Louhans

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Louhans
1. Le centre historique de Louhans (depuis Châteaurenaud)
2. Les Arcades de Louhans (la Grande rue)
Vue sur Louhans.jpg
Arcades de Louhans 001.JPG
Blason de Louhans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
(sous-préfecture)
Arrondissement Louhans
(chef-lieu)
Canton Louhans
(chef-lieu)
Intercommunalité Bresse louhannaise intercom'
Maire
Mandat
Frédéric Bouchet
2014-2020
Code postal 71500
Code commune 71263
Démographie
Gentilé Louhannais(e)
Castelrenaudin(e)
Population
municipale
6 349 hab. (2014)
Densité 281 hab./km2
Population
aire urbaine
14 595 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 43″ nord, 5° 13′ 27″ est
Altitude Min. 176 m – Max. 205 m
Superficie 22,58 km2
Localisation

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Liens
Site web louhans-chateaurenaud.fr

Louhans[Note 1] est une commune française située géographiquement dans la plaine de Bresse et, administrativement dans le département de Saône-et-Loire, dont elle est un des chefs lieux d'arrondissement, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Cette ville « à la campagne » de dimension assez modeste au niveau régional, est le centre historique d'une petite région touristique française, dénommée localement, « Bresse louhannaise », principale composante de la Bresse bourguignonne, nommée ainsi par opposition à la Bresse savoyarde ou Bresse de l'Ain, située plus au sud, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le territoire communal est situé à 380 km au sud-est de Paris, et sa mairie se situe à 180 m d'altitude. Louhans est une ville fleurie dotée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris[2].

Les habitants sont dénommés les Louhannais et les Louhannaises pour Louhans, les Castelrenaudins et les Castelrenaudines pour Châteaurenaud. Le surnom familier pour désigner les habitants de la région est le joli terme fleuri de «ventres jaunes»[3].

Cette cité bressanne, très typique de sa région, reste encore tournée vers le monde agricole et notamment dans le domaine de l'aviculture en revendiquant, par exemple, le siège de la très sérieuse « confrérie des poulardiers de Bresse »[4], Elle est donc réputée pour son patrimoine gastronomique, tout en l'étant également pour son patrimoine architectural, dont sa fameuse rue centrale bordée d'arcades qui est un des sites les plus remarquables et le plus typique de vieux bourg médiéval. La ville héberge sur son territoire un original musée consacré à la culture et à l'histoire des personnes sourdes, ainsi qu'un petit port fluvial de plaisance installé sur les rives la Seille, principale rivière de la commune, affluent de la Saône et donc un des rares sous-affluents du Rhône qui reste encore ouvert à la navigation fluviale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

le marché de Louhans
Le marché de Louhans.
Ancienne mairie de Châteaurenaud
Ancienne mairie de Châteaurenaud.

Le territoire de Louhans, qui comprend les territoires de deux communes distinctes (Louhans et Châteaurenaud) jusqu'au , est localisé au sud-est du département de Saône-et-Loire en Bresse à 25 km de Lons-le-Saunier, 35 km de Chalon-sur-Saône, 85 km de Dijon et 150 km de Lyon ou Genève.

La ville est située sur l'ancienne « route nationale 78 » qui reliait Chalon-sur-Saône à Saint-Laurent-en-Grandvaux, le décret du a entraîné son déclassement définitif en « Route départementale 628 ». La ville se situe également à mi-chemin de l'autoroute A39 qui la relie avec les villes de Genève, Bourg-en-Bresse et Besançon et de l'autoroute A6 qui la relie avec les villes de Lyon, Dijon, Auxerre et Paris.

Description[modifier | modifier le code]

Ville de tradition commerçante très ancienne et idéalement située sur les routes qui séparent l'Europe du Nord et du Sud, Louhans a su garder un aspect assez ancien et très typique de la région avec sa vieille rue centrale à arcades cernées de maisons anciennes ainsi que de nombreux vestiges de ses anciens remparts médiévaux.

La petite ville est le siège d'un important canton de 20 communes. Chef-lieu du plus petit arrondissement du département de Saône-et-Loire, la cité blottie au cœur de sa petite région rurale, dénommée « Bresse louhanaise », a réussi, jusqu'à aujourd'hui, à préserver une forte identité locale qui se caractérise par l'existence d'un vrai terroir, et ses édiles tentent de jouer sur cette particularité pour dynamiser son potentiel touristique.

La Bresse louhannaise reste une petite région à forte identité rurale, possédant un patois à dominante francoprovençale dénommé le bressan, très marqué et encore relativement pratiqué, plus particulièrement dans les campagnes environnantes, ainsi qu'une très forte culture gastronomique, particulièrement marqué, entre autres, par l'élevage de la poule de Bresse dont on peut retrouver la présence notable dans le marché de Louhans de renommée régionale.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Branges Saint-Usuge
Vincelles
Montagny-près-Louhans Rose des vents
Sornay N Ratte
O    Louhans    E
S
La Chapelle-Naude Bruailles Saint-Martin-du-Mont

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Bresse louhannaise est de type semi-continental, avec des hivers assez froids, des étés plutôt chauds et des précipitations tombant majoritairement en été.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2013 et 2014[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,1 −2,7 2,2 6,6 8 12,5 16,4 14,5 12,5 10,7 2,7 0,9
Température maximale moyenne (°C) 5 3,2 9,4 14,8 15,8 22,6 27,4 25,2 21 17,6 7,6 7,5
Source : Climat de Louhans en 2013 sur linternaute.com, d'après Météo France.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 4,1 3,9 4,5 7,7 9,3 13,9 15,2 13,7 12,7 10,4 7,3 2,4
Température maximale moyenne (°C) 9,3 10,2 14,6 17,6 19,3 25,3 22,7 22,4 22,7 18,6 13,1 6,4
Source : Climat de Louhans en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Géologie[modifier | modifier le code]

plaine de Bresse
Plaine de Bresse depuis Chevreaux dans le Revermont jurassien, en direction de Frontenaud et de Louhans.

Le territoire de la commune de Louhans se situe au cœur de la plaine argileuse de Bresse qui occupe la partie centrale de ce qui était un grand lac durant l'ère tertiaire et qui, aujourd'hui, longe le val de Saône du nord au sud.

Il s'agit d'un vaste fossé d’effondrement, datant de l'Oligocène et formé par distension lors la formation de la chaîne des Alpes. Ce bassin qui fut un lac s'est rempli progressivement d'alluvions et de colluvions à la fin du Cénozoïque et durant le Quaternaire.

Article connexe : Géologie de la France.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours de La Seille
Le cours de la Seille.
Pont ferroviaire sur La Seille
Pont ferroviaire sur la Seille.

La plaine de Bresse où se situe le territoire louhannais est une ancienne zone lacustre préhistorique qui, en s'asséchant progressivement, a fini par laisser un espace quadrillé par des cours d'eau de différents débits, chargés de drainer l'évacuation des eaux qui sont majoritairement d'origine pluviale mais aussi, issues de la fonte nivale.

Le principal cours d'eau de la commune est un affluent de la Saône, dénommée la Seille. Un port fluvial de plaisance est installé sur son cours à l'intérieur du territoire de Louhans.

D'autres cours d'eau traversent le territoire communal dont le Solnan qui est un affluent de la Seille et la Vallière, un sous-affluent de la Seille et trois ruisseaux notables.

La Seille[modifier | modifier le code]

La Seille est une rivière française qui traverse le territoire communal, ce qui permet à la ville d'accueillir de nombreux bateaux de plaisanciers. Les rives de cours d'eau sont également très fréquentées par de nombreux pêcheurs.

Son débit a été observé sur 18 ans (entre 1993 et 2012), à Louhans[5]. La surface étudiée est de 1 816 km2, soit 69,3 % de la totalité du bassin versant de la rivière qui en compte 2 620. Le module de la rivière dans la commune est de 30,80 m3/s.

Cette rivière, longue de 100 km est, dans son cours inférieur, soumise à des crues importantes, mais elle reste navigable sur 39 kilomètres de Louhans à La Truchère, en passant par Cuisery. On peut notamment y voir des silures qui colonisent la rivière depuis les années 1960 et qui atteignent parfois une taille impressionnante.

La canalisation de la Seille a été réalisée par Émiland Gauthey, ingénieur civil et architecte des États de Bourgogne à la fin du XVIIIe siècle. Quatre écluses de 30 m sur six ponctuent alors son cours. À la fin du XIXe siècle, la première, à la Truchère, est la seule portée au gabarit Freycinet.

Aujourd'hui, la Seille ne connait plus aucune navigation marchande et son cours est entièrement dévolu à la plaisance[6]. La ville a d'ailleurs à ce titre aménagé un port de plaisance.

Article détaillé : Seille (Saône).

Le Port fluvial de Plaisance[modifier | modifier le code]

Installé sur la Seille, le Port, ses pontons, les points d'eau et ses installations électriques sont gérés par les services municipaux de la commune de Louhans.

Sur ses quatre-vingt mètres de pontons, trente sont réservés à l'usage du bateau à passagers dénommé « Le Pont De Vaux 2 », les cinquante mètres restant permettant également l'amarrage de bateaux de location de la société « Saône Plaisance » , originaire de Savoyeux, qui utilise, à la suite d'une convention signée avec la mairie, le port de plaisance comme base secondaire[7].

Les autres rivières[modifier | modifier le code]

Le Solnan à Domsure
Le Solnan en amont de Louhans.

