Michael Bay

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Michael Bay

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Michael Bay, 7 février 2008

Nom de naissance Michael Benjamin Bay
Naissance 17 février 1965 (49 ans)
Los Angeles, Californie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Producteur de cinéma
Films notables Bad Boys
Armageddon
The Rock
The Island
Pearl Harbor
Transformers (saga)
Site internet www.michaelbay.com

Michael Benjamin Bay (né le 17 février 1965) est un réalisateur et producteur américain. Il est surtout connu pour avoir réalisé des films d'action et catastrophe avec un gros budget, caractérisés par leur utilisation massive d'effets spéciaux. Ses films, qui comprennent Bad Boys, Armageddon, Pearl Harbor, et Transformers, ont rapporté plus de quatre milliards de dollars dans le monde entier et ce malgré les critiques de cinéma hostiles à Bay. Il est cofondateur de la maison de production commerciale de l'Institut, alias The Institute for the Development of Enhanced Perceptual Awareness. Il est le cofondateur et copropriétaire de la maison d'effets spéciaux Digital Domain. Il est copropriétaire de Platinum Dunes, une maison de production qui a servi a réamorcer des films d'horreur cultes comme Vendredi 13, Massacre à la tronçonneuse et Freddy : Les Griffes de la nuit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bay est né et a grandi à Los Angeles avec ses parents adoptifs . Il a fréquenté l'école Carrefour de l'exclusivité, à Santa Monica, en Californie, où le « Hollywood Elite », y compris des vedettes de cinéma, décide souvent d'envoyer leurs enfants. Plus tard, il est diplômé de l'université Wesleyan, dans Middletown, Connecticut, en 1986, où il a été membre de la fraternité Psi Upsilon. Après avoir été rejeté par l'USC et d'autres des écoles de cinéma notables, il a choisi d'étudier le cinéma à l'Art Center College of Design de Pasadena.

Premiers projets[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son diplôme de l’Art Center College of Design de Pasadena, en Californie, Bay a rencontré un vieil ami de lycée nommé Kirk Skinner qui l'a aidé à percer dans l'industrie de la musique et de la vidéo puis a travaillé sur des vidéos pour des artistes tels que Meat Loaf, Richard Marx, Donny Osmond, Lionel Richie et Tina Turner entre autres. Il a également commencé à réaliser pour la télévision pour de nombreuses grandes entreprises, dont Nike, Reebok, Budweiser et Coca-Cola. La plus réussie de ses campagnes publicitaires comme réalisateur a été la série « Got Milk? », qui lui a valu le Grand Prix Clio commerciale de l'Année.

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Michael Bay fait son premier long-métrage, Bad Boys, en 1995, mettant en vedette Will Smith et Martin Lawrence. Le film est un succès avec un total de 141 millions de $ de recettes dans le monde et génère un profit énorme pour les producteurs Jerry Bruckheimer, Don Simpson et le distributeur, Columbia Pictures.

Son film suivant est The Rock en 1996, un film d'action qui se déroule principalement sur l'île d'Alcatraz, et dans la baie de San Francisco. Il met en vedette Sean Connery, Nicolas Cage et Ed Harris. Une fois de plus il est produit par Jerry Bruckheimer et Don Simpson, qui est mort cinq mois avant la sortie du film qui lui est dédié. Celui-ci remporte un certain nombre de récompenses dont le Best On-Screen Duo de Cage et Connery aux MTV Movie Awards ainsi qu'une nomination à l'Oscar du meilleur son.

En 1998, il continue de collaborer avec Jerry Bruckheimer dans Armageddon. Le film sort à un moment où les films catastrophe sont populaires à Hollywood. Il raconte le périple d'un groupe de foreurs qui sont recrutés et envoyés par la NASA pour faire dévier un astéroïde de sa trajectoire avant qu'il n'entre en collision avec la Terre. Il met en vedette Bruce Willis, Billy Bob Thornton et Ben Affleck. Malgré les mauvaises critiques, Armageddon est nommé à la 71e cérémonie des Oscars dans les catégories meilleur son, meilleurs effets visuels, meilleur montage sonore et meilleure chanson originale ; et rapporta plus de 550 millions de $ à travers le monde.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, Michael Bay a décidé de faire une image plus dramatique, au sujet de l'attaque sur Pearl Harbor. Il dirige Ben Affleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale et Cuba Gooding Jr.. Pearl Harbor est sorti le week-end de Memorial Day 2001. Bay a aussi produit le film avec Jerry Bruckheimer. La critique accueille le film de façon mitigée et déplore que le film soit visuellement lisse et historiquement imprécis, citant également ces lacunes littéraires tels que le dialogue banal, un triangle amoureux mal développé ainsi que des personnages principaux creux. Lors de la cérémonie des Oscars en 2002, le film a été cité pour quatre nominations, Oscar des meilleurs effets sonores, meilleur son, meilleurs effets visuels, et la meilleure chanson originale.

