L. Ron Hubbard

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L. Ron Hubbard en 1990 avec des petits enfants coquin dans le lit de sa mère

Description de cette image, également commentée ci-après

L. Ron Hubbard en 1950

Nom de naissance Lafayette Ronald Hubbard
Activités Romancier
Naissance
Tilden (en), Nebraska, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 74 ans)
Creston, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Genres Fantasy, science-fiction

Œuvres principales

  • Terre, champ de bataille
  • Mission Terre

Compléments

Ron Hubbard ( - ), de son nom complet Lafayette Ronald Hubbard, est un auteur américain qui s'est d'abord fait connaître pour ses œuvres de fantasy à l'époque de l'âge d'or de la science-fiction.

Il est également connu pour avoir élaboré, en 1950, la Dianétique, qu'il décrit comme une technique de développement personnel, et surtout comme fondateur de la « Scientologie ». Il la déclare comme une religion en décembre 1953, date à laquelle la première église de Scientologie est fondée. Il supervise ensuite la croissance de ce qui devient une organisation mondiale, avant de revenir à l'écriture de science-fiction à la fin de sa vie.

Lorsque la Scientologie fut mise en cause dans les années 1970, il fut condamné par contumace pour escroquerie en France ; aux États-Unis, s'étant à cette époque retiré de la direction de l'organisation, il ne fut pas poursuivi lors de l'affaire d'espionnage Snow White où son épouse et d'autres dirigeants scientologues furent condamnés.

Biographie[modifier | modifier le code]

L. Ron Hubbard est né en 1911 à Tilden, au Nebraska, de Harry Ross Hubbard (1886-1975) et de Ledora May Waterbury.

Son père est né Henry August Wilson à Fayette en Iowa ; devenu orphelin encore enfant, il fut adopté par les Hubbard, des fermiers de Fredericksburg en Iowa. Harry, son père, a servi dans la marine américaine de 1904 à 1908. Sa mère, May, était une féministe qui suivit une formation d’enseignante. r Les parents de L. Ron Hubbard se marient en 1909, et il naît en 1911. Son père se réengage en 1917 lors de la déclaration de guerre à l’Allemagne, et reste dans la marine jusqu'en 1946 avec un grade d’officier subalterne obtenu en 1934. Il est affecté à la base de Guam dans le Pacifique, où L. Ron Hubbard alla deux fois dans les années 1920 pour rendre visite à ses parents.

Dans sa jeunesse, Hubbard fut un Eagle scout dans les Boy Scouts of America[1], et voyagea dans plusieurs régions des États-Unis au fil des diverses affectations de son père. Pour les scientologues, il aurait été dès l'époque de l'enfance et de l'adolescence un être hors du commun, tandis que leurs adversaires s'attachent à montrer qu'il n'en est rien[2]. Selon une biographie de J. Gordon Melton, il aurait été initié à l'âge de 12 ans à la psychanalyse par un ancien élève de Sigmund Freud, Joseph Thompson, au cours du voyage qui menait la famille Hubbard à la côte est des États-Unis[3]. Pour le policier Arnaud Palisson, cette initiation serait sujette à caution car même dans les biographies de l'église sa durée et son lieu varieraient et le journal du jeune LRH ne la mentionnerait pas[4].

Après avoir été diplômé de l’école de Woodward pour garçons en 1930, Hubbard s’est inscrit à la George Washington University pour suivre des cours d’ingénieur civil. Ses résultats furent médiocres et il abandonna en 1931 sans aucune qualification. Selon d'anciens scientologues, Hubbard se serait proclamé « physicien nucléaire »[5],[6],[7] sur la base d'un de ses cours s’intitulant « phénomènes atomiques et moléculaires », bien qu’il n’ait jamais obtenu de notes supérieures à « F » dans cette matière[8]. En fait, lui-même déclarait dans une interview avoir eu des notes catastrophiques à l'université ainsi qu'un manque d'engouement pour sa matière principale[9].
Des années plus tard, Hubbard aurait également affirmé posséder un Ph.D. (doctorat) de l’université de Sequoia en Californie ; cette université n’a jamais donné de cours reconnus par une autorité académique et attribuait des diplômes de complaisance par correspondance[10]. Hubbard a renoncé ensuite à se prévaloir de ce doctorat[11].

En 1931, il monte une expédition en voilier aux Antilles, dont les visées scientifiques sont également contestées.

En 1933, Hubbard épousa Margaret « Poly » Grubb dont il eut deux enfants : Ronald Dewolf (L. Ron, Jr) (1934-1991) et Katherine May (née en 1936). Ils vécurent à Bremerton, Washington, durant la fin des années 1930.

Hubbard commença à cette époque à publier de nombreuses histoires d'aventure et de science-fiction dans des Pulps. Auteur prolifique, il connut le succès à partir de 1939 pour des nouvelles de science-fiction et surtout des romans de fantasy parus dans Astounding ou Unknown dont il devient un auteur phare[12].

Le sous-lieutenant L. Ron Hubbard (à gauche) en 1943, à Portland, Oregon

En juin 1941, Hubbard a rejoint l'« United States Navy » avec le grade de lieutenant junior (sous-lieutenant) et aura diverses affectations jusqu'à la fin de la guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor, il a été affecté en Australie puis reçut le commandement d’un patrouilleur côtier (USS YP-422) basé à Boston (Massachusetts). Après un entraînement à l’école navale en Floride, il reçut le commandement du chasseur de sous-marin USS PC-815. Il affirma avoir repéré deux sous-marins japonais près de l’embouchure de la Columbia River et en avoir coulé au moins un. Ce fait d’armes n’a jamais été reconnu par l’US Navy, selon Gordon Melton[3] parce que le gouvernement américain refusait d’admettre que les Japonais opéraient au large de la côte Ouest des États-Unis, et selon la Navy parce que Hubbard aurait pris pour un sous-marin un « dépôt magnétique connu ».

Les états de service de Hubbard sont controversés, en particulier sur cette affaire de sous-marin et le nombre de médailles et citations reçues. L’Église de Scientologie met en avant l’estime de ses subordonnés[13] tandis que des adversaires de la scientologie comme Jon Atack ou Russel Miller[14],[15] citent des rapports concernant l'inaptitude au commandement de Hubbard.

Il fut hospitalisé à la fin de la guerre. Selon lui[16], c'est à cette époque, alors qu'il était entouré de blessés de guerre, qu'il commença à réfléchir sur l'importance du mental dans la santé humaine et à son influence sur le corps.

