuvre de J. M. Barrie ne nous montre pas uniquement un gentil garçon rêveur en mal d'aventure. Au contraire, c'est un garçon qui s'obstine pleinement à ne pas vieillir ni se souvenir (il ne viendra plus chaque printemps rendre visite à Wendy, car pour lui, ce temps « infini » que lui procure le Pays imaginaire lui fait perdre de manière irrémédiable la notion du Temps. Wendy le sait très bien : « Et Wendy devait en être consciente, sinon pourquoi lui aurait-elle adressé un au revoir si plaintif ? »). Peter Pan est aussi cruel (sans s'en rendre compte). D'un certain côté, on peut dire que le personnage le plus représentatif de Peter dans ce Pays imaginaire est le capitaine Crochet. Le capitaine Crochet est, en beaucoup de points, semblable à Peter :

  • Ils se craignent mutuellement, mais ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre (écroulement de l'équilibre du Bien et du Mal). Il faut toujours que quelqu'un craigne un autre personnage ; Crochet craint le Crocodile, les pirates craignent les Indiens, les Indiens craignent les animaux sauvages, les animaux sauvages craignent les enfants, les Garçons Perdus craignent les pirates. Tout tourne en rond au Pays imaginaire, et chaque clan court à travers l'île de manière ininterrompue sans jamais se rencontrer. Et quand bien même Peter tuerait Crochet, il prendrait aussitôt son rôle pour ne pas rompre l'équilibre de l'île, en attendant qu'un nouvel ennemi survienne. C'est d'ailleurs ce qui se passe.
  • Ils sont tous les deux seuls et sans amour. Crochet le sait très bien et réussit difficilement à vivre avec, mais Peter ne sait tout simplement pas ce qu'est l'amour (qui est tout proche de lui, grâce à Wendy qui, elle, se refuse à rester une enfant et entame ses premiers sentiments amoureux envers Peter). Pourtant, si on se réfère au type d'histoire qu'adore écouter en cachette Peter Pan, le soir sur le balcon de Wendy, ce ne sont « que des histoires d'amour se terminant par un baiser et où le Bien triomphe du Mal ».

Mais ce qui sépare le Capitaine Crochet et Peter Pan est le vécu, le côté adulte. L'adulte est un pirate pour Peter. D'ailleurs, on peut voir sa réaction lorsque, pour la première fois, Peter est confronté à la cruauté et à la perfidie de l'homme : il est resté bouche bée pendant quelques instants, incapable de comprendre pourquoi Crochet a fait un tel coup bas. C'est à cause de tous ces « défauts » adultes, apportés par le temps impitoyable, que Peter Pan refuse de grandir : ce serait pour lui une dégénérescence.

Mais qu'est réellement Peter Pan ? Un pirate. Dans son livre, lorsque Peter Pan triomphe de Crochet, Barrie tient absolument à ce qu'on remarque que Peter Pan remplace aussitôt son ennemi, prenant ses vêtements et l'imitant jusqu'au crochet  : « Par la suite, la rumeur courut que la première nuit où il porta ce costume, il resta longtemps assis dans la cabine, le porte-cigares de Crochet aux lèvres, et tous les doigts d'une main repliés, à l'exception de l'index qu'il tenait recourbé en l'air de façon menaçante, comme un crochet. »

On est bien loin de l'univers Disney ; derrière les apparences d'un petit conte pour enfants, se cache un texte d'une profondeur vertigineuse où chaque phrase importe, et où une analyse approfondie est nécessaire pour tout comprendre. Le dernier chapitre, considéré par certains comme une fin secondaire, est probablement le passage le plus important et le plus démonstratif de ce que veut nous faire parvenir l'auteur. Le Temps passe, irrémédiablement, pour tout être vivant ; personne ne peut rien changer à cela.

On le voit avec le personnage de Wendy, au dernier chapitre : Peter Pan en a peur, car elle a grandi. Il se rabat donc sur l'enfant de Wendy, Jane.