Bay retrouve Will Smith et Martin Lawrence pour Bad Boys 2, et marque ainsi sa cinquième collaboration avec Jerry Bruckheimer. Le film, bien que l'objet de certaines critiques vicieuses pour sa longueur, la brutalité, certains l'ont dit, il est l'exemple ultime de l'esthétique du réalisateur qui a été un succès au box-office US. Il a fait 138 millions de $, assez pour couvrir le budget de production, et de 273 millions dans le monde, presque deux fois plus que le film original.

En 2005, Bay réalise The Island, un film de science-fiction décrit comme un pastiche de « escape-from-dystopie », avec Ewan McGregor et Scarlett Johansson. C'est le premier film de Michael Bay sans Jerry Bruckheimer et également son premier à être une déception au box-office US en rapportant 36 millions de dollars seulement. Le film a eu plus de succès à l'international, remportant 163 millions dans le monde. Bay lui-même a déclaré qu'il n'était pas à l'aise avec la mise sur le marché du film aux États-Unis. Bien qu'il ne soit pas particulièrement bien accueilli, certaines critiques ont eu une note plus douce, pour le propos humaniste du film, et ont fait l'éloge des effets spéciaux, cascades et des multiples scènes de chasse ainsi que de la manière dont Bay maintient le rythme du film.

En 2007, il rencontre pour la première fois Steven Spielberg, en tant que producteur exécutif, et dirige Transformers, un film d'action spectaculaire, basé sur la franchise Transformers, un univers de jouet, crée par Hasbro entre 2 races de robots qui s'affrontent : les gentils Autobots contre les méchants Decepticons. Le film est sorti aux États-Unis et au Canada le 3 juillet 2007, qui a pour vedette Shia LaBeouf. Les avant-premières ont rapporté 8,8 millions de dollars, et dès son premier jour de sortie, il engrange 27,8 millions $, un record pour le box-office. Le week-end de sa sortie, Transformers a rapporté 70,5 millions, et un montant de 155,4 millions $ la première semaine, ce qui lui donne le record de la plus grande semaine de sortie pour une non-suite. En novembre 2007, le film a fait plus de 319 millions $ au niveau national et de plus de 708 millions $ dans le monde, il a été bien accueilli par le public et a reçu des commentaires positifs de la part des critiques. Bay et Steven Spielberg sont de retour pour Transformers 2 : La revanche (Transformers : Revenge of the Fallen), sorti le 24 juin 2009 en France, au Canada et aux États-Unis. Le film est un nouveau succès au Box-office avec 836 millions $ pour une réception critique catastrophique, beaucoup reprochèrent au film les effets spéciaux trop nombreux et lassant ainsi qu'un scénario très faible[1][2].

Bay et Wydncrest Holdings ont acquis la société d'effets spéciaux Digital Domain en 2006, de James Cameron et Stan Winston. Il dirige également son entreprise, Platinum Dunes, qui produit des films d'horreur, avec surtout la réussite commerciale des remakes des films des années 1970 (Massacre à la tronçonneuse…), et dirige enfin des publicités par le biais de l'Institut pour le développement de l'Amélioration de la perception de sensibilisation.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, Michael Bay signe un contrat publicitaire avec Victoria's Secret ; il devient alors le réalisateur des publicités de la marque.

Michael Bay sortit le troisième volet des Transformers (Steven Spielberg reste producteur délégué) à l'été 2011, qui a pour titre Transformers 3 : la face cachée de la Lune (Transformers : Dark of the Moon) avec la 3D pour la première fois. Les robots s'affrontent de nouveaux, mais dans un nouveau contexte : la découverte de robots survivants durant Appolo 11, quand l'homme marcha sur la lune. Le film fit une recette de 1,12 milliard $ dans le monde, le film est l'un des plus gros succès du Box-office mondial et Américain. Et malgré la réception critique, légèrement meilleure que le second volet, mais qui reste très médiocre avec les mêmes repproches[3][4].