En 1945, il s'impliqua dans les activités de l'Ordo Templi Orientis au côté d'Aleister Crowley et Jack Parson ; sans être initié à cet ordre, il participa avec Parson à la pratique de rituel sexuel magique destiné à appeler une déesse ou « moonchild »[17],[18].
Selon Hubbard, il aurait agi dans le cadre d'une mission d'espionnage[3] pour interrompre les activités magiques de Parson et sauver une jeune fille que Parson « utilisait » dans un but « magique ».

En 1946, Hubbard quitta son épouse Margaret, et épousa Sara « Betty » Northrup, la compagne de Parson[19] ; le divorce de Hubbard pour bigamie et cruauté, devint un sujet de gros titres à la fin de l’année 1950 lorsque sa seconde épouse l'accusa de tortures et d'avoir enlevé leur fille de 13 mois Alexis[20].

Hubbard retourna à l’écriture de fiction en 1947 ; son œuvre la plus connue de cette période est le roman Return to Tomorrow parue dans le magazine Astounding Science-Fiction[12].

C’est dans les pages de ce magazine que parut en mai 1950 le premier article de Ron Hubbard sur la dianétique, annoncé depuis plusieurs mois par le rédacteur en chef John W. Campbell qui le présente comme un travail scientifique important[21]. En parallèle paraissait le livre Dianétique : la science moderne de la santé mentale, qui connut un succès rapide. Dès juillet, le livre était un best seller, et des « clubs de dianétique » se créèrent un peu partout dans le pays pour expérimenter la méthode d'audition qu'il décrivait[15].

Le corps médical réagit rapidement, l'Association Psychiatrique Américaine exigeant que la dianétique soit soumise à une enquête scientifique[15].

En 1952, Hubbard élargit la dianétique en une philosophie laïque qu’il appela « scientologie ». Cette année-là, Hubbard épousa sa troisième épouse, Mary Sue Whipp dont il eut quatre enfants en six ans : Diana, Quentin, Suzette et Arthur, et en resta l’époux jusqu'à la fin de la vie.

En décembre 1953, Hubbard déclara la scientologie « religion » et la première église de scientologie fut fondée à Camden au New Jersey. Il déménagea vers l’Angleterre à cette époque. Durant le reste des années cinquante, il supervisa la croissance de l’organisation depuis un bureau à Londres. Entre autres la scientologie ouvrit en 1957 un bureau en Afrique du Sud, ce qui amena ses adversaires à imputer à des sympathies pour le régime d'apartheid[22].

En 1959, il acheta le manoir de Saint Hill, situé près de la ville de East Grinstead au Sussex. Ce manoir géorgien appartenait au maharajah de Jaipur. Il devint le quartier général mondial de la scientologie.

La scientologie devint le sujet de controverses dans le monde anglophone, vers le milieu des années 1960. Le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, l’État de Victoria en Australie et la province de l’Ontario au Canada menèrent des enquêtes publiques sur les activités de la Scientologie[23].

Hubbard laissa ces attentions indésirables derrière lui, en 1966, lorsqu’il déménagea vers la Rhodésie, alors sous le coup de sanctions des Nations unies, en suivant la déclaration unilatérale d’indépendance de Ian Smith ; mais il fut prié de quitter le pays.

En 1967, Hubbard prit plus de distance encore avec la controverse attachée à la Scientologie en démissionnant du poste de directeur exécutif et en se rémunérant comme « Commodore » d’une petite flotte de navires manœuvrés par des Scientologues. Il croisa pendant les huit années suivantes en Méditerranée. C’est là que Hubbard fonda l’ordre religieux baptisé « Sea Organisation » ou « Sea Org », avec titres et uniformes. La « Sea Org » devint le groupe de gestion internationale de la Scientologie.

À cette époque, la Grande-Bretagne tenta d'interdire l'accès du pays aux scientologues[24] et en 1968, Ron Hubbard y fut déclaré « étranger indésirable »[15]. Hubbard retourna aux États-Unis vers le milieu des années 1970 et vécut en Floride pendant un moment.

Quentin Hubbard, un des fils de Ron Hubbard, aurait été élevé dans la perspective de succéder à son père à la tête de la scientologie[25]. Il mourut en 1976 pour une cause toujours indéterminée à ce jour. Des hypothèses de suicide et de meurtre ont été avancées mais aucune n'a été prouvée.

En 1977, les bureaux de Scientologie des deux côtes furent perquisitionnés par des agents du FBI cherchant des preuves de l’opération « Snow White » un réseau d’espionnage monté par l’église. En 1979, l’épouse de Hubbard, Mary Sue, et une douzaine d’autres responsables de la Scientologie sont convaincus de conspiration contre le gouvernement fédéral des États-Unis. Hubbard fut mentionné, par le procureur fédéral, comme « coconspirateur non poursuivi », et aucun lien ne lui fut trouvé avec l'affaire[26]. C'est à cette époque qu'il se retira dans un ranch à Tiny Creston, en Californie, au nord de San Luis Obispo.

En 1978, Hubbard fut convaincu d'escroquerie et condamné par contumace à quatre ans de prison et à 35 000 FRF (5 300 €) d’amende par un tribunal français[27].

Dans les années 1980, Hubbard revint à la science-fiction et publia la trilogie Terre, champ de bataille puis Mission Terre, dont neuf volumes sur les dix furent publiés à titre posthume.

Hubbard est mort dans son ranch le 24 janvier 1986, à l’âge de 74 ans d’une attaque cérébrale. Il n’avait pas été vu en public durant les cinq années précédentes.

L'auteur de science-fiction[modifier | modifier le code]

Illustration de Fear par Edd Cartier, dans Unknown de juillet 1940

Hubbard a débuté sa carrière d’écrivain par des nouvelles d’aventure publiées dans des magazines bon marché (pulp fiction) durant les années 1930, sous de multiples pseudonymes dont Rene Lafayette, Legionnaire 148, Lieutenant Scott Morgan, Morgan de Wolf, Michael de Wolf, Michael Keith, Kurt von Rachen, Captain Charles Gordon, Legionnaire 14830, Elron, Bernard Hubbel, Captain B.A. Northrup, Joe Blitz et Winchester Remington Colt[14].

