Casterman

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Logo de Casterman
Repères historiques
Création 1780 à Tournai
Dates clés 1999 : rachat par le groupe Flammarion[1]
Fondateur(s) Donat Casterman
Fiche d’identité
Statut Éditeur élément d'un groupe d'édition
Siège social Bruxelles
Drapeau de la Belgique Belgique
Direction Teresa Cremisi (PDG de Flammarion)
Collection(s) Ligne rouge, Ligne d'horizon, Ligne de vie, Un monde, Écritures, Sakka, Rivages/Casterman/Noir
Titre(s) phare(s) Les Aventures de Tintin et Milou, Martine
Langue(s) de
publication
Français/Néerlandais
Diffuseur(s) Flammarion Diffusion
Société mère Groupe Flammarion (Groupe Gallimard)
Site officiel www.casterman.com
Principaux concurrents
Dupuis, Dargaud

Casterman est un éditeur belge de bande dessinée et de livres pour la jeunesse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fondateur, Donat Casterman, s'installe comme libraire-relieur en 1776 à Tournai. Il devient éditeur peu après et ensuite imprimeur. Durant tout le XIXe siècle, l'édition développe un important catalogue, largement dédié aux publications religieuses ou édifiantes et aux ouvrages destinés à la jeunesse, en particulier les livres de prix. L'impression et la reliure sont assurées dans les ateliers tournaisiens qui occupent une à deux centaines de personnes.

En 1856, Henri Casterman crée une filiale à Paris dans le quartier Saint-Sulpice au 20, rue de Tournon, ce qui permettra un fort développement des affaires en France. Suite au décès des deux dirigeants, l'entreprise prend la forme d'une société anonyme en 1907. Dans l'entre-deux guerres, les affaires se développent fortement dans les deux départements, Édition et imprimerie ; cette dernière se tournant désormais vers une clientèle extérieure d'éditeurs français (Hatier, Michelin...) et d'annuaires (téléphone, chemin de fer...).

C'est en 1934 que Casterman prend le relais des éditions du Petit Vingtième pour la publication en albums des aventures de Tintin avec le quatrième épisode de la série : Les Cigares du pharaon. À partir de 1942, avec L'Étoile mystérieuse, Casterman publie les nouveautés d'Hergé en couleurs sur 62 pages, en une présentation qui deviendra le standard des bandes dessinées publiées ultérieurement. En quelques années, sortent les versions remaniées et en couleurs des aventures publiée initialement en noir et blanc.

Fort du succès remporté par les bandes dessinées de Hergé, Casterman propose bien vite de nouvelles séries d'aventures : Petzi de Vilhelm et Carla Hansen, Alix et Lefranc de Jacques Martin ou Chevalier Ardent de François Craenhals.

Le catalogue de livres illustrés pour la jeunesse s'élargit très fortement lui aussi. La série Martine, illustrée par le Tournaisien Marcel Marlier, connaît un succès mondial considérable.

Dans les années 1970, Casterman décide de conquérir un lectorat de BD plus adulte en proposant les premiers albums de Corto Maltese d'Hugo Pratt, en 1973 et en créant la revue de bande dessinée (A SUIVRE) en 1978. Cette dernière fut à l'origine d'un catalogue d'auteurs prestigieux tels Tardi, Schuiten, Geluck...

Casterman Éditions fait partie depuis 1999 du groupe Flammarion[1]. L'imprimerie Casterman fait -quant à elle- partie du Groupe EVADIX depuis fin 2002 ; elle a été rebaptisée Casterman Printing.

En février 2013, Charlotte Gallimard, déjà à la tête des éditions Alternatives, est nommée par son père Antoine Gallimard, PDG de Casterman, en remplacement de Louis Delas et en collaboration avec Teresa Cremisi.

Le dernier éditeur Casterman fut Jean-Paul Casterman décédé en 2009.

Collections[modifier | modifier le code]

Magazines[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

En 2009 et 2010, la maison d’édition Casterman a déposé aux Archives de l'État à Tournai 1 728 mètres de documents comprenant : 15 000 photos de l’entreprise, une documentation photographique immense ainsi qu’un exemplaire de chaque ouvrage édité par Casterman entre 1789 et 1991. À noter que les Archives de l'État à Tournai sont installées depuis juillet 2009 dans un ancien bâtiment de Casterman.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rachat du belge Caterman par le français Flammarion