Les ruisseaux[modifier | modifier le code]

Affluent de la Vallière, le Ruisseau de Blaine prend sa source à Courlaoux, commune située dans le département du Jura. Sa longueur est de 25,9 km. Ce ruisseau possède lui-même, deux affluents, le ruisseau de l'étang du Villard, d'une longueur de 6,8 km et le ruisseau de l'étang des Claies d'une longueur de 6,8 km[10].

Les étangs[modifier | modifier le code]

Typique du paysage de la Bresse, le territoire communal est parsemé de petits étangs dont la plupart, de taille modeste, sont des propriétés privées

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Le réseau routier[modifier | modifier le code]

Les accès routiers[modifier | modifier le code]

Le territoire de Louhans est traversé par la route départementale 678, route qui la relie aux agglomérations voisines de Chalon-sur-Saône et de Lons-le-Saunier. Ce territoire se situe également à proximité de deux grandes autoroutes françaises, toutes deux dépendantes du réseau APRR.

L'autoroute « A 39 »[modifier | modifier le code]
  • L’autoroute A39 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Dijon et de Bourg-en-Bresse. Elle se connecte à l'A40 au niveau de Sennecey-les-Dijon, puis s'achève sur le territoire de la commune de Viriat à l'entrée de l'agglomération burgienne au niveau de l'échangeur avec l'A40.
Pour se rendre à Louhans, il faut emprunter la sortie no 8 quand on se dirige de Dijon vers Bourg-en-Bresse et la sortie no 9 quand on se rend de Bourg-en-Bresse vers Dijon. Des panneaux indiquent la direction de Louhans à la sortie des barrières de péage.
sortie 8 à 94 km : villes desservies Lons-le-Saunier et Louhans ;
sortie 9 à 109 km : villes desservies Cuiseaux et Louhans.
L'autoroute « A 6 »[modifier | modifier le code]
  • L’autoroute A 6 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Lyon et de Paris et la connexion avec d'autres autoroutes françaises.
Pour se rendre à Louhans, il faut emprunter la sortie no 27 à Tournus, puis prendre la route nationale 6 en direction du centre-ville de Tournus, puis prendre la route départementale 975 en direction de Cuisery, puis de Louhans.
sortie 27 à 355 km : villes desservies Tournus, Cuisery et Louhans
Article détaillé : Autoroutes Paris-Rhin-Rhône.
Le transport routier[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Louhans est desservi par le réseau départemental de transport public de Saône-et-Loire dénommé, « Buscéphale » et géré (par délégation du Conseil Départemental) par le groupe Keolis.
Il existe trois lignes de car qui relient la commune et son agglomération avec d'autres agglomérations du département[11].

  • Deux lignes régulières :
Ligne Parcours
8
Louhans ↔ Saint-Germain-du-PlainGare de Chalon-sur-Saône
11
Gare de LouhansGare de Tournus
  • Une ligne dont la réservation est obligatoire :
Ligne Parcours
23
Saint-Germain-du-Bois (le Bourg) ↔ Louhans (Lucien Guillemaud)
Le transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
gare de Louhans
Gare SNCF de Louhans.

La commune de Louhans est située sur la ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour, dénommée également « ligne de la Bresse ». La ligne s'étire sur environ cent-douze kilomètres : du point kilométrique (PK) 314,300 correspondant à l'axe du bâtiment voyageurs de la gare de Dijon-Ville jusqu'au km 424,634 (bifurcation de la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse ou PK 473,876 de cette même ligne. La gare de Saint-Amour est distante d'environ deux kilomètres au-delà de la bifurcation en la direction de Bourg-en-Bresse.

La ligne dont l'origine se trouve en Côte-d'Or quitte le département au sud de la gare de Seurre pour rentrer dans le département de la Saône-et-Loire qu'elle quitte à son extrémité sud, au-delà de Dommartin-lès-Cuiseaux, pour rentrer dans le département du Jura. En Côte-d'Or la ligne traverse les localités suivantes : Ouges, Saulon, Longecourt, Aiserey, Brazey-en-Plaine, Saint-Jean-de-Losne, Chaugey, Pagny et Seurre, en Saône-et-Loire : Navilly, Saint-Bonnet-en-Bresse, Mervans, Saint-Germain-du-Bois-Devrouze, Simard, Saint-Usuge, Louhans, Bruailles, Sainte-Croix, Frontenaud et Dommartin-les-Cuiseaux avant d'arriver dans le Jura en gare de Saint-Amour où elle ne parcourra que quelques kilomètres avant de pénétrer dans le département de l'Ain.

La commune de Louhans fut également desservie par la « Compagnie des chemins de fer d'intérêt local de Saône-et-Loire »[12], une exploitation privée qui fut créée pour mettre en place un réseau ferroviaire à voie métrique dans le département de la Saône-et-Loire, essentiellement autour de Mâcon, Chalon-sur-Saône et Autun[13]. La ligne Tournus - Louhans, d'une longueur de 33 km fut ouverte en 1907, puis fermée en 1938.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Louhans

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À l'origine petite cité médiévale blottie à l'intérieur de ses remparts, Louhans n'a commencé à connaitre une extension urbaine que durant les années 1960 et depuis ces dernières années, la petite agglomération, encore très modeste pour le siège d'une sous-préfecture, a commencé à ressentir les effets d'une péri-urbanisation due à la proximité des villes de Chalon-sur-Saône et de Lons-le-Saunier[14].

Châteaurenaud, quant à elle, présente une vocation plus rurale avec ses fermes et ses petites maisons individuelles[15]. Sa proximité immédiate avec Louhans a entraîné son association, puis sa fusion avec sa voisine plus importante. Cette évolution semblait inéluctable car les deux territoires sont très proches l'un de l'autre.

Article détaillé : Commune associée.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes de la Bresse, le territoire de Louhans compte de nombreux hameaux, de dimensions très différentes, qui peuvent varier de deux ou trois habitations, souvent des fermes, ou des anciennes fermes, jusqu'à un ensemble de plusieurs dizaines d'habitations.

Les principaux hameaux et les lieux-dits, situés autour du bourg central de Louhans sont classés ici dans une liste la plus exhaustive possible, le ministère de la culture indiquant sur son site que cette commune possède 32 écarts, habités par plus d'un quart de sa population totale de la commune[16].

  • Châteaurenaud [Note 2]
  • Les Crues
  • La Chaintre
  • Les Granges
  • Seugny
  • Le Guidon
  • Champ Joly
  • Le Vilard
  • Fey
  • la Troche
  • Le Bas de la Troche
  • Les Ripettes
  • Les Venets
  • Le Grillot
  • La Queue
  • Les Reverseilles
  • Les Veaux
  • Gruay
  • La Meneure
  • Les Dombes
  • Les Bordes
  • Le Colombier
  • La Griffonnière
  • Beaulieu
  • Longemale
  • Blaine
  • le Curtillat
  • La Colline
  • La Basse Maconnière
  • Saugy
  • Saint-Claude
  • Cornillet

Logement[modifier | modifier le code]

La commune présentait sur son territoire, en 2011, un nombre total de 3 672 logements, dont 3 176 comptabilisés en résidence principale, 126 en résidence secondaire et 370 logements vacants. La majorité de ces logements sont des maisons individuelles[17].

Eau et Assainissement[modifier | modifier le code]

Le Groupe Saur est l'opérateur de gestion déléguée de services d’eau qui assure la gestion de l’eau potable et des eaux usées de Louhans et des communes de son canton.

Le SIVOM de Louhans gère un service public d'assainissement non collectif. Le « SPANC » est chargé du contrôle de tous les systèmes d'assainissement effectuant la collecte, le traitement, l'épuration, l'infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des habitations non raccordées au réseau d'assainissement collectif, toujours importantes en milieu rural.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le projet d'aménagement et de développement durable (P.A.D.D)[modifier | modifier le code]

Selon le site de la commune, « Le P.A.D.D de Louhans s'inscrit dans une démarche de développement durable qui l'oblige à répondre au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de « Louhans » sont Lovingo en 878 ; Lovincense 926 ; Leuvencolt en 956 ; Lovincum en 1059 ; Louans en 1252 ; Loans en 1269 ; Luant en 1275 ; Louvincum en 1322 ; Ecclesia de Loans en 1262 ; Louhans au XIVe siècle ; Lohans en 1449 ; Louhans en 1452[19].

Selon les toponymistes, il s'agit d'un type toponymique germanique en -ing[20], suffixe indiquant la parenté et la propriété par extension. Dans la région, il a donné la terminaison commune -ans avec un s ablatif locatif d'origine latine. Ernest Nègre préfère latiniser ce suffixe en -ingos[21].

Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent que le premier élément Louh- représente l'anthroponyme germanique Lauba[20] et Ernest Nègre le note Leubo, nom de personne cité par Marie-Thérèse Morlet[21]. [b] / [p] a régulièrement évolué en [v] à l'intervocalique avant de devenir muette.

D'autres hypothèses sont évoquées. La plus fréquemment reprise est celle de Lucien Guillemaut[22]. Selon lui, le lieu qui abrite Louhans de nos jours, reçut, durant le Ve siècle, le nom de Löwin, terme d'origine burgonde, langue germanique d'un peuple d'envahisseurs qui donna également son nom à la Bourgogne. Ce terme évoque un lieu entouré d'eau. Cette hypothèse a été reprise depuis[23],[24], notamment par l'historien médiéviste Marcel Pacaut[25], avec une différence notable sur la graphie loving ou lowing[26].

