Val-Revermont

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Val-Revermont
Image illustrative de l'article Val-Revermont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Saint-Étienne-du-Bois
Intercommunalité Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Monique Wiel
2016-2020
Code postal 01370
Code commune 01426
Démographie
Population
municipale
2 549 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 20″ nord, 5° 22′ 12″ est
Altitude Min. 221 m
Max. 661 m
Superficie 45,42 km2
Localisation

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Liens
Site web val-revermont.fr

Val-Revermont est une commune nouvelle située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est née le de la fusion des deux communes : Treffort-Cuisiat et Pressiat[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Val-Revermont fait partie du Revermont. Située au pied de nombreuses collines comme le mont Myon ou encore le mont Grillerin, elle est située à un altitude d'environ 300 mètres en plaine et culmine à 661 mètres. Elle est traversée par le Bief d'Ausson, le Nacaretan, le Bief des Chaises et le Sevron (en limite avec Meillonnas).

Depuis ces dernières années, l'attractivité de Bourg-en-Bresse à une vingtaine de kilomètres, s'est fait sentir de plus en plus et le village a tendance à s'étendre dans sa partie basse, à la limite de la Bresse, où une route ouverte dans les années quatre-vingt rend l'accès plus facile au chef-lieu du département.

Cette commune est formée des villages de Treffort, Cuisiat et de Pressiat qui ont chacun une identité distincte.

Villages de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Val-Revermont
Courmangoux Courmangoux Val Suran (Jura)
Saint-Étienne-du-Bois, Meillonnas Val-Revermont Nivigne-et-Suran
(Chavannes-sur-Suran)
Drom, Simandre-sur-Suran

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Val-Revermont résultant de la fusion de trois villages, ces derniers sont liés à des événements différents.

Cuisiat[modifier | modifier le code]

En 1944, le village fut incendié par les troupes nazies.

Pressiat[modifier | modifier le code]

Trois évènements ont marqué l'histoire du village :

  • en 1370, Hugues d'Andelot fait construire un nouveau château dans cette région ruinée par des guerres endémiques qui ont sévi ici aux XIIIe siècle et XIVe siècle. Le bourg édifié autour du château prit le nom de Pressiat. De l'ancien château démantelé à la Révolution, il ne reste actuellement guère qu'une tour accolée à une maison ;
  • en 1810, les habitants se révoltent contre la volonté des autorités de rattacher Pressiat à la paroisse voisine de Courmangoux. En représailles, il refusèrent de participer aux réparations à effectuer dans l'église Saint-Oyen de Courmangoux. C'est ainsi que Pressiat évita son rattachement à une autre commune ;
  • en 1944, le village fut en partie détruit, incendié par les troupes allemandes avec des auxiliaires de légions de l'Est (osttruppen) pendant leur repli le 18 juillet 1944, pour le punir de ses actes de résistance. Il est vrai que les deux communes de Pressiat et de Courmangoux furent très actives en matière de résistance (incendie des bourgs voisins de Roissiat et de Chevignat). Pour cette raison, la commune de Pressiat a reçu la croix de guerre avec citation à l'ordre de la Nation.
Article connexe : Freiwilligen-Stamm-Division.

Treffort[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, construction d'un site défensif en haut du village de Treffort.

En 1283[3], le duc de Bourgogne ravage le Revermont et prend Treffort.

En 1289, Treffort est vendu par le duc de Bourgogne au comte de Savoie, qui dote ses habitants d'une charte de franchise.

En 1641, destruction de Treffort par les troupes franc-comtoises (guerre entre la France et l'Espagne).

Histoire commune[modifier | modifier le code]

À la suite du traité de Lyon, signé en 1601, les trois villages deviennent français, comme l'ensemble de la Bresse.

En 1972, les communes de Treffort et de Cuisiat fusionnent.

À la suite d'un arrêté préfectoral du 4 décembre 2015, il y a regroupement des communes de Pressiat et Treffort-Cuisiat qui deviennent des communes déléguées[1]. Le chef-lieu de la nouvelle commune est fixé à celui de l'ancienne commune de Treffort-Cuisiat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
7 janvier 2016 en cours
(au 7 janvier 2016)
Monique Wiel[4] DVG  

Jusqu'aux prochaines élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune est constitué de l'ensemble des conseillers municipaux des anciennes communes[1].

