Reyrieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Reyrieux
Mairie de Reyrieux en avril 2017.
Mairie de Reyrieux en avril 2017.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Trévoux
Intercommunalité Dombes-Saône Vallée
Maire
Mandat
Jacky Dutruc
2014-2020
Code postal 01600
Code commune 01322
Démographie
Gentilé Talançonnais
Population
municipale
4 490 hab. (2014 en augmentation de 11,19 % par rapport à 2009)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 00″ nord, 4° 49′ 00″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 297 m
Superficie 15,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte administrative de l'Ain
City locator 14.svg
Reyrieux

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Reyrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Reyrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Reyrieux
Liens
Site web reyrieux.fr

Reyrieux est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Talançonnais et les Talançonnaises[1] du nom d'un ruisseau s'écoulant à proximité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Reyrieux est, jusqu'en 1900, la seconde commune du canton de Trévoux par la superficie, juste derrière Saint-André-de-Corcy. Le , elle perd les 474 hectares de Toussieux devenue commune et se retrouve de la sorte au cinquième rang.

Comme ses voisines Massieux, Parcieux et Trévoux, elle juxtapose la plaine alluviale de la Saône (en l'occurrence le remblaiement de la rive convexe d'un large méandre) avec les pentes mollement adoucies de la côtière.

Son village est à mi-pente, mais le territoire communal ne s'arrête pas à la lisière du plateau dombiste, car il englobe un assez vaste secteur autour de l'ancienne paroisse de Pouilleux devenue simple hameau. Cette partie est drainée par le ruisseau de Vignoles affluent du Morbier, donc sous affluent du Formans. Un autre ruisseau, la Talançonne, issu de la Côtière, s'en va directement à la Saône. Reyrieux est d'ailleurs un pays très riche en sources, résurgences des eaux du plateau.

La route départementale sillonne la partie basse du village, aux abords du hameau de Port-Bernalin où s'est fixée de tout temps l'activité industrielle. La voie ferrée Sathonay-Trévoux aujourd'hui supprimée, passe en dessous du village à une altitude moyenne de 171 mètres. À mi-pente, la départementale 4 F Neuville-Trévoux, serpente à travers le vieux village, du Trève d'Ars à Balmont, où elle rejoint la départementale 6 venue de Villars-les-Dombes et la départementale 4 venue de Meximieux par Saint-André-de-Corcy.

Le point d'altitude minimale du département de l'Ain se trouve sur le territoire de Reyrieux, à 163 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reyrieux
Sainte-Euphémie,
Saint-Didier-de-Formans
Misérieux,
Toussieux
Saint-Jean-de-Thurigneux
Trévoux Reyrieux
Quincieux (Métropole de Lyon) Parcieux Civrieux

Climat[modifier | modifier le code]

Situé dans une boucle de la Saône, le village de Reyrieux est protégé du vent du sud, mais dans l'axe de la vallée de l'Azergues il est plus sensible au vent d'ouest. La partie de la commune située sur le plateau à un climat plus rude s'approchant de celui de la Dombes[réf. souhaitée].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes traversent la commune. La route départementale 933 qui relie Lyon à Mâcon en passant par la rive gauche de la Saône dans le département de l'Ain et la route départementale 6 qui relie Trévoux à Saint-André-de-Corcy. La ligne 184 (Neuville Sur Saone TCL - Trévoux) du conseil général et la ligne 1 (Anse Gare - Reyrieux) de Saone Vallée desservent la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelé successivement « Romeuh », « Rameuh », « Rareuh », « Raria », « Rariaco », « Reyriaco », « Rayreu », « Rairieu », dans le passé, cette paroisse apparaît pour la première fois dans une charte de 981.