Peter Pan et le Pays Imaginaire ne sont rien de plus que le fantasme de tout enfant (une fontaine de jouvence où Peter Pan est le maître). Un monde parfait mélangé à l'esprit de communauté garçonnier, de conquête, d'histoires sans fin : un lieu où le temps n'a plus d'importance et où le matin se lève à chaque instant.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Maude Adams dans son costume de Peter Pan.

Peter Pan a été adapté plusieurs fois au théâtre et au cinéma. Depuis la pièce originale de James M. Barrie (Peter Pan; or, The Boy Who Wouldn't Grow Up) de 1904, avec Dorothea Baird dans le rôle de Mrs Darling, Peter était joué par une femme. Un film de 2003 est le premier à voir le personnage joué par un acteur masculin.

Parmi les comédies musicales, les plus connues ont été celles de Jerome Kern (1924), Leonard Bernstein (1950) ; et celle de 1954 monté par Jerome Robbins et dont les chansons ont été écrites par deux équipes d'auteurs : Mark Charlap et Carolyn Leigh, Jule Styne avec Betty Comden et Adolph Green.

En 1925, Walter Lantz réalise Peter Pan Handled pour les J.R. Bray Studios, un court métrage d'animation plus proche de l'adaptation libre et mettant en scène Dinky Doodle[6].

En 1953, Disney sort un film d'animation (Peter Pan) avec des musiques de Sammy Cahn, Frank Churchill, Sammy Fain et Ted Sears.

En 1989, la série animée Peter Pan (Peter Pan no Bouken) voit le jour au Japon. Elle débarque en France en janvier 1990.

Au cours des années 1990, une série américaine de dessins animés intitulée Peter Pan et les Pirates a été diffusée.

Publiée à partir de 1990, la série de bandes dessinées Peter Pan, créée par Régis Loisel, est une adaptation plus sombre et destinée à un public plus adulte. La série en six volumes a été achevée en 2004.

En 1994, Del Diffusion propose Peter Pan pour les fêtes de fin d’année. Les spectateurs quittent Londres lorsque Peter Pan et Wendy sortent de la maison Darling et s’envolent (grâce à des moyens techniques novateurs pour l’époque) et arrivent au Pays imaginaire. C'est pratiquement dans le public qu'évoluent, pour le plus grand bonheur des enfants et de leurs parents, les enfants perdus et les Indiens Piccadilly. En face, le Jolly Roger, le galion du Capitaine Crochet est entouré d’eau dans laquelle nagent les Sirènes. Acrobaties, voltige, jonglerie, laser, effets spéciaux et pyrotechniques sont cumulés et créent magie et féerie. Mis en scène par Bruno Bulté, avec Noël Baye, Stéphanie Coerten, Stéphane Custers, André Debaar, Philippe Derlet, Bernard d'Oultremont, Jérôme Dubois, Gudule, Jean-Louis Leclercq, Juan Marquez, Olivier Massart, Victor Scheffer etc. Fort du succès du spectacle (25 000 spectateurs en moins d’un mois[réf. nécessaire]), le groupe Walibi s’associe à Del Diffusion et propose un show Peter Pan pour l'été 1995 avec une nouvelle histoire et une mise en scène enlevée et visuelle, la création d’effets spéciaux inédits (laser, son, lumières et autres effets pyrotechniques, scènes de combat en live) ainsi que des comédiens-acrobates-jongleurs. Le spectacle d’une durée de 22 minutes est présenté en version bilingue près de 500 fois pour plus de 260 000 spectateurs[réf. nécessaire]. Avec Philippe d'Avilla, Noël Baye, Fabrice Boutique, Philippe Derlet, Jérôme Dubois, Sifiane, Juan Marquez, etc.

En 2000, un film de la comédie musicale de Jerome Kern a été déclaré « culturellement important » par la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, et a été sélectionné pour être préservé par le National Film Registry.