Cette interprétation est néanmoins contestée dès le début du XXe siècle[27]. Cette réfutation est particulièrement vive à la fin du XXe siècle. En 2000, une étude globale de l'histoire de la région laisse cependant entrevoir que les caractéristiques locales sont très possiblement dues à l'influence burgonde, les zones où les noms de localité terminant en -ans semblant recouper celles où la présence de ce peuple est attestée. Cette étude considère que l'étude toponymique reste à faire[28].

Gérard Taverdet, linguiste, a la conviction que le nom de Louhans, le village de la rivière, « est certainement d’origine gauloise et pas germanique »[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et l'Antiquité[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

On peut penser que l'homme a pu être présent dans ce secteur de la Bresse, car la présence humaine a laissé des traces dans le Mâconnais voisin, vers Solutré. Et le Revermont, comporte beaucoup de cavernes, de même que le pays tournugeois où l’homme pouvait s’abriter et se protéger des prédateurs de l'époque. Tout d'abord, les premiers hommes furent des chasseurs puis, ils devinrent aussi des pasteurs, élevant dans des enclos des animaux domestiqués. L’âge du bronze et, plus tard, du fer fit faire à ces habitants d’énormes progrès agricoles. Le bronze, alliage de cuivre et d’étain, fut peu à peu introduit dans ces régions et amena la fabrication d’armes, ainsi que divers outils.

On peut découvrir au pied de la Roche de Solutré, à environ 70 km de Louhans, le « Musée départemental de Préhistoire », structure conçue par l'architecte strasbourgeois Guy Clapot qui fut financée par le conseil départemental de Saône-et-Loire et inaugurée en 1987. Cette institution publique, ouverte à tous, permet de mieux connaitre et comprendre le mode de vie des hommes préhistoriques dans ce secteur de la Bourgogne.

Articles détaillés : Roche de Solutré et cheval de Solutré.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Gravure d'un autel gaulois (éduen)
Gravure d'un autel éduen.

La Bresse louhanaise à laquelle appartient le territoire de Louhans se situait aux limites des territoires de plusieurs peuples gaulois, mais le peuple le plus puissant de cette région de la Gaule celtique était le peuple des Éduens qui occupait le territoire actuel de la Bourgogne et étendait son influence aux autres peuples voisins.

Les Eduens (Haedui en latin) ont donc formé avec plusieurs peuples de la Gaule qui étaient leurs clients ou leurs tributaires, une puissante confédération, rivale de celle des Arvernes, autre peuple très influent de la région.

Les Romains firent, dès le Ier siècle av. J.-C., alliance avec eux, et le Sénat romain les proclama « frères de la république ». Rome profita alors de la rivalité qui divisait les Éduens et les Arvernes pour intervenir dans les affaires de la Gaule et l'asservir plus facilement. L'empereur Claude leur accordera, plus tard, le droit de cité complet en l'an 48, dans un discours fameux transcrit sur les Tables Claudiennes.

Les Ambarres, un autre peuple client de la confédération éduenne se situait, quant à lui sur le territoire actuel de l'Ain. Les séquanes, un peuple opposé aux Éduens, s'établissait dans le territoire de la Franche-Comté et du nord de la Bresse actuels.

Articles connexes : Gaulois (peuples) et Éduens.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne.

Historiquement, le nom de Louhans fait son apparition pour la première fois dans des textes écrits sous le nom de villa Lovincumn, en l'an 879, lorsque le souverain français Louis le Bègue fait cadeau du territoire de la paroisses aux moines de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus. Cette communauté religieuse installe un port du sel afin de taxer les échanges commerciaux sur le sel comtois en provenance du secteur de Salins-les-Bains et de la montagne jurassienne. Les seigneurs locaux s’intéressèrent alors à Louhans, petit village créé sur une zone marécageuse finit par se développer en une bourgade commerçante, bien placée sur les principaux axes de communication routiers et fluviaux de la région.

Durant le XIIIe siècle Le seigneur Henri d’Antigny, originaire du Poitou est le seigneur attitré de Louhans et de Sainte Croix en Bresse. Celui-ci possède un château au plus près du rempart, sur l’actuelle place de la libération et octroie une charte de franchise à la ville en 1269 qui instaure notamment le marché hebdomadaire du lundi[30]. Bien que cette ville, désormais libre, fut entourée d'une ceinture de murailles percée de trois portes, elle fut prise et brûlée par des troupes de mercenaires errantes dénommées Grandes compagnies en 1370[31] et souffrit de nombreuses fois durant le conflit qui opposa tout d'abord les Armagnacs et les Bourguignons, puis durant le long conflit qui opposa la Maison capétienne de France à la Maison capétienne de Bourgogne et qui ne se termina qu'à la fin du Moyen Âge.

En mariant en 1385 son fils Jean sans Peur à Marguerite, fille du comte Albert Ier de Hainaut et de Hollande, et sa fille Marguerite à Guillaume IV de Hainaut, fils et héritier d'Albert, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi prépare l'union de ces principautés à l'État bourguignon en 1433. Louhans et la Bresse louhannaise font alors partie de cet immense territoire qui comprend également toute la Bourgogne, la Franche-Comté et les Flandres. Son arrière petit fils, Charles de Valois-Bourgogne dit « Charles le Téméraire » tentera de pérenniser cet empire en y ajoutant le duché, le duché de Bar et le duché de Luxembourg, mais en raison de la ténacité de son principal adversaire et cousin Louis XI de France, le dernier grand duc de Bourgogne sera vaincu et mourra sans descendance mâle, la partie du duché de Bourgogne revenant au roi de France, laissant la partie comtale dite« Franche-Comté » au Saint-Empire-Romain-germanique et à la maison des Habsbourg d'Autriche et d'Espagne.

Louhans deviendra dés lors une ville très proche de la frontière séparant la France des terres d'Empire et va subir encore de nombreuses attaques.

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Louhans, son église Saint-Pierre à dôme et ses 157 arcades au XVIIe siècle
Louhans, son église Saint-Pierre à dôme et ses 157 arcades au XVIIe siècle.

En 1562, la cité bressane fut attaquée par une armée composé de 4 000 Suisses commandés par Poncenac. Moins de 30 ans plus tard, la ville fut de nouveau attaquée, prise d'assaut et démantelée le par les troupes réunies du duc de Treffort et les barons de Lux, d'Uxelles et de Thianges, tous membres de la Sainte Ligue, groupe de catholiques opposé au roi de France Henri III auquel Louhans était resté favorable[32].

Le siècle de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Le traité de Nimègue signé le à Nimègue entre les Provinces-Unies et la France mit fin à la guerre de Hollande. La France de Louis XIV récupère la Franche-Comté, désenclavant ainsi Louhans et sa région.

Le siècle des Lumières[modifier | modifier le code]

Les derniers comtes de Louhans

Blason des
Gagne-de-Perrigny.

En 1728, par reprise de fief, Philibert-Bernard Gagne de la Famille Gagne de Perrigny, issue des Gaigne d'Ornée, devient seigneur de Simard, de Bessandrey[33] et de Quain[34], dans la Bresse louhannaise. Elle comble de bienfaits l'église de Simard et fonde un lit pour un pauvre de ce village à l'hôpital de Louhans en 1764. Au décès de sa mère, le , Antoine-Jean Gagne hérite des domaines[35].

Élisabeth-Marie Guyet (1656-1709), épouse d'Antoine Gagne et mère de Philibert-Bernard, avait un frère, François Guyet. Conseiller d'État, maître des requêtes ordinaires puis intendant des Finances à Lyon, celui-ci est possessioné en Bresse : baron de Saint-Germain-du-Plain et d'Ouroux, marquis de Bantanges en 1696, baron en 1711 puis comte en 1724 de Louhans. Il devient même gouverneur de cette ville en 1722. À sa mort, sa fille unique, Philiberte-Thérèse Guyet, dite Madame de Chamillard[36], hérite de ces domaines. Au décès de Madame de Chamillard en 1774, son neveu, Antoine-Jean Gagne, gouverneur de Louhans depuis 1766 et possessioné dans la région au décès de sa mère l'année précédente, reçoit l'ensemble de ces terres bressanes.

En 1800, Bénigne Le Gouz de Saint-Seine, comte de Louhans, Premier président du Parlement de Bourgogne meurt à l'hôtel du Sauvage, à Bâle, en Suisse, à l'âge de 81 ans. Son fils, Barthélemy Le Gouz-Gagne (1763-1828) sera le dernier seigneur de Louhans.

Article détaillé : Famille Gagne de Perrigny.

La famille de Batz de Castelmore et de Champlécy, dite comte d'Artagnan (et descendante du célèbre héros d'Alexandre Dumas) détenait, quant à elle, la suzeraine du domaine voisin de Sainte-Croix, commune aujourd'hui intégrée dans la communauté de communes de Louhans.

Article détaillé : Château de Sainte-Croix.

L'Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution Française[modifier | modifier le code]

Antoine Mailly en 1791.

Le marquis Antoine de Mailly, marquis de Châteaurenaud fonde la première loge maçonnique louhannaise, baptisée « Vraie Lumière ». il représentera Louhans et la Saône-et-Loire à l'Assemblée constituante de 1789 et à la Convention nationale.

