Beynost

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Beynost
La mairie de Beynost, en juin 2011.
La mairie de Beynost, en juin 2011.
Blason de Beynost
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Miribel
Intercommunalité Miribel et du Plateau
Maire
Mandat
Caroline Terrier
2016-2020
Code postal 01700
Code commune 01043
Démographie
Gentilé Beynolans
Population
municipale
4 541 hab. (2014)
Densité 427 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 24″ nord, 4° 59′ 58″ est
Altitude Min. 174 m – Max. 322 m
Superficie 10,64 km2
Localisation

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Liens
Site web beynost.fr

Beynostprononcé /beno/ — est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, à environ 15 km de Lyon. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon ainsi qu'à la région naturelle de la Côtière.

Traversée par l'A42 et le canal de Miribel, la commune accueille également sur son territoire une partie du Grand parc de Miribel-Jonage.

Aux XIXe et XXe siècles, Beynost noue une histoire particulière avec nombre de médecins renommés, dont Alexandre Lacassagne ou encore Henry Gabrielle qui fut également maire de la commune pendant plus de vingt ans.

En 2008, très peu d'habitants de Beynost y travaillent : au contraire, près de 60 % des actifs de 15 ans ou plus, ayant un emploi et résidant à Beynost, travaillent dans un autre département que l'Ain, en particulier dans le Métropole de Lyon.

Ses habitants sont appelés les Beynolans[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Beynost est située entre les communes de La Boisse et Saint-Maurice-de-Beynost. Beynost appartient à la Côtière, zone qui borde la basse plaine de l'Ain et du Rhône, au sud de la Dombes et à 15 minutes de Lyon par l'autoroute A42 : une grande partie du territoire communal est située sur le coteau de la Côtière ; la partie méridionale du territoire communal, les « Brotteaux » accueille une partie de la ville jusqu'au canal de Miribel. La partie sud du canal correspond à une petite partie de l'île de Miribel-Jonage et donc au Grand parc de Miribel-Jonage ; à ce titre, la commune de Beynost fait partie du syndicat mixte pour l’aménagement et La gestion du Grand parc de Miribel-Jonage.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beynost
Tramoyes
Saint-Maurice-de-Beynost Beynost La Boisse
Meyzieu (Métropole de Lyon) Thil

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Beynost est, en termes de relief, séparée en deux parties distinctes[2] : au sud, la zone la moins élevée culminant à environ 174 m appelée « les Brotteaux » est composée du parc de Miribel-Jonage et d'une zone entourant le canal de Miribel. Plus au nord, la route départementale « RD 1084 » (anciennement la route nationale 84 et connue sous l'appellation « Route de Genève ») marque le début du coteau sur lequel se trouve le « Haut-Beynost » et qui culmine à 322 m. Ce coteau débouche sur ce qui devient ensuite le plateau de la Dombes ; il est également l'explication de la toponymie de la Côtière. Les sols ont pour origine des formations sédimentaires provenant du quaternaire récent[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Embouchure de la Sereine dans le canal de Miribel à Beynost.

La commune de Beynost est traversée par le canal de Miribel[4], dérivation artificielle du Rhône qui débute à Jons et à Niévroz et qui aboutit à Caluire-et-Cuire.

Elle est également traversée par la Sereine[5], cours d'eau de 24,8 km de la Côtière qui se jette dans le canal de Miribel sur le territoire de Beynost. Une petite passerelle située sur le chemin de halage permet de franchir la Sereine à l'embouchure. Enfin, le ruisseau des Ormes[6], long de 7 km coule dans le canton de Miribel et dans l'ancien canton de Montluel et en particulier à Beynost. C'est un affluent du ruisseau des Échets.

La commune est particulièrement exposée au risque naturel d'inondations en raison des ruissellements sur le « coteau » (et dans une moindre mesure en raison des crues éventuelles du canal de Miribel) induisant ainsi une politique dédiée de prévention des risques naturels.

À noter qu'une ligne de source traverse le territoire communal, dans la partie inférieure du coteau[7]. Cela explique le grand nombre de sources présentes sur le territoire communal mais également les ruissellements évoqués précédemment.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental avec des influences méditerranéennes : les étés sont chauds et ensoleillés et les hivers rigoureux.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Lyon-Bron recueillies sur la période 1961 - 1990. La station météo de Lyon Bron est située à environ 20 km à « vol d'oiseau » de Beynost. Elle est située à une altitude de 200 m.

Relevés météorologiques de la station de Lyon-Bron 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 1 2,8 5,5 9,3 12,6 15 14,4 11,7 8,2 3,4 0,4 7
Température moyenne (°C) 2,6 4,5 7,2 10,3 14,3 17,9 20,8 20 17,1 12,5 6,7 3,2 11,4
Température maximale moyenne (°C) 5,7 8,1 11,6 15,2 19,4 23,2 26,6 25,6 22,4 16,8 10,1 5,9 15,9
Précipitations (mm) 54,1 54,5 62,9 67,8 86 76,6 60,6 76,7 75,2 79,5 71,4 59,2 824,8
Humidité relative (%) 84 80 74 71 72 70 65 70 76 82 84 86 76
Source : Infoclimat[8]


Relevés météorologiques de la station de la station de Lyon-Bron 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 15,1 11,5 8,2 1,8 0 0 0 0 0 0,5 6,6 14,5 58,3
Source : Infoclimat[8]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Beynost se trouve au centre d'un réseau important de communications routières et autoroutières.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

L'A42 photographiée depuis le chemin de Sermoraz à Beynost. Au loin, le péage de Beynost ; à droite, la zone des Batterses qui accueille le centre commercial Beynost 2.

