Amédée VI

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Amédée VI de Savoie
Amédée VI de Savoie, dit le comte vert
Amédée VI de Savoie, dit le comte vert

Titre comte de Savoie
d'Aoste
et de Maurienne
(1343-1383)
Prédécesseur Aymon de Savoie
Successeur Amédée VII de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance
Chambéry
(Comté de Savoie)
Décès 1er mars 1383
San Stefano
(Province de Campobasso)
Père Aymon de Savoie
Mère Yolande de Montferrat
Conjoint Bonne de Bourbon
Enfants Une fille mort-née
Amédée VII de Savoie
Louis
Antoine

Armoiries Savoie 1180.svg

Amédée VI de Savoie, dit le « comte vert », né le 4 janvier 1334 à Chambéry (Comté de Savoie) et mort de la peste à Santo Stefano (Province de Campobasso) le 1er mars 1383, est le dix-septième prince souverain du comté de Savoie, de 1343 à 1383.

Premier fils du comte Aymon de Savoie, il succède à son père en 1343 alors qu'il n'a que neuf ans. La régence est placée sous l'autorité de ses oncles : Louis de Vaud et Amédée III de Genève. Épris d'un esprit chevaleresque, il participe à des tournois, se lance dans une croisade et crée en 1362 l’Ordre du collier de Savoie. Son surnom lui provient d'ailleurs de la couleur de son armure, portée lors d'un tournois à Chambéry en 1348.

Enfance et régence (1343-1348)[modifier | modifier le code]

Amédée de Savoie est né le 4 janvier 1334 à Chambéry[1],[2], ville où les comtes de Savoie possèdent une résidence depuis une dizaine d'années. Il est le premier enfant du comte Aymon de Savoie et de Yolande de Montferrat[1],[2].

Il hérite en 1343 du titre comtal à l'âge de 9 ans ; il est alors placé sous l'autorité de ses oncles, le baron Louis II de Vaud et le comte Amédée III de Genève[3]. Il s'émancipe de cette tutelle lors de sa majorité en 1348[2].

Règne comtal[modifier | modifier le code]

Un seigneur guerrier[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1365, Bonne de Bourbon[3].

En 1365, Amédée VI réussit à obtenir le titre de « vicaire perpétuel et héréditaire de l’Empire dans l’ancien royaume d’Arles » des mains de Charles IV du Saint-Empire de passage à Chambéry, en exigeant l'hommage des évêques de Tarentaise, Maurienne, Belley, Sion et Genève, même si ce dernier se déroba vite.

Il combat son cousin Jacques, prince de Piémont avant de parvenir en 1357 à un accord qu'il impose au fils et successeur de ce dernier.

Campagne militaire d'Amédée VI de Savoie contre la Bulgarie entre 1366 et 1367.

Amédée VI combat également les marquis de Salucces et de Montferrat et parvient aussi à neutraliser la Famille Visconti de Milan.

Il dirige une expédition en 1366, parfois considérée comme une croisade, pour libérer son cousin Jean V Paléologue, empereur de Constantinople[4]. Il triomphe des Bulgares et reprend pour un temps aux Turcs Gallipoli, sur les Dardanelles.

Conflit delphino-savoyard et le traité de Paris[modifier | modifier le code]

Il acquiert en 1355, par le traité de Paris, la province du Faucigny en renonçant au Viennois et fixe ainsi la frontière entre la Savoie et le Dauphiné. Son mariage la même année avec Bonne de Bourbon une nièce de Philippe VI de Valois renforce ce rapprochement avec le royaume de France. Il fonde en 1362 l'Ordre du Collier de Savoie qui deviendra l'Ordre de chevalerie de l'Annonciade.

L'esprit chevaleresque[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1352, l'Ordre du Cygne noir, puis en 1362 l’Ordre du collier de Savoie, avec 12 chevaliers. Il institua à la forteresse de Pierre Chatel, dans l'Ain actuel, face à Aix, une Chartreuse avec douze pères chargés de la prière perpétuelle dans le temps où les chevaliers partaient guerroyer contre les Turcs en Méditerranée.

