Saint-Maurice-de-Beynost

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Saint-Maurice-de-Beynost
Mairie de Saint-Maurice-de-Beynost.
Mairie de Saint-Maurice-de-Beynost.
Blason de Saint-Maurice-de-Beynost
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Miribel
Intercommunalité Miribel et du Plateau
Maire
Mandat
Pierre Goubet
2014-2020
Code postal 01700
Code commune 01376
Démographie
Gentilé Mauriciens
Population
municipale
3 962 hab. (2014)
Densité 567 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 04″ nord, 4° 58′ 39″ est
Altitude Min. 172 m – Max. 315 m
Superficie 6,99 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-maurice-de-beynost.fr

Saint-Maurice-de-Beynost est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, à environ 14 km de Lyon dont elle fait partie de l'unité urbaine. Elle appartient également à la région naturelle de la Côtière.

La commune est traversée par l'autoroute A42 et le canal de Miribel ; une partie du Grand parc de Miribel-Jonage se trouve également sur son territoire.

Petit village agricole au début du XXe siècle, la commune de Saint-Maurice-de-Beynost est devenue une ville industrielle à partir des années 1920, à la suite de l'installation de la deuxième usine textile de la Société lyonnaise de soie artificielle. Le nouveau besoin en main-d'œuvre ouvrière de cette usine conduit au quadruplement de la population en cinq ans seulement, entre 1926 et 1931. Aujourd'hui, l’usine, qui appartient au groupe japonais Toray Industries, est encore le principal employeur de la ville avec près de cinq cents salariés.

Ses habitants sont appelés les Mauriciens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Territoire et situation de Saint-Maurice-de-Beynost.

Saint-Maurice-de-Beynost, commune de la région naturelle de la Côtière, se situe à environ 15 km de Lyon, 40 km de Villefranche-sur-Saône et 50 km de Bourg-en-Bresse. La commune se situe en bordure du grand parc de Miribel-Jonage (dont une partie[2] est sur le territoire de la commune). Enfin, elle est encadrée au nord par le plateau dombiste et au sud par le canal de Miribel, qui coule sur le territoire de la commune. Située tout au sud du département de l'Ain, la commune est limitrophe du département du Rhône.

Communes limitrophes de Saint-Maurice-de-Beynost
Tramoyes
Miribel Saint-Maurice-de-Beynost Beynost
Meyzieu
(Métropole de Lyon)

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Maurice-de-Beynost est en termes de relief, séparée en deux parties distinctes[3] : au sud, la zone la moins élevée culminant à environ 180 m est composée du Parc de Miribel-Jonage et d'une zone entourant le canal de Miribel. Plus au nord, la route départementale « RD 1084 » (anciennement la route nationale 84 et connue sous l'appellation « route de Genève ») marque les prémices du coteau sur lequel se trouve le « Saint-Maurice Le-Haut » et qui culmine à 315 m. Ce coteau débouche sur ce qui devient ensuite le plateau de la Dombes ; il est également l'explication de la toponymie de la Côtière.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue du lac des Eaux bleues.

La commune de Saint Maurice-de-Beynost est traversée par le canal de Miribel[4] qui constitue une dérivation artificielle du Rhône qui débute à Jons et à Niévroz et qui aboutit à Caluire-et-Cuire.

Un cours d'eau a son embouchure sur le territoire de la commune : le Rizan[5], cours d'eau de 4,1 km dont le tracé est dans le parc de Miribel-Jonage : il prend sa source dans le département du Rhône pour finalement se jeter dans le lac des Eaux Bleues (dans sa partie se trouvant sur le territoire du département de l'Ain) sur le territoire de la commune,[Note 1].

Citons également, le ruisseau des Ormes[6], long de 7 km coule dans les cantons de Miribel et de Montluel et en particulier à Saint-Maurice-de-Beynost. C'est un affluent du ruisseau des Échets.

Le lac des Eaux Bleues est partiellement situé sur le territoire de la commune. Il constitue une ZNIEFF de type II[7].

Citons enfin, le Merloux, petit torrent situé sur le coteau, très lié à l'histoire du village : il fut jusqu'à 1845, la seule source d’approvisionnement en eau du village (à la fontaine « Le Bichet »)[d 1] ; il constitua la force motrice du premier moulin de Saint-Maurice-de-Beynost (le moulin de Merloux construit en 1835)[d 2] ; la source du torrent fut un lieu de pèlerinage (notamment à Pâques) de la communauté arménienne de Saint-Maurice-de-Beynost[c 1], ceci jusqu'à la Seconde Guerre mondiale ; enfin, les risques d'inondations liés au coteau, ont conduit à aménager un bassins écrêteur dédié au torrent. La commune est en effet, particulièrement exposée au risque naturel d'inondations, en raison des ruissellements sur le coteau (et dans une moindre mesure en raison des crues éventuelles du canal de Miribel) induisant ainsi une politique dédiée de prévention des risques naturels à Saint-Maurice-de-Beynost.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental : les étés sont chauds et ensoleillés et les hivers rigoureux.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Lyon-Bron recueillies sur la période 1961 - 1990. La station météo de Lyon-Bron est située à environ 15 km à vol d'oiseau de Saint-Maurice-de-Beynost. Elle est située à une altitude de 200 m.

Relevés météorologiques de la station de Lyon-Bron 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 1 2,8 5,5 9,3 12,6 15 14,4 11,7 8,2 3,4 0,4 7
Température moyenne (°C) 2,6 4,5 7,2 10,3 14,3 17,9 20,8 20 17,1 12,5 6,7 3,2 11,4
Température maximale moyenne (°C) 5,7 8,1 11,6 15,2 19,4 23,2 26,6 25,6 22,4 16,8 10,1 5,9 15,9
Précipitations (mm) 54,1 54,5 62,9 67,8 86 76,6 60,6 76,7 75,2 79,5 71,4 59,2 824,8
Humidité relative (%) 84 80 74 71 72 70 65 70 76 82 84 86 76
Source : Infoclimat[8]


Relevés météorologiques de la station de la station de Lyon-Bron 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 15,1 11,5 8,2 1,8 0 0 0 0 0 0,5 6,6 14,5 58,3
Source : Infoclimat[8]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Vue de la halte ferroviaire de Saint-Maurice-de-Beynost.

