Histoire des Juifs en Ukraine

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L’histoire des Juifs en Ukraine remonte au Royaume du Bosphore. Des témoignages archéologiques des commerces grecs habitant le littoral de la mer Noire, attestent leurs présences depuis les derniers siècles avant l'ère commune. Les parties orientales de l'Ukraine, sont ensuite absorbées par le royaume Khazar. Cependant, la population juive n’aurait pas survécu à l'invasion tatare du XIIIe siècle. Néanmoins, la population juive laisse une marque importante sur Kiev, ville qui avait à la fois un quartier juif et une porte juive dès le XIe siècle et un talmudiste, Mosheh de Kiev est mentionné au XIIe siècle.

L'expulsion de Kiev[modifier | modifier le code]

Cependant, les Juifs sont expulsés de Kiev à la fin du XVe siècle mais les vagues de migration d’Europe occidentale, en particulier de la région de Rhénanie, qui commence au XIIIe siècle auront un grand impact sur la communauté juive ukrainienne qui atteint son apogée avec l’annexion du territoire par la Couronne polonaise. En particulier après 1569, les Juifs sont fréquemment utilisés par la noblesse pour gérer le système arenda, en vertu duquel ils administrent de grandes propriétés foncières ukrainiennes, appelés latifundia pour des propriétaires polonais souvent absents. Dans de tels cas, les Juifs obtiennent le droit exclusif de collecter les taxes, les péages, et autres impôts de la paysannerie ukrainienne. Beaucoup plus souvent, le contrat portait sur le droit local de propinatsiia, le privilège exclusif de la distillation et de la vente d'alcool, commerce qui s'intègre naturellement avec l'activité d'aubergiste et de prêt avec intérêt.

L'attentat contre Alexandre II[modifier | modifier le code]

Un tournant majeur dans l'histoire juive ukrainienne se produit en mars 1881, quand Alexandre II est assassiné par une grenade lancée par un membre d'un petit cercle socialiste. Des rumeurs circulent dans tout l'empire tsariste affirmant que le nouveau tsar, Alexandre III, a donné au peuple le droit de « battre les Juifs » en guise de représailles. La première vague de massacres désignés comme pogroms commence et durera jusqu’en 1884, avec la plus grande concentration survenant sur le territoire ukrainien. L'atmosphère d'anarchie pure, avec l'apparente incapacité ou la réticence des autorités russes de contrôler la violence, ont un impact majeur sur le psychisme du Juif ukrainien moyen. C'est dans cette situation que surviennent les premiers frémissements du sionisme moderne en Ukraine, articulé par le mouvement Byl"ou qui envoie, en 1882, ses premiers colons fonder des communautés en Palestine. D’autres, pas partisans de l’émigration, sont attirés par les mouvements révolutionnaires, notamment le Bund.

Histoire des Juifs de Medzhybizh[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs de Medzhybizh.

Les premières mentions de Juifs à Medjybij datent du début des années 1500. Ces documents indiquent que certains Juifs ont obtenu des privilèges spéciaux des rois polonais, et surtout mentionnent une proclamation de 1566 du roi Sigismond II Auguste que les Juifs de Medjybij sont exemptés pour toujours d'impôts. La plus ancienne sépulture dans le cimetière juif date de 1555. Le recensement effectué en 1571 enregistre la présence de 95 Russes, 35 Juifs et 30 Polonais.

Histoire des Juifs en Galicie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Galicie.

Au début du XXe siècle, 10 % des habitants de la Galicie, dont la ville principale était Lemberg (en russe: Lvov), l'actuelle Lviv, étaient juifs. Quasiment tous ont disparu dans la Shoah après la destruction du ghetto de Lvov.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Babi Yar.

100 000 civils, en majorité d'origine juive, furent massacrés par les nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Influencés par Léon Trotsky, le fondateur de l'armée rouge et Grigori Zinoviev, président du soviet de Leningrad, à gauche ou Zeev Jabotinsky, à droite, de nombreux dignitaires israéliens d'origine ukrainienne apparaissent. C'est le cas d'Yitzhak Ben-Zvi, second président d'Israël, Moshé Dayan, vainqueur de la guerre des Six Jours et Golda Meir, premier ministre israélienne. Le fondateur du mouvement Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson se voit lui comme un héritier spirituel d'Yisroel ben Eliezer (Le Baal Shem Tov). L'actrice Mila Kunis est née en Ukraine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter J. Potichnyj et Howard Aster, Ukrainian-Jewish Relations in Historical Perspective, Ontario, Canadian Inst.of Ukrainian Studs.,‎ mars 1988, 2e éd., 531 p. (ISBN 978-0920862537)

Lien externe[modifier | modifier le code]