Marcello Mastroianni

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Marcello Mastroianni

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Mastroianni au festival de Cannes 1991.

Nom de naissance Marcello Vincenzo Domenico Mastroianni
Naissance 28 septembre 1924
Fontana Liri, Italie
Nationalité Drapeau d'Italie Italien
Décès 19 décembre 1996 (à 72 ans)
Paris, France
Profession Acteur
Films notables La Dolce Vita
Huit et demi
La Nuit (la notte)
Divorce à l'italienne (Divorzio all'italiana)

Marcello Vincenzo Domenico Mastroianni (né le 28 septembre 1924 à Fontana Liri (un village de montagne de la province de Frosinone, dans la région du Latium, à mi-chemin entre Rome et Naples) — mort le 19 décembre 1996 à Paris), est un acteur italien.

Il fait partie, au même titre que Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi et Monica Vitti, des piliers des comédies italiennes des années 1960 et 1970.

Avec Jack Lemmon et Dean Stockwell, il fait partie des trois seuls acteurs ayant obtenu à deux reprises le Prix d'interprétation masculine au festival de Cannes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Acteur italien par excellence, assurément le plus célèbre du monde du cinéma international des trois décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, il conquiert sa notoriété sans faire de vagues, à l'inverse d'autres acteurs de sa génération. De 1938 à 1943, il obtient des rôles de figurant ou « d'utilité » dans quelques films, puis, en raison de l'opposition familiale au fascisme, se voit obligé de se cacher jusqu'à la fin des hostilités de la Seconde Guerre mondiale. Dès 1945, il s'inscrit au Centre universitaire de théâtre (Centro Universitario Teatrale) où il fait la connaissance de Luchino Visconti qui lui procure un rôle dans une pièce de théâtre qu'il dirige, Un tramway nommé Désir. Lors de ses prestations théâtrales, il va avoir l'occasion de jouer avec Giulietta Masina et, ainsi, de lier connaissance avec son mari, Federico Fellini ; cette rencontre a une influence considérable sur sa carrière.

Mariage à l'italienne en 1963.

Au cinéma, il va de rôles mineurs en rôles très secondaires jusqu'en 1955 où il obtient sa première récompense, un Ruban d'argent, pour son rôle de Pasquale dans Jours d'amour (en) (Giorni d'amore) réalisé en 1954 par Giuseppe De Santis et Leopoldo Savona (en).

Ses capacités d'adaptation aux rôles qu'on lui propose lui permettent de jouer aussi bien avec des réalisateurs de la période des Téléphones blancs tels Mario Camerini en 1953 et 1955 ou Alessandro Blasetti en 1954, 1955, 1956 puis 1965, qu'avec des réalisateurs du néoréalisme tels que Giuseppe De Santis en 1954, Luchino Visconti en 1957 et 1967 ou Vittorio De Sica en 1963, 1964, 1968 et 1970.

Après ce premier Ruban d'argent (il en obtient sept durant sa carrière et un posthume), c'est Luchino Visconti, son mentor de théâtre, qui lui procure en 1957 un nouveau jalon vers la renommée, avec le rôle principal de Mario dans Nuits blanches (Le Notti bianche), d'après le roman homonyme de Fiodor Dostoïevski.

Puis, en 1960, Federico Fellini lui propose le rôle de Marcello Rubini dans La Dolce Vita, qui va rapidement se révéler être un film culte et remporter nombre de récompenses dont la Palme d'or, la même année. C'est le début de la réputation de « latin lover » pour Mastroianni, ce dont il se défend toute sa vie.

Dès lors, il alterne les rôles dans des comédies à l'italienne (commedia all'italiana) comme Les Joyeux Fantômes d'Antonio Pietrangeli, Divorce à l'italienne de Pietro Germi ou Mariage à l'italienne de Vittorio De Sica pour lesquels il obtient des récompenses aussi bien italiennes qu'internationales, et dans des films du courant dit de la politique des auteurs (politica degli autori) tels que La Nuit de Michelangelo Antonioni, Huit et demi de Federico Fellini ou L'Étranger de Luchino Visconti.

