Villemotier

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Villemotier
Villemotier
Église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Pierre Guillet
2020-2026
Code postal 01270
Code commune 01445
Démographie
Population
municipale
636 hab. (2018 en diminution de 2,75 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 46″ nord, 5° 19′ 16″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 261 m
Superficie 13,86 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourg-en-Bresse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-du-Bois
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web villemotier.fr

Villemotier est une commune française du canton de Coligny dans l'Ain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Afin d'assurer des liaisons entre la ville-préfecture et Lons-le-Saunier, le conseil départemental a mis en place une ligne de cars reliant Bourg-en-Bresse à Lons-le-Saunier, commune du Jura. Cette ligne (901), fait partie du réseau interurbain de l'Ain. On dénombre deux arrêts desservant la commune (École et Moulin-des-Ponts)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villemotier est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,3 %), prairies (32,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,1 %), forêts (11,6 %), zones urbanisées (3,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Claude Journet, un maire visionnaire.  



Claude Journet voit le jour le 21 octobre 1768. Son père est "maîstre maréchal et taillandier" à Coligny. A cette époque, la vie à la maison est rude. Neuvième enfant d'une famille de onze, tout jeune, Claude Journet a déjà un caractère affirmé.

1792 : En France, le chaos est immense, les armées républicaines essuient revers sur revers et le pays est menacé de tous côtés.

1793 : Les armées ennemies sont puissantes. Lazare Carnot, avec le "Comité de Salut Public" décide la "levée en masse". En septembre, Claude Journet part pour défendre la toute jeune république. Il sait lire et compter. Meneur d'hommes, il sera engagé comme sous-lieutenant.

En janvier 1796, il est sous les ordres d'un jeune général corse, Napoléon Bonaparte. Il participera aux grandes batailles napoléonniennes, comme l'attestent les noms de lieux sur sa tombe au cimetière du village (Arcole, Friedland, Eylau, Iena,..).

En mars 1816, il est de retour à Coligny. Sa carrière militaire s'achève. Louis XVlll dirige le pays. Le retour à la vie civile est loin d'être facile. Les anciens "Grognards" sont suspects.

Propriétaire de quelques terres à Villemotier, Claude Journet sera rapidement sollicité pour être conseiller municipal. En juin 1824, il épouse Angélique Perret, veuve avec trois enfants et le couple s'établit au hameau de "Vers le Bois". A sa toute nouvelle famille, il donnera l'instruction et une bonne éducation morale. Dès 1825, il sera adjoint au maire. Le préfet le nomme maire en fevrier 1834. Mais le village est au plus mal. Les eaux pluviales débordent et emportent les ponts de bois. Les hameaux "de l'autre côté de l'eau" (Montfollet, le Fay, la Croix-Cordée) sont souvent isolés. L'église, presque millénaire, le prieuré attenant et le presbythère sont en piteux état, voire en ruines. Le bourg du village était alors situé sur la route de Verjon, non loin de la ferme Boquillod. Claude Journet convaint le Conseil de vendre le bâtiment et de construire une cure neuve. Il faut aussi fixer les baux de fauchaison, secourir les indigents et les miséreux, leur donner une sépulture décente, assurer la sécurité des administrés,...

1838 : La grêle, suivie de pluies diluviennes dévastent toutes les cultures et inondent blés et foins. Des orages incessants réduisent les vignes à néant. Le maire mettra ses terres à disposition des plus miséreux.

1839 : Claude Journet fait voter une acquisition importante de matériel pour l'école des filles. En 1845, il décide de la construction d'une école, d'une mairie et d'un logement d'instituteur à proximité de la "Route Royale" ou "Impériale" après 1851, non loin des relais de poste. Cette route deviendra la Route Nationale 83. Avec la maîtrise de la vapeur, il défendra de toutes ses forces le tracé de la ligne de chemin de fer Lyon-Strasbourg avec une gare à Moulin-des-Ponts au lieu de Verjon.

1854 : Le curé écrit au préfet pour déplacer le cimetière (situé sur la route de Verjon), car il présente des risques de d'épidémies dus au sous-sol. Le sujet fait débat au sein du conseil et dans les hameaux, mais le changement de lieu sera accepté.

Claude Journet rend son dernier souffle le 4 septembre 1861, à l'âge de 93 ans. Maire visionnaire, il avait compris l'importance que prendraient les voies de communications et a su convaincre les villemontois de l'époque pour amener le bourg du village à son emplacement actuel.

Au printemps 2010, une plaque "square Claude Journet" a été posée sur le parking à proximité du cimetière lors d'une manifestation à laquelle participaient l'association "Les Gloires Napoléoniennes".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Villemotier est membre de la communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bourg-en-Bresse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[9].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[10]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Étienne-du-Bois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[10], et de la première circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[11].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Aimé Girard   Réélu en 2001 et 2008
2014 En cours Pierre Guillet SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 636 habitants[Note 3], en diminution de 2,75 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
810801828780739732794763784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733729797801794784818762798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
725698720632623604590562504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
434403372384419455508629664
2018 - - - - - - - -
636--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aron Wolf : personnalité juive qui vint à Villemotier au cours de la guerre et où il fut exécuté par la gestapo. Le rabbin Aron Wolf (1918-1944) était l'aumônier d'une ferme-école à Villemotier où les jeunes gens se préparaient à une vie de pionniers en vue de la Terre Sainte quand il fut tué par les Allemands.
  • Samy Klein (rabbin résistant), Marguerite Klein, Henri Klein, André Elbogen

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://jurago.fr/wp-content/uploads/2015/04/HORAIRE-LOT-9.pdf.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  10. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Villemotier », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  11. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]