Il commença en 1938 à écrire des récits de science fiction et d’heroic fantasy paraissant dans Astonishing Stories, Astounding ou Unknown[21].
Il rencontre un premier succès avec la publication dans Astounding de La dimension parallèle, une des premières histoires de téléportation ; mais c'est surtout pour ses textes publiés dans Unknown, plus orientés vers le fantastique, qu'il se taille une vraie réputation[12]. Ses œuvres significatives de cette époque sont Slaves of the sleep où un homme mène une vie double à l'état de veille et dans ses rêves, Death deputy, une histoire de porte-guigne qui paraîtra en français sous le titre de Le Bras droit de la mort[21] ainsi que Typewriter in the sky. Dans ce roman, le héros - nommé de Wolf - se retrouve transporté dans le récit que son ami romancier est en train d'écrire.

En 1940, paraît Fear, fantastique et réaliste à la fois à la façon d'un conte anglais, puis un roman très noir, Final Blackout, récit post apocalyptique qui a pour cadre une Europe ravagée par la guerre[28].

Cette carrière est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Après avoir quitté la marine à la fin de la guerre, Hubbard retourna à l’écriture de fiction et publia en 1950 Return to Tomorrow (Retour à demain) roman sur le décalage temporel des voyageurs interstellaires, qui fait d’eux des parias[28].

À cette époque où les romans de science-fiction étaient encore exclusivement publiés sous la forme de pulps, deux maisons d'édition spécialisées se créent qui choisiront parmi leurs premières publications en livres Final blackout pour l'une et Slave of Sleep pour l'autre[12].

C’est dans les pages du magazine Astounding que parut en mai 1950 le premier article sur la dianétique, annoncé depuis plusieurs mois par le rédacteur en chef John W. Campbell comme un travail scientifique important[21].

La communauté de la science fiction fut divisée sur les mérites de cette publication de Hubbard. Isaac Asimov en critiqua les aspects non scientifiques, et Jack Williamson qualifia la Dianétique de « révision lunatique de la psychologie freudienne » qui « ressemble à une superbe escroquerie rémunératrice ». Mais, Campbell et A. E. Van Vogt s’enthousiasmèrent. Campbell devint le trésorier de Hubbard et Van Vogt interrompit sa carrière d’écrivain pour ouvrir le premier centre de Dianétique à Los Angeles.

Des années plus tard, Hubbard retourna à la science fiction, publiant en 1982 Terre Champs de Bataille et surtout en 1985 Mission Terre, une grande fresque publiée en une série de dix volumes qui fut bien accueillie par de grands auteurs de science fiction[29] et remporta le prix cosmos 2000 en France. Ces dernières œuvres de science fiction de Hubbard se vendirent bien mais furent en partie jugées à l'aune des opinions sur la scientologie. Selon un journal de San Diego les ventes des livres de Hubbard auraient été artificiellement gonflées par les scientologues qui auraient acheté en masse des exemplaires pour manipuler les statistiques des meilleures ventes[30], tandis qu'à l'inverse un magazine de science-fiction se vit reprocher d'avoir accepté un encart publicitaire[12].

En 1983 il lance le concours « Les écrivains du futur » qui existe encore aujourd'hui, dont le but est de lancer de jeunes écrivains n'ayant jamais encore publié, et qui accueille dans son jury des auteurs comme Isaac Asimov et Jack Williamson réconciliés, Ray Bradbury, Theodore Sturgeon, Robert Silverberg, Frank Herbert, Anne McCaffrey[31]. Il écrivit aussi un scénario, non publié, Revolt in the Stars, qui met en scène les enseignements des « niveaux avancés » de la scientologie.

En 2000, Battlefield Earth: A Saga of the Year 3000, adaptation cinématographique de Terre, champ de bataille fut un fiasco, qui se vit attribuer sept Razzie Awards réservés aux pires films de l'année.

En 2006, le Livre Guinness des Records attribua à Ron Hubbard le record de l'auteur le plus traduit et le record de l'auteur le plus publié dans le monde, avec 1084 œuvres publiées en 71 langues[32].

L'inventeur de la dianétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dianétique.

En mai 1950, Hubbard publie un livre intitulé Dianétique : La Science Moderne de la Santé Mentale et décrivant une technique de développement personnel. Avec la dianétique, Hubbard introduit le concept d’audition, une thérapie à deux personnes basée sur des questions-réponses et focalisée sur les souvenirs pénibles. D’après Hubbard, l’audition dianétique peut éliminer les problèmes émotionnels, guérir les maladies physiques et augmenter l’intelligence. Dans son introduction, Hubbard écrit « La création de la dianétique est une étape pour l’homme, comparable à la découverte du feu et est supérieure aux inventions de la roue et de l’arc ».

L’éditorialiste du New York Daily Mirror, Walter Winchell, avait écrit le 31 janvier 1950 : « Quelque chose de nouveau, appelé la Dianétique, va arriver en avril. C’est une nouvelle science qui marche d’une façon aussi invariable que les lois de la science physique, mais dans le domaine du mental. Selon toutes les apparences, elle s’avérera aussi révolutionnaire pour l’humanité que la découverte et l’utilisation du feu par l’homme des cavernes. »

Dianetics, the Modern Science of Mental Health se vendit à 150 000 exemplaires dans l’année de sa publication chez Hermitage House. Comme elle se diffusait, la dianétique devint l’objet d’observations critiques par la presse et les autorités médicales. En septembre 1950, The New York Times a publié un avertissement de l’« American Psychological Association » sur le sujet : « L’association attire l’attention sur le fait que les prétentions (de la dianétique) ne sont pas confortées par des preuves expérimentales » et met en garde contre « les techniques étranges de la dianétique » tant qu’elles n’ont pas été validées par une expérimentation scientifique. Consumer Reports, dans une évaluation de la dianétique en août 1951, écrit sèchement « on cherche en vain dans « dianétique » la modestie généralement associée à l’annonce d’une découverte médicale ou scientifique », et souligne que ce livre est devenu « la base d’une nouvelle secte »[33]. L’article remarque qu’à l’étude du texte de Hubbard, on est surpris depuis le début par la tendance à la généralisation et aux déclarations autoritaires non soutenues par des preuves ou des faits. Consumer Reports met en garde ses lecteurs contre « la possibilité de préjudices sérieux pouvant provenir de l’abus de l’intimité de confidences faite dans la relation entre l’auditeur et le patient », un risque qui serait d'autant plus sérieux « dans une secte sans tradition professionnelle ».