Claude-Nicolas Guillermin, natif de Louhans est élu député à la Convention en 1792. En , il vote pour la mort du roi, contre le sursis, puis il meurt en fonctions, trois mois plus tard.

Sous la Révolution française, la commune, alors autonome, de Châteaurenaud porta provisoirement le nom de Beaulieu[37].

Le Premier Empire et la Restauration[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives françaises de mai 1815 qui nomment les députés de l'éphémère Chambre des représentants instaurée par l'Acte additionnel du , Louis Gabriel Philibert Debranges, natif de Louhans et élu de Saône-et-Loire est vraisemblablement le doyen de cette Chambre, à l'âge de 77 ans.

Château Châteaurenaud du marquis Antoine de Mailly avant sa vente en 1827.

Le château de Mailly, situé sur le territoire de Châteaurenaud, et ayant appartenu aux anciens châtelains, est démonté petit à petit à partir de sa vente en 1827[38].

La Monarchie de Juillet et le Second Empire[modifier | modifier le code]

En 1840, les rivières de la Seille et du Solnan sortent de leurs lits, la plus grande partie des territoire de Louhans, de Châteaurenaud et des communes environnantes se retrouvent ainsi sous les eaux [39].

La Troisième République[modifier | modifier le code]

Le , la gare de Louhans, située sur la ligne Chalon - Lons-le-Saulnier, est inauguré par Lucien et Félix Mangini, tous deux pionniers du chemin de fer en France[40].

En janvier 1897, Gabriel Chavet, alors lycéen, fonde à Louhans le premier club lycéen d'espéranto de France et l'un des six premiers au monde[41].

Les deux Guerres Mondiales[modifier | modifier le code]
carte des zones d'occupation
La ligne de démarcation se situait à 35 km au nord de Louhans et coupait la Saône-et-Loire en deux parties.

L’Armistice du 22 juin 1940 établit les conditions de l'occupation par l'Allemagne de la France, notamment, du point de vue territorial, il résulte de la convention que la France métropolitaine est divisée en deux parties par une ligne de démarcation, la zone occupée par l'Armée allemande et la zone dite « libre »[42]. Les territoires des communes de Louhans et de Châteaurenaud, cette dernière étant alors encore séparée de Louhans, se situaient toutes les deux dans la Zone libre, alors que la ville de Chalon-sur-Saône était dans la Zone occupée[43].

En février 1944, un groupe de résistants s'installe une vingtaine de kilomètres de Louhans, au lieu-dit de la Madeleine, situé sur la commune de Saint-Martin-en-Bresse. Dans la nuit du mercredi , un combat violent s'engagera en pleine nuit entre les Maquis (résistance) de la région de Louhans et les troupes allemandes, le hameau sera dévasté et pillé, laissant 8 victimes dans les rangs de la Résistance et parmi les civils[44].

Les communes de Louhans et de Châteaurenaud seront libérés par les troupes américaines le [45].

La Quatrième et la Cinquième République[modifier | modifier le code]

En 1973, Louhans fusionne à la suite de la loi Marcellin avec les communes voisines Branges, Châteaurenaud et Sornay mais en gardant le nom générique de Louhans. Six ans plus tard, les communes de Branges et Sornay sortent de l'association, mais Châteaurenaud reste une commune associée.

En 2012, le conseil municipal vote la fusion simple des communes de Louhans et de Châteaurenaud[46]. La fusion a été arrêtée par la préfecture, avec prise d’effet au 1er janvier 2013. À partir de cette date, Châteaurenaud n'existe plus en tant que commune, l'agglomération gardant le nom de Louhans[47]. Le Conseil municipal a fait une demande de changement de nom auprès du Conseil d'État pour pouvoir s'appeler Louhans-Châteaurenaud.

Quelques dates de l'histoire de Louhans.


Quelques dates de l'histoire de la Bourgogne et de la France - Histoire de Louhans

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Maire et conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le maire de la commune de Louhans est Frédéric Bouchet, né en 1961 à Avignon. Le conseil municipal compte 28 membres, 21 élus dans la majorité de droite et 7 élus dans l'opposition.

Conseil municipal de Louhans (2014-2020)
Groupe Président Effectif Statut
LDIVD Frédéric Bouchet 21 majorité
LDIVG Marie-Françoise Muller 4 opposition
LDIVG Monique Bonin 3 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Daniel Bernard DVD Cadre à la Direction départementale de l'Équipement
mars 2008 juin 2012 Rémi Chaintron PS Président du conseil général de Saône-et-Loire de 2012 à 2015,
Conseiller général du canton de Louhans de 2001 à 2015,
président de la communauté de communes du Canton de Louhans,
député suppléant (2007-2012).
Démissionnaire pour cause de cumul des mandats
juin 2012[48] mars 2014 Monique Bonin PS Professeure agrégée de SVT au lycée Henri-Vincenot de Louhans
Ancienne 1re adjointe au maire, présidente de l'association Mission mobilité.
mars 2014 en cours Frédéric Bouchet DVD Gérant d'une agence immobilière, président d'une association locale de commerçants

Élections municipales[modifier | modifier le code]

En 2014, la maire en place se présente sur une liste de gauche pour une réélection qui s'avérera très difficile, en raison de la présence d'une autre liste de la même tendance, à la suite d'une mésentente au sein de la majorité municipale consécutive à la fusion des communes de Louhans et de Châteaurenaud[49].

La liste de droite, unique, sera élue au second tour, face aux deux autres liste de gauche qui n'ont pas réussi à s'entendre pour fusionner.

Résultats du premier tour[modifier | modifier le code]

Nombre de voix Pourcentage
Frédéric Bouchet (Liste Divers Droite) 1 092 36,47 %
Marie-Françoise Muller (Liste Divers Gauche) 873 29,15 %
Monique Bonin (Liste Divers Gauche) 847 19,15 %
Sébastien Alloin (Liste Front National) 182 6.07 %

Au premier tour de scrutin, l'abstention représente 34,50% des électeurs inscrits.

Résultats du second tour[modifier | modifier le code]

Nombre de voix Pourcentage
Frédéric Bouchet (Liste Divers Droite) 1 442 45,71 %
Marie-Françoise Muller (Liste Divers Gauche) 891 28,24 %
Monique Bonin (Liste Divers Gauche) 821 26,03 %

Au second tour de scrutin, l'abstention représente 31,19% des électeurs inscrits.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy, président sortant, recueille 53,41 % des suffrages exprimés avec 240 voix d'avance sur son adversaire de gauche, François Hollande, président élu qui recueille 46,59 % de ces mêmes suffrages, confirmant, pour cette période, l'ancrage de l'électorat de Louhans à droite. L'abstention au second tour reste relativement élevée à 21,24 %[50], par rapport au scrutin précédent.

Équipement public municipal[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

Située rue des Bordes et ouverte au public toute la semaine, la mairie abrite un service d'état-civil et un service technique et d'urbanisme.

Mairie Annexe[modifier | modifier le code]

Située dans l'ancien Hôtel de ville de l'ancienne commune de Chateaurenaud, le bâtiment accueille le public dans les mêmes conditions que la mairie.

Police municipale[modifier | modifier le code]

Un bureau de police municipale est situé place du Général de Gaulle. Le territoire municipal est équipé d'un réseau de 10 caméras de surveillance à compter de l'année 2016, principalement installés en centre-ville (secteur commerçant) et vers le stade du Bram[53].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Par décret du , le Ministère de la Justice du Gouvernement François Fillon a décidé la suppression du tribunal d'instance de Louhans à compter du . Désormais, les justiciables de l'arrondissement de Louhans doivent s'adresser au tribunal d'instance de Chalon-sur-Saône situé à plus de 38 kilomètres. Tous les autres tribunaux sont également situés dans cette ville, excepté la Cour d'Appel qui est située à Dijon, et la Cour administrative d'appel qui est située à Lyon.

Instances administratives[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Louhans est située rue des Bordes. Nommé par le décret du 1er juillet 2014, le sous-préfet de l'arrondissement de Louhans est monsieur Georges Bos.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de la ville de Louhans, sur une période de dix ans, selon le tableau des « comptes des communes » publié par le Trésor public[54] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Louhans de 2004 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 5000 à 10000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Louhans | style="background: #FFFFFF; color:#000000;" |141 156 166 136 121 89 157 173 165 131
Moyenne de la strate 183 189 205 206 195 195 223 239 238 223


CAF de Louhans CAF moyenne de la strate

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 3], comparée à la moyenne de la strate (ensemble des communes de 5000 à 10000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, du même niveau que Louhans), bien que relativement variable, est toujours inférieur à la valeur moyenne de la strate.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les différents taux de fiscalité locale, émis par la commune de Louhans auprès de ses administrés imposables, particuliers et entreprises.

Taux de fiscalité directe

Taxe 2009 2010 2011 2012 2013
d'habitation 13,40 % 13,40 % 20,88 % 20,88 % 20,88 %
foncière sur le bâti 24,92 % 24,92 % 25,92 % 25,92 % 25,92 %
foncière sur le non-bâti 53.94 % 53.94 % 58,82 % 58,82 % 58.82 %
foncière des entreprises nc 20.93 % 21,77 % 21,77 % 21,77%
Sources des données : Site du ministère de l'Intérieur, Fiscalité locale[56] Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 6349 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[58],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 6 349 habitants, en diminution de -1,58 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 375 2 849 3 151 3 159 3 170 3 674 3 686 3 817 3 853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 644 3 768 3 871 3 913 4 163 4 284 4 329 4 548 4 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 469 4 494 4 454 4 116 4 144 4 116 4 130 4 120 4 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 154 4 200 4 200 6 483 6 140 6 237 6 422 6 451 6 349
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006 [60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune de Louhans-Chateaurenaud en 2011. Ce diagramme montre une grosse représentation des classes d'âge situées entre 45 et 74 ans et démontre le vieillissement de la population de la commune.

