Louhans

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Louhans
Le centre historique de Louhans vu depuis l'église de Chateaurenaud en 2015
Le centre historique de Louhans vu depuis l'église de Chateaurenaud en 2015
Blason de Louhans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
(chef-lieu)
Canton Louhans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Bresse
Maire
Mandat
Frédéric Bouchet
2014-2020
Code postal 71500
Code commune 71263
Démographie
Gentilé Louhannais(e)
Castelrenaudin(e)
Population
municipale
6 461 hab. (2012)
Densité 286 hab./km2
Population
aire urbaine
14 595 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 43″ N 5° 13′ 27″ E / 46.628693, 5.22425746° 37′ 43″ Nord 5° 13′ 27″ Est / 46.628693, 5.224257
Altitude Min. 176 m – Max. 205 m
Superficie 22,58 km2
Localisation

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Louhans

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Louhans
Liens
Site web louhans-chateaurenaud.fr

Louhans, dénommée officiellement, mais uniquement au niveau local, sous le nom de Louhans-Châteaurenaud[1] depuis son association en 1973, puis sa fusion au 1er janvier 2013 avec l'ancienne commune voisine de Châteaurenaud [2], est une commune française située géographiquement dans la plaine de Bresse et, administrativement dans le département de Saône-et-Loire, dont elle est un des chefs lieux d'arrondissement, en région Bourgogne.

Cette ville « à la campagne », est le centre historique d'une petite région touristique, dénommée localement, « Bresse louhannaise », principale composante de la Bresse bourguignonne, par opposition à la Bresse savoyarde ou Bresse de l'Ain, située plus au sud, en région Rhône-Alpes.

Cette pittoresque cité bressanne reste encore tournée vers le monde agricole et notamment de l'aviculture en étant, par exemple, le siège de la très sérieuse « confrérie des poulardiers de Bresse »[3], et reste donc réputée pour son patrimoine gastronomique, tout en l'étant également pour son patrimoine architectural, dont sa fameuse rue centrale bordée d'arcades qui est un des sites les plus remarquables du vieux bourg. La ville héberge sur son territoire un original musée consacré à la culture et à l'histoire des personnes sourdes, ainsi qu'un petit port fluvial de plaisance installé sur les rives la Seille, principale rivière de la commune, affluent de la Saône et donc un des rares sous-affluents du Rhône qui reste encore ouvert à la navigation fluviale.

Le territoire communal est situé à 380 km au sud-est de Paris, et sa mairie se situe à 180 m d'altitude. Ses habitants sont dénommés les louhannais et les louhannaises pour Louhans, les castelrenaudins et les casterenaudines pour Châteaurenaud.

Louhans-Châteaurenaud est une ville fleurie dotée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris[4].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et Description[modifier | modifier le code]

le marché de Louhans
Le marché de Louhans
Ancienne mairie de Chateaurenaud
Ancienne mairie de Chateaurenaud

Le territoire de Louhans-Châteaurenaud qui comprend les territoires de deux communes distinctes jusqu'au 31 décembre 2012 est localisé au sud-est du département de Saône-et-Loire en Bresse à 25 km de Lons-le-Saunier, 35 km de Chalon-sur-Saône, 85 km de Dijon et 150 km de Lyon ou Genève.

La ville est située sur l'ancienne « route nationale 78 » qui reliait Chalon-sur-Saône à Saint-Laurent-en-Grandvaux, le décret du 5 décembre 2005 a entraîné son déclassement défintif en « Route départementale 628 ». La ville se situe également à mi-chemin de l'autoroute A39 qui la relie avec les villes de Genève, Bourg-en-Bresse et Besançon et de l'autoroute A6 qui la relie avec les villes de Lyon, Dijon, Auxerre et Paris

Ville de tradition commerçante très ancienne et idéalement située sur les routes qui séparent l'Europe du Nord et du sud, Louhans-Châteaurenaud a su garder un aspect assez ancien avec sa vieille rue centrale à arcades et de nombreux vestiges de ses anciens remparts. Siège d'un important de canton de 20 communes qui correspond exactement au découpage de sa communauté de communes, mais aussi, chef-lieu du plus petit arrondissement de département de Saône-et-Loire, la cité blottie au cœur de sa petite région rurale, dénommée « Bresse Louhanaise », a réussi, jusqu'à aujourd'hui, à préserver une forte identité locale qui se caractérise par l'existence d'un vrai terroir, et ses édiles tentent de jouer sur cette particularité pour dynamiser son potentiel touristique.

La Bresse louhannaise est une région à forte identité rurale, possédant un patois dénommé le Bressan, très marqué et encore relativement pratiqué, particulièrement dans les campagnes, ainsi qu'une très forte culture gastronomique, rayonnant autour, entre autres, du poulet de Bresse dont on peut retrouver la présence notable dans le marché de Louhans de renommée régionale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Branges Saint-Usuge
Vincelles
Montagny-près-Louhans Rose des vents
Sornay N Ratte
O    Louhans    E
S
La Chapelle-Naude Bruailles Saint-Martin-du-Mont

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Bresse louhannaise est de type semi-continental, avec des hivers assez froids, des étés plutôt chauds et des précipitations tombant majoritairement en été.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2013 et 2014[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,1 −2,7 2,2 6,6 8 12,5 16,4 14,5 12,5 10,7 2,7 0,9
Température maximale moyenne (°C) 5 3,2 9,4 14,8 15,8 22,6 27,4 25,2 21 17,6 7,6 7,5
Source : Climat de Louhans en 2013 sur linternaute.com, d'après Météo France.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 4,1 3,9 4,5 7,7 9,3 13,9 15,2 13,7 12,7 10,4 7,3 2,4
Température maximale moyenne (°C) 9,3 10,2 14,6 17,6 19,3 25,3 22,7 22,4 22,7 18,6 13,1 6,4
Source : Climat de Louhans en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Géologie[modifier | modifier le code]

plaine de Bresse
Plaine de Bresse depuis Chevreaux dans le Revermont jurassien, en direction de Frontenaud et de Louhans-Châteaurenaud

Le territoire de la commune de Louhans-Châteaurenaud se situe au cœur de la plaine La Bresse qui occupe la partie centrale de ce qui était un grand lac durant l'ère tertiaire et qui, aujourd'hui, longe le val de Saône du nord au sud.

Il s'agit d'un vaste fossé d’effondrement, datant de l'Oligocène et formé par distension lors la formation de la chaîne des Alpes. Ce bassin qui fut un lac s'est rempli progressivement d'alluvions et de colluvions à la fin du Cénozoïque et durant le Quaternaire.

Article connexe : Géologie de la France.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours de La Seille
bras de La Seille dans le centre de Louhans
Bras de La Seille dans Louhans
Pont ferroviaire sur La Seille
Pont ferroviaire sur La Seille
Le Solnan à Domsure
Le Solnan en amont de Louhans

La plaine de Bresse où se situe le territoire louhannais est une ancienne zone lacustre préhistorique qui, en s'asséchant progressivement a fini par laisser un espace quadrillé par des cours de différents débits, chargés de drainer l'évacuation des eaux qui sont majoritairement d'origine pluviale mais aussi, issues de la fonte nivale.

Le principal cours d'eau de la commune est un affluent de la Saône, dénommée la Seille. Un port fluvial de plaisance est installé sur son cours à l'intérieur du territoire de Louhans-Châteaurenaud.

D'autres cours d'eau traversent le territoire communal dont le Solnan qui est un affluent de la Seille et la Vallière, un sous-affluent de la Seille et trois ruisseaux notables.

La Seille[modifier | modifier le code]

La Seille est une rivière française qui traverse le territoire communal, ce qui permet à la ville d'accueillir de nombreux bateaux. Les rives de cours d'eau est également très fréquenté par de nombreux pêcheurs.

Son débit a été observé sur 18 ans (entre 1993 et 2012), à Louhans-Châteaurenaud[5]. La surface étudiée est de 1 816 km2, soit 69,3 % de la totalité du bassin versant de la rivière qui en compte 2 620. Le module de la rivière dans la commune est de 30,80 m3/s.

Cette rivière, longue de 100 km est, dans son cours inférieur, soumise à des crues importantes, mais elle reste navigable sur 39 kilomètres de Louhans à La Truchère, en passant par Cuisery. On peut notamment y voir des silures qui colonisent la rivière depuis les années soixante et qui atteignent parfois une taille impressionnante.

