Marie-Eugène Debeney

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Officier général francais 5 etoiles.svg Marie-Eugène Debeney
Image illustrative de l'article Marie-Eugène Debeney

Naissance
Bourg-en-Bresse
Décès [1] (à 79 ans)
Bourg-en-Bresse
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Commandement 57e Division d'Infanterie de Réserve
25e Division d'Infanterie
38e Corps d'Armée
32e Corps d'Armée
VIIe Armée
Ire Armée
Distinctions Légion d'honneur(Grand-Croix)
Médaille militaire

Marie-Eugène Debeney, né le à Bourg-en-Bresse et mort le [1] dans la même ville, était un général français qui prit une part active à la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Élève de Saint-Cyr, il devient lieutenant des Chasseurs en 1886[2]. En 1914, il est lieutenant-colonel et professeur du cours de tactique d'infanterie à l'École supérieure de guerre où il a été lui-même breveté.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est affecté au début de la guerre comme sous chef à l'état-major de la Ire Armée[3] puis la VIIe en 1916, puis de nouveau la Ire Armée en 1917, à la tête de laquelle il prend l'offensive à Montdidier, remporte la bataille de Saint-Quentin où il défait le général Paul von Hindenburg le 8 août 1918. Il a l'insigne honneur de recevoir, sur le front, les ministres plénipotentiaires allemands le 11 novembre pour l'armistice.

Chef d'état-major des armées après 1918[modifier | modifier le code]

À l'issue de la victoire, il est nommé commandant de l'École de Guerre[4], commandant la place de Paris, puis chef d'état-major général des armées, généralissime de 1924 à 1930[3].

Le 29 août 1943, alors qu'il rentrait d'une cérémonie de la Légion française des combattants[5], il est victime d'un attentat mené par des maquisards et dont il meurt des suites deux mois plus tard, le 6 novembre[1].

Décorations et hommages[modifier | modifier le code]

Dans l'Oise, le général Debeney reçoit les insignes de Grand officier de la Légion d'honneur des mains du général Pétain, accompagné du général Fayolle

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Quelques rues portent son nom, notamment dans sa ville natale – Bourg-en-Bresse –, Bourges, Compiègne.

Famille[modifier | modifier le code]

Son fils est le général de division Victor Debeney (Marie Cyrille Victor Debeney, , Bourg (Ain) - , Paris)[8], grièvement blessé lors de la Première Guerre mondiale et qui fut lors de la Seconde Guerre mondiale, le chef du secrétariat du maréchal Pétain.

Son arrière petite fille est Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées auprès du Premier ministre dans le gouvernement Édouard Philippe.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Vauban.
  • Sur la sécurité militaire de la France, Payot, 1930, 130 p.
  • La Guerre et les hommes : réflexions d'après-guerre, Plon, 1937, 382 p. prix de l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Paul Veyret, Histoire secrète des Maquis de l'Ain : Acteurs et enjeux, Châtillon-sur-Chalaronne, La Taillanderie, , 399 p. (ISBN 978-2-87629-325-0), p. 40.
  2. (en) « Who's Who - Marie-Eugene Debeney », sur http://www.firstworldwar.com (consulté le 18 août 2010).
  3. a et b (en) « Generals from France », sur http://www.generals.dk/ (consulté le 18 août 2010).
  4. Le général Mordacq écrit dans Le Ministère Clemenceau (tome 4): "Lors de l'établissement du programme précité, il avait été décidé que l'on mettrait à la tête de cet enseignement supérieur une haute personnalité militaire ayant d'une part fait ses preuves durant la guerre, et d'autre part, étant déjà connue avant la guerre même pour ses capacités pédagogiques. Le général Debeney qui avait si brillamment commandé une armée pendant la campagne et qui autrefois avait été à plusieurs reprises professeur à l'Ecole de Guerre, m'avait paru répondre aux conditions exigées. J'en avais parlé aux maréchaux Foch et Pétain qui avaient approuvé en tous points ce choix. Quand je soumis la question à M. Clemenceau, qui avait au cours de la campagne pu apprécier sur place même le général Debeney, il acquiesça immédiatement et ce dernier fut nommé directeur du Centre des Hautes Etudes et, en même temps, commandant de l'Ecole de Guerre." (page 35)
  5. [vidéo] « Funérailles des Généraux Debeney et Henrys, et du Grand Duc Boris de Russie », sur ina.fr, (consulté le 28 février 2013).
  6. Home of heroes en anglais..
  7. Base Leonore..
  8. « DEBENEY Marie Cyrille Victor », base Léonore, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Mourre, Dictionnaire d'histoire universelle, Éditions universitaires, 1968, p. 538
  • Patrick Veyret, Histoire secrète des maquis de l'Ain, Acteurs et enjeux, Chatillon-sur-Chalaronne, 2010 (ISBN 978-2-87629-325-0)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]