Amédée IV (comte de Savoie)

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Amédée IV de Savoie
Titre comte de Savoie
comte d'Aoste
comte de Maurienne
(1233-1253)
Prédécesseur Thomas Ier de Savoie
Successeur Boniface de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance
Montmélian
Décès 23 ou 24 juin 1253
Montmélian
Père Thomas Ier de Savoie
Mère Marguerite (ou Béatrice) de Genève
Conjoint (1) Anne de Bourgogne
(2) Cécile des Baux
Enfants Béatrice, Marguerite, Boniface de Savoie, Béatrice, Éléonore, Constance

Armoiries Savoie Ancien.svg

Amédée (Amadeus) IV de Savoie, né à Montmélian en 1197, mort à Montmélian le 23 ou 24 juin 1253, fut le 10e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et seigneur de Piémont de 1233 à 1253. Il est le fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Comte de Savoie[modifier | modifier le code]

En 1233, Amédée succède à son père.

Bien que les comtes de Savoie circulent beaucoup sur l'ensemble du comté et de leurs possessions, Amédée choisit comme lieu de résidence principale Montmélian[1].

Partisan de l'empereur Frédéric II dans sa lutte contre la papauté, il en reçut les titres de comte d'Aoste et du Chablais. Il étendit ses domaines vers le Viennois, la Bresse et le Lyonnais, mais aussi vers le Piémont, la Ligurie et la Suisse romande. Il échoua cependant à s'emparer de Turin. Il est le premier comte à faire figurer le terme « Sabaudia » sur son monnayage[2].

Fin de règne et succession[modifier | modifier le code]

Les derniers jours[modifier | modifier le code]

Succession[modifier | modifier le code]

Le comte Amédée réalise à plusieurs testaments de son vivant, en 1235, 1238, 1252 et 1253, afin d'éviter les problèmes de succession observés à la mort de son père[3]. Deux amendements viennent modifier le dernier[3]. Son fils, Boniface, bien que troisième dans l'ordre de succession, après ses deux sœurs, est fait héritier universel[3]. Par ailleurs, il établit « des clauses de substitution en faveur de ses frères », apparaissent dans les différentes clauses Thomas et ses fils éventuels, Pierre et ses fils éventuels, Aymon qui n'est pas cité en 1235 et a disparu lors des suivants, quant à Guillaume qui effectue une carrière ecclésiastique n'est pas pris en compte[3].

Dans le testament de 1252, son fils Boniface devient le premier dans l'ordre de succession devant son oncle Thomas[3]. Bien que ses filles ne puissent hériter du titre, son testament lègue tout de même une part de l'héritage[3]. Son oncle Thomas II devient son tuteur et défend ses intérêts notamment au moment du partage de l'héritage contre ses oncles Pierre et Philippe[4]. Thomas permet ainsi le maintien de l'unité du comté[4]. Le testament comporte également une donation de mille sous pour le repos de son âme aux chartreuses d'Aillon, d'Arvières et l'abbaye d'Hautecombe[5]. La mort du jeune comte en 1263 posera un problème de succession avec notamment le cas de sa jeune sœur, Béatrice la jeune, qui s'est mariée après la mort de leur père[3].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces en 1222 Anne (appelé aussi Marguerite) de Bourgogne (1192 † 1243)[6], fille d'Hugues III, duc de Bourgogne et de Béatrix, dauphine, comtesse de Viennois et d'Albon. Ils ont :

Veuf, il se remarie en 1244 avec Cécile des Baux, dite « Passerose » en raison de sa beauté († 1275)[6], fille de Barral Ier des Baux, vicomte de Marseille, et de Sibylle d'Anduze. Ils eurent :

  • Boniface (1244 † 1263), comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne,
  • Béatrice († 1292), mariée à Pierre de Chalon († 1272), seigneur de Chatelbelin, puis en 1274 à Jean-Emmanuel (1234 † 1283), infant de Castille, seigneur de Penafiel, d'Escalona et de Villena,
  • Éléonore, mariée en 1269 à Guichard de Beaujeu,
  • Constance, citée en 1263.

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de Savoie 1984, p. 117.
  2. Bernard Demotz Les comtes qui, en 400 ans, firent la Savoie l'Histoire en Savoie, 1994 (ISSN 0046-7510) p. 25.
  3. a, b, c, d, e, f et g Laurent Ripart, « Non est consuetum in comitatu Sabaudie quod filia succedit patri in comitatu et possessione comitatus Genèse de la coutume savoyarde de l’exclusion des fille », Cahiers lausannois d'histoire médiévale,‎ , p. 295-331 (lire en ligne), in Actes du colloque international de Lausanne, 30-31 mai 1997 - Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani et Eva Pibiri (sous la dir.), Pierre II de Savoie (+ 1268) : Le "Petit Charlemagne", t. 27, Lausanne, Fondation Humbert et Marie José de Savoie et Université de Lausanne, coll. « Cahiers lausannois d'histoire médiévale », , 444 p. (ISBN 2-940110-40-9).
  4. a et b Édouard Secrétan, « Établissement et Premières acquisitions de la maison de Savoie dans l'Helvétie romane », dans Académie de Savoie, Mémoires de l'Académie impériale de Savoie, vol. Seconde série, t. VIII, Chambéry, (lire en ligne), p. 127.
  5. Régeste genevois, REG 0/0/1/845, acte du , sur le site de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse) - digi-archives.org.
  6. a et b Palluel-Guillard, p. 13.