La canalisation de la Seille a été réalisée par Émiland Gauthey, ingénieur civil et architecte des États de Bourgogne à la fin du XVIIIe siècle. Quatre écluses de 30 m sur 6 ponctuent alors son cours. À la fin du XIXe siècle, la première, à la Truchère, est seule portée au gabarit Freycinet.

Aujourd'hui, la Seille ne connait plus aucune navigation marchande et est entièrement dévolue à la plaisance[6]. La ville a d'ailleurs, à ce titre aménagé un port de plaisance.

Article détaillé : Seille (Saône).

Le Port fluvial de Plaisance[modifier | modifier le code]

Installé sur la Seille, le Port, ses pontons, les points d'eau et ses installations électriques sont gérés par les services municipaux de Louhans-Châteaurenaud.

Sur ses quatre-vingt mètres de pontons, trente sont réservés pour le bateau à passagers dénommé « Le Pont De Vaux 2 », les cinquante mètres restant permet également l'amarrage de bateaux de location de la société « Saône Plaisance » , originaire de Savoyeux, qui utilise, à la suite d'une convention signée avec la mairie, le port de plaisance comme base secondaire[7].

Les autres rivières[modifier | modifier le code]

Les ruisseaux[modifier | modifier le code]

Affluent de la Vallière, le Ruisseau de Blaine prend sa source à Courlaoux, commune située dans le département du Jura. Sa longueur est de 25,9 km. Ce ruisseau possède lui-même, deux affluents, le ruisseau de l'étang du Villard, d'une longueur de 6,8 km et le ruisseau de l'étang des Claies d'une longueur de 6,8 km[10].

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Le Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les accès routiers[modifier | modifier le code]
Aire du Poulet de Bresse
Aire du Poulet de Bresse sur l'A 39 qui précède la sortie vers Louhans

Le territoire de Louhans-Châteaurenaud est traversé par la route départementale 678, route qui la relie aux agglomération de Chalon-sur-Saône et de Lons-le-Saunier. Ce territoire se situe également à proximité de deux grandes autoroutes françaises, toutes deux dépendantes du réseau APRR :

  • L’autoroute A 39 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Dijon et de Bourg-en-Bresse. Elle se connecte à l'A 40 au niveau de Sennecey-les-Dijon, puis s'achève sur le territoire de la commune de Viriat à l'entrée de l'agglomération burgienne au niveau de l'échangeur avec l'A 40.
Pour se rendre à Louhans-Châteaurenaud, il faut emprunter la sortie no 8 quand on se dirige de Dijon vers Bourg-en-Bresse et la sortie no 9 quand on se rend de Bourg-en-Bresse vers Dijon. Des panneaux indiquent la direction de Louhans à la sortie des barrières de péage.
  • L’autoroute A 6 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Lyon et de Paris.
Pour se rendre à Louhans-Châteaurenaud, il faut emprunter la sortie no 27 à Tournus, puis prendre la route nationale 6 en direction du centre-ville de Tournus, puis prendre la route départementale 975 en direction de Cuisery, puis de Louhans.
Article détaillé : Autoroutes Paris-Rhin-Rhône.
Le transport routier[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Louhans-Châteaurenaud est desservie par le réseau départemental, « Buscéphale », géré par le groupe Keolis. Il existe trois lignes de car qui relient la commune et son agglomération avec d'autres agglomérations du département[11].

  • Deux lignes régulières :
Ligne Parcours
8
Louhans ↔ Saint-Germain-du-PlainGare de Chalon-sur-Saône
11
Gare de LouhansGare de Tournus
  • Une ligne dont la réservation est obligatoire :
Ligne Parcours
23
Saint-Germain-du-Bois (le Bourg) ↔ Louhans (Lucien Guillemaud)
Le transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
gare de Louhans
Gare SNCF de Louhans

La commune de Louhans-Châteaurenaud est située sur la ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour, dénommée également « ligne de la Bresse ». La ligne s'étire sur environ cent-douze kilomètres : du point kilométrique (PK) 314,300 correspondant à l'axe du bâtiment voyageurs de la gare de Dijon-Ville jusqu'au km 424,634 (bifurcation de la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse ou PK 473,876 de cette même ligne. La gare de Saint-Amour est distante d'environ deux kilomètres au-delà de la bifurcation en la direction de Bourg-en-Bresse.

La ligne dont l'origine se trouve en Côte-d'Or quitte le département au sud de la gare de Seurre pour rentrer dans le département de la Saône-et-Loire qu'elle quitte à son extrémité sud, au-delà de Dommartin-lès-Cuiseaux, pour rentrer dans le département du Jura. En Côte-d'Or la ligne traverse les localités suivantes : Ouges, Saulon, Longecourt, Aiserey, Brazey-en-Plaine, Saint-Jean-de-Losne, Chaugey, Pagny et Seurre, en Saône-et-Loire : Navilly, Saint-Bonnet-en-Bresse, Mervans, Saint-Germain-du-Bois-Devrouze, Simard, Saint-Usuge, Louhans, Bruailles, Sainte-Croix, Frontenaud et Dommartin-les-Cuiseaux avant d'arriver dans le Jura en gare de Saint-Amour où elle ne parcourra que quelques kilomètres avant de pénétrer dans le département de l'Ain.

La commune de Louhans fut également desservie par la « Compagnie des chemins de fer d'intérêt local de Saône-et-Loire »[12], une exploitation privée qui fut créée pour mettre en place un réseau ferroviaire à voie métrique dans le département de la Saône-et-Loire, essentiellement autour de Mâcon, Chalon-sur-Saône et Autun[13]. La ligne Tournus - Louhans, d'une longueur de 33 km fut ouverture en 1907, puis fermée en 1938.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Louhans-Châteaurenaud

Morphologie Urbaine[modifier | modifier le code]

À l'origine, petite cité médiévale blottie à l'intérieur de ses remparts, Louhans a commencé à connaitre une extension urbaine que durant les années 1960 et depuis ses dernières années, la petite agglomération, encore très modeste pour le siège d'une sous-préfecture a commencé à ressentir les effets d'une péri-urbanisation du à la proximité des villes de Chalon-sur-Saône et de Lons-le-Saunier[14].

Châteaurenaud, quant à elle, présente une vocation plus rurale avec ses fermes et ses petites maisons individuelles[15]. Sa proximité immédiate avec Louhans a entraîné son association, puis sa fusion avec sa voisine plus importante. Cette évolution semblait inéluctable car les deux territoires sont très proches l'un de l'autre.

Article détaillé : Commune associée.

Hameaux et Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes de la Bresse, le territoire de Louhans-Chateaurenaud compte de nombreux hameaux, de dimensions très différentes qui peuvent varier de deux ou trois habitations, souvent des fermes, ou des anciennes fermes, jusqu'à un ensemble de plusieurs dizaines d'habitations.

Les principaux hameaux et les lieux-dits, situés autour du bourg central de Louhans sont classés ici dans une liste la plus exhaustive possible, le ministère de la culture indiquant sur son site que cette commune possède 32 écarts, habités par plus d'un quart de sa population totale de la commune[16]

  • Châteaurenaud [Note 1]
  • Les Crues
  • La Chaintre
  • Les Granges
  • Seugny
  • Le Guidon
  • Champ Joly
  • Le Vilard
  • Fey
  • la Troche
  • Le Bas de la Troche
  • Les Ripettes
  • Les Venets
  • Le Grillot
  • La Queue
  • Les Reverseilles
  • Les Veaux
  • Gruay
  • La Meneure
  • Les Dombes
  • Les Bordes
  • Le Colombier
  • La Griffonnière
  • Beaulieu
  • Longemale
  • Blaine
  • le Curtillat
  • La Colline
  • La Basse Maconnière
  • Saugy
  • Saint-Claude
  • Cornillet

Logement[modifier | modifier le code]

La commune présentait sur son territoire, en 2011, un nombre total de 3672 logements dont 3176 comptabilisé en résidence principal, 126 en résidence secondaire et 370 logements vacants. La majorité de ces logements sont des maisons individuelles[17].

Eau et Assainissement[modifier | modifier le code]

Le Groupe Saur est l'opérateur de gestion déléguée de services d’eau qui assure la gestion de l’eau potable et des eaux usées de Louhans-Châteaurenaud et des communes de son canton.