La « Hubbard Dianetic Research Foundation » est créée à Elizabeth au New Jersey. Cinq bureaux régionaux sont ouverts dans d’autres villes américaines avant la fin de l’année 1950. Hubbard abandonne la fondation en dénonçant certains de ses anciens associés comme « communistes »[34],[35].

Le fondateur de la scientologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scientologie.
L'académie de Scientologie créée en 1955 à Washington, D.C. est devenue le musée L. Ron Hubbard

En 1952, Hubbard élargit la Dianétique en « Scientologie ».

Hubbard déclara avoir conduit des années de recherches intensives sur la nature de l’existence humaine. Pour décrire ses découvertes, il développa un vocabulaire avec beaucoup de néologismes[36]. Il codifia un ensemble d’axiomes et de « philosophie religieuse appliquée » qui promettent d’améliorer l’état de l’esprit humain, qu’il appelle le « Thétan »[37]. L’essentiel de la scientologie se focalise sur la réhabilitation du Thétan.

Les adeptes d’Hubbard croient que sa « technologie » leur donne accès à leurs vies antérieures, dont les traumas conduisent à des défaillances dans le présent, sauf s'ils sont « audités ». À cette époque, Hubbard introduisit un appareil de biofeedback dans la procédure d’audition. Il le baptisa « Hubbard Electropsychometer » ou « E-meter » bien qu’il fut conçu par M. Volney Mathison, un chiropracteur adepte de la dianétique. Il ne s’agit que d’un ohmmètre logarithmique c'est-à-dire d’un appareil, banal en électronique, mesurant la résistance placée entre ses électrodes[38]. Cet appareil, proche des détecteurs de mensonges de l’époque, est utilisé par les scientologues durant l’ « audition » pour évaluer la « masse mentale » entourant le « Thétan ». Cette « masse » est censée empêcher le « Thétan » de réaliser pleinement son potentiel.
Selon Hubbard, une bonne partie des maladies physiques seraient psychosomatiques et celui qui, comme lui, a atteint l’état révélateur de « Clair » et est devenu un « Thétan Opérant » serait relativement préservé des maladies. D’après ses biographes, Hubbard s'est donné beaucoup de peine pour supprimer son recours à la médecine moderne, attribuant ses symptômes à des attaques de forces malicieuses, autant spirituelles que terrestres. Hubbard souligna que l’humanité était menacée par de telles forces, qui résultaient des « mémoires négatives » (ou « engrammes »), stockées dans l’inconscient (ou mental réactif), certaines portées en un « Thétan » immortel depuis des milliards d’années. En conséquence, Hubbard décréta que la seule possibilité de salut de l’esprit était un effort concerté pour « clarifier la planète », c’est-à-dire, d’apporter les « bénéfices » de la Scientologie à tout le monde, partout, et d’attaquer toutes les forces, sociales ou morales, hostiles aux intérêts du mouvement.

Les motivations de Ron Hubbard concernant la fondation de la scientologie, de même que ses sources d'inspiration ont été sujettes à diverses conjonctures. Son expérience d'écrivain de science-fiction et de fantastique est fréquemment rappelée à propos de l'élaboration des théories sur les thétans et la création du mythe de Xénu.

Certains anciens scientologues, s'appuyant en particulier sur le témoignage de Virginia Downsborough, une ancienne membre de la Sea Org, affiment qu'à l'époque où il créa ces théories, il était en permanence sous l'emprise de drogues hallucinogènes, en dépit de ses discours contre toute drogue ou médicament[15].

D'autres, comme l'ex-scientologue Jon Atack, estiment que Hubbard s’est fortement inspiré dans les principes de la scientologie des expériences occultes de l'Ordo Templi Orientis qu'il a mené au côté d'Aleister Crowley et Jack Parson[14],[15] ; selon des sociologues il ne s'agirait que d'une influence parmi d'autres, voire minime[18],[19].

Certains documents, qui auraient été écrits par Hubbard lui-même, suggèrent qu’il considérait la scientologie comme une entreprise, pas comme une religion. Une lettre qui lui est attribuée par ses détracteurs, datée du 10 avril 1953, dit qu’appeler la scientologie « une religion » résout « un problème d’affaires pratique », et que l’ériger en religion parvient à des fins « plus justes … avec ce que nous avons à vendre ». Dans une directive officielle de 1962, il aurait écrit « La scientologie de 1970 sera préparée sur la base d’une organisation religieuse à travers le monde. Cela ne doit pas contrecarrer, en aucune manière, les activités habituelles de toute organisation. Il s’agit uniquement d'un travail de comptable et de juriste. »[39]

Des propos qu'il aurait tenus sont fréquemment rapportés : « Je vais inventer une religion qui me rapportera une fortune. Je suis fatigué d’écrire pour un penny le mot » [40].

À l'inverse, dans une interview donnée en 1958 au Dr Stillson Judah, théologien et professeur d’histoire religieuse, Hubbard explique qu'à la suite de ses travaux sur la Dianétique, s'étant confronté au fait que l'homme était son propre esprit et que le domaine qu'il explorait maintenant était celui de la spiritualité, il avait dû se rendre à l'évidence qu'il avait pénétré le champ de la religion[41].

En 1958, la fondation de Scientologie de Washington DC, a perdu son statut d’exonération de taxes à cause des émoluments de Hubbard qui s'élevaient à plus de 108 000 $ sur une période de quatre ans et ce, en plus du pourcentage des revenus bruts (habituellement 10 %) qu’il recevait[42],[43].

Justice Latey, juge de la Haute Cour de Justice de Londres, eut des déclarations très critiques concernant Hubbard et la scientologie[44],[45],[46].

Le Commodore de la « Sea Org »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sea Org.

En septembre 1966, Hubbard quitte ses fonctions de leader administratif de l'Église de Scientologie. Il se consacre alors au développement des niveaux supérieurs de la scientologie. Il fait l'acquisition d'une flotte de trois bateaux et s'embarque avec des scientologues de longue date qui le soutiennent dans ses recherches[Quoi ?]. Ceux-ci ne sont pour la plupart pas familiers avec la vie en mer, et ont tout à apprendre du maniement d'un bateau en haute mer[3],[15]. En 1967 il établit officiellement "l'organisation maritime" (sea org), ordre religieux dont le premier objectif est de former des scientologues dévoués aux niveaux supérieurs de scientologie, afin de les envoyer dans les organisations prévues à cet effet.