Saint-Maurice-de-Beynost est desservie par plusieurs modes de transports en commun, permettant de rejoindre Lyon ou Ambérieu-en-Bugey.

Le réseau interurbain de l'Ain a plusieurs arrêts sur le territoire de la commune, en particulier sur la route départementale RD 1084, anciennement la route nationale 84, appelée également « route de Genève » : la ligne 132[9], entre Bourg-en-Bresse et Lyon et la Ligne 171[9], entre Montluel et Lyon.

La ligne 171 a des connexions avec le réseau Colibri sur le territoire de la commune.

Le réseau de bus Côtière liberté réseau intercommunal (Colibri) de la communauté de communes de Miribel et du Plateau dont l'exploitation débute en , compte trois arrêts à Saint-Maurice-de-Beynost sur la ligne 1 et neuf sur la ligne 2[10].

Aujourd'hui halte[11] SNCF, la gare de Saint-Maurice-de-Beynost est desservie par des trains TER Rhône-Alpes qui circulent sur la ligne de Lyon-Perrache à Genève.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Vue de la Route de Genève, direction Beynost.

Le territoire de la commune est traversé par l'autoroute A42 dont le péage le plus proche est à Beynost. La sortie 5, dite de Saint-Maurice-de-Beynost, dessert la commune. Plus anecdotiquement, l’autoroute A432 intersecte le territoire communal, au point le plus au nord de celui-ci.

Le territoire communal est également traversé par la Route de Genève (RD 1084, ex route nationale 84) qui sépare schématiquement « Saint-Maurice-le-Haut » de « Saint-Maurice-le-Bas », cette route se trouvant en bordure du coteau, séparant ainsi la zone de la plaine du canal de Miribel du coteau de la Côtière proprement dit.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue de « La cité de la soie », dans les années 1930.
Carte postale ancienne du pré Folliet avant l'établissement du quartier éponyme.

Saint-Maurice-de-Beynost est, jusqu'aux années 1920, uniquement constituée par le petit bourg situé à flanc de coteau. Ce quartier reçoit usuellement le nom de « Vieux Saint-Maurice » ou « Saint-Maurice Le-Haut ». À partir des années 1920, à la suite de l'installation au sud du territoire communal, dans la zone des Brotteaux (plaine du Rhône), de la seconde usine de la Société lyonnaise de soie artificielle, cette partie du territoire s’urbanise, avec l'installation du quartier ouvrier de « La cité de la soie », à proximité de l'usine. Ce dernier a d'ailleurs fait l'objet d'une monographie photographique des Monuments historiques, réalisée par l’architecte Francisque Chevallet[12]. Dans les années 1960, est construit le quartier dit « Les Folliets »[c 2].

Chronologiquement, les grandes zones successives de l'urbanisation à Saint-Maurice-de-Beynost furent « La cité de la soie » (à partir de 1929), « Les Folliets » (années 1960 et 70) puis la « Résidence Saint-Maurice »[Note 2] (1975-1980) et la « ZAC des Brotteaux »[Note 3] (1990)[13].

Logement[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, l'habitat collectif est exclusivement représenté dans « Saint-Maurice-le-Bas », le principal quartier d'habitat collectif étant le quartier dit « Les Folliets », d'une superficie de 5 ha ; il est situé en bordure de la route de Genève[14].

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 537[15]. Parmi ces logements, 95,8 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 3,7 % des logements vacants.

Ces logements étaient pour 45,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 52,1 % des appartements. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 59,1 %[15] (contre 55,7 % en 2007).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Maurice d'Agaune et Francoprovençal.

En Occident, tous les toponymes en « Saint-Maurice » font référence à Maurice d'Agaune, parfois indirectement ; en l'occurrence, le toponyme de la ville en 1320 était en latin : Saint Muris, en référence à Maurice d'Agaune[16].

D'autre part, « Beynost » dénote une influence linguistique du francoprovençal. Son origine proviendrait du nom de personne gaulois Baginos[17] ou peut-être du nom de personne roman Bagiennus[18], suivi du suffixe ligure -oscu(m) (cf. nom en -osc)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte des peuples gaulois : le département de l'Ain correspond au territoire des Ambarres

Avant la conquête romaine, le territoire du département de l'Ain est occupé par le peuple gaulois des Ambarres, dont le nom signifie « vivant des deux (amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) ». Cette toponymie se retrouve dans le nom d'Ambérieux-en-Dombes en amont du Rhône et au nord-est de Saint-Maurice-de-Beynost.

La conquête romaine ne laisse pas de trace tangible dans le département et le territoire communal est mal connu, notamment en l'absence totale de découverte archéologique ou de source bibliographique[b 1]. Toutefois, la présence romaine semble avoir pour conséquence une remontée des populations de la plaine fluviale au sommet ou sur la crête de la Côtière, probablement due à la traversée de la voie romaine d'Helvétie et de Germanie que l'on suit régulièrement entre Lugdunum, l'antique ville de Lyon, aux points plus en amont du Rhône comme Montluel pour aboutir à Saint-Sorlin-en-Bugey où l'on perd sa trace plus à l'est[b 2]. La voie pourrait ainsi atteindre Genève pour relier Lugdunum, alors capitale des Gaules, aux colonies de Noviodunum (actuelle Nyon sur les bords du lac Léman) et d'Augusta Raurica (actuelle Augst) en Helvétie[b 3].

Le Rhône serait en revanche peu navigable bien que le transport de matériaux comme les pierres de Seyssel soit attesté[b 3].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte de la Bresse du XVIIe siècle indiquant Saint-Maurice-de-Beynost sous la dénomination « S. Moriz »[Note 4].