Pyramide des âges de la commune de Louhans en 2011 en pourcentage [61].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
10,2 
75 à 89 ans
14,7 
18,9 
60 à 74 ans
19 
20,2 
45 à 59 ans
19,4 
17,8 
30 à 44 ans
17,5 
14,7 
15 à 29 ans
13,1 
17,6 
0 à 14 ans
14,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Louhans abrite sur son territoire différents établissements scolaires.

Les écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique Henri-Varlot, à Louhans
  • École maternelle privée Notre-Dame (STELLA), à Louhans
  • École maternelle publique Sonia-Delaunay, à Châteaurenaud

Les écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique Henri-Vincent, à Louhans
  • École primaire publique Jean-Vial, à Louhans
  • École primaire publique Nelson-Mandela, à Châteaurenaud

Les collèges et les lycées[modifier | modifier le code]

Établissements publics[modifier | modifier le code]
  • Le collège et lycée polyvalent Henri-Vincenot, à Louhans
  • Le lycée d'enseignement agricole privé (LEAP), à Louhans
Établissements privés[modifier | modifier le code]
  • Le collège privé « Le Devoir » (au LEAP), à Louhans

Équipement sanitaire[modifier | modifier le code]

La commune de Louhans possède sur son territoire un hôpital local, le secteur sanitaire couvert par cet établissement concerne les populations de l'arrondissement de Louhans[62] et un établissement privé.

Le centre hospitalier de la Bresse louhannaise[modifier | modifier le code]

Établissement public de santé, son fonctionnement médical repose sur des médecins généralistes libéraux[63] Hospitalisation
L'établissement est installé sur un site unique et comptabilise un effectif de 50 lits :

Des consultations externes sont organisées au sein de l’établissement :

Une Maison médicale de garde assure les soins médicaux de 20 heures à minuit la semaine et le week-end.

La clinique du Val de Seille[modifier | modifier le code]

L'établissement, de nature privée et appartenant au groupe Générale de Santé, présente une capacité d'hébergement de 40 lits de soins de suite polyvalents et de réadaptation[64]. Les bâtiments sont situés sur la route de Sornay.

Équipement sportif[modifier | modifier le code]

Le stade de Bram[modifier | modifier le code]

Le stade de Bram situé dans le parc des sports du même nom est le principal stade de football de la ville de Louhans. Il a pour club résident le Club Sportif Louhans-Cuiseaux. La capacité se monte à 8 400 places (dont 4 400 assises).

Des concerts sont organisés sur le site du stade comme ceux de Johnny Hallyday et Florent Pagny en 2015[65].

Article détaillé : Parc des sports du Bram.

Le centre aquatique Aquabresse[modifier | modifier le code]

Situé dans le quartier Saint-Claude, au sud du territoire communal, le centre aquatique de Louhans, dénommé « Centre Aquabresse », propose des équipements destinés aux familles et aux sportifs de tous niveaux et de tous les âges[66], tels que :

  • une pataugeoire de 25 m² équipée de structures colorées et de nombreux petits jeux avec un banc chauffant prévu à proximité;
  • un bassin ludique de 150 m² conçu pour la détente et les activités aquatique en famille;
  • un bassin sportif de 25 m, avec cinq lignes d'eau.

Ce centre proposé également des activités et des cours adaptés à tous les pratiquants, tels que :

  • l'activité « aqua'mômes » destinée à tous les enfants et encadrées par un maître-nageur;
  • l'activité « aqua'adultes » destinée à tous les âges de la vie adultes pour pratiquer sereinement la natation;
  • les activités « aqua'forme » proposant différentes prestations pour garder une bonne forme physique.

Le Club de Tennis de Louhans T.C[modifier | modifier le code]

Équipé de 4 courts éclairés pour les rencontres nocturnes et d'un club house, le club de tennis, fondé en 1955[67], est situé chemin de la chapellerie, non loin du stade de Bram, dans le parc des sports.

Agenda sportif et culturel[modifier | modifier le code]

Outre les rencontres sportives de son club de footbal au stade de Bram, la commune accueille de nombreuses festivités sportives et culturelles.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Le « Grand Prix cycliste » de la ville de Louhans-Chateaurenaud (4e édition en 2015), organisée par le vélo-club louhannais, en juillet sur le territoire de la commune[68].
  • La « Route de France féminine » est une course course cycliste par étapes féminine. Créée en 2006 qui fait partie du calendrier de l'Union cycliste internationale. Le territoire de Louhans a accueilli, cette course internationale lors de l'arrivée de la 1re étape et du départ de la 2e étape pour l'édition 2008 et de l'arrivée de la 4e étape pour l'édition 2015.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le festival d'humour est aussi dénommé « Le mois thérapeutique » de Louhans et dont la 11e édition sera organisée du Du 7 au 15 avril 2017 au Palace de Louhans [69]. Elle est présentée comme une « exposition Vivante d'Artistes ».
  • Le salon de la plume, dont la dernière édition date du 13 aout 2016, fut une manifestation qui regroupe des expositions de peinture et des auteurs de livres[70].
  • Le festival « Trad en fête » (34e édition en juin 2017), organisé sur le site d « la Grange rouge », ancienne ferme bressane, située à La Chapelle-Naude, commune voisine. Il s'agit de trois journées entièrement consacrées aux musiques et danses françaises, bourguignonnes et bressanne[71].
  • Le Bress'Poulos (8e édition en mai 2017) est un rassemblement de niveau national, organisé par une association locale de propriétaires de motos américaines[72]. Cette manifestation comprend plusieurs défilés, une exposition de motos anciennes ainsi que l'organisation d'une tombola.

Manifestations gastronomiques[modifier | modifier le code]

  • Les glorieuses de Bresse : depuis un siècle et demi, cette manifestation se déroule tous les ans dans quatre villes de la Bresse (Montrevel-en-Bresse, Bourg-en-Bresse, Pont-de-Vaux et Louhans) sous la forme d'un grand concours de volailles. Un jury note les meilleures chapons, poulardes, dindes et autres gallinacés préparés et prêts à la consommation. En 2016, ce sont 19 éleveurs venant des département bressans de Saône-et-Loire, du Jura et de l’Ain se présentent à Louhans samedi 17 décembre 2016 et exposent 736 pièces de volailles[73].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Journaux locaux (quotidiens)[modifier | modifier le code]

Journaux locaux (hebdomadaires)[modifier | modifier le code]

Stations de Radio et Chaine de Télévisions[modifier | modifier le code]

Logo de France 3 Bourgogne

Plusieurs radios émettent sur la ville et sa région comme Chérie FM Bourgogne Franche Comté. D'autre radios émettent des ondes sur tout ce secteur de la Saône-et-Loire dont Europe 1, Fun Radio, France Inter, France Bleu Bourgogne, Skyrock, RFM, RTL, RMC, Tonic FM, Fréquence Plus, RCF, France Info, Nostalgie, France Musiques, France Culture et, enfin, une station diffusant des informations locales et émettant depuis la commune voisine de Branges, dénommée « Radio Bresse »[75].

Côté télévision, France 3 Bourgogne, antenne locale de la rédaction nationale de France 3, affiliée à France Télévision dont les studios sont installées à Dijon est la chaîne locale émise sur le territoire louhannais [76].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse de Louhans se dénomme « Paroisse Saint-Pierre en Louhannais ». Celle-ci dépend d'un doyenné, celui de « Bresse » qui regroupe les cinq paroisses de l'arrondissement de Louhans. Le diocèse est celui d'Autun, Chalon et Macon[77].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Il existe, sur le territoire de Louhans, une Église protestante évangélique, ainsi qu'une La paroisse de l’Église réformée de Sornay-Branges qui gère la partie Est du département de la Saône-et-Loire. Elle couvre donc l’arrondissement de Louhans[78].

Économie[modifier | modifier le code]

Un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire est implanté sur le territoire de la commune.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois dans la commune de Louhans par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers Retraités Personnes sans activité professionnelle
Populations en taux 2,6 % 7,9 % 4,6 % 11,1 % 8 % 29,1 % 33,5 % 3,2 %
Populations en nombre 369 1144 659 1605 1162 4207 4858 478
Sources des données : INSEE[79]

Secteur Économique[modifier | modifier le code]

Les secteurs industriel et agro alimentaires[modifier | modifier le code]

Les grandes entreprises à vocation nationale et régionale ayant déclarée plus de 10 000 euros de chiffre d'affaires, implantées sur le territoire de Louhans et son agglomération sont[80] :

  • LDC Bourgogne (élevage de volaille et traiteur)
  • Société Bressane de Production (élevage de volailles)
  • Transport Dominique Prudent (transport routier de fret)
  • AL-KO (fabrication de remorques)
  • Compagnon Négoce (commerce d'animaux vivants)
  • Huttepain Soreal aliments (fabrication d'aliments pour animaux de ferme)

Le secteur commercial et artisanal[modifier | modifier le code]

Le marché de Louhans[modifier | modifier le code]

Le marché de Louhans est un des plus importants marchés agricoles de volailles de France et le plus important de la Bresse avec celui de Bourg-en-Bresse. Celui-ci a lieu tous les lundis et il porte le label « site remarquable du goût » remis par le conseil national des arts culinaires.