Selon d'anciens scientologues Hubbard avait à son service personnel les « Messagers » qui transmettaient ses ordres, et desquels était attendue une obéissance aveugle et immédiate ; ils évoquent des punitions brutales telles que l’incarcération et l’estrapade, l'impossibilité de vie familiale entre le temps consacré au service et celui des auditions, ainsi que l'implication d'enfants très jeunes. D'autres restés fidèles au mouvement accordent à cette expérience de vie en mer avec Hubbard « une valeur inestimable ». Il était attendu des membres de la Sea Org une loyauté et un dévouement absolus ; en cas de faute, ils pouvaient éviter l'exclusion comme « fair game » en se soumettant à un programme de réhabilitation[47], selon Melton certains dirigeants actuels seraient eux-mêmes passés par cette réhabilitation[3].

Certains textes de cette époque attribués à Hubbard décrivent des procédures pour « résister » aux « personnes suppressives », c'est-à-dire les gens ou les groupes qui cherchent activement à nuire à la Scientologie ou à un scientologue par des actes suppressifs. Ils préconisent des comportements criminels, l’exploitation des lois et des tromperies, et en particulier la « propagande noire », campagne de diffamation pour détruire la réputation de la personne[48]. L’Église de scientologie affirme que ces propos étaient sortis de leur contexte, qu'ils ont depuis été retirés de sa doctrine, et que cette ligne de conduite n’existerait plus, affirmation vigoureusement contestée par les critiques de l’église[49].

En 1971, suivant les consignes de Hubbard, l'organisation maritime assumera la direction internationale de l'Église de scientologie. La vie en mer de Hubbard et de l'organisation maritime s'arrêtera en 1975, date à laquelle cette dernière s'installera à terre tout en continuant d'assumer ses fonctions[3]. Hubbard vivra alors en Floride pendant quelques années.

Procès[modifier | modifier le code]

À partir des années 1970, Hubbard fut concerné par des poursuites judiciaires dans plusieurs pays, lors de procès impliquant diverses organisations de la Scientologie.

Procès pour escroquerie

En 1978, en France, des scientologues furent convaincus d'escroquerie au terme de six années de procédure. Il leur était reproché de réaliser « une pression intellectuelle et morale sur les personnes attirées par l'espérance d'un meilleur équilibre personnel, d'une plus grande réussite professionnelle et en définitive du "bonheur" » pour vendre des livres, formations et autres services à un coût totalement disproportionné par rapport à leur valeur intrinsèque[50].
Hubbard, qui, outre les droits d'auteur sur ses livres et autres matériels, aurait perçu 10 % du revenu brut des différentes filiales de l'Église, fut condamné par contumace à quatre ans de prison et à 35 000 FRF d’amende[27].

L'opération Snow White
Article détaillé : Opération Snow White.

En 1977, les bureaux de Scientologie des deux côtes furent perquisitionnés par des agents du FBI cherchant des preuves de l’opération « Snow White », un réseau d’espionnage et d'infiltration de diverses organisations monté par l’Office du gardien dans le but de faire disparaître des documents sur celle-ci et sur Hubbard[3]. À cette occasion fut découverte la mise en œuvre de la politique de « propagande noire » attribuée aux préconisations de Hubbard envers les adversaires de scientologie.

En 1979, l’épouse de Hubbard, Mary Sue, et une douzaine d’autres responsables de la Scientologie sont convaincus de conspiration contre le gouvernement fédéral des États-Unis. Hubbard fut mentionné, par le procureur fédéral, comme « coconspirateur non poursuivi »[51] ; aucun lien direct ne lui fut trouvé avec l'affaire[26], l'Office du Gardien ayant, selon l'Église, agi de sa propre initiative. L'épouse de Hubbard fut condamnée à quatre années de prison.

Affaire Gerry Armstrong

En 1984, un procès opposa la Scientologie à Gerry Armstrong, ancien scientologue exclu de l'Église de Scientologie et déclaré « suppressif » en novembre 1981. Celui-ci, scientologue depuis dix ans et membre de la Sea Org, participa en janvier 1980 à la destruction de divers documents sur ordre de l'organisation qui craignait une opération de police. Il eut accès à cette occasion aux carnets de jeunesse d'Hubbard, qu'il conserva, et obtint l'autorisation de l'Église de Scientologie de faire des recherches complémentaires pour la rédaction d'une biographie confiée à l'écrivain Omar Garrison[52]. Selon Russel Miller, c'est quand il voulut faire rectifier la biographie officielle de l'Église de Scientologie qu'il fut exclu de celle-ci et déclaré « suppressif » en novembre 1981[15]. Lors du procès, Armstrong se plaignait du harcèlement lié à la politique de « fair game » envers les « suppressifs » dont il avait fait l'objet de la part de l'Église, tandis que celle-ci lui reprochait le détournement de documents, les atteintes à la vie privée et le non-respect du contrat. Gerry Armstrong reconnut aussi avoir eu des contacts répétés avec l'IRS et la CIA qui lui ont été reprochés par l'Église, qui a vu en lui l'un de leurs agents. Le procès aboutit à un compromis en 1986, par lequel l'organisation versa 800 000$ à Armstrong[53]. Armstrong fut par la suite reconnu coupable à plusieurs reprises par des tribunaux des États-unis d'avoir violé le compromis et fut condamné à payer 800 000 dollars à L'Église de Scientologie[54]. Il partit vivre au Canada pour éviter d'avoir à répondre d'une peine de prison de 26 jours[55].

Mort et autopsie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du ranch de Californie où Hubbard passa les dernières années de sa vie

Hubbard est décédé dans son ranch le , à l’âge de 74 ans d’une attaque cérébrale. Il n’avait pas été vu en public durant les cinq années précédentes. L’église de scientologie annonça que Hubbard s’était délibérément débarrassé de son corps pour faire des recherches d’un plus haut niveau spirituel sans être encombré de son enveloppe mortelle[15].
Selon certains sites internet comme Xenu.net, l'autopsie obtenue par le médecin légiste du comté de San Luis Obispo pour vérifier s'il avait pu y avoir une intoxication aurait révélé qu'il avait reçu du Vistaril (médicament à base d'hydroxyzine) quelques jours avant sa mort[56], qu'il présentait dix traces de piqûre sur la fesse droite et qu'il était atteint selon son médecin personnel, Gene Denk, d'une pancréatite chronique alcoolique[57] mais qu'aucune trace de stupéfiant ni de poison n'apparaissait. Le médecin de Ron Hubbard déclara aussi dans l'enquête qu'il le soignait depuis 8 jours de manifestations de dysphasie qui ne lui laissaient pas de doute sur l'issue rapide de sa dégénérescence neurologique à la suite de sa première attaque cérébrale[58]. L'administration d'hydroxyzine par voie intramusculaire (qui est présumée à la lecture de l'autopsie chez différents auteurs) ou par voie orale étant initialement réservée aux personnes souffrant de graves manifestations psychiatriques (permet la contention chimique) ou encore présentant des troubles de l'addiction aux narcotiques ou aigus de l'alcoolisme, sembla déplacée et paradoxale chez Hubbard[59] qui avait souvent dénoncé en public l'usage de la drogue et des médicaments à vocation psychiatrique. Cependant, d'autres témoignages l'ont accusé d'avoir été lui-même un consommateur de drogues[60].

