Béligneux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Béligneux
Béligneux
La mairie de Béligneux située dans le hameau de la Valbonne ; la précédente mairie était dans le village-même de Béligneux.
Blason de Béligneux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes de la Côtière à Montluel
Maire
Mandat
Jacques Piot
2020-2026
Code postal 01360
Code commune 01032
Démographie
Gentilé Bélignards
Population
municipale
3 414 hab. (2020 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2014)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 58″ nord, 5° 07′ 00″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 275 m
Superficie 13,30 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meximieux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Béligneux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Béligneux
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Béligneux
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Béligneux
Liens
Site web ville-beligneux.fr

Béligneux est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le village est situé sur le coteau de la Côtière alors que deux de ses importants hameaux sont situés sur la plaine : la Valbonne (partagé avec Balan) et Chânes.

Ses habitants sont appelés les Bélignards et les Bélignardes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Béligneux et son église.

Commune du canton de Montluel, sur la Côtière des Dombes, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Lyon. La commune comprend le village de Béligneux lui-même, une partie du village de la Valbonne au pied de la colline (l'autre partie se trouve sur la commune voisine de Balan) et le hameau de Chânes où se trouvent une chapelle du XVe siècle ainsi qu'un circuit d'essais de Renault Trucks.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Béligneux est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béligneux, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 6 017 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,1 %), zones urbanisées (13,3 %), forêts (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), prairies (3,8 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Biligneux et Biligniacus en 1269, en langue d'oïl sous la forme Beligneu vers 1325.

Ce toponyme dérive de l’anthroponyme latin Belinus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Borne milliaire romaine d'époque claudienne trouvée au lieu-dit Quincieux à Béligneux. Conservée au musée gallo-romain de Fourvière à Lyon ; CIL XVII² 144.

Paroisse (Cimiterium Biligniaci, Bilignieu, Biligneu, Billigneu, Biligneux, Beleigneu, Belligneu) sous le vocable de saint Pierre. Le chapitre de Saint-Paul de Lyon nommait à la cure. Au commencement du XIIIe siècle ce chapitre reçut en don d'une dame nommée Gandelma, femme d'Aimon de Pomaret, une verchère sise dans le cimetière de Béligneux. En 1253, il acquit de Guy de Meximieux toute la directe qu'il avait sur les fonds de cette paroisse, et, en 1294, celle qu'y possédaient avec la moyenne justice, Thibaud de Versailleux et Beraud de Versailleux.

Les Templiers de Molissole (commanderie de Molissole, à Druillat) possédaient aussi à Béligneux des droits de fief, qui leur avaient été donnés, en , par Hugues Mouton, fils de Pierre Mouton.

Les revenus de la cure consistaient dans le tiers des dîmes, dans le produit de quelques terres et en une rente de 80 livres servie par le chapitre de Saint-Paul.

Comme seigneurie, Béligneux dépendit d'abord des seigneurs de Montluel. En 1317, Jean de Montluel reconnut le tenir du dauphin de Viennois.

Il était possédé, vers le milieu du XVIIe siècle, par François de Murard, seigneur de Montferrand, qui constitua cette terre en dot à Jérôme de Murard, son fils, lequel la légua à autre François de Murard, conseiller au parlement de Paris. Ce dernier en reprit le fief en 1694 et 1699 et la vendit, le , à Pierre de Montherot, écuyer, dont la postérité en jouissait lors de la convocation des États-Généraux.

Projets de modification du périmètre communal[modifier | modifier le code]

Courant 1911, une pétition signée par des habitants des hameaux de Chânes, La Valbonne, Les Bains et celui de La Petite Dangereuse, est envoyée au sous-préfet de l'Ain à Trévoux ; elle réclame la création d'une nouvelle commune qui regrouperait ces quatre lieux-dits[11]. Aucune suite sérieuse ne semble avoir été donnée à ce projet.

Le XXe siècle fut ponctué de projets de fusion de Balan et Béligneux pour notamment permettre que la Valbonne et son camp militaire ne soit pas dissociée entre deux communes[12]. Ainsi en , Béligneux réclame le rattachement total de La Valbonne à son territoire[12] ce qui lui est refusé, compte tenu du contexte historique, par la commune de Balan[12]. Une tentative similaire échoue en [12]. En , la préfecture de l'Ain demande aux deux communes d'examiner un projets de fusion, qui sera à nouveau rejeté[12]. Il en sera de même courant 1974[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1958
(décès)
Félix Giabiconi    
1959 1960 Jean Daujat    
1960 1961 Gabriel Sailly    
1961 1969 Roger Jaccard   Réélu en 1965
1969 1971 Onésime Tissot    
1971 1983 Fernand Besson   Réélu en 1977
1983 1989 André Carraz    
1989 1990 Pierre Paraton    
1990 1990 Roger Cartet   Maire par intérim
1990 1992
(démission)
Pierre Paraton    
1992 2006
(démission)
Gérard Cardonne   Réélu en 1995 et 2001
2006 mai 2020 Francis Sigoire (1953- ) DVD Journaliste
Réélu en 2008 et 2014
mai 2020 En cours Jacques Piot (1961- ) SE Ancien responsable d'entrepôt logistique
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune a développé une association de jumelage avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2020, la commune comptait 3 414 habitants[Note 3], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2014 (Ain : +5,07 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390361476483495524527572572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613586554538888868835778543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
654666687479479531518563880
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 1381 0221 3411 4862 3192 5942 8192 8833 304
2018 2020 - - - - - - -
3 3513 414-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux deux clefs d'or passées en sautoir les panetons en pointe[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le camp de la Valbonne est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I sous le numéro régional no 01170001[22], il est aussi repris dans le réseau Natura 2000 comme zone de protection spéciale et site d'intérêt communautaire[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé pour Béligneux », sur habitants.fr.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Unité urbaine 2020 de Béligneux », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. Bouvier 1989, p. 29.
  12. a b c d e et f Bouvier 1989, p. 32-33.
  13. [PDF] « Inventaire des archives 1600-2016 : Liste des maires », sur archives-communales-ain.fr (consulté le )
  14. Refusé par le conseil municipal.
  15. Démis de ses fonctions pour son « hostilité à l’œuvre de rénovation nationale ».
  16. Annuaire des communes jumelées.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  21. Armes de Béligneux, sur labanquedublason2.com
  22. « Pelouses sèches de La Valbonne ZNIEFF N°01170001 », DIREN Rhône-Alpes.
  23. « FR8201639 - Steppes de La Valbonne », Inventaire national du patrimoine naturel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Montluel : Montluel, Balan, Béligneux, Bressolles, Dagneux, La Boisse, Niévroz, Pizay, Sainte-Croix, , 296 p. (ISBN 2-907656-30-9 et 2-907656-30-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Brunet, Paul Percevaux et Louis Trenard, Histoire des communes de l'Ain : La Dombes, Horvath, , p. 295-297
  • Georges Bouvier, Balan, 120 ans de vie communale, (œuvre littéraire), Voir et modifier les données sur Wikidata

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]