Sur la partie agricole du marché, place du Champ-de-Foire, une centaine de petits éleveurs et de producteurs locaux vendent leur production vivante tels que de la volailles de type volailles A.O.C, coqs, poussins, oies, pigeons, lapins, canards, chèvres et, en fonction des saisons, quelques animaux de compagnie

Article détaillé : Marché de Louhans.

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Historiquement, Louhans est une ville qui possède un très long passé commerçant comme l'atteste sa rue principale bordée d'arcades, une des plus importantes de France et connues dans la région sous le nom d'« arcades de Louhans ». Outre ces vieux édifices, la commune est, chaque lundi matin, le centre d'intérêt de la région grâce au marché de Louhans, réputé dans les alentours qui attire de nombreux visiteurs de toute la Bresse et des régions voisines.[réf. souhaitée]

Durant le Moyen Âge la cité de Louhans devient une cité fortifiée autour de sa rue principale à arcades et de son église Saint-Pierre de Louhans et en a gardé quelques traces architecturales avec ses tours médiévales. Cette cité très commerçantes se développe rapidement et devient avec ses importantes marchés et foires et elle en a gardé, là aussi les caractéristiques au niveau architectural.

Voici, ci-dessous quelques bâtiments et édifices notables de la ville bressane avec, le cas échéant, la date de leurs classements ou de leurs inscriptions au titre du Patrimoine Historique [81] :

Les Arcades de la Grande Rue[modifier | modifier le code]

Arcade de Louhans
Les Arcades de Louhans.

À ce jour, le bourg central de Louhans conserve intacte ses façades du XVe siècle et ses 157 arcades qui abritent dans la Grande Rue, plus de cent commerces et boutiques. Un aménagement semblable existe également dans la grande rue aux 146 arcades de Lons-le-Saunier, ville voisine, située dans le Département du Jura.

Article détaillé : Arcades de Louhans.

La Maison du Bailli (Grande Rue)[modifier | modifier le code]

Une des premières arches, au niveau du centre ville abrite « la maison du bailli », édifice datant des années 1570. Cette maison ouvrait, à l’origine, la « rue basse » des arcades et servait de logement à l’homme régissant la justice, la police et la fiscalité de la cité au nom du seigneur local. Ce bailli de Louhans demanda à la ville, à la fin du XVIe siècle, la construction une maison très luxueuses toute en pierre blanche qui puisse trancher ainsi des autres demeures en briques en colombages.

La façade de cette maison présente des éléments de style gothique avec les chambranles moulurées des baies et des motifs empruntés à la Renaissance tels que la représentation de coquilles et de médaillons[82].

L'église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Pierre de Louhans
Église Saint-Pierre de Louhans.

Située dans le centre du vieux Louhans, l'église Saint-Pierre date du XIVe siècle. Cet édifice religieux de style gothique présente notamment une toiture en tuile vernissée de Bourgogne. Rattachée au diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon elle est consacrée à saint Pierre.

L'édifice est principalement constitué de briques avec contreforts de pierre et de briques. La couverture en tuile vernissées polychrome de Bourgogne donne une unité remarquable au bâtiment[83].

Durant le Moyen Âge, cette église se présente déjà sous l'aspect de deux bâtiments accolés. À la suite du grand incendie de 1370 qui les ont gravement endommagés, la réfection de la grande chapelle gothique Notre-Dame sera entreprise et elle conservera son oratoire dédié aux « Seigneurs de la Ratte » qui date de la même période. Le chœur sera prolongé par une nef où seront aménagées plusieurs chapelles latérales.

La fin du XIXe siècle verra le lancement de nouveaux grands chantiers avec le transfert du clocher à sa place actuelle, et la construction d'une nouvelle nef qui s'ouvre à l'ouest par un double portail. On peut remarquer notamment sous la toiture du clocher, une galerie à balustrade sculptées aux lettres de l'Ave Maria ainsi qu'une tête de christ, en pierre, datant du XVe siècle exposée entre les deux portes de l'entrée ouest.

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Louhans.
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L'Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Hôtel-Dieu de Louhans
Hôtel-Dieu de Louhans.

L'Hôtel-Dieu de Louhans est un établissement hospitalier construit entre 1682 et 1686. Durant trois siècles les religieuses de l’ordre de Sainte-Marthe ont assuré l'accueil et la prise en charge des malades et des indigents de la région.

Entre 1715 et 1719 une seconde salle de malades de 14 lits fut construite qui permit de séparer les hommes et les femmes. En 1720, un donateur anonyme finança la construction d'un nouveau petit corps de bâtiment qui permis de créer une nouvelle apothicairerie avec son laboratoire. La construction d'un troisième corps de bâtiment, perpendiculaire à la salle des femmes s'acheva en 1769. En 1853, la chapelle de la salle des femmes fut agrandie.

Ses deux salles monumentales, encore garnies de leurs anciens lits à ruelles ont reçu des patients à la fin des années 1970. Le classement à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, instauré par décret, date du 20 mai 1964. Désaffecté en 1977, l'Hôtel-Dieu est aujourd'hui un musée.

Le bâtiment possède une somptueuse apothicairerie qui abrite une exceptionnelle collection de faïences lustrées hispano-mauresques des XVe siècle et XVIe siècle[84].

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Louhans.

La tour Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Tour Saint-Paul de Louhans
Tour Saint-Paul de Louhans.

Vestige de l'ancienne ville fortifiée, la tour Saint-Pierre est un bastion militaire défendant le rempart nord de la ville, construit en 1570.

Ce Monument Historique a été restauré en 1998 par une initiative privée et abrite désormais un centre culturel animé par l'Association pour la Reconnaissance des Témoignages à Sauvegarder. L'ensemble du bâtiment se compose de la Tour militaire accompagnée d'un ancien atelier de bourrelier avec sa cour intérieure, transformés en espace d'expositions temporaires[84]. Le bâtiment a été inscrit au registre des monuments historiques par arrêté du 20 mars 1995

La tour Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une autre tour du même type que la précédente et donc, là aussi, pièce architecturale des anciennes fortifications médiévales de Louhans. En plus mauvais état, elle fait l'objet d'une étude de restauration[85]

L'hôtel du Commerce[modifier | modifier le code]

Cet hôtel particulier est un édifice du XVe siècle, c'est-à-dire du début de la Renaissance dénommé Hôtel de commerce. Son originalité est due à la présence de poutres intérieures curieusement sculptées [86].

Le bâtiment a été inscrit au registre des monuments historiques par arrêté du 18 janvier 1928 pour sa façade du rez-de-chaussée et du premier étage et les deux plafonds anciens situés l'un au rez-de-chaussée, y compris la partie existant sous les arcades de la Grande-Rue, et l'autre au premier étage. Le classement à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, instauré par décret, date de 1934.

L'église de Châteaurenaud[modifier | modifier le code]

L'église de Chateaurenaud durant l'été 2015
L'église de Chateaurenaud.

L'église Saint-Laurent, datant initialement du XIIIe siècle et menacée de ruine, fut très largement restaurée au XIXe siècle. La nef fut alors allongée selon les plans de l’architecte Delarue en 1818 et le chœur de l'église fut reconstruit par l’architecte de Louhans, Gaguin fils, en 1828[87].

La corniche du portail et son encadrement toscan surmonté d’un fronton triangulaire furent réparés en 1873. Depuis cette période, le bâtiment n'a pas connu de nouvelles transformations ou restaurations notables, excepté en en 1975 ou de petits travaux d'entretien et de décapage, ainsi que l'installation de nouveaux vitraux (créations du maître-verrier Jean Weinling) furent effectués.

À l'intérieur de l'église, on peut découvrir la dalle tombale d’Antoine de la Marche, seigneur de Châteaurenaud, représenté avec un chien à ses pieds, celle-ci date de 1438.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Musée d'Histoire et de Culture des Sourds[modifier | modifier le code]

Buste de Ferdinand Berthier.

Depuis le 9 mars 2013, Un musée très original a ouvert ses portes dans la vieille cité bressanne. Celui-ci est consacré entièrement à l'univers, à l'histoire et à la culture des sourds[88].

Situé dans les dépendances de l’Hôtel-dieu, ce musée reste, en 2015, unique en France et accueille des dizaines de tableaux, écrits et photographies retraçant l’histoire et le patrimoine des personnes sourdes et malentendantes. On peut y trouver un dictionnaire de langue des signes.

Ce musée est dédié à la personne de Ferdinand Berthier, natif de Louhans le 28 septembre 1803, et qui fut le doyen des professeurs sourds à l'institut de Paris, membre de la Société des gens de lettres, fondateur de la Société centrale des sourds-muets de Paris en 1838, devenue la Société universelle des sourds-muets en 1867, cofondateur de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France en 1850.

Le buste de Ferdinand Berthier qui fut dénommé « Napoléon des sourds-muets » par Victor Hugo, est visible à l'entrée même du musée[89]. puis par les sourds[90].

Articles détaillés : Histoire des sourds et Ferdinand Berthier.