Au Moyen Âge, à l'instar de Miribel, dont la proximité est immédiate, la commune semble avoir fait partie du royaume de Bourgogne jusqu’en 943[a 1]. Ensuite et jusqu'au XIIe siècle, le territoire de la commune actuelle aurait dépendu du comté de Mâcon[a 2] pour enfin, être intégré à la maison de Chalon (centrée sur l'actuelle ville de Chalon-sur-Saône)[a 2].

Au XIIIe siècle, il est avéré sur le polyptyque de l'église Saint-Paul de Lyon qu'il y a deux paroisses à Bayno : l'une sous la titulature de Saint-Julien à l'est et une autre sous le vocable de Saint Maurice[d 3]. L'église Saint-Maurice existait depuis au moins le XIIe siècle et appartenait au siège métropolitain de Lyon. L'archevêque Pierre Ier (qui fut archevêque de Lyon de 1131 à 1139) la vendit aux chanoines du chapitre de Saint-Paul[d 3].

Il n'y eut jamais de seigneurie à Saint-Maurice-de-Beynost et tout comme Beynost, le village dépendait de la seigneurie de Montluel[d 3]. Néanmoins, les archives témoignent de l'existence d'un petit arrière-fief détenu par Claude Ferlay de Sathonay, possesseur à Saint-Maurice-de-Beynost (la toponymie de La Sathonette proviendrait du patronyme de ce possesseur)[d 3].

Le 5 janvier 1334, Jean le Bon cède les terres seigneuriales de Montluel (dont Saint-Maurice-de-Beynost) à Amédée VI de Savoie[d 4] ; cette cession est entérinée par le traité de Paris de 1355. Le 17 janvier 1601, par le Traité de Lyon, Henri IV annexe les possessions savoyardes de la région, à la France : Saint-Maurice-de-Beynost est alors entièrement française.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lorsque la Révolution française survint, Saint-Maurice-de-Beynost dépendait du marquisat de Miribel[a 3] ; les décrets de la nuit du 4 août 1789 ont pour conséquence de l'abolir[a 4]. La commune fait alors partie des villes françaises ayant changé de nom au cours de la Révolution : son nom était alors Commune-La-Fontaine puis Maurice-La-Fontaine[d 3].

Martin Lejéas-Carpentier, homme politique français, avait acquis le domaine de La Sathonnette peu avant la Révolution française : il s'y réfugia quelque temps pendant cette période.

Du XIXe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'usine et sa cheminée, en 2012.

Au XIXe siècle, Saint-Maurice-de-Beynost est un petit village vivant essentiellement de la polyculture incluant celle de la vigne.

Entre 1920 et 1930, la région lyonnaise voit l'installation d'une ceinture de nouvelles usines textiles, en particulier à Saint-Maurice-de-Beynost[19]. En effet, la Société lyonnaise de soie artificielle[20] est créée en 1929 à Saint-Maurice-de-Beynost. Le besoin en main-d'œuvre ouvrière multiplie alors par cinq la population, entre 1926 et 1931.

L'usine devient par la suite la Cellophane ; elle connaît de grandes grèves en particulier en 1967[21] pour les conditions salariales et en 1976[c 3] pour l'obtention de la garantie de l'emploi.

Plaque commémorative de la création des Mouvements unis de la Résistance, à Miribel.

Durant la Seconde Guerre mondiale, à Miribel, les Mouvements unis de la Résistance sont créés à la suite de réunions entre Jean Moulin, Henri Frenay, chef du mouvement Combat, d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, chef de Libération-Sud, Jean-Pierre Lévy, chef de Franc-Tireur au domicile d'Henri Deschamps. La formalisation de cette unification a eu lieu le .

À quelques kilomètres de Saint-Maurice-de-Beynost, à Neyron, furent assassinés par la milice française Hélène et Victor Basch, en janvier 1944. Sur le lieu précis de leur exécution est aujourd'hui érigé le mémorial Hélène-et-Victor-Basch.

Saint-Maurice-de-Beynost dépendait du camp Didier basé à Mionnay, le 4e secteur de l'armée secrète dans le Rhône[22]. Le camp Didier participa à la libération de Meximieux, évènement qui valut à cette ville d'être décorée de la médaille de la Résistance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le vote à Saint-Maurice-de-Beynost favorise le plus souvent la gauche. Cette tendance semble confirmée par la plupart des consultations électorales récentes, locales et nationales.

À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour voit François Hollande (PS) arriver en tête avec 29,87 % des suffrages exprimés, suivi de Nicolas Sarkozy (UMP) avec 23,90 % et Marine Le Pen (FN) créditée de 20,36 % ; la participation a été de 82,14 %[23]. Au second tour, François Hollande obtient 53,77 % des suffrages exprimés contre 46,23 % à Nicolas Sarkozy (participation : 80,60 %). Au second tour en 2007[24], Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 53,82 % contre 46,18 % pour Ségolène Royal (PS). La participation est alors de 84,11 %. Cette dernière est nettement supérieure à celle du second tour de l'élection présidentielle de 2002[25] qui était de 77,69 % : les électeurs avaient alors voté à 73,26 % pour Jacques Chirac (RPR) et à 26,24 % pour Jean-Marie Le Pen (FN).

Aux élections cantonales de 2011[Note 5], le second tour voit Pierre Goubet (DVG) obtenir 73,7 % contre 26,3 % pour Caroline Terrier (UMP). La participation était de 38 %[26].