Le territoire de la commune est traversé par l'autoroute A42 dont une sortie dessert la commune au niveau du péage de Beynost : l'aire de Beynost accueille la sculpture La Cascade de Beynost.

L'autoroute A432 traverse la commune via le viaduc de la Côtière dont une large partie est à Beynost. Il est parallèle à son jumeau homonyme mais ferroviaire, le viaduc de la Côtière (ferroviaire) emprunté par la ligne Ligne Grande Vitesse Rhône-Alpes (ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis). Ce dernier viaduc est l'un des ponts les plus longs de France.

La route départementale RD 1084, anciennement route nationale 84, également appelée « Route de Genève », traverse la ville, en longeant le coteau.

Autobus[modifier | modifier le code]

Bus Colibri à l'arrêt gare de Beynost.

La commune de Beynost est desservie par les lignes 1 et 2 de Colibri dont l'exploitation a débuté en février 2012. Il y a neuf arrêts à Beynost.

Les cars départementaux du conseil général de l'Ain, ont plusieurs arrêts sur le territoire de la commune, sur la RD 1084 : la ligne 132[9], entre Bourg-en-Bresse et Lyon et la ligne 171[9], entre Montluel et Lyon. Il existe une intermodalité avec le réseau Colibri.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Halte SNCF, la gare de Beynost est desservie par des trains TER Rhône-Alpes qui circulent sur la ligne de Lyon-Perrache à Genève. Les lignes 1 et 2 de Colibri desservent la gare.

La Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève met en service la section de ligne entre Lyon et Ambérieu-en-Bugey, par Miribel, le  ; le chemin de fer dessert donc Beynost depuis le XIXe siècle.

Contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise[modifier | modifier le code]

La commune de Beynost est concernée par le projet de CFAL à l'extrémité est de son territoire : en effet, c'est là que le raccordement voyageurs de La Boisse rejoindra la ligne existante ligne de Lyon-Perrache à Genève[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

En 2008, le nombre total de logements dans la commune était de 1 734[11]. Parmi ces logements, 93,5 % étaient des résidences principales, 0,7 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants.

Ces logements étaient pour 80,2 % d'entre eux, des maisons individuelles et pour 19,0 % des appartements. La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 79,5 %[11].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Chantier de construction de l'aire d’accueil des gens du voyage, à Beynost, en mars 2012.

Une des compétences de la communauté de communes de Miribel et du Plateau étant « l'accueil pour les gens du voyage : acquisition, aménagement et gestion de l'ensemble des aires d'accueil et terrains de grand passage »[12], la communauté de communes a entrepris la construction d'une aire d’accueil des gens du voyage à Beynost, chemin du Pilon, à proximité de la piste de BMX. Les travaux ont commencé en octobre 2011 pour une livraison de cette aire d'une capacité de 24 caravanes, espérée en avril 2012[13].

Il existe également un projet municipal de passage souterrain à Beynost : il passerait sous la voie ferrée et relierait l’impasse des Peupliers et l’impasse du Stade[14] ; ce projet rencontre une certaine hostilité des riverains concernés[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Beyno au XIIe siècle, Beynoz en 1225[16], Bayno au XIIIe, pour prendre son nom actuel à partir de la Révolution française[17].

Du nom de personne gaulois Baginos[18] ou peut-être du nom de personne roman Bagiennus[19], suivi du suffixe ligure -oscu(m) (cf. nom en -osc)[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Panonceau du « Chemin de la voie romaine » à Beynost, qui emprunte l'itinéraire présumé de la voie romaine reliant Lugdunum à Montluel.

Les premières habitations se fixent près des sources aux alentours du 1er âge de fer (800 ans av. J.-C.), puis se déplacent sur le plateau. En effet, lors des travaux relatifs au viaduc de la Côtière ferroviaire, plusieurs séquences d'occupations sont découvertes[17].

Durant l'Antiquité, le territoire communal actuel se trouve sur le territoire des Ambarres, une tribu gauloise dont le nom signifie « vivant des deux (*amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) ». Cette terminologie se retrouve également dans le nom d'Ambérieux-en-Dombes en amont du Rhône et au nord-est de Beynost. La conquête romaine ne laisse pas de trace tangible dans le département et le territoire est mal connu. Toutefois, la présence romaine a entraîné un glissement de la population vers le coteau, probablement dû à la traversée de la voie romaine d'Helvétie et de Germanie.