Succession[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant abandonné toute responsabilité dans la gestion de la scientologie, il aurait continué à en percevoir des revenus importants, les membres de l’église étant redevables de donations tarifées pour les cours, les auditions, les livres et les « E-meters » dont lui revenait une partie en sus des royalties sur ses œuvres. Le magazine « Forbes » estima ses revenus provenant de la scientologie en 1982 à plus de 40 millions de dollars US. Cependant, Hubbard a nié avoir reçu ces émoluments, à plusieurs reprises par écrit. Il proclamait n’avoir jamais reçu d’argent de l’église[14].

Après l'affaire Snow White, l'Office du Gardien avait été démantelé et dans la réorganisation qui avait suivi, les scientologues de haut rang mêlés à cette affaire avaient été écartés des instances dirigeantes[3].

En mai 1982, Ron Hubbard et son entourage a créé la "Church of spiritual technology" chargé de percevoir ses droits d'auteurs sur ses publications.

En mai 1987, c'est donc David Miscavige, un des anciens assistants personnels de Hubbard, qui prit la présidence du « centre de technologie religieuse (RTC) », une société commerciale détenant les marques et symboles déposés de la dianétique et de la scientologie. Bien que le « centre de technologie religieuse » soit une entreprise distincte de l’église internationale de scientologie, Miscavige est le dirigeant de la religion. Herber Jantzsch est le président de l’église internationale de scientologie[61].

Controverses biographiques[modifier | modifier le code]

La biographie de Ron Hubbard est fort controversée et beaucoup de détails de sa vie sont litigieux. D’une part, les quelques biographies publiées par l'Église de scientologie présentent Hubbard et ses diverses réalisations sous un éclairage hagiographique[62]. D’autre part, les biographies de Hubbard écrites par des journalistes indépendants ou par d’anciens scientologues peignent un tableau beaucoup moins flatteur de Hubbard et contredisent dans beaucoup de cas le matériel présenté par l'organisation[63],[15]. En dernier lieu quelques universitaires ont écrit sur le sujet, analysant à la fois les biographies de l'Église et celles de ses détracteurs[18],[64].

Une des premières controverses sur la biographie de Hubbard est celle liée à la découverte puis à l'exploitation d'archives personnelles de Ron Hubbard par Gerry Armstrong, qui donna lieu au procès exposé plus haut. Selon Russel Miller, c'est quand il voulut faire rectifier la biographie officielle de l'Église de Scientologie qu'il fut exclu de celle-ci et déclaré « suppressif » en novembre 1981[15]. Russell Miller exploita ces carnets dans une biographie Bare-Faced Messiah (Le gourou démasqué), où il mettait en exergue le caractère fabulateur de ces récits de jeunesse, et présentait le caractère de Hubbard sous un jour fort peu flatteur. Il insiste entre autres sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que sur les récits des voyages en Asie de Hubbard, où des commentaires péjoratifs sur les chinois ou les lamas tibétains sont assez éloignés du récit officiel disant « Ron parla de regarder les moines méditer durant des semaines […] il tira profit de cette occasion unique d’étudier la culture d’Extrême-Orient ». L'Église de Scientologie tenta de faire interdire sa publication pour utilisation de matériel sous copyright à des fins de dénigrement systématique, mais n'obtint pas gain de cause[65].

En 1987, une autre biographie fit également scandale, où était impliqué le propre fils de Ron Hubbard. Celui-ci, L. Ron Hubbard Jr., après avoir changé son nom pour Ron DeWolfe, avait attaqué son père à plusieurs reprises dans certains medias[66], en particulier une interview dans Penthouse, où il l'accusait de toxicomanie, de pratique de rituels sataniques et d'être un menteur invétéré[67]. Quelques années plus tard, Bent Corydon reprit ses allégations dans la biographie qu'il écrivait, « Ron Hubbard, Messiah or Madman? », où il était prévu de créditer Ron DeWolfe comme coauteur. Celui-ci le refusa et rétracta ses accusations initiales en 1987 dans un affidavit[18].

Une étude de l'université de Marburg fait le point sur ces différentes biographies[18].

La collection "Ron" qui comprend une douzaine de fascicules illustrés, confectionnée par les scientologues eux-mêmes dans les années 90, contient une prise en compte de données issues de la masse de documents inédits relatifs à Hubbard et développe une autre appréciation de la trajectoire du fondateur[68]. Le film américain The Master de Paul Thomas Anderson en 2012, accumulant les récompenses, dresse un portrait transparent de Ron Hubbard à travers le rôle de Lancaster Dodd. Elle est le fait d'artistes d'Hollywood dont le compagnonnage avec la scientologie ne s'est guère démenti depuis les années 50, de Errol Flynn à Tom Cruise et de B. de Mille à Paul Anderson.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres de fantasy et science-fiction[modifier | modifier le code]

Ron Hubbard a écrit plus d'une centaine de romans de fiction. Cette bibliographie ne comprend que les titres des livres traduits en français. Les dates sont celles de la publication en France.

Romans 
  • Terre, champ de bataille, Presses Pocket Science-fiction no 5280 5281 et 5282, 1985.
  • Mission Terre, cycle de dix volumes, Presses de la Cité, 1988-1990.
  • Return to To-Morrow - Retour à demain, trad. A. Audiberti, Fleuve Noir, Coll. Anticipation, no 98, 1957.
  • Doc Mathusalem, Presses de la Cité, 1993.
  • Final Black-out, Presses de la Cité, 1992.
  • Fear, 1991 - Au bout du cauchemar, trad. Michel Demuth, Presses de la Cité, Presses Pocket, Coll. Science-Fiction no 5543, (ISBN 2-266-00690-8), 1991.
  • Death's Deputy, 1940 - Le bras droit de la mort, trad. Igor B. Maslowski, Hachette, Romans extraordinaires - l'Énigme, 1951.
Nouvelles 
  • La dimension périlleuse, in L'âge d'or de la SF (4e série), Opta, Fiction-Spécial no 21, 1973.
  • Quand montent les ombres, in Histoires Galactiques, Livre de Poche, La Grande Anthologie de la SF, no 3774.
  • Derrière la nébuleuse noire, in Les Pièges de l'espace, Le Masque SF, no 53, 1977.