Lors du scrutin municipal de 2008 il y eut un seul tour : la liste DVG menée par Pierre Goubet, Mieux vivre à Saint-Maurice obtenant 77,81 % des voix (taux de participation : 59,18 %).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant compris entre 3 500 et 5 000, le nombre de membres du conseil municipal est de 27. En 2008, leur répartition politique est la suivante[27] :

Groupe Président Effectif Statut
Mieux vivre à Saint-Maurice (Divers gauche) Pierre Goubet 24 majorité
Une vie, une commune (UMP) 3 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Cinq maires se sont succédé depuis 1945 :

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1965 Jean Chosson    
1965 1976 André Trichard    
1976 1981 Docteur Riou   Médecin
1981 Odette Mader   Présidente de la CCMP
en cours Pierre Goubet DVG Cadre
Conseiller général du canton de Miribel de 2009 à 2015
1er vice-président de la CCMP[28]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Aménagement du torrent Merloux, sur le coteau à Saint-Maurice-de-Beynost, en direction de Tramoyes.
Bassin écrêteur « Les Chataigniers » permettant de stocker 1 000 m3.

Saint-Maurice-de-Beynost est partie prenante du Symalim, le syndicat de gestion du grand parc de Miribel-Jonage dont deux des vocations principales sont : « maintenir le champ d’expansion des crues » et « préserver et valoriser le patrimoine naturel »[29].

Le risque d'inondations dues au ruissellement sur le coteau est particulièrement élevé à Saint-Maurice-de-Beynost ; en effet, la commune a connu plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle entre dans les années 1990 et 2000. Par conséquent, Saint-Maurice-de-Beynost est concernée par un plan de prévention, d'abord initié par la commune, puis par la suite, repris par la communauté de communes de Miribel et du Plateau ; en particulier, la création de bassins de rétention (dans chaque commune) et la construction de gabions (empierrement) sur le coteau, destinés à casser la vitesse de ruissellement[30] ; on peut notamment citer la réalisation d'un bassin de rétention à la limite entre Beynost et Saint-Maurice-de-Beynost et en direction de Tramoyes : le bassin écrêteur « Les Châtaigniers » permettant de stocker 1 000 m3.

Au sud, même si les risques d'inondations dues au Rhône paraissent moins élevés qu'à Thil. De manière générale, le risque naturel à Saint-Maurice-de-Beynost est donc essentiellement lié aux crues : d'une part celles de type torrentielles issues du Merloux et d'un autre torrent nommé La Limite[31] et d'autre part celles de type fluvial, liées à la présence du canal de Miribel. Outre le risque naturel, Saint-Maurice-de-Beynost est également concernée par le risque industriel lié à la présence de l'usine Toray Plastics Europe[31] sur le territoire communal, mais également par le risque lié au transport de matières dangereuses par la présence sur son territoire de l'autoroute et de la ligne de chemin de fer[31]. Enfin, la commune est, dans une moindre mesure, concernée par le risque lié à la rupture de barrages : celui de Vouglans et celui de Coiselet[31]. Face à ses risques, des plans de sauvegarde sont établis au niveau départemental, intercommunal et même municipal (par exemple, les différents plans communaux de sauvegarde)[31].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 14 septembre 2012, Saint-Maurice-de-Beynost n'est jumelée avec aucune autre commune[32].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 3 962 habitants, en augmentation de 2,43 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262 250 252 286 322 320 320 324 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316 311 318 307 286 263 273 287 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300 338 318 319 365 1 536 1 576 1 634 1 797
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 011 2 695 2 791 3 503 3 468 4 020 3 885 3 863 3 962
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue de l'école maternelle Antoine-de-Saint-Exupéry.

Saint-Maurice-de-Beynost est située dans l'académie de Lyon.

La commune administre la crèche Françoise-Dolto, l'école maternelle Antoine-de-Saint-Exupéry[37] et école élémentaire Jacques-Prévert[38].

Deux collèges sont situés à proximité de Saint-Maurice-de-Beynost : le collège Louis-Armstrong à Beynost et le collège Anne-Frank à Miribel.

Le lycée le plus proche, le lycée de La Côtière, est situé à La Boisse.

École arménienne[modifier | modifier le code]

Une des dix écoles hebdomadaires de la Croix Bleue des Arméniens de France est située à Saint-Maurice-de-Beynost[39] ; elle y délivre des cours d'arménien occidental.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'ex centre culturel Jacques-Brel rebaptisé Artémis en 2013.

Un certain nombre de festivités ponctuent l'année. En janvier, les traditionnels vœux du maire aux entreprises et associations ; en juillet, la vogue[40] de Saint-Maurice-de-Beynost ; enfin, en décembre, se déroulent le marché de Noël et le cross des papillottes[41] à La Sathonette. Le 8 décembre, la Fête des Lumières est particulièrement suivie, nombre d'habitations de la ville étant alors illuminées de bougies.

Plusieurs bâtiments communaux permettent l'accueil de manifestations : le centre de loisirs Marcel-Cochet, du nom du secrétaire du comité d'entreprise de l'usine Rhône-Poulenc[c 4],[Note 7] (qui abrite également la bibliothèque municipale), avenue Maréchal-Foch, propose régulièrement des spectacles, des pièces de théâtres et des concerts, le centre culturel Jacques-Brel[Note 8], qui accueille les associations de la ville et dans lequel sont organisées des manifestations culturelles et la salle des fêtes. Enfin, le bâtiment principal de La Sathonette accueille parfois des manifestations.

En 2013, est lancé le nouveau projet de centre socio-culturel nommé Artémis qui occupe l'ex centre Jacques-Brel. Les activités culturelles ainsi que la bibliothèque municipale sont donc déplacées du centre Marcel-Cochet vers ce bâtiment[42]. Le déménagement de la bibliothèque vers l'espace dédié de 190 m2 à Artémis, est effectif en août 2013[43]. L'inauguration du lieu rénové s'est déroulée le 31 août 2013[44],[45].

Signalons enfin l'association Clara des portugais de Saint-Maurice-de-Beynost, qui gère d'ailleurs un local situé avenue Branly[46].

Santé[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de praticiens indépendants sont installés à Saint-Maurice-de-Beynost : plusieurs médecins et plusieurs dentistes ; de plus, une pharmacie est localisée à Saint-Maurice-de-Beynost, route de Genève.

Le service d'urgence le plus proche est celui de la clinique « Lyon Nord » à Rillieux-la-Pape.