Le Musée municipal de Louhans[modifier | modifier le code]

Créé en 1889 sur l'initiative du sénateur local Lucien Guillemaut qui fut à l'origine de la fondation du musée des Beaux-Arts, ce musée réaménagé en 1990 comprend deux sites d'exposition[91] :

  • un musée de peinture présentant des œuvres d'artistes régionaux ainsi que des dessins, esquisses et aquarelles de maîtres du XIXe siècle ;
  • un petit musée de l'imprimerie (musée technique né de la transformation in situ en 1984 par l’Écomusée de la Bresse bourguignonne de l'imprimerie du journal L'Indépendant)[92].

Le théâtre de Louhans[modifier | modifier le code]

Théâtre municipal de Louhans

Au milieu du XIXe siècle, le théâtre communal se limite à une modeste salle de spectacle aménagée à l’étage de l’un des bâtiments bordant la Grande Rue dites aux arcades et dont le rez-de-chaussée est occupé par deux boutiques ouvrant justement sur une de ces arcades.

À la demande des commerçants louhannais, des travaux de rénovation et d’agrandissement sont lancés en 1928 sous la direction de monsieur Lamirand, architecte municipal. En 1934, l’ancienne salle de spectacle et ses annexes sont détruites, mais la façade, la toiture et les planchers de l’ancienne occupation sont intégralement conservés[93].

L'Eden Cinéma[modifier | modifier le code]

Situé à proximité de la Grande rue, au cœur de Louhans, cet unique cinéma de la commune présente trois salles équipées en format 35 mm, dont une en numérique. L'établissement compte un total de 470 fauteuils toutes accessibles aux personnes à mobilité réduite[94].

Pôle multiculturel, ce cinéma propose aussi des retransmissions d'opéra, en direct du Metropolitan Opera de New York, du Bolchoï de Moscou ou de l'Opéra Garnier à Paris, ainsi qu'un ciné-club[95].

Le Palace Pierre de Provence[modifier | modifier le code]

Cette salle de spectacle polyvalente est située place de la Libération, non loin de l'Eden Cinéma et du centre ville. Cette modeste salle permet tout de même l'accueil de 400 spectateurs assis et 600 spectateurs debout.

Autres lieux culturels[modifier | modifier le code]

La ville comprend également d'autres lieux et espaces culturels

  • La salle de la Grenette, situé dans la rue du même nom permet d'accueillir de grands spectacles et des expositions,
  • La Halle, située place de la Charité permet d'accueillir de nombreux concerts sous sa verrière,
  • Une Bibliothèque municipale qui présente un fond de plus de 11 000 documents,
  • Une ludothèque et un ludobus,
  • Une école de Musique, située près du palace Pierre de Provence.

Principales associations culturelles[modifier | modifier le code]

La mairie de Louhans répertorie 23 associations culturelles et artistiques. Une grande partie d'entre elles sont liées à l'histoire locale et au patrimoine archéologique de la commune[96].

Patrimoine et tradition orale[modifier | modifier le code]

Louhans se situe à la limite des zones dialectales de langues d'oil et des zones dialectales francoprovençales

La langue Bressane[modifier | modifier le code]

Le bressan est une langue locale ou un ensemble de patois appartenant au domaine du francoprovençal (ou arpitan) qui est la langue locale (et principale) de la Bresse dite savoyarde ou « Bresse du Sud », dans l'Ain, territoire savoyard devenu français en 1601), mais aussi dans le sud de la Bresse bourguignonne au sud de Louhans, en Saône-et-Loire, dont la limite avec les parlers d'oïl suit presque le cours de la Seille, avec certaines communes situées au nord de celle-ci mais qui sont bien francoprovençales.

Louhans et l'ensemble des cantons de Louhans et de Cuiseaux, dont la plupart des communes bordent la Seille correspondent donc linguistiquement à une zone de transition entre les langues d'oil et les dialectes francoprovençaux.

Articles connexes : Francoprovençal, Langue d'oïl et Bressan.

Contes et légendes locales[modifier | modifier le code]

La Bresse avec la Seille, ses étangs, ses bois et ses brouillards récurrents a permis de construire des légendes avec comme personnages principaux des monstres ou autres diables. Le plus connu étant la « Mérengueule », mais il existe également dans ses zones marécageuses des « Vouivres » ou « Vivre », sortes de fées qui se transforment en serpent et vivant dans l'eau des puits, des mares ou des fontaines. Celles-ci sont cependant bien différentes en description selon les communes et les cantons. Il existe également des légendes de dame blanche, de feux follets et autres esprits frappeurs[97].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Les spécialités culinaires de la Bresse sont présentes à Louhans (capitale de la Bresse bourguignonne) tels la poule de Bresse et autres poulardes, la tête de veau, les grenouilles (marché de Louhans), sans oublier la pôchouse. De plus Louhans est connue pour ses corniottes, viennoiseries originaires de la ville et fêtées lors de l'ascension.

Le poulet de Bresse[modifier | modifier le code]

Poulet de Bresse « labellisé »

Véritable institution locale, l'élevage et la vente de poulet de Bresse est une source de revenus très importante pour le secteur agricole et commercial de la région de Louhans et de la Bresse toute entière. Il existe deux types de volailles :

L'exploitation du poulet dans cette région repose indirectement sur la nature argileuse du sol bressan, riche en eau et donc particulièrement adapté à la culture du maïs. La volaille de Bresse gagne sa saveur en vaquant librement dans les cours et les prés à la recherche de sa nourriture, ce qui lui donnes cette réputation et cette qualité gustative.

Article détaillé : Poule de Bresse.
La confrérie des Poulardiers de Bresse[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une confrérie gastronomique dont le nom est déposé, créée le 16 décembre 1962, à l’initiative du sénateur et maire de Louhans, natif de cette même commune, Henri Varlot.

La « Corniotte » de Louhans[modifier | modifier le code]

La Corniotte est une petite pâtisserie originaire de Louhans et de sa région. De forme triangulaire, qui peut évoquer les anciens chapeaux des curés. Autrefois, fêtée durant l’Ascension, la Corniotte était confectionnée et vendue par les religieuses de l’Hôtel-Dieu.

Depuis les années 2000, la Ville de Louhans fête de nouveau la corniotte lors du « Bress’tival » qui a lieu le week-end de le fête de l’Ascension. À cette occasion, des manifestations culturelles sont proposées et de nombreuses corniottes sont proposées à la dégustation dans différents lieux de la commune à vocation touristique.

La Pôchouse[modifier | modifier le code]

Assiette de pôchouse.

La pôchouse, quelquefois orthographiée sous le nom de pauchouse, est une sorte de matelote de poissons de rivière, coupés en morceaux et arrosée au vin blanc, accompagnée avec de l'ail et des lardons [98] que l'on retrouve dans de nombreux restaurants ou auberge de la Bresse louhannaise et jurassienne.

Ce plat est est originaire du XVIe siècle, à l'époque où les bateliers et les pêcheurs (pôchoux en patois Bressan) de Verdun-sur-le-Doubs, au confluent de la Saône et du Doubs en Bresse, préparaient ce plat du pauvre avec les poissons de la Saône et du Doubs et du vin blanc du vignoble de Bourgogne. ce plat s'est ensuite répandu dans toute la Bresse, principalement dans les secteurs arrosées par les principales rivières, telle que la Saône et la Seille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités culturelles, artistiques et sportives liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque de l'avenue dédiée à Fernand Point.
Philippe_Hinschberger
Philippe Hinschberger (à droite).

Personnalités politiques liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Événements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

Le Louhans-Cuiseaux Football Club[modifier | modifier le code]
Ancien logo du club.

L'Association Sportive Louhans-Cuiseaux Football Club est un club de football français créé par Bernard Morey, chef d'entreprise, en 1970 par fusion du « Club sportif louhannais entente », fondé en 1916 et du « Club sportif de Cuiseaux », fondé en 1930 par ce même Bernard Morey.

D'abord nommé Cuiseaux-Louhans, à l'origine, ce club porte le nom de Louhans-Cuiseaux Football Club depuis le début de la saison 2013/2014, à la suite de la fusion du CSLC 71 avec le club du FC Louhans. À la fin de la saison 2014-2015, le club descend en Division d'Honneur de Bourgogne avec une avant-dernière place (13e sur 14) pour un bilan de 5 victoires, 12 nuls et 9 défaites dans la poule F de CFA 2[107].

Le club bressan a connu de nombreux joueurs notables qui ont effectué, par la suite, une carrière professionnelle dans d'autres clubs de football nationaux ou étrangers, dont notamment : Alexis Allart, Hugo Bargas, Sofyane Cherfa, Gennaro Bracigliano, Samba Diawara, Fabrice Pancrate, Alaixys Romao, Vincent Bessat, Guillaume Warmuz et Laurent Weber.

Le Louhans-Cuiseaux Football Club entraine également plusieurs équipes féminines, dont l'une évolue en « élite régionale » de Bourgogne.

Les Glorieuses de Bresse[modifier | modifier le code]

Depuis plus d'un siècle, les éleveurs de volaille de Bresse présentent et vendent leurs plus beaux chapons et autres volailles fines lors des « Glorieuses », organisées chaque année.

Quatre manifestations des Glorieuses de Bresse se déroulent toujours entre le 10 et le 22 décembre de chaque année : Louhans, Montrevel-en-Bresse, Pont-de-Vaux et la plus réputée, celle de Bourg-en-Bresse. L'objet des quatre concours est de distinguer et de classer qualitativement des volailles de Bresse.