Livres de dianétique et de scientologie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de publication :

  • Dianétique, la Thèse Originelle, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Évolution d'une Science, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • La Dianétique, la Puissance de la pensée sur le Corps, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Science de la Survie, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Self Analyse, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Procédure Avancée et Axiomes, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Guide pour préclairs, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Scientologie, une Histoire de l'Homme, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Scientologie 8/80, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Scientologie 8/8008, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • La Création des Aptitudes Humaines, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Dianétique 55, New Era Publications, Dernière édition 2007.
  • Scientologie, les Fondements de la Vie, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Les Problèmes du Travail, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Une Nouvelle Optique sur la Vie, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Scientologie 8/08, le Livre des Fondements, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Introduction à l'Ethique de Scientologie, New Era Publications, dernière édition 2007.
  • Un Corps Pur, l'Esprit Clair, New Era Publications, dernière édition 2007.

Films[modifier | modifier le code]

Les films suivants furent réalisés à partir des scénarios de Ron Hubbard

  • 1964 : The Mastery of GPMs
  • 1964 : The Bank and Its Pattern
  • 1964 : The Pattern of the Bank
  • 1966 : Composition of the Bank
  • 1966 : General Information
  • 1966 : Auditing Demonstration
  • 1966 : The Technical Materials
  • 1967 : Affinity (dont il fut également réalisateur et producteur)
  • 1976 : How to Set Up a Session and an E-Meter (également réalisateur et producteur)
  • 1976 : How the E-Meter Works (également réalisateur et producteur)
  • 1976 : Man the Unfathomable (également réalisateur et producteur)
  • 1977 : The Secret of Flag Results
  • 1978 : An Afternoon at Saint Hill (également réalisateur et producteur)
  • 1980 : The Problem of Life (également réalisateur et producteur, ainsi que compositeur et directeur de la photo)
  • 1981 : The Auditor's Code
  • 1981 : The Cycle of Communication (également producteur et compositeur)
  • 1981 : The Case He Couldn't Crack (également réalisateur et compositeur)
  • 1985 : The Tone Scale (également réalisateur, producteur, compositeur et narrateur)
  • 1985 : E-Meter Reads Drill
  • 1988 : Classification, Gradation & Awareness Chart
  • 1988 : The Auditor's Code
  • 1988 : The History of the E-Meter
  • 1989 : TRs in Life (également narrateur)
  • 1989 : Assists
  • 1995 : Assists
  • 1995 : The Art of Communication (également compositeur)
  • 1995 : Confessional TRs (également compositeur)
  • 1996 : The Cycle of Communication (également narrateur)
  • 1996 : Orientation: A Scientology Information Film
  • 1997 : The Auditor's Code
  • 1997 : Body Motion Reads
  • 1998 : The Different TR Courses and Their Criticism

Il est réalisateur, producteur, compositeur et narrateur de :