Il est surnommé le « comte vert » raison d'une armure et d'une livrée de couleur verte qu'il porta, en 1348[5], lors d'un tournoi à Chambéry. On dit qu'il adopta cette couleur en signe d'errance tant que la compagnie des chevaliers n'aurait été complète. Le vert est bien la couleur traditionnelle des chevaliers errants. Par ailleurs avant cette institution de l'Annonciade, le comte était dit « ferré », c'est-à-dire qu'il portait un anneau de fer entourant sa cuisse, toujours selon la tradition de la chevalerie errante.

Mort et succession[modifier | modifier le code]

Amédée VI s'engage dans une campagne napolitaine en 1382 - 1383 pour soutenir Louis Ier d'Anjou. Il meurt de la peste[4] le à Santo Stefano, à proximité de Campobasso (Province de Campobasso). Son corps est inhumé dans la nécropole de la maison de Savoie, en l'abbaye d'Hautecombe, le 8 mai suivant[2].

Amédée VII succède à son père à l'âge de 23 ans[3].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Amédée épouse en 1355 la princesse Bonne de Bourbon, fille de Pierre Ier, duc de Bourbon et d'Isabelle de Valois. Par sa mère, Bonne de Bourbon est nièce du roi Philippe VI de Valois. Elle a aussi une sœur mariée au roi Charles V. De cette union sont connus trois enfants, voire quatre selon l'historien André Palluel-Guillard :

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Comte de Savoie, de Chablais et d'Aoste, prince de Piémont, baron de Faucigny, de Vaud et de Gex, seigneur d'Ivrée, de Quiers, de Bielle, de Verrue, de Quérasque, de Bresse, de Bugey et de Valromey, marquis de Suze et d'Italie, prince et vicaire du Saint-Empire[6].

Hommage[modifier | modifier le code]

Chambéry, en France, ancienne capitale du comté puis du duché de Savoie, possède une « avenue du Comte Vert »[1]. La ville de Nice possède également une « Rue du Comté Vert Amédée VI »[1].

La Place du Comte Vert à Monthey en Suisse témoigne de l'importance qu'a eu la maison de Savoie sur le Chablais.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue,‎ , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 22-23 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article [Sache] Bernard Sache, Le siècle de Ripaille, 1350-1450 : quand le Duc de Savoie rêvait d'être roi, La Fontaine de Siloé,‎ , 324 p. (ISBN 978-2-84206-358-0).
    Bernard Sache est un ancien professeur agrégé, enseignant l'Histoire et la Géographie au Lycée Berthollet.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article [Leguay 2005] Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, t. 8, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ , 128 p. (ISBN 2-87747-804-1 et 978-2-8774-7804-5).
  • Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine,‎ , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • B. Galland, Le Rôle du comte de Savoie dans la ligue de Grégoire XI contre les Visconti (1372-1375), in Mélanges de l’École française de Rome, Vol. 105, no 105-2, 1993.
  • André Perret, Les institutions dans l'ancienne Savoie : Du onzième au seizième siècle, Chambéry, Conseil départemental d'animation culturelle,‎ , 87 p. (ASIN B0007AXLD6, lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marie-José de Belgique La Maison de Savoie. Les origines: Le Comte Vert ~ Le Comte Rouge éditions Albin Michel, Paris 1956, chapitre II, « Le Comte Vert » p. 77-277.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Germain 2007, p. 22-23.
  2. a, b, c et d Bernard Andenmatten, « Savoie, Amédée VI de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 4 avril 2013..
  3. a, b et c Sache 2007, p. 317.
  4. a et b Leguay 2005, p. 29.
  5. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection d'histoire et d'archéologie médiévales, Presses Universitaires de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN 272970762X), p. 85.
  6. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie Tome I Par Samuel Guichenon page 399.