Le SIVOM de Louhans gère un service public d'assainissement non collectif. Le « SPANC » est chargé du contrôle de tous les systèmes d'assainissement effectuant la collecte, le traitement, l'épuration, l'infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des habitations non raccordées au réseau d'assainissement collectif, toujours importantes en milieu rural.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le projet d'aménagement et de développement durable (P.A.D.D)[modifier | modifier le code]

Selon le site de la commune, « Le P.A.D.D de Louhans-Châteaurenaud s'inscrit dans une démarche de développement durable qui l'oblige à répondre au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »[18]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon le site officiel de la mairie de Louhans-Châteaurenaud, le nom de Louhans proviendrait du terme « Loewing » ou « Loebing » qui signifie « lieu agréable entouré d’eau ». le nom de Châteaurenaud proviendrait, quant à lui de « Castrum Raynaldi », du nom des premiers seigneurs du lieu certainement dénommé « Raynaud » ou « Renaut »[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et l'Antiquité[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

On peut penser que l'homme a pu être présent dans ce secteur de la Bresse, car la présence humaine a laissé des traces dans le mâconnais voisin, vers Solutré. Et le Revermont, comporte beaucoup de cavernes, de même que le pays tournugeois où l’homme pouvait s’abriter et se protéger des prédateurs de l'époque. Tout d'abord les premiers hommes furent des chasseurs puis, ils devinrent aussi des pasteurs, élevant dans des enclos des animaux domestiqués. L’âge du bronze et, plus tard, du fer fit faire à ces habitants d’énormes progrès agricoles. Le bronze, alliage de cuivre et d’étain, fut peu à peu introduit dans nos régions et amena la fabrication d’armes, ainsi que divers outils.

On peut découvrir au pied de la Roche de Solutré, à environ 70 km de Louhans, le « Musée départemental de Préhistoire », structure conçue par l'architecte strasbourgeois Guy Clapot qui fut financée par le Conseil départemental de Saône-et-Loire et inaugurée en 1987. Cette institution publique, ouverte à tous, permet de mieux connaitre et comprendre le mode de vie des hommes préhistoriques dans ce secteur de la Bourgogne.

Articles détaillés : Roche de Solutré et cheval de Solutré.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Gravure d'un autel gaulois (éduen)
Gravure d'un autel éduen

La Bresse louhanaise à laquelle appartient le territoire de Louhans-Châteaurenaud se situait aux limites des territoires de plusieurs peuples gaulois, mais le peuple le plus puissant de cette région de la la Gaule celtique était le Peuple des éduens qui occupait le territoire actuel de la Bourgogne et étendait son influence aux autres peuples voisins.

Les Eduens (Haedui en latin) ont donc formé avec plusieurs peuples de la Gaule qui étaient leurs clients ou leurs tributaires, une puissante confédération, rivale de celle des Arvernes, autre peuple très influent de la région.

Les Romains firent, dès le Ier siècle av. J.-C., alliance avec eux, et le Sénat romain les proclama « frères de la république ». Rome profita alors de la rivalité qui divisait les Éduens et les Arvernes pour intervenir dans les affaires de la Gaule et l'asservir plus facilement. L'empereur Claude leur accordera, plus tard, le droit de cité complet en l'an 48, dans un discours fameux transcrit sur les Tables Claudiennes.

Les ambarres, un autre peuple client de la confédération éduenne se situait, quant à lui sur le territoire actuel de l'Ain. Les séquanes, un peuple opposé au éduens, s'établissait dans le territoire de la Franche-Comté et du nord de la Bresse actuels.

Articles connexes : Gaulois (peuples) et Éduens.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne.

Le nom de Louhans fait son apparition pour la première fois dans des textes écrits sous le nom de villa LOVINCUM en l'an 879, lorsque le souverain français Louis le Bègue fait cadeau du territoire de la paroisses aux moines de l'Abbaye Saint-Philibert de Tournus. Cette communauté religieuse installe un port du sel afin de taxer les échanges commerciaux sur le sel en provenance du secteur de Salins les bains et de la montagne jurassienne. Les seigneurs locaux s’intéressèrent alors à Louhans, petit village créé sur une zone marécageuse finit par se développer en une bourgade commerçante, bien placée sur les principaux axes de communication routiers et fluviaux de la région[19].

Durant le XIIIe siècle Le seigneur Henri d’Antigny, originaire du Poitou est le seigneur attitré de Louhans et de Sainte Croix en Bresse. Celui-ci possède un château au plus près du rempart, sur l’actuelle place de la libération et octroie une charte de franchise à la ville en 1269 qui instaure notamment le marché hebdomadaire du lundi[20]. Malgré que cette ville, désormais libre, fut entourée d'une ceinture de murailles percée de trois portes, elle fut prise et brûlée par des troupes de mercenaires errantes dénommées Grandes compagnies en 1370[21] et souffrit de nombreuses fois durant le conflit qui opposa tout d'abord les Armagnacs et les Bourguignons, puis durant le long conflit qui opposa la Maison capétienne de France à la Maison capétienne de Bourgogne et qui ne se termina qu'à la fin du Moyen Âge.

En mariant en 1385 son fils Jean sans Peur à Marguerite, fille du comte Albert Ier de Hainaut et de Hollande, et sa fille Marguerite à Guillaume IV de Hainaut, fils et héritier d'Albert, le Duc de Bourgogne Philippe le Hardi prépare l'union de ces principautés à l'État bourguignon en 1433. Louhans et la Bresse louhannaise font alors partie de cet immense territoire qui comprend également toute la Bourgogne, la Franche-Comté et les Flandres. Son arrière petit fils, Charles de Valois-Bourgogne dit « Charles le Téméraire » tentera de pérenniser cet empire en y ajoutant le Duché de Lorraine, le Duché de Bar et le Duché de Luxembourg, mais en raison de la ténacité de son principal adversaire et cousin Louis XI de France, le dernier grand Duc de Bourgogne sera vaincu et mourra sans descendance mâle, la partie du duché de Bourgogne revenant au Roi de France, laissant la partie comtale dite« Franche-Comté » au Saint-Empire-Romain-germanique et à la maison des Habsbourg d'Autriche et d'Espagne.

Louhans deviendra dés lors une ville très proche de la frontière séparant la France des terres d'Empire et va subir encore de nombreuses attaques.

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Louhans, son église Saint-Pierre à dôme et ses 157 arcades au XVIIe siècle
Louhans, son église Saint-Pierre à dôme et ses 157 arcades au XVIIe siècle

En 1562, la cité bressane fut attaquée par une armée composé de 4000 suisses commandés par Poncenac. Moins de 30 ans plus tard, la ville fut de nouveau attaquée, prise d'assaut et démantelée le 11 novembre 1591 par les troupes réunies du duc de Treffort et les barons de Lux, d'Uxelles et de Thianges, tous membres de la Sainte Ligue, groupe de catholiques opposé au Roi de France Henri III auquel Louhans était resté favorable [22]

Le Siècle de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Le traité de Nimègue signé le à Nimègue entre les Provinces-Unies et la France mit fin à la guerre de Hollande. La France de Louis XIV récupère la Franche-Comté, désenclavant ainsi Louhans et sa région.

Le Siècle des Lumières[modifier | modifier le code]

Les derniers comtes de Louhans

Blason des
Gagne-de-Perrigny

En 1728, par reprise de fief, Philibert-Bernard Gagne de la Famille Gagne de Perrigny, issue des Gaigne d'Ornée, devient seigneur de Simard, de Bessandrey[23] et de Quain[24], dans la Bresse louhannaise. Elle comble de bienfaits l'église de Simard et fonde un lit pour un pauvre de ce village à l'hôpital de Louhans en 1764. Au décès de sa mère, le 2 août 1773, Antoine-Jean Gagne hérite des domaines[25].

Élisabeth-Marie Guyet (1656-1709), épouse d'Antoine Gagne et mère de Philibert-Bernard, avait un frère, François Guyet. Conseiller d'État, maître des requêtes ordinaires puis intendant des Finances à Lyon, celui-ci est possessioné en Bresse : baron de Saint-Germain-du-Plain et d'Ouroux, marquis de Bantanges en 1696, baron en 1711 puis comte en 1724 de Louhans. Il devient même gouverneur de cette ville en 1722. À sa mort, sa fille unique, Philiberte-Thérèse Guyet, dite Madame de Chamillard[26], hérite de ces domaines. Au décès de Madame de Chamillard en 1774, son neveu, Antoine-Jean Gagne, gouverneur de Louhans depuis 1766 et possessioné dans la région au décès de sa mère l'année précédente, reçoit l'ensemble de ces terres bressanes.