À noter également, l'implantation d'un centre médico-social, place Jean-Monnet, dont les missions sont : la lutte contre les exclusions, la protection maternelle et infantile (PMI) et la protection de l'enfance (ASE), l’aide aux personnes âgées et handicapées, la prévention sanitaire et les actions de santé. Enfin, un des centres de la CPAM de l'Ain est localisé[Note 9] à Saint-Maurice-de-Beynost.

Enfin, l'EHPAD Les Mimosas est implanté Montée de La Paroche[Note 10].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade du Forum à Saint-Maurice-de-Beynost.
Vue de LILÔ à Saint-Maurice-de-Beynost.
Article détaillé : Sport à Saint-Maurice-de-Beynost.

Grâce entre autres à la répartition communautaire des équipements, Saint-Maurice-de-Beynost compte un certain nombre d’équipements sportifs, la plupart installés autour du Forum des sports[Note 11] : par exemple, le Stade du Forum du club de football Ain Sud Foot, plusieurs courts de tennis du club Saint-Maurice Tennis, la salle de savate du Saint-Maurice-de Beynost-Savate, le boulodrome du club de boules (Olympique Boules Saint-Maurice-de-Beynost) et le centre nautique communautaire LILÔ, inauguré le [47].

En 2009, Ain Sud Foot était la première association du département de l’Ain en nombre de licenciés. Le club évoluait en Honneur Régional jusqu'à la saison 2011-2012, au sein de la Ligue Rhône-Alpes de football. Depuis 2012-2013, à la suite de sa promotion, le club évolue en Division d'Honneur.

Ce club résulte d'une fusion[48] de quatre clubs de la Côtière en 1999 : l'Olympique Saint-Maurice, l’ES Beynost, l’US Miribel et le FC Neyron.

Jean-Christophe Devaux, ancien joueur de l'Olympique lyonnais et du RC Strasbourg y a joué et entraîné de 2009 à 2013. À noter que Jean Djorkaeff a fait ses premières armes de jeune footballeur à l'Olympique Saint-Maurice[c 5]. C'est également le cas de Joseph-Désiré Job[c 5].

Médias[modifier | modifier le code]

La municipalité édite un mensuel d'information locale, « Les Échos de Saint-Maurice »[49]. De plus, le journal Le Progrès propose une édition quotidienne dédiée à la Dombes et à la Côtière.

Enfin, deux hebdomadaires proposent des informations sur Saint-Maurice-de-Beynost : Voix de l'Ain qui propose des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain et le Journal de la Côtière qui traite spécifiquement des évènements survenant dans les cantons de Miribel, Montluel et Meximieux.

Une station radio locale émet depuis Montluel, la Fréquence Côtière[50]. Depuis les années 2000, son nom a évolué pour devenir la station FC radio, l'essentiel.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame à Saint-Maurice-de-Beynost.

Au sein du diocèse de Belley-Ars dans l'archidiocèse de Lyon[51], la commune dépend du groupement paroissial de Miribel[52] qui dispose d'un lieu de culte à Saint-Maurice-de-Beynost : l'église Notre-Dame. Au sein de ce groupe paroissial, se trouvent également : Miribel, Thil, le Mas Rillier, Beynost, Neyron et Les Échets, c'est-à-dire les paroisses se trouvant dans le canton de Miribel. La construction de l'église débuta en 1972[d 5] ; elle fut bénie par René Fourrey, évêque de Belley, le 1er juillet 1973[d 5]. Son architecte lyonnais est Longeray[d 5]. Une autre église, datant du XIIe siècle est située sur le territoire communal : l'église Saint-Maurice. Elle n'est plus utilisée comme lieu de culte. À noter également, que Saint-Maurice-de-Beynost se trouve sur le parcours du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (section Genève - Lyon)[53]. De 1930 à 1972[d 6], existait à proximité de l'usine textile et chimique de Saint-Maurice-de-Beynost, la chapelle Notre-Dame-des-Bruyères[c 6], entièrement en bois, utilisée par les habitants du quartier ouvrier (construit à partir des années 1930).

Concernant le culte musulman, à proximité de Saint-Maurice-de-Beynost, à Montluel, sont implantées deux salles de prières du culte musulman[54].

Enfin, Les Témoins de Jéhovah disposent d'une « salle du Royaume » à Beynost[55], à proximité immédiate de Saint-Maurice-de-Beynost.

Sécurité[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, au cours des émeutes, la crèche Françoise-Dolto est totalement incendiée[56] (elle a depuis été reconstruite) ainsi que deux salles de la toute proche école maternelle Antoine-de-Saint-Exupéry.

Le , le Ministère de l'Intérieur annonce[57] le détail des quarante-neuf zones de sécurité prioritaire (quinze d'entre elles avaient été présentées dès l'été 2012). Les communes de Saint-Maurice-de-Beynost et de Miribel forment l'une d'entre elles, celle-ci faisant partie de la « seconde vague » et est relative à une zone « gendarmerie nationale »[58]. Cette ZSP constitue la seule du département de l'Ain[59]. Elle implique en 2013, l'affectation de gendarmes supplémentaires à la brigade de Miribel[59]. Cette décision de création de ZSP a étonné les élus locaux : Jacques Berthou a par exemple rappelé que « la commune de Miribel ne se singularise pas par sa délinquance » ; Pierre Goubet, de son côté, a déclaré que « ce n'est pas une bonne publicité. Mais les habitants savent que ce n'est pas le far-west »[59].

En 2013, la municipalité décide l'installation de la vidéosurveillance sur le territoire « dans le courant de l’année »[60]. Lors du conseil municipal du 25 avril 2013, un vote du conseil municipal (17 voix pour et 3 abstentions) mandate le maire Pierre Goubet pour la réalisation d'une étude d'aménagement[61].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête de l'Insee[15], 56,9 % des foyers fiscaux de la commune étaient imposables en 2009.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 810 €, ce qui plaçait Saint-Maurice-de-Beynost au 14 359e rang parmi les 31 347 communes de plus de 50 ménages en métropole[62].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, la population de Saint-Maurice-de-Beynost se répartissait[15] ainsi : 45,9 % d'actifs, ce qui est légèrement supérieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale et 22,4 % de retraités, un chiffre supérieur au 18,2 % national.