À l'époque gallo-romaine, le territoire est traversé par une voie romaine qui relie Lugdunum, l'antique ville de Lyon, aux points plus en amont du Rhône, comme Montluel, pour aboutir à Saint-Sorlin-en-Bugey où l'on perd sa trace plus à l'est[20]. Il n'est pas exclu que cette voie atteigne la ville actuelle de Genève pour relier Lugdunum, alors capitale des Gaules avec les colonies de Noviodunum (actuelle Nyon sur les bords du lac Léman) et d'Augusta Raurica (actuelle Augst) en Helvétie[21]. La navigabilité du Rhône est sujette à caution. Bien que des matériaux ont été transportés depuis l'amont, comme les pierres de Seyssel, les preuves attestant l'utilisation du Rhône sont trop ténues pour l'envisager comme un axe économique important[21].

Du point de vue archéologique, quelques traces antérieures à l'occupation romaine ont été découvertes sur le territoire de la commune, comme une épée dite « hongroise » datant du Bronze final III (-850 à -700)[22]. Un site archéologique situé à Beynost est ainsi considéré comme l'un des plus remarquables de l'Ain[23]. Le site dit des « Grandes croix » a été fouillé en 1989-1990 sous la direction de Sylvain Motte[23] préalablement à la construction du viaduc ferroviaire de la Côtière[23]. Ont été mises au jour trois occupations du premier âge du fer et de l'époque gallo-romaine. On recense ainsi les traces d'un habitat gallo-romain et un atelier au lieu-dit les Petites-Croix, les ruines d'une villa gallo-romaine entre le Grand-Peuplier et le Grand-Tilleul ainsi que des débris de tegulæ et des traces de foyer entre Le Péchu et la vieille église[22] (la première église Saint-Julien).

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte de la Bresse du XVIe siècle indiquant Beynost sous la dénomination « Benou »[Note 1].

À partir du Xe siècle, les paroissiens des différents hameaux se réunissent autour d'une même église paroissiale : Saint-Julien. Au XIe siècle[7] contrairement à Thil mais comme Saint-Maurice-de-Beynost, Beynost est tournée vers Montluel et non Miribel[7] : en effet, le village dépend de la seigneurie de Montluel[7]. Le , Jean Le Bon cède les terres seigneuriales de Montluel (dont Beynost) à Amédée VI de Savoie[7] ; cette cession est entérinée par le traité de Paris de 1355. Le , par le traité de Lyon, Henri IV annexe les possessions savoyardes de la région, à la France : Beynost est alors entièrement française.

Du XVIe siècle au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue dans les années 1910 : vignes au premier plan ; à droite la mairie actuelle et la seconde église Saint-Julien.
La rue centrale de Beynost, avant 1918.

Au XIXe siècle, il existe de nombreuses vignes sur le coteau[24]. Grâce à une multitude de petits métiers liés à la proximité de Lyon, la commune n'a pas à subir un exode rural important et, à la fin du XIXe siècle, on y trouve de nombreux petits ateliers familiaux de métiers liés à l'industrie textile (passementiers, teinturiers et tisserands)[7].

Le développement des transports (ligne de chemin de fer dans la seconde moitié du XIXe siècle, puis ligne de tramway au début du XXe)[7] contribue à l'accroissement de multiples activités notamment agricoles : lait et élevage, culture maraîchère, dont le petit pois de Beynost qui fait partie des traditions de la commune[Note 2].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Beynost dépend du camp Didier basé à Mionnay, le 4e secteur de l'armée secrète dans le Rhône[25]. Le camp Didier participe à la libération de Meximieux, évènement qui vaut à cette ville d'être décorée de la médaille de la Résistance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au second tour de l'élection présidentielle de 2002[26], les électeurs ont voté à 77,28 % pour Jacques Chirac (RPR) et à 22,72 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), avec une participation de 75,43 % ; au second tour de l'élection présidentielle de 2007[27] la participation est bien supérieure : 87,69 %. 64,63 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP) et 35,37 % pour Ségolène Royal (PS). En 2007[28], 67,50 % ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP) contre 32,50 % pour Ségolène Royal (PS). La participation, en hausse comparée à 2002, a atteint 88,73 %. En 2012, le premier tour voit Nicolas Sarkozy (UMP) arriver en tête avec 37,07 % des suffrages exprimés, suivie de François Hollande (PS) avec 15,82 % et Marine Le Pen (FN) crédité de 19,46 % ; la participation a été de 84,29 %[29]. Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporte avec 60,86 % des suffrages exprimés contre 39,14 % à François Hollande. La participation, un peu plus faible qu'au premier tour, est de 83,18 %[30].

Répartition du conseil municipal[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune, à la suite des élections municipales de 2008 :

Groupe Président Effectif Statut
Beynost autrement
Michel Nicod
21
majorité (DVD)
Nouveau visage Beynost
Isabelle Cadet
4
opposition (DVD)
Pour Beynost, une vie différente
Christian Bardin
2
opposition (DVD)

Le maire dispose de huit adjoints et de dix-huit conseillers (dont six de l'opposition dans le conseil élu en 2008)[31].

Dissensions de juin 2011[modifier | modifier le code]

En juin 2011, des dissensions apparaissent entre le maire Michel Nicod et certains conseillers municipaux et adjoints de sa majorité, ces derniers jugeant son mode de gestion trop autoritaire[32],[33]. Le maire a décidé de retirer[32], courant juin 2011, la délégation de signature à la communauté de communes de Miribel et du Plateau pour certains élus (à la fois, concernés par le conflit et représentants de Beynost) avant d'obtenir par un vote au conseil municipal la suppression de la fonction d'adjoint pour quatre d'entre eux[34]. Le , l'un d'entre eux, Pierre Niel, retrouve sa fonction d'adjoint[35].