En 1800, Bénigne Le Gouz de Saint-Seine, comte de Louhans, Premier président du Parlement de Bourgogne meurt à l'hôtel du Sauvage, à Bâle, en Suisse, à l'âge de 81 ans. Son fils, Barthélemy Le Gouz-Gagne (1763-1828) sera le dernier seigneur de Louhans.

Article détaillé : Famille Gagne de Perrigny.

L'Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution Française[modifier | modifier le code]

Antoine Mailly en 1791

Le marquis Antoine de Mailly, marquis de Châteaurenaud fonde la première loge maçonnique louhannaise, baptisée « Vraie Lumière ». il représentera Louhans et la Saône-et-Loire à l'Assemblée constituante de 1789 et à la Convention nationale.

Claude-Nicolas Guillermin, natif de Louhans est élu député à la Convention en 1792. En janvier 1793, il vote pour la mort du roi, contre le sursis, puis il meurt en fonctions, trois mois plus tard.

Sous la Révolution française, la commune, alors autonome, de Châteaurenaud porta provisoirement le nom de Beaulieu[27].

Le Premier Empire et la Restauration[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives françaises de mai 1815 qui nomment les députés de l'éphémère Chambre des représentants instaurée par l'Acte additionnel du 22 avril 1815, Louis Gabriel Philibert Debranges, natif de Louhans et élu de Saône-et-Loire est vraisemblablement le doyen de cette Chambre, à l'âge de 77 ans.

Le château de Mailly, situé sur le territoire de Châteaurenaud, et ayant appartenu aux anciens châtelains, est totalement détruit en 1822[28]

La République de Juillet et le Second Empire[modifier | modifier le code]

En 1840, les rivières de la Seille et du Solnan sortent de leurs lits, la plus grande partie des territoire de Louhans, de Châteaurenaud et des communes environnantes se retrouvent ainsi sous les eaux [29]

La Troisième République[modifier | modifier le code]

Le 3 avril 1871, la gare de Louhans, située sur la ligne Chalon - Lons-le-Saulnier, est inauguré par Lucien et Félix Mangini, tous deux pionniers du chemin de fer en France[30].

En janvier 1897, Gabriel Chavet, alors lycéen, fonde à Louhans le premier club lycéen d'espéranto de France et l'un des six premiers au monde[31].

Les deux Guerres Mondiales[modifier | modifier le code]
carte des zones d'occupation
La ligne de démarcation se situait à 35 km au nord de Louhans et coupait la Saône-et-Loire en deux parties

L’Armistice du 22 juin 1940 établit les conditions de l'occupation par l'Allemagne de la France, notamment, du point de vue territorial, il résulte de la convention que la France métropolitaine est divisée en deux parties par une ligne de démarcation, la zone occupée par l'Armée allemande et la zone dite « libre »[32]. Les territoires des communes de Louhans et de Châteaurenaud, cette dernière étant alors encore séparée de Louhans, se situaient toutes les deux dans la Zone libre, alors que la ville de Chalon-sur-Saône était dans la Zone occupée[33].

En février 1944, un groupe de résistants s'installe une vingtaine de kilomètres de Louhans, au lieu-dit de la Madeleine, situé sur la commmune de Saint-Martin-en-Bresse. Dans la nuit du mercredi 8 mars 1944, un combat violent s'engagera en pleine nuit entre les Maquis (résistance) de la région de Louhans et les troupes allemandes, le hameau sera dévasté et pillé, laissant 8 victimes dans les rangs de la Résistance et parmi les civils[34].

Les communes de Louhans et de Châteaurenaud seront libérés par les troupes américaines le 3 septembre 1944[35].

La Quatrième et la Cinquième République[modifier | modifier le code]

En 1973, Louhans fusionne à la suite de la loi Marcellin avec les communes voisines Branges, Châteaurenaud et Sornay pour devenir Louhans. Six ans plus tard, Branges et Sornay sortent de l'association[36]. Châteaurenaud reste commune associée.

En 2012, le conseil municipal vote la fusion simple des communes de Louhans et de Châteaurenaud[37]. La fusion a été arrêtée par la préfecture, avec prise d’effet au 1er janvier 2013. À partir de cette date, Châteaurenaud n'existe plus en tant que commune, l'agglomération gardant le nom de Louhans[38]. Le Conseil municipal a fait la demande de changement de nom auprès du Conseil d'État ; l'entité résultant de la fusion simple se nommera Louhans-Châteaurenaud.

Quelques dates de l'histoire de Louhans-Châteaurenaud.
Quelques dates de l'histoire de la Bourgogne et de la France - Histoire de Louhans

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration Municipale[modifier | modifier le code]

Maire et Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Le maire de la commune de Louhans-Châteaurenaud est monsieur Frédéric Bouchet, né en 1961 à Avignon. Il a quitté sa région natale avec sa famille pour habiter dans le département de l'Ain en 1967. Majeur, il s'est ensuite installé dans la Bresse Louhannaise. Il a exercé, dans cette même région, la profession d'agent immobilier dés l'année 1989. Avant d'être élu maire de la commune, il fut le président et fondateur de « l'Elan Gagnant », l'association des commerçants et artisans de Louhans[39].

Le conseil municipal compte 28 membres, 21 élus dans la majorité de droite et 7 élus dans l'opposition.

Conseil municipal de Louhans-Châteaurenaud (2014-2020)
Groupe Président Effectif Statut
LDIVD Frédéric Bouchet 21 majorité
LDIVG Marie-Françoise Muller 4 opposition
LDIVG Monique Bonin 3 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Daniel Bernard DVD Cadre à la Direction départementale de l'Équipement
mars 2008 juin 2012 Rémi Chaintron PS Président du conseil général de Saône-et-Loire depuis 2012
Conseiller général du canton de Louhans depuis 2001,
président de la communauté de communes du Canton de Louhans,
député suppléant (2007-2012).
Démissionnaire pour cause de cumul des mandats
juin 2012[40] mars 2014 Monique Bonin PS Professeur de SVT au lycée Henri-Vincenot de Louhans
Ancienne 1re adjointe à la mairie
mars 2014 en cours Frédéric Bouchet DVD Gérant d'une agence immobilière,
Président d'une association locale de commerçants

Élections municipales[modifier | modifier le code]

En 2014, la maire en place se représente sur une liste de gauche pour une réélection qui s'avérera très difficile, en raison de la présence d'une autre liste de la même tendance, à la suite d'une mésentente au sein de la majorité municipale, à la suite de la fusion des communes de Louhans et de Chateaurenatd[41].

La liste de droite, unique, sera élue au second tour, face aux deux autres liste de gauche qui n'ont pas réussi à s'entendre pour une éventuelle fusion des deux listes.

Résultats du Premier Tour[modifier | modifier le code]

Nombre de voix Pourcentage
Frédéric Bouchet (Liste Divers Droite) 1 092 36,47 %
Marie-Françoise Muller (Liste Divers Gauche) 873 29,15 %
Monique Bonin (Liste Divers Gauche) 847 19,15 %
Sébastien Alloin (Liste Front National) 182 6.07 %

Au premier tour de scrutin, l'abstention représente 34,50% des électeurs inscrits.

Résultats du Second Tour[modifier | modifier le code]

Nombre de voix Pourcentage
Frédéric Bouchet (Liste Divers Droite) 1 442 45,71 %
Marie-Françoise Muller (Liste Divers Gauche) 891 28,24 %
Monique Bonin (Liste Divers Gauche) 821 26,03 %

Au second tour de scrutin, l'abstention représente 31,19% des électeurs inscrits.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy, président sortant, recueille 53,41 % des suffrages exprimés avec 240 voix d'avance sur son adversaire de gauche, François Hollande, président élu qui recueille 46,59 % de ces mêmes suffrages, confirmant, pour cette période, l'ancrage de l'électorat de Louhans à droite. L'abstention au second tour reste relativement élevée à 21,24 %[42], par rapport au scrutin précédent.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Par décret du 15 février 2008, le Ministère de la Justice du Gouvernement François Fillon a décidé la suppression du tribunal d'instance de Louhans à compter du 1er janvier 2010. Désormais, les justiciables de l'arrondissement de Louhans doivent s'adresser au tribunal d'instance de Chalon-sur-Saône. Tous les autres tribunaux sont également situés dans cette ville, excepté la Cour d'Appel qui est située à Dijon et la Cour administrative d'appel qui est située à Lyon.

