Saint-André-de-Corcy

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Saint-André-de-Corcy
Vue du monument aux morts et de la mairie de Saint-André-de-Corcy, au second plan.
Vue du monument aux morts et de la mairie de Saint-André-de-Corcy, au second plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Villars-les-Dombes
Intercommunalité Dombes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Baron
2014-2020
Code postal 01390
Code commune 01333
Démographie
Population
municipale
3 016 hab. (2014)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 38″ nord, 4° 57′ 10″ est
Altitude Min. 279 m – Max. 306 m
Superficie 20,73 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-saint-andre-de-corcy.fr

Saint-André-de-Corcy est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-Corcy se situe sur le plateau de la Dombes, au milieu des étangs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint André de Corcy
Monthieux Saint-Marcel
Civrieux Saint André de Corcy
Mionnay Montluel

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

La première mention historique de Saint-André de Corcy remonte à 1095 : c’est alors l’« Ecclesia Sancti Andree cum capella que est in castro Corziaci ». Saint-André de Corcy s’appelait autrefois « Nemerosum », le « boisé » puis « Coriciacum » « endroit cultivé sur une petite élévation » Le village doit son origine à l’ancien château de Corcy (XIe siècle), possession des sires de Villars et de Beaujeu, puis au 14e des dauphins du Viennois, il fut alors détruit et remplacé par le château de Montribloud. Divisé en deux hameaux, l’église en haut et la croix blanche en bas, la commune avait une vocation agricole. L’association des termes « Saint-André » et « Corcy » montre fort bien les efforts de rechristianisation entrepris par les abbayes comme Cluny au XIe siècle en Dombes. Le village s’établit alors sur la butte de l’église, tandis que le château se situe un peu à l’est sur la poype de Roussière. Amené plus tard à se développer, le hameau de la Croix blanche se situe au carrefour des routes de Lyon à Strasbourg par Besançon, de Montluel à Ambérieux-en-Dombes et de Trévoux à Pérouges et Meximieux. Au Nord du village, le hameau « L’Hôpital » semble indiquer la présence au Moyen Âge d’un hôpital pour pèlerins, peut-être ceux de Saint-Jacques-de-Compostelle venant de Suisse et d’Autriche en route vers Lyon et Le Puy.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1227, Étienne Ier de Thoire-Villars prit en fief le château de Saint-André des mains d’Humbert III de Beaujeu. Il sera l’occasion d’autres hommages en 1253 et 1271. Lors des guerres delphino-savoyardes au début du XIIIe siècle, le château paraît avoir été détruit et remplacé par celui de Montribloud, au sud-ouest du village. De l’ancien château, il ne reste que la poype. La paroisse de Saint-André se divise entre les seigneuries de Montribloud et de Sure jusqu’à la Révolution. De nombreux étangs parsèment le paysage et affirment l’activité essentiellement agricole de Saint-André.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le village voit la création d’un relais de diligences, puis la création de la ligne de chemin de fer de Lyon à Bourg-en-Bresse ce qui entraîne l’assèchement d’une partie des étangs. À la fin du XXe siècle, le village s’est beaucoup développé à la suite du phénomène de la rurbanisation exercée en marge de la ville de Lyon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Pierre Baron DVD-LR Retraité
mars 2001 mars 2008 Henri Ramirez DVG  
juin 1995 mars 2001 Pierre Bernard DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 016 habitants, en augmentation de 0,3 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328 283 309 361 379 406 470 547 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
551 594 615 676 741 750 804 805 710
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
679 700 714 671 693 720 666 687 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
731 780 900 2 131 2 547 3 101 2 992 2 959 3 016
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune possède un patrimoine naturel très impressionnant de par la diversité de faune et de flore qu'elle abrite. Néanmoins, la disparition des étangs couplée à la gestion catastrophique des zones agricoles (usage des pesticides à outrance) met gravement en péril cette biodiversité.

La commune refuse actuellement de s'intégrer dans une démarche de Parc naturel régional, laissant de ce fait penser que le patrimoine naturel ne fait pas partie de ses intérêts.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La motte castrale de Saint-André-de-Corcy, inscrite aux Monuments historiques.

Outre l'église Saint-André, la commune compte plusieurs monuments sur son territoire dont plusieurs châteaux :

  • Poype de Rozières ou Roussière
La motte castrale[5] est le vestige d'un ancien château de terre du XIe siècle. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monument historique par arrêté du 19 septembre 1989[6].
  • Château de Montribloud
Article détaillé : Château de Montribloud.
Cet ancien château fort, élevé sur une poype par Humbert V de Thoire-Villars au début du XIVe siècle fut restauré au XIXe siècle[7] dans un style néo-classique. Le château fut le centre de la seigneurie, puis de la baronnie et enfin du comté de Montribloud. Le château[8] est situé à 3 kilomètres au sud-ouest du bourg, par un chemin qui s'embranche à l'ouest sur la route départementale 43, près de l'étang de Chavalet.
Le château est rebâti vers 1650.
  • Poype des sires de Villars
Les sires de Villars font aveu de la poype en 1227 aux sires de Beaujeu.

Une gare est également située sur le territoire communal.

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

  • Une brocante est organisée annuellement au mois de septembre.
  • Durant le printemps est organisé une fête appelé "les conscrits" où l'on peut assister à un défilé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Barthoux 1987, p. 123-124.
  6. « Motte castrale », notice no PA00116604, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 1005.
  8. Barthoux 1987, p. 121-122.
  9. Barthoux 1987, p. 122-123.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Saint-André-de-Corcy.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Barthoux, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Reyrieux, , 161 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]