Démission de Michel Nicod en 2016[modifier | modifier le code]

En avril 2016, le maire Michel Nicod annonce sa démission prochaine et émet le souhait d'être remplacé à ce poste par Caroline Terrier, conseillère municipale et élue au conseil départemental[36]. Caroline Terrier est effectivement élue maire en mai 2016[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Beynost.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, huit maires se sont succédé.

Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Henry Gabrielle[38]   médecin
1965 1969 Lucien Breton[39]    
1969 1981[Note 3] André Enjolras[39]    
1981 1983 Michel Derain[39]    
1983 1985 Jean Lamy    
1985 1995 Yves Voisin    
1995 2008 Claude-Jean Garnier DVD  
2008 2016 Michel Nicod DVD Retraité
2016 en cours Caroline Terrier DVD  

Les « maires André »[modifier | modifier le code]

Rue des Maires André, à Beynost.

De 1833 à 1944, quatre maires André se succédèrent de père en fils, à la tête de Beynost[38]. Claude (1789 - 1866) fut maire de 1832 à 1843[38] ; son fils Claude (1815 - 1903) de 1872 à 1878 et de 1884 à 1888[38] ; son petit-fils Jean-Marius (1860 - 1931) sera maire de 1888 à 1931 ; enfin, Claudius (1891 - 1945), polytechnicien, son arrière petit-fils est maire de 1932 à 1944[38].

Jean André (né en 1795), maire de 1843 à 1845, n'a pas de liens familiaux prouvés avec la famille précédente[38].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Déchèterie communautaire, située à Miribel.

Appartenant à la communauté de communes de Miribel et du Plateau, la commune de Beynost participe au fonctionnement de la déchèterie communautaire, située à Miribel, sur la zone industrielle de la Tuillière[40].

Prévention des inondations[modifier | modifier le code]

Le risque d'inondations dues au ruissellement sur le coteau est particulièrement élevé à Beynost[41] ; en effet, à l'instar de ses voisines, la commune a déjà fait l'objet d'arrêtés de catastrophe naturelle pour cause d'inondations. Beynost est donc partie prenante du plan de prévention initié par la communauté de communes de Miribel et du Plateau ; en particulier, la création de bassins de rétention (dans chaque commune) et la construction de gabions (empierrement) sur le coteau, destinés à casser la vitesse de ruissellement[42]. Plusieurs équipements de lutte et de prévention contre le ruissellement se trouvent sur le territoire de la commune ; outre l'arboretum de Beynost, on peut citer : le bassin d'infiltration « Le Mont », le bassin écrèteur de Lormoz, le piège à limons « Le Trivoly » ou encore l'aménagement des torrents « Le Pannerel » et de « Pisse Moine ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'avenue Ostfildern à Montluel.

Au , Beynost est jumelée avec Ostfildern (Allemagne)[43] dans le cadre de l'association de jumelage entre cette ville allemande d'une part, Montluel[44] et sa communauté de communes d'autre part. Ce jumelage existe depuis 1978.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Beynost.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 4 541 habitants, en augmentation de 3,89 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
770 847 862 922 870 852 833 869 909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
906 945 960 862 855 869 833 858 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912 850 865 913 955 1 303 1 117 1 128 1 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 386 1 763 2 311 2 714 3 141 3 530 4 063 4 371 4 541
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (20 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,8 % contre 48,7 % au niveau national et 50 % au niveau départemental). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Beynost en 2008 en pourcentage[49]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
5,5 
75 à 89 ans
7,1 
13,4 
60 à 74 ans
14,6 
21,9 
45 à 59 ans
20,5 
19,9 
30 à 44 ans
22,1 
16,9 
15 à 29 ans
14,4 
22,4 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Ain en 2008 en pourcentage[50].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,3 
75 à 89 ans
8,1 
12,2 
60 à 74 ans
12,6 
20,8 
45 à 59 ans
20,2 
22,2 
30 à 44 ans
21,7 
18,0 
15 à 29 ans
16,6 
21,1 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Louis-Armstrong de Beynost.

La commune dispose d'une école maternelle, d'une école primaire, d'un service d'aide au devoir et d'une garderie pour les élèves (GABI) et du collège Louis-Armstrong.

En outre, le lycée de la Côtière à La Boisse est très proche.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2008, six médecins généralistes sont installés dans la commune[51] ; sont installés également : un dentiste, trois infirmiers, trois kinésithérapeutes et une pharmacie[51]. Enfin, en 2008 toujours, était présent à Beynost, un service de soins à domicile pour les personnes âgées[51].

Le service d'urgence le plus proche est celui de la clinique « Lyon Nord » à Rillieux-la-Pape.

Sports et associations[modifier | modifier le code]

Un pilote de moto-cross sur la piste de la Flèche motocycliste de Beynost.

Le complexe sportif « Le Mas de Roux », permet la pratique du tennis, du football et du basket-ball. En outre, il est également possible de pratiquer le volley-ball, l'escrime et la danse. Plusieurs clubs sportifs sont actifs : club d'arts martiaux, club de musculation ou encore de moto-cross avec la Flèche motocycliste de Beynost (FMB) qui possède une piste à Beynost (45° 50′ 53″ N, 5° 00′ 16″ E).