En 2013, Michael Bay délaissa les Transformers pour No Pain No Gain (Pain & Gain). Un film basé sur l'histoire vraie de criminels violents et déjantés mais très drogués aux anabolisants. Un «petit» film pour Bay (25 Millions $ de budget) avec des recettes de 96 million $ au Box-office ainsi qu'une réception critique mitigé (mais meilleure que Transformers 3).

Transformers : l'âge de l'extinction (Transformers : Age of Extinction) sort à l'été 2014, le quatrième volet de la franchise des robots géants ne change pas ses habitudes (ou presque car le héros principal Shia LaBeouf est remplacé par Mark Wahlberg) avec Michael Bay en réalisateur, Steven Spielberg à la production, un carton attendu au box-office[5] malgré l'accueil de la presse catastrophique[6].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Inspirations et influences[modifier | modifier le code]

Bay a une variété de facteurs qui ont déclenché et alimenté son intérêt dans le monde du spectacle. Il puise son inspiration dans les talents des différents réalisateurs comme Steven Spielberg, James Cameron, Stanley Kubrick, George Lucas, Joel et Ethan Coen. Dans sa jeunesse, il a travaillé pour Lucasfilm, où son intérêt a commencé lorsqu'il travaillait sur le storyboard du premier film d'Indiana Jones Les Aventuriers de l'arche perdue.

Deux de ses films, The Island et Transformers 2 : La revanche, sont reconnus pour leur grand nombre de placement de produits. Ils présentent respectivement 35 et 47 marques différentes[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

En Projet : Ghost Recon, adaptation cinématographique de la franchise de jeu vidéo Ghost Recon, inspirée par l'écrivain Tom Clancy

Producteur[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Ses films ont remporté 4,67 milliards de dollars de recettes dans le monde entier, ce qui fait de lui le quatrième cinéaste le plus rentable de l'histoire du cinéma derrière Steven Spielberg (9,54 milliards), James Cameron (6,20 milliards) et Peter Jackson (5,56 milliards).

Film Budget Monde Monde
Bad Boys 19 000 000 $ 141 407 024 $
Rock 75 000 000 $ 335 062 621 $
Armageddon 140 000 000 $ 553 709 788 $
Pearl Harbor 140 000 000 $ 449 220 945 $
Bad Boys 2 130 000 000 $ 273 339 556 $
The Island 126 000 000 $ 162 949 164 $
Transformers 150 000 000 $ 709 709 780 $
Transformers 2 : La Revanche 200 000 000 $ 836 303 693 $
Transformers 3 : La Face cachée de la Lune 195 000 000 $ 1 123 794 079 $
No Pain No Gain 26 000 000 $ 94 794 814 $
Total 1 201 000 000 $ 4 671 618 393 $

Réception Critique[modifier | modifier le code]

Michael Bay est un cinéaste extrêmement rentable, paradoxalement la critique n'a jamais été clémente pour ses réalisations. Les deux principaux agrégateurs de critique américains, Rotten Tomatoes et Metacritic, résument le désamour de la critique pour Bay. Sur Rotten Tomatoes, seul Rock obtient le label "fresh" (frais) avec 67% de critiques positives, toutes les autres réalisations de Bay sont considérés comme "rotten" (pourri). Metacritic rassemble une moyenne de 40/100 pour les avis critiques du travail de Michael Bay. Pour les notes de la presse sur Allociné, seul No Pain No Gain et Transformers dépassent la moyenne.

Lui est très souvent décrié dans ses films un scénario quasi-absent ou incohérent ainsi qu'un déluge d'effets spéciaux décrits comme abrutissant. La parodie de Michael Bay dans l'épisode Imaginationland I de South Park[8] montre Bay qui ne sait faire que des effets spéciaux mais sans idées scénaristiques ou réfléchies, soit les défauts qui lui sont souvent reprochés. Mais le cinéaste se moque des critiques[9][10].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En 1994, Bay a été honoré par la Directors Guild of America en tant que Directeur commercial de l'année. Il a reçu le ShoWest 2009 Vanguard Award pour son excellence dans le cinéma lors de la Confab des propriétaires de cinéma.

Parallèlement, il a également reçu le prix du pire réalisateur de l'année lors de la 30e cérémonie des Razzie awards pour son film Transformers 2 : La revanche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]