Instances administratives[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Louhans est située rue des Bordes. Nommé par le décret du 1er juillet 2014, le sous-préfet de l'arrondissement de Louhans est monsieur Georges Bos.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de la ville de Louhans-Châteaurenaud, sur une période de dix ans, selon le tableau des « comptes des communes » publié par le Trésor public[45] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Louhans-Chateurenaud de 2004 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 5000 à 10000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Louhans-Châteaurenaud 141 156 166 136 121 89 157 173 165 131
Moyenne de la strate 183 189 205 206 195 195 223 239 238 223


CAF de Louhans-Châteaurenaud CAF moyenne de la strate

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 2], comparée à la moyenne de la strate (ensemble des communes de 5000 à 10000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, du même niveau que Louhans-Châteaurenaud), bien que relativement variable, est toujours inférieur à la valeur moyenne de la strate.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les différents taux de fiscalité locale, émis par la commune de Louhans-Châteaurenaud auprès de ses administrés imposables, particuliers et entreprises.

Taux de fiscalité directe

Taxe 2009 2010 2011 2012 2013
d'habitation 13,40 % 13,40 % 20,88 % 20,88 % 20,88 %
foncière sur le bâti 24,92 % 24,92 % 25,92 % 25,92 % 25,92 %
foncière sur le non-bâti 53.94 % 53.94 % 58,82 % 58,82 % 58.82 %
foncière des entreprises nc 20.93 % 21,77 % 21,77 % 21,77%
Sources des données : Site du ministère de l'Intérieur, Fiscalité locale[47] Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 6461 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.

En 2012, la commune comptait 6 461 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 375 2 849 3 151 3 159 3 170 3 674 3 686 3 817 3 853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 644 3 768 3 871 3 913 4 163 4 284 4 329 4 548 4 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 469 4 494 4 454 4 116 4 144 4 116 4 130 4 120 4 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 154 4 200 4 200 6 483 6 140 6 237 6 422 6 432 6 451
2012 - - - - - - - -
6 461 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[48].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune de Louhans-Chateaurenaud en 2011. Ce diagramme montre une grosse représentation des classes d'âge situées entre 45 et 74 ans et démontre le vieillissement de la population de la commune.

Pyramide des âges de la commune de Louhans-Chateaurenaud en 2011 en pourcentage [49].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
10,2 
75 à 89 ans
14,7 
18,9 
60 à 74 ans
19 
20,2 
45 à 59 ans
19,4 
17,8 
30 à 44 ans
17,5 
14,7 
15 à 29 ans
13,1 
17,6 
0 à 14 ans
14,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Louhans-Châteaurenaud abrite sur son territoire différents établissements scolaires.

Les écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique Henri Varlot, à Louhans
  • École maternelle privée Notre-Dame (STELLA), à Louhans
  • École maternelle publique Sonia Delaunay, à Châteaurenaud

Les écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique Henri Vincent, à Louhans
  • École primaire publique Jean Vial, à Louhans
  • École primaire publique Nelson Mandela, à Châteaurenaud

Les collèges et les lycées[modifier | modifier le code]

Établissements publics[modifier | modifier le code]
  • Le Collège et Lycée polyvalent Henri Vincenot, à Louhans
  • Le Lycée d'Enseignement Agricole Privé (LEAP), à Louhans
Établissements privés[modifier | modifier le code]
  • Le Collège privé « Le Devoir » (au LEAP), à Louhans

Equipement sanitaire[modifier | modifier le code]

La commune de Louhans-Châteaurenaud possède sur son territoire un Hôpital local, le secteur sanitaire couvert par cet établissement concerne les populations de l'arrondissement de Louhans[50] et un établissement privé.

Le Centre Hospitalier de la Bresse Louhannaise[modifier | modifier le code]

Établissement public de santé, son fonctionnement médical repose sur des médecins généralistes libéraux[51] Hospitalisation
L'établissement est installé sur un site unique et comptabilise un effectif de 50 lits :

Des consultations externes sont organisées au sein de l’établissement :

Une Maison Médicale de Garde assure les soins médicaux de 20 heures à minuit la semaine et le week-end.

La Clinique du Val de Seille[modifier | modifier le code]

L'établissement, de nature privée et appartenant au groupe Générale de Santé, a une capacité d'hébergement de 40 lits de soins de suite polyvalents et de réadaptation[52]. Les bâtiments sont situés sur la route de Sornay.

Equipement sportif[modifier | modifier le code]

Le Stade de Bram[modifier | modifier le code]

Le stade de Bram situé dans le parc des sports du même nom est le principal stade de football de la ville de Louhans-Châteaurenaud. Il a pour club résident le Club Sportif Louhans-Cuiseaux. La capacité se monte à 8 400 places (dont 4 400 assises).

De nombreux concerts sont organisés sur le site du stade comme ceux de Johnny Hallyday et Florent Pagny prévus en 2015[53].

Article détaillé : Parc des sports du Bram.

Agenda Sportif et culturel[modifier | modifier le code]

Outre les rencontres sportives de son club de footbal au stade de Bram, la commune accueille de nombreuses festivités sportives et culturelles.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Le « Grand Prix cycliste » de la ville de Louhans-Chateaurenaud (4ème édition en 2015), organisée par le vélo-club louhannais, en juillet sur le territoire de la commune[54].
  • La « Route de France féminine » est une course course cycliste par étapes féminine. Créée en 2006 qui fait partie du calendrier de l'Union cycliste internationale. Le territoire de Louhans-Châteaurenaud a accueilli, cette course internationale lors de l'arrivée de la 1ère étape et du départ de la 2ème étape pour l'édition 2008 et de l'arrivée de la 4ème étape pour l'édition 2015.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le festival d'humour : « Le mois thérapeutique » de Louhans (9ème édition en 2015)[55].
  • Le festival « Trad en fête » (33ème édition en 2015), la Grange rouge à La Chapelle-Naude, commune voisine.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Journaux locaux (quotidiens)[modifier | modifier le code]

Journaux locaux (hebdomadaires)[modifier | modifier le code]

Stations de Radio et Chaine de Télévisions[modifier | modifier le code]

Logo de France 3 Bourgogne

Plusieurs radios émettent sur la ville et sa région comme Chérie FM Bourgogne Franche Comté. D'autre radios émettent des ondes sur tout ce secteur de la Saône-et-Loire dont Europe 1, Fun Radio, France Inter, France Bleu Bourgogne, Skyrock, RFM, RTL, RMC, Tonic FM, Fréquence Plus, RCF, France Info, Nostalgie, France Musiques, France Culture

Côté télévision, France 3 Bourgogne, antenne locale de la rédaction nationale de France 3, affiliée à France Télévision dont les studios sont installées à Dijon est la chaîne locale émise sur le territoire louhannais [57].

Lieux de Culte[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse de Louhans-Châteaurenaud se dénomme « Paroisse Saint-Pierre en Louhannais ». Celle-ci dépend d'un doyenné, celui de « Bresse » qui regroupe les cinq paroisses de l'arrondissement de Louhans. Le diocèse est celui d'Autun, Chalon et Macon[58].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Il existe, sur le territoire de Louhans-Châteaurenaud, une Église Protestante Évangélique, ainsi qu'une La paroisse de l’Église réformée de Sornay-Branges qui gère la partie Est du département de la Saône-et-Loire. Elle couvre donc l’arrondissement de Louhans[59].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

  • Il n'y a pas de mosquée répertoriée sur le territoire de Louhans-Châteaurenaud, le lieu de culte musulman le plus proche est situé à Chalon-sur-Saône[60].
  • Il n'y a pas de synagogue répertoriée sur le territoire de Louhans-Châteaurenaud, le lieu de culte juif le plus le plus proche est situé à Chalon-sur-Saône[61]

Économie[modifier | modifier le code]

Un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire est implanté sur le territoire de la commune.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois dans la commune de Louhans-Châteaurenaud par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers Retraités Personnes sans activité professionnelle
Populations en taux 2,6 % 7,9 % 4,6 % 11,1 % 8 % 29,1 % 33,5 % 3,2 %
Populations en nombre 369 1144 659 1605 1162 4207 4858 478
Sources des données : INSEE[62]

Secteur Economique[modifier | modifier le code]

Les secteurs industriel et agro alimentaires[modifier | modifier le code]

Les entreprises ayant plus de 10.000.000 euros de chiffre d'affaires implantées sur le territoire de Louhans-Chateaurenaud et son agglomérations sont[63] :

  • LDC Bourgogne (élevage de volaille et traiteur)
  • Société Bressane de Production (élevage de volailles)
  • Transport Dominique Prudent (transport routier de fret)
  • AL-KO (fabrication de remorques)
  • Compagnon Négoce (commerce d'animaux vivants)
  • Huttepain Soreal aliments (fabrication d'aliments pour animaux de ferme)

Le secteur commercial et artisanal[modifier | modifier le code]

Le Marché de Louhans[modifier | modifier le code]

Le marché de Louhans est un des plus importants marchés agricoles de volailles de France et le plus important de la Bresse avec celui de Bourg-en-Bresse. Celui-ci a lieu tous les lundis et il porte le label « site remarquable du goût » remis par le conseil national des arts culinaires.