De plus, une vie associative réunit de nombreux Beynolans dans la pratique d'activités diverses, parmi lesquelles le soutien aux écoles (Sou des Écoles Laïques), la pratique et l'enseignement de la musique (l’Espérance de Beynost et l’association musicale Gabriel-Chardon[Note 5]) et la cinéphilie (le cinéma associatif ABCD propose deux projections mensuelles dans la salle du Mas de Roux).

Football[modifier | modifier le code]

L'ES Beynost, le club de football historique de la commune, a fusionné en 1999 avec trois autres clubs de la Côtière, pour donner naissance à Ain Sud Foot, club basé à Saint-Maurice-de-Beynost. L'ES Beynost avait réussi en coupe de France 1991-1992 à atteindre le 7e tour de la compétition (opposé à Cluses-Scionzier, alors club de CFA). Son président était alors Maurice Bourgeon, actuel président de Ain Sud Foot (au ).

Bicycle motocross[modifier | modifier le code]

Vue de la piste du Beynost BMX La Côtière.

Un club de BMX est basé à Beynost, le Beynost BMX La Côtière[52], où le club dispose d'une piste, chemin du Pilon (dans la partie sud du territoire de Beynost, à proximité du Grand Parc), inaugurée le [53]. À noter que le club a organisé sur sa piste, une épreuve de la coupe de France de BMX, les 6 et [54].

Plusieurs pilotes du club ont obtenu des titres et des podiums nationaux et internationaux[53] : Guillaume Tourand est 2e aux championnats d'Europe 1993 alors que Christophe Boul devient champion d'Europe et du monde la même année, en BMX Cruiser. En 1994, Christophe Boul est à nouveau champion d'Europe. En 1996, Dimitri Jeziorek fait un podium aux championnats de France 1996 alors que Pierre Pithion termine 3e des championnats d'Europe 1996 avant de finir 5e, la même année, aux championnats du monde.

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal le Progrès propose une édition quotidienne dédiée à la Dombes et à la Côtière.

Les journaux Voix de l'Ain et le Journal de la Côtière sont des hebdomadaires qui proposent des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain.

La chaîne France 3 Rhône-Alpes est disponible dans la région.

Une station radio locale est émise depuis Montluel, la Fréquence Côtière[55]. Depuis les années 2000, son nom a évolué pour devenir la station FC radio, l'essentiel.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Au sein du diocèse de Belley-Ars dans l'archidiocèse de Lyon[56], la commune dépend du groupement paroissial de Miribel[57] qui dispose d'un lieu de culte à Beynost : la seconde église Saint-Julien de Beynost. Au sein de ce groupe paroissial, se trouvent également : Miribel, Thil, le Mas Rillier, Saint-Maurice-de-Beynost, Neyron et Les Échets, c'est-à-dire les paroisses se trouvant dans le canton de Miribel.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Deux salles de prières du culte musulman sont situées à Montluel, à proximité de Beynost[58].

Témoins de Jéhovah[modifier | modifier le code]

Les Témoins de Jéhovah disposent d'une « salle du Royaume » à Beynost[59].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête de l'Insee[11], le revenu moyen net par foyer était en 2008 de l'ordre de 31 911 euros par an. 70,8 % des foyers fiscaux de la commune étaient alors imposables.

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage[Note 6] était de 23 633 €, ce qui plaçait Beynost au 1 591e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[60].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, la population de Beynost se répartissait[11] ainsi : 75,2 % d'actifs et 8,8 % de retraités ; le taux de chômage était de 4,4 % contre 4,8 % en 1999[11]. Seulement 19,7 % des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résidaient à Beynost, travaillaient à Beynost ; 19,8 % travaillaient dans l'Ain et 59,5 % dans un autre département que l'Ain, notamment dans le Métropole de Lyon.

Population active de 15 à 64 ans selon la catégorie socioprofessionnelle à Beynost

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers Population active totale
2008 4 150 496 654 386 327 2 033
1999 12 156 320 472 336 280 1 588
Sources des données : Insee[11].

Une agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi est localisée à proximité de Beynost, sur le territoire de Miribel.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , Beynost comptait 472 établissements[11] : 11 établissements agricoles, 39 spécialisés dans une activité industrielle, 47 dans la construction, 331 dans le commerce et 5 relatifs au secteur administratif.

En 2010, 45 entreprises ont été créées sur le territoire dont 39 sous le régime auto-entrepreneur[11].

Entreprises notables de la commune[modifier | modifier le code]

L'établissement français du sang Auvergne-Rhône-Alpes[Note 7], France Air société spécialisée dans le traitement d'air[Note 8] et Max Aventures[Note 9] (parc de jeux et d'animations en salle, pour les enfants), sont établis à Beynost. En outre, on peut citer la zone d'aménagement concerté des Baterses incluant le centre commercial Beynost 2 organisé autour d'un hypermarché E.Leclerc.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Julien de Beynost en 2012.

L'église Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Julien de Beynost.