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Treffort-Cuisiat
(siège)
01426 CC de Treffort en Revermont 39,41 2 287 (2013) 58
Pressiat 01312 CC de Treffort en Revermont 6,01 237 (2013) 39

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2015[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 549 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014
2 549
Population municipale [8].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le musée[modifier | modifier le code]

Le Musée départemental du Revermont, installé dans le haut de Cuisiat en face de l'église, est situé dans l'ancienne mairie-école du village. Ce musée fait partie des musées des pays de L'Ain, et présente la culture du Revermont, à travers un potager et un verger conservatoire, et au travers d'expositions permanentes :

  • celle de la « Communale en Revermont » qui reconstitue une salle de classe sous Jules Ferry du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale ;
  • celle intitulée « Vignes et cavets » qui apporte une réflexion sur les raisons et les conséquences de la disparition de la vigne au profit de l'élevage laitier.

Mont Myon[modifier | modifier le code]

Le Mont Myon est un sommet du massif du Jura culminant à 662 m d'altitude. Il est le point culminant de la commune et est un site naturel classé[9].

La route des Monts[modifier | modifier le code]

La route des Monts qui sépare le Revermont proprement dit de la plaine de Bresse, serpente doucement entre Jasseron et Coligny. À l'automne, elle offre une vue magnifique sur les monts qui la dominent du côté droit et dont les couleurs, selon les mélanges d'essences d'arbres, irradient le versant jusqu'aux abords du village de Pressiat.

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Laurent avec ses deux chapelles latérales à toit de lauzes, sa statue en bois doré de saint Laurent et ses fonts baptismaux datant du XVe siècle. Ce monument est inscrit au titre des Monuments historiques et est située le village de Pressiat.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Treffort.

Le village présente de nombreuses curiosités touristiques qui en font l'un des sites les plus caractéristiques de cette partie du Revermont :

  • Le Château de Treffort est un ancien château fort construit dans le haut du village ;
  • Le Château-fort de Bois : Il fut reconstruit, pour Hugues d'Andelot, seigneur de Marmont, vers 1330. Il est en ruine depuis ;
  • Le Lavoir de la Plate et la source Caméléon ;
  • La Mairie et la Fontaine des trois jets ;
  • Le vieux Pressoir de Cuisiat datant de 1845 ;
  • La Chapelle de Montfort au toit de lauzes ;
  • le Mont Grillerin avec vue sur le village ;
  • les ruines de Lomont.
  • la Maison Thèvenard est l'ancien couvent des Sœurs clarisses.
  • Les Ruines du hameau de la Ferrolière.
  • La rue Ferrachat et ses ateliers d'artisans ;
  • Le Champ de foire ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Bondet né vers 1735 à Pressiat, maître-chirurgien fort réputé à son époque.
  • Louis Hyacinthe Bondet, son fils né en 1762 à Pressiat, maître-chirurgien qui a exercé à Besançon.
  • Joseph Journet (1901-1988) né à Confrançon, s'installe définitivement à Pressiat en 1958. Le 24 mai 1944, il est arrêté par les Allemands pour fait de résistance au château de la Teyssonnière et sera interné en Allemagne d'où il ne rentrera qu'en mai 1945. À Pressiat, il décide d'écrire ses Mémoires et publiera finalement deux ouvrages : Les Mines du Neckar (souvenirs d'un déporté en août 1974) et Voyage en URSS (en septembre 1976).
  • Aimé Cotton, Président de l’Académie des sciences en 1938, succédant à Emmanuel Leclainche et reçut aussi la Rosette de la Résistance.
  • Victor Authier, maire de la commune et député de l'Ain, est mort à Treffort en 1945.
  • Tony Ferret, architecte qui a restauré ou édifié plusieurs monuments à Bourg-en-Bresse avait sa propriété à Treffort où il décéda. Il initia la reconstruction du château de Treffort au début du XXe siècle.
  • Marcel Conche (né en 1922), philosophe et professeur à la Sorbonne, séjourna à Treffort de 1988 à 2008 avant de s'installer en Corse.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « arrêté de création » (consulté le 9 décembre 2015).
  2. « La commune nouvelle se nommera Val-Revermont », sur www.leprogres.fr (consulté le 3 janvier 2016).
  3. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection Histoire et Archéologie médiévales n°14, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN 272970762X), p. 23.
  4. Site officiel de la commune.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]
  9. Les sites naturels classés en Rhône-Alpes [PDF], carte page 12