La dernière consonne est rarement prononcée, ou bien sa prononciation indique l’origine étrangère du locuteur. Pour les noms multisyllabiques, « x » indique l’accentuation sur la dernière syllabe le différenciant avec le z final qui sert à marquer le paroxytonisme et ne devrait pas être prononcé dans sa langue d'origine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque d'Auguste, au tournant de l'ère chrétienne, une villa d'une certaine importance est attestée au lieu-dit Chateauvieux[2] ; cette occupation perdure jusqu'au IVe siècle et a livré au cours de différentes vagues de sondages et de fouilles (1948, 1978, 1983 à 1986) de nombreux objets dont des traces d'enduits peints, des fragments de sculptures en marbre, des éléments architectoniques en marbre et des monnaies[2]. Ce site fait l'objet, dès son abandon, d'une récupération des matériaux jusqu'au XIIIe siècle[2]. D'autres traces d'occupation sont attestées au Vieux Châtel et à la Gravière (conduit et réservoir), aux Sables (tombeau avec inscription), aux Bruyères (monnaies et poteries), à Pouilleux (monnaie et une « auge » médiévale, peut-être un sarcophage chrétien) et à la Grande Bruyère, un poignard daté de l'âge du Bronze moyen[2].

L'une des hypothèses de l'emplacement de la célèbre bataille de Lyon serait au-dessus du coteau de Balmont où commence la plaine des Bruyères en 197[réf. nécessaire]. Opposant Septime Sévère au proconsul Clodius Albinus, le conflit aurait pu opposer de 150 000 à 300 000 combattants[3]. Toutefois, le lieu exact de la bataille fait débat entre historiens, notamment entre la rive gauche ou la rive droite du Rhône, avec une préférence pour la première mais sans aucune certitude, dans une zone allant de Lyon à Trévoux[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès 984, Reyrieux est cité sous le nom de Reiraco[5] et son église fait déjà partie des possessions de l’Église de Lyon[réf. nécessaire]. Un Guichard de Reyrieux est mentionné en 1096 comme bienfaiteur d’un prieuré. En 1186, Étienne II de Villars donnait à l’abbaye de l'Île Barbe ce qu’il possédait à Reyrieux. Il laissait une fille, Agnès, qui, mariée à Étienne de Thoire fonda ainsi la maison de Thoire-Villars.

Dès le XIIe siècle, les hameaux sont dénommés Coste du Chateauvieux, Mas Martin, Mas de Veyssieux, Mas de Provinger et Mas du bray.

En 1226, il y avait à Reyrieux un clos de Villars et un mas appelé Saint-Martin. Un Jean de Veyssieux est cité dans un acte à cette date : il cède à Guichard de Frans, Chevalier, diverses terres, curtils et possessions à Reyrieux. À la fin du XIVe siècle, Humbert de Thoire-Villars affranchit les « mainmortables » de Reyrieux, dont les biens étaient soustraits au droit de mutation[Note 1]. Au XIIIe siècle, Reyrieux était traversé par deux routes de grande communication : l'une de Trévoux à Villars-les-Dombes et l'autre de Lyon à Paris (via Mâcon).

En 1402, le dernier des Thoire–Villars, Humbert VII, vend ses terres de Dombes à Louis II de Bourbon et Reyrieux fait alors partie de la souveraineté de Dombes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une dérivation du ruisseau « Talençon », qui a donné son nom aux habitants du village, a fait tourner des moulins pendant plusieurs siècles. Il a été d’une grande utilité pour l’irrigation des prés, faite à certaines périodes de l’année et à « heures réglementées ».

Le château de Robillon, situé dans le hameau de Balmont, possédé de 1672 à 1780 par Cadet de Garnerans, était le siège de la Haute Cour de justice de Dombes. Le mur d’enceinte date de 1772.

Les routes sont sillonnées par des diligences. À Balmont, non loin du chemin du clos, il y avait un relais de poste avec une auberge et un forgeron[Quand ?]. En 1750, l’auberge servit de repaire au célèbre brigand Mandrin ; il aurait caché un butin au pied de l’un des chênes dans la montée de Balmont.

Le château de la Brosse, érigé en 1735 par le duc du Maine, souverain des Dombes, en faveur de Jérôme Duplessis, écuyer, maître des Requêtes au Parlement de Trévoux, est en 1770 la possession de la famille Bellet de Tavermont qui le fait démolir en 1872 pour faire place au château actuel.