Cette église romane construite avant le XIIe siècle[61] se trouve à proximité de la mairie. Elle dépendait originellement de l'abbaye de l'Île Barbe, cette tutelle se perpétuant jusqu'en 1769[61]. Le , Guy Vernat, vicaire de Bresse fait construire une première chapelle[61] : cette chapelle restera associée à la famille Debout (famille de Henri Debout évêque de Genève), jusqu'à sa démolition en 1911[61]. Le , la veuve d'Étienne Vincent-Marniola, haut fonctionnaire français sous le Premier Empire et enterré à Beynost, fait construire une 4e chapelle ou elle fera déplacer le corps d'Étienne-Aimé Vincent, son fils, mort en bas âge[61]. Malgré des restaurations au XIXe siècle, l'église cesse d'être un lieu de culte le [61] ; elle est alors transformée par l'architecte Barthélémy Delorme en salle des fêtes mise en service en 1911 (à noter que Barthélémy Delorme est également l'architecte de la seconde église de Beynost). L'église cessera d'être une salle des fêtes en 1989[61].

Devant l'église se trouve le monument aux morts du village, construit sous le mandat du maire Marius André, en 1922[62].

La seconde église Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Vue de la seconde église de Beynost.

À la suite d'un legs d'une paroissienne, Catherine Meillard, stipulant qu’une église devait être construite avec la somme de 60 000 francs-or, cela dans un délai de quelques années[63], le projet d'une nouvelle église se concrétisa ; le , le conseil municipal et son maire Claude André évoquent la construction de cette nouvelle église[64]. L'adjudication pour sa construction est donnée dès le au Lyonnais Alexandre Bourdeaux. L'architecte de l'église est le même que celui de la transformation de l’église Saint-Julien en salle des fêtes, Barthélémy Delorme[64] (il était le cousin du maire Claude André[63]). La construction elle-même ne coûte rien à la commune[63] grâce notamment à l'intervention du député Alexandre Bérard[63]. La commune se charge, elle, du déplacement du mobilier religieux de la première à la seconde église et celle-ci est inaugurée le en présence de Monseigneur Labeuche, évêque de Belley[64]. Cette église, tout comme la première, est dédiée à Saint-Julien[63].

Chapelle Saint-Pierre (disparue)[modifier | modifier le code]

Située quartier Saint-Pierre (à proximité de l'EFS Rhône-Alpes), elle aurait été construite vers 710[65]. Une vente aux enchères l'attribue à Jean Ballufin, en 1790[65] (vente enregistrée le à Montluel[65]). Aujourd'hui, rien ne reste de la chapelle si ce n'est une plaque commémorative[65].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie et poste de Beynost[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie de Beynost, au début du XXe siècle.

Le plan de ce bâtiment fut établi le [66]. En 1896, le bâtiment est transformé en bureau de poste[66]. Enfin, en 1981, le bâtiment devient la cure du village[66]. En 2012, le bâtiment est occupé, entre autres, par l'association d'histoire locale Mémoire d'hier pour demain qui se réunit deux lundis par mois.

Mairie actuelle[modifier | modifier le code]

Le , est décidée la construction d'une mairie - école, un projet d'utilisation en bureau de poste étant à l'ordre du jour[67]. Cette cohabitation entre les deux fonctions durera jusqu'à 1977 et la construction du groupe scolaire. Aujourd'hui, seule la mairie occupe le bâtiment.

Les viaducs de la Côtière[modifier | modifier le code]

Les deux viaducs de la Côtière en 2014.

Le viaduc ferroviaire de la Côtière (construit en 1991) et le viaduc autoroutier de la Côtière (construit en 2011) passent à Beynost. Le viaduc ferroviaire de la Côtière est le plus long pont de l’Ain et l'un des plus longs de France.

Le château du Soleil[modifier | modifier le code]

Tour du château du Soleil.

Ce château datant du XVIe siècle appartint aux seigneuries locales successives. Nicolas Grolier, seigneur du Soleil, le décrit ainsi en 1626[68] :

« Château et maison noble de franc alleu du Soleil, consistant en deux grandes cours closes, accompagnées et environnées, de plusieurs chambres, salles, caves, tours rondes et carrées, colombier, chapelle, avec un porche garni de mâchicoulis et de meurtrières et des girouettes où sont distinctes les armoiries du dit-seigneur du Soleil, le tout clos de murailles ». Le château fut mis aux enchères en 1793 et vendu[69]. Le château changera régulièrement de propriétaire dont Henry Gabrielle dans les années 1930. À noter que le château du Soleil est représenté dans le cadran inférieur droit du blason de Beynost.

À proximité du château, se trouve une entrée de sarrasinière[70]. Celle-ci semble prendre la direction nord ; une tradition la ferait aboutir (sans certitude) au château de Margnolas[70].

La villa Monderoux[modifier | modifier le code]

Vue de la Villa Monderoux.