En 2003, P. J. Hogan a réalisé un film, Peter Pan joué par un jeune acteur, Jeremy Sumpter et Crochet par Jason Isaacs.

En 2008, une adaptation contée, Le Secret de Peter Pan a été créée par la conteuse Paule Latorre[7].

En 2012, un show, dans lequel Peter Pan vole pour la première fois sans câbles[8], allie récit, musiques et mapping vidéo. Il est conçu et mis en scène par Luc Petit sous la direction artistique de Geert Allaert. Les costumes sont réalisés par Kaat Tilley [9] et l'adaptation musicale est signée de Matt Dunkley.

En 2012 également, DQ Entertainment et Method Animation produisent une série animée en image de synthèse Les Nouvelles Aventures de Peter Pan à destination des enfants de 6 à 10 ans.

En 2013, la saison 3 de la série américaine Once Upon a Time met en scène le Pays imaginaire comme un lieu effrayant, avec pour chef un Peter Pan dit « redoutable ». On y découvre que Peter Pan est le père de Rumplestiltskin et qu'il a rajeuni il y a des siècles grâce à un pacte avec une mystérieuse ombre. Dans la saison précédente, seul le Capitaine Crochet a été introduit, Rumplestiltskin jouant le rôle du Crocodile en lui coupant la main gauche après que le pirate lui a volé sa femme.

Suites[modifier | modifier le code]

Quatre ans après la création de la production originale de Peter Pan, en 1908, Barrie a écrit une scène supplémentaire intitulée An Afterthought (Après Coup), qui sera plus tard incorporée dans le dernier chapitre de Peter et Wendy. Dans cette scène, Peter revient chercher Wendy des années plus tard, mais elle est maintenant une adulte, mariée avec un enfant, une fille appelée Jane. Lorsque Peter apprend que Wendy l'a « trahi » en grandissant, il a le cœur brisé jusqu'au moment où Jane accepte de partir au Pays Imaginaire avec Peter. Dans le roman, Barrie raconte qu'une fois Jane grandit, c'est sa fille Margaret qui partira au Pays Imaginaire. D'après Barrie, ce cycle durera toujours, tant que les enfants seront « innocents et sans cœur ».

Plusieurs artistes ont tenté de créer des suites aux aventures de Peter Pan inspirées de l'histoire de Barrie.

En 1987, Gilbert Adair imagina dans Peter Pan and the Only Children que Peter reforma un nouveau gang sous l'océan, à partir des enfants tombés des navires.

En 1991, dans Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet, Steven Spielberg mit en scène un Peter Pan devenu adulte (Robin Williams) qui est ramené au Pays imaginaire par la fée Clochette (Julia Roberts) pour un ultime combat contre le Capitaine Crochet (joué par Dustin Hoffman).

En 1993 : Les Ailes de Peter Pan, par François Rivière, Françoise Balibar, éd. Seuil Jeunesse, illustré par René Follet.

En 2002, Disney a sorti le film d'animation Peter Pan 2 : Retour au Pays Imaginaire (Return to Neverland), suite de son précédent film de 1953. L'action se déroule pendant le Blitz allemand sur Londres pendant la Seconde Guerre mondiale et traite du problème des enfants forcés de grandir trop vite.

Le 5 octobre 2006 une suite officielle, L'Habit Rouge de Peter Pan de Geraldine McCaughrean, sortie avec l'accord de l'hôpital de Great Ormond Street de Londres, est parue aux Éditions Pocket.

En 2009, Sébastien Perez et Martin Maniez publient Le journal de Peter aux éditions Milan. Sous forme d'un journal intime illustré, les auteurs racontent le long cheminement psychologique d'un jeune orphelin qui fuit la réalité jusqu'à devenir Peter Pan, l'enfant qui veut rester à jamais dans son monde de fantaisie...

