Warren Beatty

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Warren Beatty

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Dans le film Shampoo en 1975.

Nom de naissance Henry Warren Beatty
Naissance 30 mars 1937 (77 ans)
Richmond, Virginie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur, réalisateur, producteur et scénariste
Films notables Bonnie and Clyde
Reds
Dick Tracy
Bulworth

Henry Warren Beatty (Richmond, 30 mars 1937) est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain.

Frère de l'actrice Shirley MacLaine, Warren Beatty fut des années 1960 jusqu'en 1982 le golden boy de Hollywood, travaillant avec les meilleurs cinéastes (Elia Kazan, John Frankenheimer, George Stevens, Richard Brooks, Arthur Penn, Robert Altman...), partenaire des plus belles actrices (Vivien Leigh, Elizabeth Taylor, Natalie Wood, Alexandra Stewart, Jean Seberg, Faye Dunaway, Julie Christie, Goldie Hawn...), écrivant, produisant et/ou réalisant quelques-uns de ses meilleurs films et de ses plus grands succès : Bonnie and Clyde, Shampoo, Le ciel peut attendre, Reds...

Warren Beatty appartient à la lignée d'acteurs tels que Montgomery Clift, Marlon Brando, James Dean, Paul Newman, Robert Redford... L'interprète de La Fièvre dans le sang, Le Visage du plaisir, John McCabe, À cause d'un assassinat, Dollars et Bugsy occupe une place de choix dans la mythologie du mâle américain au cinéma, héritier de John Gilbert et Errol Flynn autant que de Howard Hughes, sa filmographie brillante étant relayée par une vie sexuelle débridée — Woody Allen a ainsi déclaré qu'il souhaitait se réincarner dans la peau de Warren Beatty...

De La Fièvre dans le sang à Bonnie and Clyde[modifier | modifier le code]

Sportif puis pianiste de bar, après un rôle secondaire dans une série télévisée comique, Warren Beatty se lance dans le cinéma au début des années 1960. Elia Kazan lui offre son premier rôle dans La Fièvre dans le sang (1961) dans lequel il joue Bud Stamper, un adolescent à problèmes. Aux côtés de Natalie Wood, c'est tout de suite la révélation ; il est dès lors considéré comme un des acteurs les plus prometteurs de sa génération.

Pourtant ses films suivants (souvent excellents) marchent moins bien : Le Visage du plaisir du metteur en scène de théâtre José Quintero d'après le roman de Tennessee Williams Le Printemps romain de Mrs. Stone (face à Vivien Leigh), L'Ange de la violence de John Frankenheimer (avec Eva Marie Saint), Lilith, le dernier film de Robert Rossen qui offre à Jean Seberg un de ses meilleurs rôles, le romantique Promise Her Anything d'Arthur Hiller ou Le Gentleman de Londres (en), exercice de style mis en scène par Jack Smight, ou même Mickey One, première rencontre avec Arthur Penn, ne parviennent pas à conforter sa position.

Beatty devra attendre la fin de la décennie pour trouver enfin la consécration populaire. L'acteur se bat pour que le projet de Bonnie and Clyde (signé par Arthur Penn) aboutisse, le produisant et dirigeant la majeure partie du film — menacé d'être enterré dès sa sortie. Beatty accède au panthéon des stars en gangster boiteux et impuissant, récoltant une nomination à l'Oscar du meilleur acteur et le respect de toute la profession.

Le golden boy de Hollywood[modifier | modifier le code]

Beatty poursuit sa carrière éclectique en s'investissant toujours plus : il écrit le scénario de John McCabe (1971), western atypique dans lequel il sera dirigé par Robert Altman — un échec au box-office. En 1975, il écrit (avec Elaine May), produit et joue dans la comédie auto-parodique Shampoo, qui remporte un triomphe public et critique : l'acteur interprète son propre rôle, un séducteur compulsif, transposé dans le milieu de la coiffure. Enfin, en 1978, il réalise son premier film Le ciel peut attendre (un remake du Défunt récalcitrant d'Alexander Hall) dans lequel il se réserve le rôle principal : un joueur de football américain, demi de mêlée, considéré comme mort et incinéré par erreur, qui revient à la vie dans le corps d'un millionnaire récemment assassiné, afin d'accomplir son destin. Le succès est à nouveau au rendez-vous.

Il enchaîne avec une autre réalisation, autrement plus ambitieuse : Reds (1981), l'histoire vraie de John Silas Reed, journaliste américain parti couvrir la Révolution russe et gagné à la cause communiste. Beatty est récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur pour son travail.

La star s'illustre également dans Las Vegas, un couple, chronique sentimentale du vétéran George Stevens, dans le thriller politique À cause d'un assassinat de Alan J. Pakula (qui évoque la mort de John Kennedy), dans la comédie Dollars réalisée par Richard Brooks (l'histoire d'un hold up se déroulant à Hambourg, sur une musique de Quincy Jones)... Tous ces films ne sont pas des succès mais entretiennent son image de beau gosse et excellent interprète à défaut d'accroitre sa notoriété.