Situé chemin du Monderoux[Note 10], la Villa Monderoux est une grande demeure Beynolane qui appartint en 1551 à Henri Roux de Chevrier[71] (d'où le surnom de Mas du Roux[71]). La Villa Monderoux fut au XIXe siècle, propriété de Claude Bréghot du Lut[71] ; le , les Sœurs de Marie Auxiliatrice en font l'acquisition et l'utilisent comme maison de repos[71]. Enfin, en 1985, la commune acquiert une partie du jardin, puis la totalité de la propriété en 2003[72]. En 2009, l'aile est de la villa est réhabilitée[73],[74] ; elle est à présent partiellement occupée par la bibliothèque municipale. La Villa Monderoux peut se visiter et propose des expositions, en particulier lors des journées du patrimoine[75]. À noter que le parc du Clos de Montederoux, le jardin de la villa, est pré-inventorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[76]. Enfin, un bâtiment accolé à l'aile ouest de la Villa, accueille la police municipale.

Le château (disparu) de Margnolas[modifier | modifier le code]

Cette demeure située en hauteur sur un plateau partagé avec le territoire actuel de La Boisse daterait de la fin du XVIIe siècle[77]. Elle fut la propriété de Claude-Aimé Vincent, seigneur de Margnolas et père d'Étienne Vincent-Marniola. En 1793, le château est divisé en parcelles et revendu[77] ce qui provoque sa destruction. La famille Vincent sera indemnisée selon la loi du [77] (indemnisation effective en 1826[77]).

La maison Delorme[modifier | modifier le code]

La maison Delorme depuis la rue centrale en août 2013.

En novembre 2012, la mairie annonce l'achat de la maison Delorme[78] située 545, rue centrale[Note 11] dont le projet est d'en faire un lieu de préservation du patrimoine. Cette acquisition pour un montant de 700 000 €[79] a rencontré une certaine opposition au sein-même du conseil municipal[80]. En septembre 2013, la maison est pour la première fois ouverte au public à l'occasion des Journées européennes du patrimoine[81],[82].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur de l'arboretum de Beynost.

Outre la présence d'une partie du grand parc de Miribel-Jonage, la commune dispose également de l'arboretum de Beynost situé au sommet du coteau ; il contribue à stabiliser le sol, en cas de ruissellement sur le coteau de la Côtière[83]. À noter que Beynost en 2014 conserve le label « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, obtenu en [84],[85]. En mars 2015, la commune obtient une seconde fleur[86].

Précisons également que le parc Le Mont est pré-inventorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[87], tout comme le parc du Clos de Monderoux[76]. Ce dernier est situé autour de la Villa Monderoux. Enfin, Le boisement humide de La Boisse est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, située à proximité des deux viaducs ; elle se trouve partiellement sur le territoire de Beynost.

Faune et flore sauvages[modifier | modifier le code]

La commune de Beynost située dans l'unité urbaine de Lyon témoigne[88] de la relative richesse faunistique aux abords immédiats d'une grande ville, bien que si l'on compare avec les autres communes du canton, Beynost semble disposer d'une faible richesse biologique.

Flore[modifier | modifier le code]

On distingue peu d'espèces remarquables si ce n'est l'ail anguleux. La plupart des espèces de plantes sont relativement communes et ne présentent pas un grand intérêt comme l'érable champêtre ou encore l'aubépine monogyne. Au niveau des fougères, on retrouve des espèces communes telles que la fougère mâle et la fougère femelle, la réglisse des bois et la capillaire des murailles.

Trois espèces d'orchidées[89] ont pu être recensées en 2016, à savoir l'Orchis bouc, l'Orchis pyramidal et l'Ophrys abeille.

Faune[modifier | modifier le code]

La commune présente un nombre d'espèces encore inconnu mais l'on en distingue déjà quelques-unes remarquables.

Chez les oiseaux, la chevêche d'Athéna, le martin-pêcheur d'Europe, l'autour des palombes et le hibou grand-duc sont certainement les espèces les plus représentatives de cette richesse. À ces espèces, on peut ajouter la chouette effraie que l'on peut parfois apercevoir proche de l'église, le faucon crécerelle qui niche parfois même en plein cœur de la commune, le pic épeiche, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, le pic vert qui avoisinent forêts et jardins, le héron cendré proche des étangs et rivières en tout genre mais également dans les champs durant les mois d'hiver. Dans la ville, il est parfois possible de croiser un couple de huppe fasciée et de nombreux couples de rougequeue noir.

Chez les mammifères, le hérisson est commun dans l'ensemble de la commune mais il est parfois possible[90], à l'occasion d'une promenade en forêt, d'apercevoir le sanglier, le renard roux ou encore le blaireau européen. Proche de la voie de chemin de fer, c'est le lérot, le lapin de garenne et le mulot sylvestre que l'on croise le plus souvent[90].

Chez les amphibiens, on ne dénombre actuellement huit[90] espèces, à savoir le crapaud commun, le crapaud épineux, le crapaud calamite, l'alyte accoucheur, la grenouille verte, la grenouille agile, le triton alpestre et la salamandre tachetée qui sont toutes des espèces protégées. Deux d'entre elles sont par ailleurs considérées comme patrimoniales. Chez les reptiles, on dénombre actuellement cinq[90] espèces, toutes protégées bien qu'encore une fois les plus communes à l'échelle du territoire, à savoir le lézard des murailles, le lézard vert occidental, la couleuvre verte et jaune, la couleuvre vipérine et la couleuvre à collier. Aucun serpent venimeux donc.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Beynost, rue centrale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Beynost

La commune de Beynost porte :

Écartelé : au premier d'argent aux deux palmes de sinople passées en sautoir, au deuxième de gueules au lion d'or, au troisième de gueules au lion couronné contourné d'or, au quatrième d'azur au château d'argent surmonté d'un soleil d'or ; sur le tout d'argent à la croix tréflée de gueules[91].