  • 1983 : The Professional TR Course

et compositeur des musiques de

  • 1986 : What Happened to These Civilizations?
  • 1988 : The Married Couple

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon un article du Washington Evening Star, 25 mars 1930
  2. Unrecognized charisma? A study of four charismatic leaders article de George Chryssides (en), conférence INFORM and CESNUR 2001
  3. a, b, c, d, e, f, g et h biographie issue du livre L'Église de Scientologie, par Gordon Melton, ISBN 88-01-02362-6
  4. Thèse de doctorat d'Arnaud Palisson Annexe Page 44
  5. Scan de All About Radiation de L. Ron Hubbard (Scientology Publications Organization - mai 1957) sur le site de l'ex-scientologue Arnie Lerma (en)
  6. PE HANDOUT L. Ron Hubbard - 14 April 1961
  7. The Mind Behind The Religion Article de Joel Sappell et Robert W. Welkos, Los Angeles Times, 24 juin 1990 (Autre copie)
  8. Scan des résultats de Lafayette Ronald Hubbard à l'université George Washington sur le site de l'ex-scientologue Arnie Lerma (en)
  9. « Interview Ron Hubbard » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  10. Scientology: The Now Religion, George Malko, Dell Publishing ; First Delta printing, New York, 1970
  11. http://www.lisamcpherson.org/cos/ftp/degrees.txt degrees.txt by
  12. a, b, c, d et e Le cas L.Ron Hubbard, article de Francis Valéry paru dans Bifrost no 12
  13. L'Explorateur et l’expert navigateur sur le site de l’Église de Scientologie.
  14. a, b, c et d A Piece of Blue Sky, Jon Atack (en), 1990, ISBN 0-8184-0499-X
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k [PDF]Ron Hubbard, le gourou démasqué, Russel Miller, 1994 (également publié chez M. Joseph, 1987, ISBN 0-7181-2764-1)
  16. L'élaboration d’une science du mental sur le site de l’Église de Scientologie.
  17. Voir l'entrée « L.Ron Hubbard » dans l'article (en) Anti-masonry Frequently Asked Questions de la Grand Lodge of British Columbia (consulté le 6 juin 2008)
  18. a, b, c, d et e L. Ron Hubbard and Scientology: An annotated bibliographical survey of primary and selected secondary literature Marco Frenschkowski, Marburg Journal of Religion (en), juillet 1999
  19. a et b Les courants magiques traditionnels et les nouveaux mouvements religieux, Massimo Introvigne, Colloque international de l’Institut de Droit et d’Histoire Canoniques, université d’Aix-Marseille III, Aix-en-Provence, 15 avril 1994
  20. Texte de la demande de divorce sur le site Holysmoke
  21. a, b, c et d Histoire de la science fiction moderne 1911-1984, Jacques Sadoul, 1984, ISBN 2-221-04464-9 Pages 171, 174 et 199
  22. Scientology's fight for apartheid sur le site Xenu.net (Opération Clambake (en)
  23. « Official Papers on Scientology » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  24. Les Sectes, Nathalie Luca
  25. [1] Chapitre 6 "A piece of blue sky"
  26. a et b (en) Robert W. Welkos, « Burglaries and Lies Paved a Path to Prison », Los Angeles Times,‎ 24 June, 1990 (lire en ligne)
  27. a et b Jugement du tribunal de Paris, 13e chambre correctionnelle, 14 février 1978. Voir le résumé du jugement sur le site Prévensectes
  28. a et b Encyclopédie de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction, Pierre Versins, 1972 - Page 437
  29. Par exemple Orson Scott Card qui qualifie sa lecture d'expérience exaltante, ou Frederik Pohl qui dira « L. Ron Hubbard a un don pour susciter des images éclatantes qui s'impriment dans mon esprit. Bien plus que la plupart des autres auteurs que je connais. » nooSFere - Site spécialisé SF
  30. McIntyre, Mike (April 15, 1990).
    Hubbard Hot-Author Status Called Illusion. San Diego Union, p. 1.
  31. Remise des prix du concours des écrivains et illustrateurs du futur - Science-Fiction magazine - été 2007
  32. Vox Magazine
  33. Dianetics Review
  34. « Chaos, complots, communistes » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  35. [2] La Globalisation en Scientologie. Influence, Contrôle et Opposition sur les Marchés Internationaux. Par Stephen A. Kent. Département de Sociologie. Université d'Alberta
  36. The Official Scientology and Dianetics Glossary
  37. Scientology Axioms
  38. l'électromètre (Hubbard E-Meter) de scientologie ne vaut rien (expertise judiciaire)
  39. « perry/CoS/Theology/barwell2.htm Is Scientology a religion? Hubbard says "No". (Hubbard Communications Office Policy Letter (HCOPL) 29 Oct. 1962, "Religion") » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  40. « … Hubbard commença à proclamer que tout écrivain qui souhaite vraiment faire de l’argent devrait arrêter d’écrire et créer une religion ou inventer une nouvelle méthode psychiatrique. Le version d’Harlan Ellision est qu’Hubbard était supposé avoir dit à John W. Campbell : « Je vais inventer une religion qui me rapportera une fortune. Je suis fatigué d’écrire pour un penny le mot ». Sam Moskowitz, un chroniqueur de science fiction a rapporté que lui-même avait entendu Hubbard faire des affirmations similaires mais il n'y a aucune preuve immédiate. » The Visual Encyclopedia of Science Fiction, ed. Biran Ash, Harmony books 1977.
  41. « interview de Hubbard par Stillson Judah » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  42. Enquiry into the Practice and Effects of Scientology, Report by Sir John Foster, K.B.E., Q.C., M.P., Published by Her Majesty's Stationery Office, London December 1971. Cited at http://www.cs.cmu.edu/~dst/Cowen/audit/fosthome.html
  43. [3]
  44. Justice Latey déclare en 1984
    « La scientologie est à la fois immorale et socialement antipathique… Elle est corrompue, sinistre et dangereuse. Elle est corrompue car elle est basée sur des mensonges et des fourberies et que son vrai but est de l’argent et de la puissance pour M. Hubbard… Elle est sinistre car elle se permet des pratiques infâmes autant envers ses adhérents qui ne suivent pas aveuglément la ligne qu’envers ceux qui la critiquent ou s’y opposent. Elle est dangereuse parce qu’elle capture des gens, les endoctrine et leur fait subir un lavage de cerveau de telle façon qu’ils deviennent des captifs sans esprit critique, des outils pour le culte, déconnectés des pensées de la vie ordinaire, et des relations avec les autres. »
    (en) « Judicial statements regarding the Nature of Scientology » sur www.factnet.org.
  45. (en) « Hubbard Youth, The teenage bullies who reign supreme over a sinister cult » sur www.lermanet.com.
  46. (en) Richard Palmer, « Stars' cult pays out £155,000 over hate campaign », The Express, 8 juin 1999.
  47. Rehabilitation Project Force ou RPF Traitement des opposants
  48. Me Pesenti et Serge Faubert, cités dans Sectes - Mensonges et idéaux, Nathalie Luca et Frédéric Lenoir, page 164-165
  49. Alain Lallemand affirme avoir encore reçu ce genre de menace en 1987 - cité dans Sectes - Mensonges et idéaux, Nathalie Luca et Frédéric Lenoir, Page 164-165
  50. Attendus du jugement, page 182 dans Les Nouvelles Sectes, Alain Woodrow, Points Actuels, éd. du Seuil, 1981
  51. United States of America v. Jane Kember, Morris Budlong, Sentencing Memorandum sur Wikisource
  52. (en)Compte rendu du procès Church_of_Scientology_v._Armstrong sur Wikisource
  53. The frenc and german versus american debate over 'new religions', scientology, and human rights, article de Stephen A. Kent dans le Marburg Journal of Religion, janvier 2001
  54. Id., ¶¶5-7 s:Church of Scientology International v. Superior Court
  55. Id., ¶¶3-4 s:Church of Scientology International v. Superior Court
  56. (en) Rapport toxicologique à la mort de Ron. Hubbard présentant des traces d'hydroxyzine ordonné par l'officier médical du comté de San Luis Obispo
  57. Rapport d'autopsie de L. RON. Hubbard en français
  58. (en) Rapport d'enquête révélant selon son médecin l'état de santé dégradé de Ron Hubbard avant sa mort
  59. (en) [http://www.xenu.net/archive/hubbardcoroner/ Robert Vaughn Young, ex-scientologue, The Death of Ron. Hubbard, Les questions autour du Vistaril et la mort de Ron. Hubbard
  60. (en) The Mind Behind the Religion, article du Los Angeles Times
  61. Présentation de Heber C. Jentzsch sur le site de l'Église de Scientologie
  62. « L. Ron Hubbard Home Page » (consulté le 11 mars 2008)
  63. Bent Corydon, « L. Ron Hubbard: Messiah or Madman » (consulté le 11 mars 2008) (également publié chez Barricade Books, 1992, ISBN 0-942637-57-7)
  64. Biographie de Hubbard par Gordon Melton
  65. Liste des différents jugements concernant Bare-Faced Messiah
  66. « Interviews avec Gerry Armstrong, Richard Behar et Ron DeWolfe » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30 sur le site xenutv.com
  67. Inside The Church of Scientology Copie de l'interview Penthouse en 1983 sur le site de Arnie Lerma (en)
  68. la scientologie, Gordon Melton, Ellici, 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]