En 2009, le taux de chômage était de 6,6 % contre 7,3 % en 1999[15]. Également, en 2009, seulement 20,5 % des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident à Saint-Maurice-de-Beynost, travaillent à Saint-Maurice-de-Beynost ; 31,4 % travaillent dans l'Ain et 47,1 % travaillent dans un autre département que l'Ain (en particulier dans la communauté urbaine de Lyon)[15].

Population de 15 ans ou plus selon la catégorie socioprofessionnelle

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Saint-Maurice-de-Beynost
(2009)
0,4 % 3,6 % 16,4 % 32,5 % 17,5 % 29,6 %
Sources des données : INSEE[15]

Une agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi est localisée à proximité immédiate de Saint-Maurice-de-Beynost, sur le territoire de Miribel.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Trois zones d'activités : Les Combes, Les Batterses (à Beynost) et la zone d'activité d'Arménie

Au 1er janvier 2011, Saint-Maurice-de-Beynost comptait 171 établissements[15] (hors agriculture) : 20 étaient spécialisés dans une activité industrielle, 17 dans la construction, 99 dans le commerce et 25 étaient relatifs au secteur administratif. Un grand nombre de ces entreprises se répartissent sur deux zones d'activités : la zone d'activité des Combes et la zone d'activité d'Arménie.

En 2011, 28 entreprises ont été créées sur le territoire dont 24 sous le régime auto-entrepreneur[15].

Répartition des établissements par domaines d'activité

  Ensemble Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 171 21 19 105 26
% 100 % 12,3 % 11,1 % 61,4 % 15,2 %
Sources des données : INSEE[15]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Si l'activité agricole semble déclinante à Saint-Maurice-de-Beynost, sept exploitations agricoles sont basées dans la commune, en 2000[15]. Toujours en 2000, ces sept exploitations représentaient une surface totale consacrée à l'agriculture de 367 ha[15], la totalité de cette surface étant consacrée à la grande culture dont 288 ha pour les céréales[15]. On peut remarquer qu'aucune activité d'élevage n'était présente à Saint-Maurice-de-Beynost[15] ni en 1988 ni en 2000. L'activité est exclusivement axée sur la grande culture[15].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'usine de Toray Films Europe spécialisée en fabrication d'emballages et conditionnements en matières plastiques est la plus grande entreprise de la commune employant au , 460 personnes[63]. L'usine existe depuis les années 1920 et a appartenu successivement à La Cellophane, Rhône-Poulenc, et Rhodia[63].

Quelques entreprises industrielles sont basées à Saint-Maurice-de-Beynost comme Corelec (constructeur de matériel de galvanoplastie, de traitement de surface, de matériel de traitement de l'eau et de l'air), Sirem (mécanique générale), ASD Whirlpool (créateur de systèmes innovants pour l’hydro-massage), Cegelec Centre Est (étude, travaux relatifs à électricité, électronique, eau et tous fluides) et Novasep Process (procédés de purification).

Commerces et services[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Logis Lyon-Est.
Marché le samedi matin.

Il existe un certain nombre de petits commerçants, notamment le long de la route de Genève (l'ancienne route nationale 84) ; de plus, un supermarché Dia est également présent le long de cette route. Enfin, à noter la grande proximité de la ZAC « des Batterses » (située sur la commune de Beynost) sur laquelle se trouve le centre commercial Beynost 2 incluant un hypermarché E.Leclerc, une galerie marchande et de nombreux magasins spécialisés.

Chaque samedi matin, un marché s'installe sur la place Charles-de-Gaulle.

L'Hôtel Logis Lyon-Est, classé "4 étoiles" et son restaurant Le relais de Genève sont situés sur le territoire de la commune. L'hôtel héberge systématiquement une large partie du peloton du Tour de l'Ain cycliste[64].

Un restaurant gastronomique L'Auberge rouge est également installé dans la commune, Montée de la Paroche.

Enfin, le négociant en vins Henri Grumel et Fils, qui emploie vingt-cinq personnes, est également basé à Saint-Maurice-de-Beynost, Avenue du Mas Rolland[65].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le lavoir de Saint-Maurice-de-Beynost.

La mairie de Saint-Maurice-de-Beynost a été construite[66] en 1932. Le rez-de-chaussée était réservé à une des écoles primaires de Saint-Maurice-de-Beynost jusqu'en 1976[66]. En effet, jusqu'aux années 1960[Quand ?], Saint-Maurice-de-Beynost comptait une école primaire dans le « Saint-Maurice Le-Bas » et une autre dans le « Saint-Maurice Le-Haut », en l'occurrence, l'actuel bâtiment municipal.

Montée de la Paroche, à proximité de l'église Saint-Maurice, se trouve un lavoir datant de 1893[d 7].

L'approvisionnement en eau a longtemps été assuré, à Saint-Maurice-de-Beynost, par une seule fontaine dont la source était issue du Merloux. Jusqu'à 1845, la fontaine « Le Bichet » est ainsi le seul point d'eau du village[d 1] ; sa date de construction est indéterminée mais celle-ci porte la mention « 13 mars 1779 »[d 1]. En 1845, fut installée une seconde fontaine près de la croix dite « De la commune » puis une troisième, Montée de la Paroche, connue sous le surnom de « Bacha »[d 1]. En 1899, fut édifié le réservoir des eaux de la commune, qui permit d'apporter une certaine régularité à l'approvisionnement en eau[d 8]. Il n'est plus utilisé, remplacé par un dispositif alimenté par les sources La Bonnarde et Juffet[réf. souhaitée].