[modifier | modifier le code]

Logo de Beynost

Le logo de Beynost figure ci-contre.

Créé en 2009, il voit l'utilisation du blason, modernisé, dans le « o » de Beynost[92].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Beynost.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Buste d'Étienne-Vincent Marniola[Note 12], Joseph Chinard, 1809 (Salon de 1810), Frick Collection, New York.
Beynost et les médecins[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Beynost.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André Buisson, Carte archéologique de la Gaule : 01. Ain, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2877540103, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • LPO Ain, Synthèse communale de la faune sauvage - Beynost ([www.faune-ain.org lire en ligne]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Noëlle Nugier, Beynost les petits pois au fil du temps, Éditions du mot passant, 112 p. (ISBN 2-912506-61-1).
  • Jean-Michel Treffort, Des premiers paysans à la conquête de la Gaule : Néolithique et Protohistoire dans l’Ain, t. 3, Bourg-en-Bresse, Patrimoines des Pays de l’Ain, coll. « Patrimoines des Pays de l’Ain », , 108 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Brunet, Paul Percevaux et Louis Trenard, Histoire des communes de l'Ain : La Dombes, Horvath, , p. 252-257

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Contexte administratif

Transports

Monuments

Personnalités

Nature

Économie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Bresse s'entend ici comme la région incluant alors, la Dombes et la Côtière ; on reconnaît sur la carte la matérialisation du coteau de la Côtière et le Rhône avant son aménagement en canal de Miribel.
  2. Beynost était parfois nommée « Beynost les petits pois » dans les années 1900. C'est d'ailleurs le titre d'un ouvrage de Noëlle Nugier, sur Beynost au début du XXe siècle (voir bibliographie).
  3. André Enjolras démissionne de sa fonction de maire, en 1981.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Gabriel Chardon était le président de l'Espérance de Beynost entre 1946 et 1953 : [lire en ligne].
  6. Revenu fiscal médian par ménage : 50 % des ménages déclarent fiscalement moins que cette donnée (foyers non imposables inclus) ; 50 % des ménages déclarent fiscalement plus que cette donnée.
  7. L'EFS Rhône-Alpes est desservi par l'arrêt Colibri ligne 2, Saint Pierre
  8. France Air est desservi par l'arrêt Colibri ligne 1, Barronières
  9. Max Aventures est desservi par l'arrêt Colibri ligne 1, Les Combes
  10. Coordonnées de la Villa Monderoux : 45° 50′ 17″ N, 5° 00′ 09″ E.
  11. Coordonnées géographiques de la « maison Delorme » : 45° 50′ 21″ N, 4° 59′ 56″ E.
  12. Le buste, demeuré dans la famille de l'artiste, réapparut à l’occasion de la vente du château de Launay en Bourgogne en 1997, recouvert d’une patine couleur bronze datant sans doute de la fin du XIXe siècle. Selon le communiqué de la Frick Collection, il avait peut-être été commandé pour célébrer la nomination du modèle au Conseil d'État, la mort de celui-ci ayant empêché la traduction en marbre.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Carte géologique de Beynost sur Géoportail. consulté le 15 mars 2012.
  3. Charles Pomerol (collectif), Terroirs et vins de France. Itinéraires œnologiques et géologique. Carte géologique du vignoble bourguignon (Bourgogne et Beaujolais)., Bureau de recherches géologiques et minières, , 370 p. (ISBN 2-7159-0466-5, présentation en ligne), p. 68-69.
  4. « Le Rhône », sur services.sandre.eaufrance.fr, SANDRE (consulté le 15 mars 2012).
  5. « La Sereine », sur services.sandre.eaufrance.fr, SANDRE (consulté le 15 mars 2012).
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  9. a et b [PDF]« Carte du réseau 2010 », sur ain.fr, Conseil général de l'Ain (consulté le 15 mars 2012).
  10. « Le projet » Les communes concernées » Les communes de l’Ain » Beynost », sur rff-cfal.info, Réseau ferré de France (consulté le 11 mars 2012).
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  13. « Les travaux de l’aire d’accueil ont débuté », sur bugey-cotiere.fr, Journal de la Côtière, (consulté le 12 mars 2012).
  14. « Michel Nicod répond aux attaques », sur bugey-cotiere.fr, Journal de la Côtière, (consulté le 15 mars 2012).
  15. « Les riverains refusent le passage souterrain », sur bugey-cotiere.fr, Journal de la Côtière, (consulté le 15 mars 2012).
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).
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  25. Jacques Die, « Tramoyes - Inauguration de la stèle du Camp Didier », sur voixdelain.fr, Voix de l'Ain, (consulté le 3 juillet 2011).
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  41. Claire Combe, « Le risque d’inondation à l’amont de Lyon : héritages et réalités contemporaines in Vol. 79/1 - Le Yangzi et le Rhône, regards croisés », sur geocarrefour.revues.org (consulté le 15 mars 2012).
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