En décembre 2011, une mini série intitulée Neverland (mini-série) a été créée, racontant la genèse de Peter Pan, à savoir comment Peter a découvert le Pays Imaginaire, rencontré Clochette et apprit à voler. On y retrouve Mouche (Smee), Lily la Tigresse (Lis Tigrée), les indiens et les pirates. Crochet, surnommé Jimmy au début du film, apparaît aux côtés de Peter comme son mentor, puis il se laissera séduire par Bonnie, la capitaine du Jolly Roger. Peter et lui se disputeront, ce qui déclenchera leur rivalité telle que décrite dans le livre de J.M.Barrie.

Spin-off Tinker Bell (la Fée Clochette)[modifier | modifier le code]

La Fée Clochette (Tinker Bell) est un long-métrage d'animation des studios Disney sorti directement en vidéo à l'automne 2008 sauf dans certains pays (Argentine, Mexique, Russie, Japon) où il a été exploité dans les salles.

Réalisé entièrement en images de synthèse, il est le premier film d'une grande saga Disney Fairies destinée essentiellement aux petites filles d'environ 6 à 10 ans, longue production qui contient de nombreux films, livres et autres produits dérivés, tous centrés sur le personnage de la fée Clochette accompagnée de nombreux nouveaux personnages dont la plupart sont des fées très diverses... et de personnalités très différentes afin que toutes les fillettes se reconnaissent à coup sûr au moins dans l'une d'elles. Peter Pan n'apparaît pas (du moins pas encore à ce jour) comme personnage dans cette production.

Droit d'auteur[modifier | modifier le code]

Le gouvernement du Royaume-Uni a donné un droit d'auteur perpétuel (with a compulsory licence provision) sur les œuvres du cycle Peter Pan. La déclaration figure dans la section 301 du Copyright, Designs and Patents Act de 1988.

Cette loi ordonne de reverser les droits de la pièce Peter Pan de Sir J. M. Barrie à l'hôpital pour enfants malades de Great Ormond Street, à Londres — à qui J. M. Barrie avait donné tous les droits d'auteur de Peter Pan en 1929 — lorsqu'elle est jouée en public, publiée à des fins commerciales, diffusée ou incluse dans des programmes câblés[10]. Cela concerne également toutes les adaptations. Ce droit d'auteur dans le Royaume-Uni et dans la plupart des pays européens avait expiré le 31 décembre 1987, 50 ans après la mort de l'auteur, mais a été rétabli en 1995, quand l'Union Européenne a augmenté la durée du droit d'auteur à 70 ans après la mort de l'auteur. Le Great Ormond Street Hospital a rétabli son droit d'auteur, qui a expiré dans le reste de l'Europe le 31 décembre 2007.

Cette loi ne concerne pas The Little White Bird. Ce droit d'auteur cessera à la disparition du Great Ormond Street Hospital, ou à l'abolition de cette section. Ceci n'est pas une extension répétitive du droit d'auteur comme le Congrès des États-Unis a l'habitude d'en voter.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.sirjmbarrie.com/petit_oiseau_blanc/presentation_roman.htm
  2. http://www.sirjmbarrie.com/biographie/ogilvy.htm
  3. http://www.elbakin.net/fantasy/news/Entretien-avec-Celine-Albin-Faivre
  4. http://rosesdedecembre.blogspot.com/2010/09/jai-de-bonnes-nouvelles-les-garcons-jai.html
  5. « Leur nombre varie beaucoup sur l’île selon qu’ils se font tuer ou non ; et aussi quand ils semblent commencer à grandir – ce qui est contre les règles. Peter les élimine alors sans pitié. » page 70-71 Gallimard 1997
  6. (en) Peter Pan Handled sur l’Internet Movie Database
  7. http://www.paule-latorre.com/spectacle.html
  8. lucpetitcreation.biz
  9. http://nl.wikipedia.org/wiki/Kaat_Tilley
  10. texte de la loi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]