Enfin, on peut évoquer les anciens moulins à eaux de Saint-Maurice-de-Beynost, aujourd'hui disparus[d 2] : le plus ancien fut le Moulin de Merloux (1835) situé au bas de la Montée de la Paroche (près de l'actuelle école primaire). Un second moulin fut construit à partir de 1857 à proximité du canal de Miribel. Ce dernier fut entièrement détruit par un incendie, le 21 avril 1893[d 2] ; il n'en subsiste aujourd'hui que le petit pont qui enjambait le chenal d'arrivée des eaux du moulin.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maurice (angle sud-ouest).
Rue du Coteau.
Montée de la Paroche.

Outre l’église Notre-Dame utilisée pour le culte catholique, une seconde église est située sur le territoire communal : l'église Saint-Maurice. Elle est d'architecture romane et date du XIIe siècle[d 9]. Elle fut remaniée plusieurs fois, jusqu'au XIXe siècle. Elle est située dans le « Haut Saint-Maurice », sur une petite place, à l'intersection entre la montée de la Paroche et la rue du Coteau.

Jusqu'en 1875, elle était entourée de l'ancien cimetière. À cette date, il a été abandonné au profit du nouveau cimetière, localisé un peu plus haut, Montée de la Paroche[d 10]. Toutefois, subsiste la pierre tombale du curé Chardon (mort en 1871).

À côté de la pierre tombale, se trouve un piédestal de statue[Note 12] ; la statue de la Vierge qui était supportée par le piédestal fut volée en 1988[d 9].

Devant la face ouest se dresse le monument aux morts sculpté par Léon Servonnet, tailleur à Meximieux[d 11]. Il fut réalisé dès 1922 mais inauguré tardivement en 1932. À noter que Léon Servonnet a également sculpté le monument aux morts de Thil, installé en 1921[d 11].

Enfin, toujours sur la petite place entourant l’église, se trouvent deux croix parmi les cinq répertoriées à Saint-Maurice-de-Beynost[d 12] : l'une au nord-est (en fer et datant de 1850) et l'autre au sud-est (en pierre et datant également de 1850).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Maurice-de-Beynost du Grand parc de Miribel-Jonage (entouré en noir).
Entrée du parc de La Sathonette.

Une partie du Grand parc de Miribel-Jonage se trouve sur le territoire de la commune. Il se trouve lui-même sur l'Île de Miribel-Jonage qui constitue une zone Natura 2000[67]. Des élus de Saint-Maurice-de-Beynost siègent, à ce titre, au Symalim.

De plus, la commune est dotée du parc de La Sathonette d'une superficie de 2,5 hectares, dans lequel se trouve le « château de La Sathonette »[68] et un certain nombre de bâtiments annexes accueillant, entre autres, un centre aéré, une cantine scolaire et les bureaux du délégué du Procureur de la République.

L'ancien stade de football Roland-Schmitt (du nom de l'entraîneur de l'OSM des années 1940-1950[c 7] et issu du LOU football) de l'Olympique Saint-Maurice (club qui a participé à la fusion Ain Sud Foot en 1999) a été reconverti en jardins familiaux en 2010 par la municipalité[69]. À noter, l'usage oral aujourd'hui disparu, qui consistait à dire qu'on allait « sous les murs » pour indiquer que l'on allait à proximité de La Sathonette[d 13]. Cette expression s'explique par les hauts murs entourant le parc.

Saint-Maurice-de-Beynost et le cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gérard Simonian (1934 - 2003), journaliste sportif, est né et a vécu à Saint-Maurice-de-Beynost.
  • Jean Djorkaeff (1939 - ) a fait ses premières armes de jeune footballeur à l'Olympique Saint-Maurice.
  • Renaud Dutreil (1960 -), homme politique français et ancien ministre a commencé sa carrière politique comme conseiller municipal de Saint-Maurice-de-Beynost[71].
  • Joseph-Désiré Job (1977 - ), joueur de football, international camerounais, a grandi dans la commune.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.

Le blason de Saint-Maurice-de-Beynost fut conçu par le Docteur Rivoire en 1985[c 8]. Dans celui-ci, la croix tréflée d'argent évoque les armes des seigneurs de Montluel, dont Saint-Maurice-de-Beynost dépendait au Moyen Âge[c 8],[Note 13]. Le poisson évoque lui la présence du Rhône sur le territoire communal[c 8]. La bande centrale possède une double interprétation. La première concerne saint Maurice qui refusa de suivre les ordres lui imposant de massacrer des chrétiens ; l’épée d'argent est celle que portaient les officiers de la légion romaine et l'aigle d'or, l'emblème de la légion romaine. Enfin, une tête de saint Maurice apparaît en bas de la bande. Un autre niveau de lecture est d'ordre géographique : la bande représente la Côtière et la voie romaine qui la longeait[74], la partie inférieure du blason représentant la plaine du Rhône au sud et la partie supérieure le plateau de la Dombes, au nord[c 8].


Armes de Saint-Maurice-de-Beynost

La commune de Saint-Maurice-de-Beynost porte :

De sinople à la bande de gueules, chargée en chef d'une aigle d'or, en cœur d'une épée d'argent garnie d'or , et en pointe d'une tête de Saint Maurice de profil nimbée d'or et au col d'argent, toutes posées à plomb, accompagnée en chef d'une croix tréflée d'argent et en pointe d'un brochet contourné en bande du même.
Ce blason est à enquerre.