Le 8 février 1965, Marcello Mastroianni a été la 129e célébrité à avoir l'honneur de laisser ses empreintes de mains dans le ciment sur le parvis du Grauman's Chinese Theatre, sur Hollywood Boulevard à Los Angeles[1]. Il était alors au sommet de sa gloire américaine car il venait de remporter deux Golden Globe Awards en 1963 et 1964 et le film Huit et demi, deux Oscars en 1965. Il apparaît dans Italiques en 1974 pendant une reconstitution de la scène de la Dolce Vita devant la fontaine de Trévi dans le documentaire, Cinéma italien et littérature : le voyage de Fellini[2].

Son parcours d'acteur l'amène à jouer avec les plus grands réalisateurs italiens tels que Mauro Bolognini, Ettore Scola, Elio Petri ou Dino Risi y compris ceux du courant cinématographique italien de l'engagement (impegno), Marco Bellocchio et Marco Ferreri. Jusqu'en 1985, de célèbres réalisateurs étrangers, aux styles aussi divers que Jules Dassin, Louis Malle, Terence Young, John Boorman, Nadine Trintignant, Roman Polanski, Jacques Demy, Yves Robert le feront jouer.

À partir de 1985, sans toutefois rompre avec le cinéma italien, sa carrière est de plus en plus axée vers des réalisateurs étrangers. On le voit devant la caméra grecque de Theo Angelopoulos, russo-italienne de Nikita Mikhalkov pour Les Yeux noirs (qui lui valent un Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes), française de Bertrand Blier ou Agnès Varda, américaine de Robert Altman, franco-chilienne de Raoul Ruiz, portugaise de Manoel de Oliveira.

Dans les douze dernières années de sa vie, il ne se passe quasiment pas une année sans qu'une récompense ne vienne l'honorer. Il est nommé trois fois aux Oscar du cinéma en 1963, 1978 et 1988 mais n'obtient jamais la récompense.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marcello Mastroianni avait un frère, Ruggero Mastroianni, de cinq ans son cadet, décédé trois mois avant lui. On retrouve très souvent le nom de ce frère dans les mêmes génériques de films. Il exerçait le métier de chef monteur et travailla beaucoup avec Fellini. En 1950, Marcello Mastroianni épouse l'actrice de théâtre, Flora Carabella (décédée en 1999) dont il ne divorcera jamais malgré leur séparation en 1970. Ils eurent une fille, Barbara, née en 1952, devenue une costumière de cinéma réputée. En 1971, sur le tournage de Liza de Marco Ferreri, Mastroianni fait la rencontre de Catherine Deneuve. Une fille, Chiara, leur naît en 1972. Elle devient actrice et joue aux côtés de son père dans Les Yeux noirs et Trois vies et une seule mort.

À la fin de sa vie, Marcello Mastroianni a vécu 91 rue de Seine à Paris. Il y meurt d'un cancer du pancréas, le 19 décembre 1996. Il est inhumé au Cimetière communal monumental de Campo Verano de Rome.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Premiers travaux[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

(1) Prix décerné par la Radio nationale espagnole en Catalogne

Postérité[modifier | modifier le code]

À l'annonce de sa mort, les eaux de la fontaine de Trevi, cadre dans Rome d'une scène majeure de La Dolce Vita, furent arrêtées en signe de deuil.

En 1997, Anna Maria Tatò réalise Marcello Mastroianni, je me souviens (en) (Marcello Mastroianni, mi ricordo, si io mi ricordo), un film « testament » sur Mastroianni, qui évoque ses amitiés et sa vie.

Depuis 1998, à la Biennale de Venise (Mostra de Venise), un Prix Marcello-Mastroianni est décerné à un jeune acteur ou actrice (giovane attore o attrice emergente).

L'affiche du Festival de Cannes 2014 rend hommage à Marcello Mastroianni.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Empreintes de Marcello Mastroianni sur Hollywood Boulevard à l'emplacement no 11 de ce plan
  2. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 16 août 1974.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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