Festival de Cannes 1997

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La 50e édition du Festival de Cannes s'est déroulée du 7 au . La maîtresse de cérémonie fut l'actrice française Jeanne Moreau. Exceptionnellement, une Palme des Palmes a été décernée par tous les réalisateurs palmés vivants lors de la soirée d'ouverture. Ingmar Bergman en fut le récipiendaire.

Jury[modifier | modifier le code]


Isabelle Adjani, présidente du Jury, demande au Festival de Cannes que le jury soit « jeune » et composé uniquement d'artistes. Elle demande aussi à être associée à sa composition. Plusieurs artistes envisagés ne peuvent participer, car indisponibles : Emma Thompson, Ralph Fiennes, Kristin Scott-Thomas. Arnaud Desplechin accepte puis se désiste[1]. Jodie Foster refuse, souhaitant uniquement présider le jury[1] (ce qui lui sera proposé pour le Festival de Cannes 2001). C'est Paul Auster qui suggère la participation de Michael Ondaatje. Mira Sorvino termine un film le jour de l'ouverture du festival, mais souhaite vivement participer au jury et accepte la proposition qui lui est faite[1].

Jury de la Caméra d'or[modifier | modifier le code]

Selection Officielle - Compétition[modifier | modifier le code]

Selection Officielle - Hors Compétition[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Délibérations du jury[modifier | modifier le code]

Dans le chapitre qu'il consacre à ce palmarès dans ses mémoires, Gilles Jacob, à l'époque délégué général du Festival de Cannes, explique l'influence déterminante de Nanni Moretti sur le choix de la Palme d'or. Le réalisateur soutient en effet de manière déterminée Le Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami, alors que les premières délibérations vont clairement dans le sens d'une Palme indiscutable pour L'Anguille de Shohei Imamura. Il cherche alors à convaincre les jurés afin d'obtenir au moins l'égalité des votes pour le film iranien. D'autre part, tous savent qu'Isabelle Adjani souhaite que la Palme d'or aille à De beaux lendemains d’Atom Egoyan. Moretti et elle cherchent alors à faire passer le principe d'une Palme d'or ex aequo, ce qui n'est possible que sur dérogation. Gilles Jacob accorde cette dérogation, pensant que le film d'Imamura n'est « pas son meilleur » et que donner la palme à cet unique film serait mal vu par la presse[2].

Isabelle Adjani croit, en faisant cette demande, que l'autre Palme d'or ira à Atom Egoyan, mais une fois que la Palme est acquise pour Le Goût de la cerise, Nanni Moretti reporte son deuxième vote sur L'Anguille ; De beaux lendemains ne reçoit finalement que le Grand prix du jury. Isabelle Adjani, dans les interviews qui suivent le festival, traitera Moretti de « Machiavel[2] ».

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • Abbas Kiarostami scandalise les autorités iraniennes pour s'être laissé embrasser par une femme en public, Catherine Deneuve, qui lui remettait la Palme d'or.
  • À L'occasion du cinquantenaire du festival, une Palme des Palmes fut décernée au cinéaste suédois Ingmar Bergman par toutes les Palmes d'or présentes à Cannes. C'est sa fille qui vint chercher le prix, remis par l'actrice Liv Ullmann[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gilles Jacob, La Vie passera comme un rêve, Robert Laffont,‎ 2009, 385 p., p. 199-200
  2. a et b Gilles Jacob, La Vie passera comme un rêve, Robert Laffont,‎ 2009, 385 p., p. 205-209
  3. Le Festival en dates sur le site du Festival de Cannes

Autres éditions du Festival[modifier | modifier le code]