[modifier | modifier le code]

Logo de Saint Maurice-de-Beynost

Logo de Saint-Maurice-de-Beynost :

Le logo communal est créé à l'initiative[75] d'Odette Mader, alors maire de Saint-Maurice-de-Beynost, en 1994 :
  • la Côtière est symbolisée par le trait vert ;
  • le Rhône est symbolisé par le trait bleu ;
  • le rond non fermé représente Saint-Maurice-de-Beynost comme un pôle d'activité ;
  • le roseau représente la Dombes, région naturelle voisine de la Côtière à laquelle appartient Saint-Maurice-de-Beynost.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Saint-Maurice-de-Beynost.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Théodore Laurent, Essai historique sur Miribel, petite ville de l'ancienne province de Bresse, Laurent libraire, place Saint-Pierre, , 154 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Percevaux, « Saint-Maurice-de-Beynost interroge son passé », Bulletin de la société des naturalistes et archéologues de l'Ain, no 83,‎
  • Guy Brunet, Paul Percevaux et Louis Trenard, Histoire des communes de l'Ain : La Dombes, Horvath, , p. 261-266

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le site du Sandre indique, à tort, que l'embouchure de la Sereine est à Saint-Maurice-de-Beynost (fiche V3000560).
  2. Coordonnées de la Résidence Saint-Maurice : 45° 49′ 48″ N, 4° 59′ 04″ E.
  3. Coordonnées de la ZAC des Brotteaux : 45° 49′ 32″ N, 4° 58′ 30″ E.
  4. La Bresse s'entend ici comme la région incluant alors, la Dombes et la Côtière ; on reconnaît sur la carte la matérialisation du coteau de la Côtière et le Rhône avant son aménagement en canal de Miribel.
  5. En raison de la démission de Jacques Berthou (élu sénateur en 2008), une élection partielle s'est déroulée en 2009 voyant l'élection de Pierre Goubet : résultat de l'élection cantonale de 2009.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. À ne pas confondre avec Marcel Cochet, résistant des maquis de l'Ain et du Haut-Jura et professeur au lycée Lalande de Bourg-en-Bresse. Arrêté, il est déporté jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
  8. Le centre culturel Jacques-Brel fut inauguré en 1987, en présence de la fille du chanteur.
  9. Coordonnées de la CPAM de Saint-Maurice-de-Beynost : 45° 49′ 48″ N, 4° 58′ 55″ E.
  10. Coordonnées de l'EHPAD Les Mimosas : 45° 49′ 56″ N, 4° 58′ 43″ E.
  11. Coordonnées du forum des sports : 45° 49′ 37″ N, 4° 59′ 06″ E.
  12. Il est fréquent en Côtière et surtout en Dombes de trouver une statue de Vierge devant ou à proximité de l'église du village.
  13. Cette croix apparaît toujours dans le blason actuel de Montluel : voir le blason de Montluel.

Références[modifier | modifier le code]

  • Théodore Laurent, Essai historique sur Miribel, petite ville de l'ancienne province de Bresse, Laurent libraire, place Saint-Pierre, , 154 p. (lire en ligne)
  1. p. 14.
  2. a et b p. 15.
  3. Chapitre XI, p. 135.
  4. p. 140.
  • André Buisson, Carte archéologique de la Gaule: 01. Ain, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2877540103, lire en ligne)
  1. p. 157.
  2. p. 28.
  3. a et b p. 29.
  • Annie Schwartz, Saint-Maurice-de-Beynost d'hier à aujourd'hui, (ISBN 2-9515418-0-5)
  1. p. 243-244.
  2. p. 233-237.
  3. p. 217.
  4. p. 294.
  5. a et b p. 320-321.
  6. p. 56-58.
  7. p. 311.
  8. a, b, c et d p. 16.
  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9)
  1. a, b, c et d Les fontaines, p. 176-177.
  2. a, b et c Les moulins, p. 179-180.
  3. a, b, c, d et e Histoire de Saint-Maurice-de-Beynost, p. 162-163.
  4. Histoire de Beynost, p. 77.
  5. a, b et c L’église Notre-Dame, p. 164.
  6. Chapelle près de l'usine Rhône-Poulenc (pour mémoire), p. 170.
  7. Lavoir communal, p. 176.
  8. Grand réservoir des eaux de la commune, p. 176.
  9. a et b L'ancienne église, p. 164-170.
  10. Ancien cimetière, p. 170.
  11. a et b Monuments aux morts de Thil, p. 194.
  12. a, b, c et d Les croix, p. 170-172.
  13. Sous les murs, p. 181.
  • Autres références
  1. « Nom des habitants des communes françaises, Saint-Maurice-de-Beynost », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 11 septembre 2012).
  2. « Les acteurs du Parc », sur le site du grand parc de Miribel-Jonage (consulté le 11 septembre 2012).
  3. Carte géologique de Saint-Maurice-de-Beynost sur Géoportail. consulté le 14 septembre 2012.
  4. « Fiche du Rhône », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le 11 septembre 2012).
  5. « Fiche du Rizan », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le 11 septembre 2012).
  6. « Fiche du ruisseau des Ormes », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le 11 septembre 2012).
  7. ZNIEFF 820031397 - Bassin de Miribel-Jonage sur le site de l’INPN. Consulté le 16 novembre 2012.
  8. a et b « Lyon-Bron, 200 m - [1961-1990] », sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 11 septembre 2012).
  9. a et b [PDF] « Carte du réseau 2010 », sur le site du conseil général de l'Ain (consulté le 11 septembre 2012).
  10. Communauté de vues, mensuel de la communauté de communes de Miribel et du Plateau, no 15, janvier 2012, p. 7.
  11. « Informations pratiques sur les gares : Halte ferroviaire de St-Maurice-de-Beynost », sur le site SNCF TER Rhône-Alpes (consulté le 11 septembre 2012).
  12. « Monographie de la cité ouvrière de Saint-Maurice-de-Beynost (00050397) », sur le site du ministère de la culture (consulté le 11 septembre 2012).
  13. [PDF]« Élaboration du Plan Local d'Urbanisme, Sur le plan démographique, p. 5 », sur le site de la mairie de Saint-Maurice-de-Beynost (consulté le 9 novembre 2012).
  14. « Les Folliets », sur le système d'information géographique du secrétariat général du Comité interministériel des villes (consulté le 11 septembre 2012).
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o [PDF] « Statistique Insee de Saint-Maurice-De-Beynost », sur le site de l'Insee, (consulté le 11 septembre 2012).
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