Sur la partie agricole du marché, place du Champ de Foire, une centaine de petits éleveurs et de producteurs locaux vendent leur production vivante tels que de la volailles de type volailles A.O.C, coqs, poussins, oies, pigeons, lapins, canards, chèvres et, en fonction des saisons, quelques animaux de compagnie

Article détaillé : Marché de Louhans.

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Louhans-Châteaurenaud est une ville qui possède un très long passé commerçant comme l'atteste sa rue principale bordée d'arcades, une des plus importantes de France et connues dans la région sous le nom d'« arcades de Louhans ». Outre ces vieux edifices, la commune est, chaque lundi matin, le centre d'intérêt de la région grâce au marché de Louhans, réputé dans les alentours qui attire de nombreux visiteurs de toute la Bresse et des régions voisines.

Durant le Moyen Âge la cité de Louhans devient une cité fortifiée autour de sa rue principale à arcades et de son église Saint-Pierre de Louhans et en a gardé quelques traces architecturales avec ses tours médiévales. Cette cité très commerçantes se développe rapidement et devient avec ses importantes marchés et foires et elle en a gardé, là aussi les caractéristiques au niveau architectural.

Voici, ci-dessous quelques bâtiments et édifices notables de la ville bressane avec, le cas échéant, la date de leurs classements ou de leurs inscriptions au titre du Patrimoine Historique [64] :

Les Arcades de la Grande Rue[modifier | modifier le code]

Arcade de Louhans
Les Arcades de Louhans.

À ce jour, le bourg central de Louhans conserve intacte ses façades du XVe siècle et ses 157 arcades qui abritent dans la Grande Rue, plus de cent commerces et boutiques. Un aménagement semblable existe également dans la grande rue aux 146 arcades de Lons-le-Saunier, ville voisine, située dans le Département du Jura.

Article détaillé : Arcades de Louhans.

La Maison du Bailli (Grande Rue)[modifier | modifier le code]

Une des premières arches, au niveau du centre ville abrite « la maison du bailli », édifice datant des années 1570. Cette maison ouvrait, à l’origine, la « rue basse » des arcades et servait de logement à l’homme régissant la justice, la police et la fiscalité de la cité au nom du seigneur local. Ce bailli de Louhans demanda à la ville, à la fin du XVIe siècle, la construction une maison très luxueuses toute en pierre blanche qui puisse trancher ainsi des autres demeures en briques en colombages.

La façade de cette maison présente des éléments de style gothique avec les chambranles moulurées des baies et des motifs empruntés à la Renaissance tels que la représentation de coquilles et de médaillons[65].

L'Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Pierre de Louhans
Église Saint-Pierre de Louhans.

Située dans le centre du vieux Louhans, l'Église Saint-Pierre date du XIVe siècle. Cet édifice religieux d'style gothique présente notamment une toiture en tuile vernissée de Bourgogne. Rattachée au diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon elle est consacrée à Saint Pierre.

L'édifice est principalement constitué de briques avec contreforts de pierre et de briques. La couverture en tuile vernissées polychrome de Bourgogne donne une unité remarquable au bâtiment[66].

Durant le Moyen Âge, cette église se présente déjà sous l'aspect de deux bâtiments accolés. À la suite du grand incendie de 1370 qui les ont gravement endommagés, la réfection de la grande chapelle gothique Notre-Dame sera entreprise et elle conservera son oratoire dédié aux « Seigneurs de la Ratte » qui date de la même période. Le chœur sera prolongé par une nef où seront aménagées plusieurs chapelles latérales.

La fin du XIXe siècle verra le lancement de nouveaux grands chantiers avec le transfert du clocher à sa place actuelle, et la construction d'une nouvelle nef qui s'ouvre à l'ouest par un double portail. On peut remarquer notamment sous la toiture du clocher, une galerie à balustrade sculptées aux lettres de l'Ave Maria ainsi qu'une tête de Christ, en pierre, datant du XVe siècle exposée entre les deux portes de l'entrée ouest.

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Louhans.
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L'Hôtel Dieu[modifier | modifier le code]

Hôtel-Dieu de Louhans
Hôtel-Dieu de Louhans.

L'Hôtel-Dieu de Louhans est un établissement hospitalier construit entre 1682 et 1686. Durant trois siècles les religieuses de l’ordre de Sainte-Marthe ont assuré l'accueil et la prise en charge des malades et des indigents de la région.

Entre 1715 et 1719 une seconde salle de malades de 14 lits fut construite qui permit de séparer les hommes et les femmes. En 1720, un donateur anonyme finança la construction d'un nouveau petit corps de bâtiment qui permis de créer une nouvelle apothicairerie avec son laboratoire. La construction d'un troisième corps de bâtiment, perpendiculaire à la salle des femmes s'acheva en 1769. En 1853, la chapelle de la salle des femmes fut agrandie.

Ses deux salles monumentales, encore garnies de leurs anciens lits à ruelles ont reçu des patients à la fin des années 1970. Le classement à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, instauré par décret, date du 20 mai 1964. Désaffecté en 1977, l'hôtel-Dieu est aujourd'hui un musée.

Le bâtiment possède une somptueuse apothicairerie qui abrite une exceptionnelle collection de faïences lustrées hispano-mauresques des XVe siècle et XVIe siècle[67].

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Louhans.

La Tour Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Tour Saint-Paul de Louhans
Tour Saint-Paul de Louhans.

Vestige de l'ancienne ville fortifiée, la Tour Saint-Pierre est un bastion militaire défendant le rempart nord de la ville, construit en 1570.

Ce Monument Historique a été restauré en 1998 par une initiative privée et abrite désormais un centre culturel animé par l'Association pour la Reconnaissance des Témoignages à Sauvegarder. L'ensemble du bâtiment se compose de la Tour militaire accompagnée d'un ancien atelier de bourrelier avec sa cour intérieure, transformés en espace d'expositions temporaires[67]. Le bâtiment a été inscrit au registre des monuments historiques par arrêté du 20 mars 1995

La Tour Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une autre tour du même type que la précédente et donc, là aussi, pièce architecturale des anciennes fortifications médiévales de Louhans. En plus mauvais état, elle fait l'objet d'une étude de restauration[68]

L'Hôtel du Commerce[modifier | modifier le code]

Cet Hôtel particulier est un édifice du XVe siècle, c'est-à-dire du début de la Renaissance dénommé Hôtel de commerce. Son originalité est due à la présence de poutres intérieures curieusement sculptées [69].

Le bâtiment a été inscrit au registre des monuments historiques par arrêté du 18 janvier 1928 pour sa façade du rez-de-chaussée et du premier étage et les deux plafonds anciens situés l'un au rez-de-chaussée, y compris la partie existant sous les arcades de la Grande-Rue, et l'autre au premier étage. Le classement à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, instauré par décret, date de 1934.

L'Eglise de Châteaurenaud[modifier | modifier le code]

L'église de Chateaurenaud durant l'été 2015
L'église de Chateaurenaud.

L'église Saint-Laurent, datant initialement du XIIIe siècle et menacée de ruine, fut très largement restaurée au XIXe siècle. La nef fut alors allongée selon les plans de l’architecte Delarue en 1818 et le choeur de l'église fut reconstruit par l’architecte de Louhans, Gaguin fils, en 1828[70].