Éclipse et retour[modifier | modifier le code]

Beatty tourne moins après Reds : il est absent des écrans durant l'essentiel de la décennie 1980. Son projet d'une biographie de Howard Hughes n'aboutit pas. Ce n'est qu'en 1987, qu'il réapparaît au cinéma en jouant, aux côtés de Dustin Hoffmann et Isabelle Adjani dans la comédie d'espionnage Ishtar, réalisée par Elaine May, et qui s'avère un échec commercial cinglant. Ce n'est qu'en 1990 que Warren Beatty renoue avec le succès au cinéma, en réalisant et interprétant le rôle principal de Dick Tracy, adaptation de la bande dessinée du même nom. Ce film très stylisé, dans lequel il donne la réplique à Madonna et Al Pacino, reçoit un accueil critique mitigé, mais remporte un succès commercial.

Il joue ensuite dans Bugsy de Barry Levinson (1991), un film de gangsters sur la naissance de Las Vegas qui marque la rencontre de l'acteur avec Annette Bening, puis en 1994 dans la comédie de Glenn Gordon Caron, Rendez-vous avec le destin, remake de Elle et lui. Ces deux films sont des échecs commerciaux. En 1998, il repasse derrière la caméra pour les besoins de Bulworth, film qu'il a également produit et dont il tient la vedette : l'histoire du sénateur Jay Bulworth, tellement dégoûté des mensonges, de la corruption et des autres aspects noirs de la politique, qu'il met un contrat sur sa propre tête et décide de ruiner totalement sa réputation en dévoilant au grand jour toutes ces histoires. C'est là qu'il tombe amoureux d'une très jolie femme noire, interprétée par Halle Berry. Le film est bien accueilli par la critique, mais le succès au box-office n'est pas au rendez-vous.

Nouveau retrait des écrans[modifier | modifier le code]

En 2001, la comédie Potins mondains et amnésies partielles, dont les retards de tournage et les multiples réécritures avaient démesurément augmenté le coût, est un lourd échec au box-office, entraînant une perte avoisinant les 100 millions de dollars. Après ce fiasco commercial, Warren Beatty n'apparaît plus sur les écrans. Il est un temps envisagé pour le rôle de Bill dans Kill Bill de Quentin Tarantino, mais sa participation est finalement abandonnée.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Warren Beatty est souvent plus connu pour sa vie privée que pour son œuvre. Avant même son premier film, il perd sa virginité avec Joan Collins qui a détaillé leur relation dans ses souvenirs Passé imparfait : accro au sexe, aux vitamines et au téléphone — qu'il conjugue allègrement — le jeune homme se fiance avec la belle Anglaise dont la carrière américaine périclite tandis que la sienne décolle. Malgré des fiançailles officielles, il la trompe bientôt avec ses partenaires de cinéma Natalie Wood (sa responsabilité dans le divorce de Wood et Robert Wagner reste à éclaircir) et Vivien Leigh.

Après leur séparation, il collectionne les liaisons avec ses co-stars : la française Leslie Caron (qui le quitte, lui occasionnant semble-t-il son premier et peut-être dernier chagrin d'amour), Faye Dunaway (qui persifle en suggérant que Warren sort de préférence avec des actrices concourant aux Oscars), Elizabeth Taylor (qui surnote sa prestation sexuelle), Diane Keaton qu'il « pique » à Woody Allen, Julie Christie (une de ses plus longues aventures), Isabelle Adjani, Madonna qui le fait figurer dans In Bed with Madonna (où il semble pour le moins circonspect et déplacé), Annette Bening, enfin, qui devient son épouse légitime (la première) le 12 mars 1992 et la mère de ses quatre enfants.

Le nouveau Casanova ne s'en tient pas à ses partenaires à l'écran mais essaime généreusement, passant de Debbie Reynolds à sa fille Carrie Fisher, de Brigitte Bardot (qui écrit sobrement « parce que c'était lui, parce que c'était moi » dans sa biographie Initiales BB) à Annette Ströyberg, du top model Stephanie Seymour à l'actrice et chanteuse Cher... Sa personnalité libidineuse a fait l'objet des commentaires les plus contradictoires : ainsi Anouk Aimée l'assimile au cliché de la poupée blonde écervelée, ce que sa carrière dément.

Les amitiés de Beatty sont en général plus fidèles : le producteur Robert Evans (qui le compare à Errol Flynn dans ses mémoires), Jack Nicholson, son partenaire dans La Bonne Fortune de Mike Nichols qu'il dirige dans Reds, Nichols et sa femme Elaine May, scénariste et réalisatrice de Ishtar...

Proche du parti démocrate et de la gauche américaine, Warren Beatty a un temps envisagé de se présenter à l'élection présidentielle américaine de 2000, avant de soutenir le candidat démocrate Al Gore.

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Warren Beatty dans le rôle de Dick Tracy

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]