Article détaillé : Glorieuses de Bresse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Louhans se blasonnent ainsi : De gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir, accompagnées en chef d'une fleur de lys d'or.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Louhans.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bien que le nom officiel de la commune soit Louhans, celle-ci est nommée « Louhans-Châteaurenaud » sur le site officiel de la commune, depuis son association en 1973, puis sa fusion au avec l'ancienne commune voisine de Châteaurenaud[1].
  2. Ancienne commune rattachée à Louhans le 1er janvier 2013 par arrêté no 2012320-0004 du Préfet de Saône-et-Loire du 15 novembre 2012
  3. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[55].
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la Préfecture de Saône-et-Loire, arrêté préfectoral du 15/11/2012
  2. Site du CCNVL
  3. Site JDSL sur les ventres jaunes
  4. .Site de la Confrérie des poulardiers de Bresse, page d'accueil
  5. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Seille à Louhans (option "Tous mois" (U3464010) » (consulté le 23 février 2013)
  6. Site de projetbabel sur la Seille
  7. Site de l'ANPEI, page sur le port de plaisance de Louhans
  8. Source du Solnan sur Géoportail (consulté le 5 mars 2013).
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière le Solnan (U34-0430) » (consulté le 26 février 2013)
  10. Site de Gralon.net, page sur le ruisseau de Blaine
  11. Site du réseau Keolis Val-de-Saône
  12. http://www.numistoria.com/imgtitre/4266efc_hau.jpg
  13. [1]
  14. Site de la mairie, page sur la présentation du PLU
  15. [Site du Ministère de la Culture, page sur Chateaurenaud]
  16. Site du Ministère de la culture, page sur Châteaurenaud
  17. Site de l'internaute, page sur l'immobilier
  18. Site de la Mairie, page sur le P.A.D.D
  19. « Dictionnaire topographique de la France », Comité des travaux historiques et scientifiques (cths) (consulté le 16 octobre 2016).
  20. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979, p. 414a
  21. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1991, volume 2, p. 792, alinéa 13592, [lire en ligne]
  22. Histoire de la Bresse louhannaise par Lucien Guillemaut, éditeur Arts et Littérature, Lons-le-Saunier, 1892.
  23. Histoire de Louhans des origines à nos jours par Marcel Pacaut, éditeur Horvath, 1984
  24. Richesses et Visages de la Bresse bourguignonne par Henri Nicolas, éditeur La Taillanderie, 2004
  25. Pacaut Marcel sur le site de la Sorbonne
  26. Marcel Pacaut, Les débuts de l'histoire de Louhans, « Annales de l'Académie de Mâcon : société des arts, sciences, belles-lettres et d'agriculture », 1965, p. 64-65 [lire en ligne].
  27. Arthur Giry, Manuel de diplomatique de l'historien médiéviste, 1925, p. 393 [lire en ligne].
  28. Françoise Passard, Burgondes, Alamans, Francs, Romains, Presses universitaires Franc-Comtoises, 2003, p. 22-23, [lire en ligne].
  29. « Ce que nos ancêtres les Gaulois ont légué à la Bresse », Le Journal de Saône-et-Loire (consulté le 17 octobre 2016).
  30. Site de la Bresse Bourguignonne, page sur l'histoire du commerce à Louhans
  31. Site de cosmovisions sur l'histoire de Louhans
  32. Statistique de Saône et Loire par C. Ragut, Macon, 1838, page 205
  33. Bessandrey était un fief mouvant de Mervans.
  34. Quain est aujourd'hui un hameau de la commune de Devrouze.
  35. Lucien Guillemaut, Armoiries et familles nobles de la Bresse louhannaise : armoiries ouvrières, armoiries particulières et de famille, Louhans, 1909.
  36. Son époux, Jérôme de Chamillard, maréchal des camps et armées du roi, la laisse rapidement veuve et sans enfant.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Châteaurenaud », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  38. Site du Ministère de la Culture, page sur CHâteaurenaud
  39. [Site du Journal de saône et Loire, page sur la crue de la Seille]
  40. site de trains.wikia.com, page sur l'inauguration de la gare de Louhans
  41. René Centassi, Henri Masson, L'homme qui a défié Babel, L'Harmattan, 2001, p. 247, (ISBN 9782747518086)
  42. Miquel 1986, p. 153-154.
  43. Site de l'académie de Dijon, dossier pédagogique sur la ligne de démarcation en Saône et Loire
  44. Site de Saint-Martin-en-Bresse, la tragédie de 1944
  45. Site du JSL, page sur le 70e anniversaire de la libération de Louhans
  46. F. L., « Châteaurenaud (71) : la fusion écartée », France 3 Bourgogne, publié le 28 septembre 2012, mis à jour le 5 octobre 2012, consulté le 16 avril 2013
  47. Arrêté préfectoral de fusion, 15 novembre 2012
  48. Éric Pellenard, « L'illusion de l'apaisement », le Journal de Saône-et-Loire - Édition Bresse, no 6737,‎ , p. 2
  49. Site de France 3, page sur les élections municipale à Louhans
  50. Site du Journal le Monde, résultat des élections présidentielles à Louhans en 2012
  51. Résultat de l'élection présidentielle de 2007 à Louhans sur le site du journal Le Monde
  52. Résultat de l'élection présidentielle de 2012 à Louhans sur le site du journal le Monde
  53. Site de la mairie, page sur la police muincipale
  54. « Comptes de la commune de Louhans », sur le site du ministère des Finances (consulté le 22 mars 2015).
  55. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  56. [2]
  57. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  58. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  61. « POP T3 - Population par sexe et âge en 2011 », sur [3] (consulté le 20 juin 2015).
  62. Site de has-santé, page sur le CH de la Bresse Louhannaise
  63. Site du CH de la Bresse louhannaise
  64. Site de la Clinique du Val de Seille, page d'accueil
  65. Site d'infoconcert, page sur le stade de Bram
  66. Site d'aquabresse
  67. Site du tennis TC
  68. Site de la préfecture, arrêté d'autorisation pour le grand prix cycliste de Louhans
  69. Site "ciepiecesetmaindoeuvre", page sur le festival de Louhans de 2017
  70. Site du JSL sur le salon de la plume
  71. Site de la Grange rouge, page sur Trad en fêtes
  72. Site de l'association Bress'Poulos
  73. Site de France 3 Bourgogne, page sur les Glorieuses de Bresse
  74. Site du Journal de Saône-et-Loire, page de l'édition de La Bresse
  75. Site de la station "Radio Bresse"
  76. Site de France 3 Bourgogne.
  77. Site de la paroisse St Pierre en Louhannais, page d'accueil
  78. Site de l'Église reformée de Sornay
  79. [4]
  80. Site verif.com sur le classement des entreprises de Saône et Loire
  81. Patrimoine de France, Page sur les monuments de Louhans
  82. Site artagnan.net sur les traditions bressanes, pages sur Louhans
  83. Site de pastourisme71.com page sur l'église St Pierre de Louhans
  84. a et b Site de la mairie de Louhans, page sur les monuments et musées
  85. Site du Journal de Saône et Loire, page sur la restauration de la tour Saint-Paul
  86. Site de cosmovisions, page sur Louhans
  87. site pastourisme71, spage sur l'église de Chateaurenaud
  88. Site de France3 Bourgogne, page sur le musée dédié aux sourds à Louhans
  89. http://www.janinetissot.fdaf.org/jt_berthier.htm
  90. http://noetomalalie.hypotheses.org/202
  91. Site de de l'officiel des galeries et musée sur le musée municipal de Louhans
  92. « 29 rue des Dodânes à Louhans : une adresse, deux musées », article de Dominique Rivière, conservateur en chef de l’Écomusée de la Bresse bourguignonne et du musée municipal de Louhans, paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 184 de décembre 2015, pages 2 à 6.
  93. Site artagnan.net, page sur le théâtre de Louhans
  94. Site d'allociné.fr sur l"Eden cinéma de Louhans
  95. Site de stpierreenlouhannais, page sur l'Eden cinéma
  96. Site de l'annuaire français, page sur les associations culturelles de Louhans
  97. Site du JSL, page sur la Bresse des contes et légendes
  98. Site du CNRTL, page sur la Pôchouse
  99. La Bresse louhannaise : Bulletin mensuel agricole, scientifique, historique et littéraire de la Société d'agriculture et d'horticulture de l'arrondissement de Louhans, Huitième année, 1896, Chapitre XIX, Histoire de la Bresse Louhannaise, Quelques célébrités locales de la fin du Moyen Âge jusqu'en 1789 disponible sur Gallica
  100. « Naissance de Antoine de Mailly », sur le site de l'histoire de Franchevelle (consulté le 2 décembre 2012)
  101. « Paul Duvillard (1829-1911), ingénieur creusotin. L'eau du lac Léman à Paris. », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 184 de décembre 2015, pages 7 à 11.
  102. http://www.cndp.fr/crdp-dijon/Lire-des-romans-historiques-Mise-a.html
  103. http://www.choisirunlivre.com/recherche.php?auteur_id=3597
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  105. « Arnaud Montebourg se retire de la vie politique », lepoint.fr, 30 décembre 2014.
  106. Site du Monde sur la candidature d'Arnaud Montebourg à l'élection présidentielle de 2017
  107. Le Journal de Saône-et-Loire, 24 mai 2015, pages sports, Louhans, au fond du Puy, p.  26.