La corniche du portail et son encadrement toscan surmonté d’un fronton triangulaire furent réparés en 1873. Depuis cette période, le bâtiment n'a pas connu de nouvelles transformations ou restaurations notables, excepté en en 1975 ou de petits travaux d'entretien et de décapage, ainsi que l'installation de nouveaux vitraux (créations du maître-verrier Jean Weinling) furent effectués.

A l'intérieur de l'église, on peut découvrir la dalle tombale d’Antoine de la Marche, seigneur de Châteaurenaud, représenté avec un chien à ses pieds, celle-ci date de 1438.

Equipements Culturels[modifier | modifier le code]

Musée d'Histoire et de Culture des Sourds[modifier | modifier le code]

Buste de Ferdinand Berthier

Depuis le 9 mars 2013, Un musée très original a ouvert ses portes dans la vieille cité bressanne. Celui-ci est consacré entièrement à l'univers, à l'histoire et à la culture des sourds[71].

Situé dans les dépendances de l’Hôtel-dieu, ce musée reste, en 2015, unique en France et accueille des dizaines de tableaux, écrits et photographies retraçant l’histoire et le patrimoine des personnes sourdes et malentendantes. On peut y trouver un dictionnaire de langue des signes.

Ce musée est dédié à la personne de Ferdinand Berthier, natif de Louhans le 28 septembre 1803, et qui fut le doyen des professeurs sourds à l'institut de Paris, membre de la Société des gens de lettres, fondateur de la Société centrale des sourds-muets de Paris en 1838, devenue la Société universelle des sourds-muets en 1867, cofondateur de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France en 1850.

Le buste de Ferdinand Berthier qui fut dénommé « Napoléon des sourds-muets » par Victor Hugo, est visible à l'entrée même du musée[72]. puis par les sourds[73].

Articles détaillés : Histoire des sourds et Ferdinand Berthier.

Le Théâtre de Louhans[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, le théâtre communal se limite à une modeste salle de spectacle aménagée à l’étage de l’un des bâtiments bordant la Grande Rue dites aux arcades et dont le rez-de-chaussée est occupé par deux boutiques ouvrant justement sur une de ces arcades.

À la demande des commerçants louhannais, des travaux de rénovation et d’agrandissement sont lancés en 1928 sous la direction de Monsieur Lamirand, architecte municipal. En 1934, l’ancienne salle de spectacle et ses annexes sont détruites, mais la façade, la toiture et les planchers de l’ancienne occupation sont intégralement conservés[74].

L'Eden Cinéma[modifier | modifier le code]

Situé à proximité de la Grande rue, au cœur de Louhans-Châteaurenaud, cet unique cinéma de la commune présente trois salles équipées en format 35 mm, dont une en numérique. L'établissement compte un total de 470 fauteuils toutes accessibles aux personnes à mobilité réduite[75].

Pôle multiculturel, ce cinéma propose aussi des retransmissions d'opéra, en direct du Metropolitan Opera de New York, du Bolchoï de Moscou ou de l'Opéra Garnier à Paris, ainsi qu'un ciné-club[76].

Le Palace Pierre de Provence[modifier | modifier le code]

Cette salle de spectacle polyvalente est située place de la Libération, non loin de l'Eden Cinéma et du centre ville. Cette modeste salle permet tout de même l'accueil de 400 spectateurs assis et 600 spectateurs debout.

Autres lieux culturels[modifier | modifier le code]

La ville comprend également d'autres lieux et espaces culturels

  • La Salle de la Grenette, situé dans la rue du même nom permet d'accueillir de grands spectacles et des expositions,
  • La Halle, située Place de la Charité permet d'accueillir de nombreux concert sous sa verrière,
  • Une Bibliothèque municipale qui présente un fond de plus de 11000 documents,
  • Une ludothèque et un ludobus,
  • Une école de Musique, située près du palace Pierre de Provence.

Principales associations culturelles[modifier | modifier le code]

Le site de la mairie de Louhans-Châteaurenaud répertorie 22 assosciations culturelles sur son site, la plupart sont liées à l'histoire et au patrimoine archéologique de la commune.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Les spécialités culinaires de la Bresse sont présentes à Louhans (capitale de la Bresse bourguignonne) tels le poulet de Bresse et autres poulardes, la tête de veau, les grenouilles (marché de Louhans), sans oublier la pôchouse. De plus Louhans est connue pour ses Corniottes, viennoiseries originaires de la ville et fêtées lors de l'ascension.

Le Poulet de Bresse[modifier | modifier le code]

Poulet de Bresse « labellisé »

Véritable institution locale, l'élevage et la vente de poulet de Bresse est une source de revenus très importante pour le secteur agricole et commercial de la région de Louhans et de la Bresse toute entière. Il existe deux types de volailles :

L'exploitation du poulet dans cette région repose indirectement sur la nature argileuse du sol bressan, riche en eau et donc particulièrement adapté à la culture du maïs. La volaille de Bresse gagne sa saveur en vaquant librement dans les cours et les prés à la recherche de sa nourriture, ce qui lui donnes cette réputation et cette qualité gustative.

Article détaillé : Poule de Bresse.
La Confrérie des Poulardiers de Bresse[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une confrérie gastronomique dont le nom est déposé, créée le 16 décembre 1962, à l’initiative du sénateur et maire de Louhans, natif de cette même commune, Henri Varlot.

La « Corniotte » de Louhans[modifier | modifier le code]

La Corniotte est une petite pâtisserie originaire de Louhans et de sa région. De forme triangulaire, qui peut évoquer les anciens chapeaux des curés. Autrefois, fêtée durant l’Ascension, la Corniotte était confectionnée et vendue par les religieuses de l’Hôtel-Dieu.

Depuis les années 2000, la Ville de Louhans-Châteaurenaud fête de nouveau la corniotte lors du « Bress’tival » qui a lieu le week-end de le fête de l’Ascension. A cette occasion, des manifestations culturelles sont proposées et de nombreuses corniottes sont proposées à la dégusatition dans différents lieux de la commune à vocation touristique.

La Pôchouse[modifier | modifier le code]

assiette de pôchouse

La pôchouse, quelquefois orthographiée sous le nom de pauchouse, est une sorte de matelote de poissons de rivière, coupés en morceaux et arrosée au vin blanc, accompagnée avec de l'ail et des lardons [77] que l'on retrouve dans de nombreux restaurants ou auberge de la Bresse louhannaise et jurassienne.

Ce plat est est originaire du XVIe siècle, à l'époque où les bateliers et les pêcheurs (pôchoux en patois Bressan) de Verdun-sur-le-Doubs, au confluent de la Saône et du Doubs en Bresse, préparaient ce plat du pauvre avec les poissons de la Saône et du Doubs et du vin blanc du vignoble de Bourgogne. ce plat s'est ensuite répandu dans toute la Bresse, principalement dans les secteurs arrosées par les principales rivières, telle que la Saône et la Seille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités culturelles, artistiques et sportives liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque de l'avenue dédiée à Fernand Point
Philippe_Hinschberger
Philippe Hinschberger (à droite)
  • Bruno Paquelier est un auteur français de littérature jeunesse né en janvier 1963 à Châteaurenaud. Certains de ses romans font partie des programmes de l'Éducation nationale. C'est notamment le cas de La maison de la Tondue[80], étudié en histoire au collège pour évoquer le sort des femmes ayant fréquenté de trop près les soldats allemands. Toute l'œuvre de Bruno Paquelier a été l'objet de critiques littéraires, notamment par Choisir un livre[81], un des rares acteurs de la critique de littérature jeunesse.

Personnalités politiques liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Événements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

Le Louhans-Cuiseaux Football Club[modifier | modifier le code]
Ancien logo du club

L'Association Sportive Louhans-Cuiseaux Football Club est un club de football français créé par Bernard Morey, chef d'entreprise, en 1970 par fusion du « Club sportif louhannais entente », fondé en 1916) et du « Club sportif de Cuiseaux », fondé en 1930 par ce même Bernard Morey.

D'abord nommé Cuiseaux-Louhans, à l'origine, ce club porte le nom de Louhans-Cuiseaux Football Club depuis le début de la saison 2013/2014, à la suite de la fusion du CSLC 71 avec le club du FC Louhans. À la fin de la saison 2014-2015, le club descend en Division d'Honneur de Bourgogne avec une avant dernière place (13e sur 14) pour un bilan de 5 victoires, 12 nuls et 9 défaites dans la poule F de CFA 2[84].

Le club bressan a connu de nombreux joueurs notables qui ont effectué, par la suite, une carrière professionnelle dans d'autres clubs de football nationaux ou étrangers, dont notamment : Alexis Allart, Hugo Bargas, Sofyane Cherfa, Gennaro Bracigliano, Samba Diawara, Fabrice Pancrate, Alaixys Romao, Vincent Bessat, Guillaume Warmuz et Laurent Weber.

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Les Glorieuses de Bresse[modifier | modifier le code]

Depuis plus d'un siècle, les éleveurs de volaille de Bresse présentent et vendent leurs plus beaux chapons et autres volailles fines lors des « Glorieuses », organisées chaque année.

Quatre manifestations des Glorieuses de Bresse se déroulent toujours entre le 10 et le 22 décembre de chaque année : Louhans, Montrevel-en-Bresse, Pont-de-Vaux et la plus réputée, celle de Bourg-en-Bresse. L'objet des quatre concours est de distinguer et de classer qualitativement des volailles de Bresse.

Article détaillé : Glorieuses de Bresse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Louhans se blasonnent ainsi : De gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir, accompagnées en chef d'une fleur de lys d'or.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Louhans.


Galerie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ancienne commune rattachée à Louhans le 1er janvier 2013 par arrété n°2012320-0004 du Préfet de Saône-et-Loire du 15 novembre 2012
  2. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[46].
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom de la commune sur son site officiel. Consulté le 25/07/2012.
  2. Site de la Préfecture de Saône-et-Loire, arrété préfectoral du 15/11/2012
  3. Site de la Confrérie des poulardiers de Bresse, page d'accueil
  4. Site du CCNVL
  5. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Seille à Louhans (option "Tous mois" (U3464010) » (consulté le 23 février 2013)
  6. Site de projetbabel sur la Seille
  7. Site de l'ANPEI, page sur le port de plaisance de Louhans
  8. Source du Solnan sur Géoportail. Consulté le 5 mars 2013.
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière le Solnan (U34-0430) » (consulté le 26 février 2013)
  10. Site de Gralon.net, page sur le ruisseau de Blaine
  11. Site du réseau Keolis Val-de-Saône
  12. http://www.numistoria.com/imgtitre/4266efc_hau.jpg
  13. [1]
  14. Site de la mairie, page sur la présentation du PLU
  15. [Site du Ministère de la Culture, page sur Chateaurenaud]
  16. Site du Ministère de la culture, page sur Châteaurenaud
  17. Site de l'internaute, page sur l'immobilier
  18. Site de la Mairie, page sur le P.A.D.D
  19. a et b Site de la Mairie de Louhans, page sur l'Historique de la commune
  20. Site de la Bresse Bourguignonne, page sur l'histoire du commerce à Louhans
  21. Site de cosmovisions sur l'histoire de Louhans
  22. Statistique de Saône et Loire par C. Ragut, Macon, 1838, page 205
  23. Bessandrey était un fief mouvant de Mervans.
  24. Quain est aujourd'hui un hameau de la commune de Devrouze.
  25. Lucien Guillemaut, Armoiries et familles nobles de la Bresse louhannaise : armoiries ouvrières, armoiries particulières et de famille, Louhans, 1909.
  26. Son époux, Jérôme de Chamillard, maréchal des camps et armées du roi, la laisse rapidement veuve et sans enfant.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Châteaurenaud », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 août 2012)
  28. Site du Ministère de la Culture, page sur CHâteaurenaud
  29. [Site du Journal de saône et Loire, page sur la crue de la Seille]
  30. site de trains.wikia.com, page sur l'inauguration de la gare de Louhans
  31. René Centassi, Henri Masson, L'homme qui a défié Babel, L'Harmattan, 2001, p. 247, (ISBN 9782747518086)
  32. Miquel 1986, p. 153-154.
  33. Site de l'académie de Dijon, dossier pédagogique sur la ligne de démarcation en Saône et Loire
  34. Site de Saint-Martin-en-Bresse, la tragédie de 1944
  35. Site du JSL, page sur le 70e anniversaire de la libération de Louhans
  36. a et b EHESS, notice communale, Cassini, consultée le 25 juillet 2012
  37. F. L., « Châteaurenaud (71) : la fusion écartée », France 3 Bourgogne, publié le 28 septembre 2012, mis à jour le 5 octobre 2012, consulté le 16 avril 2013
  38. Arrêté préfectoral de fusion, 15 novembre 2012
  39. Site politique de Frédéric Boucher
  40. Éric Pellenard, « L'illusion de l'apaisement », le Journal de Saône-et-Loire - Édition Bresse, no 6737,‎ , p. 2
  41. Site de France 3, page sur les élections mucnipale à Louhans-Châteaurenaud
  42. Site du Journal le Monde, résultat des élections présidentielles à Louhans en 2012
  43. Résultat de l'élection présidentielle de 2007 à Louhans sur le site du journal Le Monde
  44. Résultat de l'élection présidentielle de 2012 à Louhans sur le site du journal Le Monde Résultat de l'élection présidentielle de 2012 à Villard de Lans] sur le site du journal le Monde
  45. « Comptes de la commune de Louhans », sur le site du ministère des Finances (consulté le 22 mars 2015).
  46. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  47. [2]
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  49. « POP T3 - Population par sexe et âge en 2011 », sur [3] (consulté le 20 juin 2015).
  50. Site de has-santé, page sur le CH de la Bresse Louhannaise
  51. Site du CH de la Bresse louhannaise
  52. Site de la Clinique du Val de Seille, page d'acceuil
  53. Site d'infoconcert, page sur le stade de Bram
  54. Site de la préfécture, arrété d'autorisation pour le grand prix cycliste de Louhans
  55. Site "ciepiecesetmaindoeuvre", page sur le festival de Louhans
  56. Site du Journal de Saône-et-Loire, page de l'édition de La Bresse
  57. Site de France 3 Bourgogne.
  58. Site de la paroisse St Pierre en Louhannais, page d'accueil
  59. Site de l'glise reformée de Sornay
  60. Site "trouvetamosquée", page sur les mosquées de Saône et Loire
  61. Site "les-villes.fr", page sur les synagogues de Chalon sur Saône
  62. [4]
  63. Site verif.com sur le classement des entreprises de Saône et Loire
  64. Patrimoine de France, Page sur les monuments de Louhans
  65. Site artagnan.net sur les traditions bressanes, pages sur Louhans
  66. Site de pastourisme71.com page sur l'église St Pierre de Louhans
  67. a et b Site de la mairie de Louhans, page sur les monuments et musées
  68. Site du Journal de Saône et Loire, page sur la restauration de la tour Saint-Paul
  69. Site de cosmovisions, page sur Louhans
  70. site pastourisme71, spage sur l'église de Chateaurenaud
  71. Site de France3 Bourgogne, page sur le musée dédié aux sourds à Louhans
  72. http://www.janinetissot.fdaf.org/jt_berthier.htm
  73. http://noetomalalie.hypotheses.org/202
  74. Site artagnan.net, page sur le théâtre de Louhans
  75. Site d'allociné.fr sur l"Eden cinéma de Louhans
  76. Site de stpierreenlouhannais, page sur l'Eden cinéma
  77. Site du CNRTL, page sur la Pôchouse
  78. La Bresse louhannaise : Bulletin mensuel agricole, scientifique, historique et littéraire de la Société d'agriculture et d'horticulture de l'arrondissement de Louhans, Huitième année, 1896, Chapitre XIX, Histoire de la Bresse Louhannaise, Quelques célébrités locales de la fin du moyen-age jusqu'en 1789 disponible sur Gallica
  79. « Naissance de Antoine de Mailly », sur le site de l'histoire de Franchevelle (consulté le 2 décembre 2012)
  80. http://www.cndp.fr/crdp-dijon/Lire-des-romans-historiques-Mise-a.html
  81. http://www.choisirunlivre.com/recherche.php?auteur_id=3597
  82. « Résultats de la circonscription Est »
  83. « Arnaud Montebourg se retire de la vie politique », lepoint.fr, 30 décembre 2014.
  84. Le Journal de Saône-et-Loire, 24 mai 2015, pages sports, Louhans, au fond du Puy, p.  26.

Bibliographie[modifier | modifier le code]