En plus des hameaux existants dès le XIIe siècle, s'ajoutent à cette liste au XVIIIe siècle, d’autres hameaux : Balmont, les Bruyères, Herbevache, Pollieu, la Roche, les Sables et Saint-Sorlin où il y avait une chapelle.

En 1762, la Dombes est rattachée au royaume de France.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, Reyrieux devient une commune du département de l'Ain appartenant au canton de Trévoux et comprend le hameau de Toussieux.

Au plein moment de la révolution agricole du XIXe siècle, vers 1850, Reyrieux demeurait une importante communauté rurale (céréales, vignobles, chanvre, noyers). Trois moulins à blé, un pressoir à huile fonctionnaient sur le ruisseau de Talençon. En 1859, on redécouvre la source ferrugino-sulfureuse jadis exploitée par les Romains ; un peu plus tard, on devait élever un Hôtel des Eaux.

Cinquante ans plus tard, à la veille de la Grande Guerre, la vie agricole demeure l'essentiel de l'activité, avec l'apparition du colza, du maïs, le recul du chanvre et le développement de l'élevage comme partout en Dombes. Le marché hebdomadaire du jeudi était très animé ; la bourgade qui avait conservé ses activités artisanales et son commerce de détail, possédait déjà de nombreuses résidences bourgeoises où les familles de la bourgeoisie lyonnaise venaient passer la belle saison.

Jusqu'aux abords de 1960, Reyrieux reste un gros village calme, un peu « vieillot », avant de connaître un mouvement d'urbanisation remontant de Lyon, avec l'implantation de nouvelles entreprises dans la plaine alluviale.

En 1985, Reyrieux devient le chef-lieu d'un nouveau canton, détaché de celui de Trévoux. En 2015, la commune est de nouveau rattachée au canton de Trévoux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Plaque de la rue Louis-Antoine-Duriat à Reyrieux.

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1982 mai 1995 Louis-Antoine Duriat DVG Conseiller général
juin 1995 mars 2014 Charles Berthaud DVG  
mars 2014 en cours Jacky Dutruc DVG Industriel
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2014, la commune comptait 4 490 habitants[Note 2], en augmentation de 11,19 % par rapport à 2009 (Ain : +6,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 043 723 488 1 135 1 480 1 410 1 515 1 557 1 705
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 614 1 529 1 514 1 488 1 491 1 428 1 437 1 470 1 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 127 1 118 1 089 1 005 1 012 1 088 1 103 1 074 1 099
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 162 1 262 1 536 2 380 3 057 3 683 3 955 3 992 4 028
2013 2014 - - - - - - -
4 420 4 490 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logement[modifier | modifier le code]

À l'automne 2016, une révision du plan local d'urbanisme (PLU), visant à augmenter progressivement la population de la commune qui passerait de 4 500 à 8 500 habitants en neuf ans, provoque une mobilisation d'une petite partie des habitants qui demandent au maire Jacky Dutruc une réunion de concertation trouvant cette augmentation excessive[10].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune comporte deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège et deux gymnases mais aucun lycée.

La commune possède également un centre de perfectionnement en cuisine et pâtisserie qui reçoit des élèves japonais de l'école TSUJI d'Osaka. Ils restent six mois au château Escoffier avant de faire des stages dans des établissements en France.

Sports[modifier | modifier le code]

Le CSR (Club Sportif de Reyrieux) comprend des sections football et basket-ball.

Les championnats de France de cyclo-cross de 1984 se déroulent à Reyrieux[11].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre et Saint-Paul. Au premier plan, le monument aux morts.
La croix de l'église.
  • Château-vieux
  • Château de la Brosse
  • Château de Balmont ou d'Escoffier
  • Château de Garnerans
  • Poype de Vieux-Châtel ou château de Reyrieux. C'est la motte castrale des chevaliers de Reyrieux. Ils sont cités depuis 1096 parmi les vassaux des sires de Villars. La motte est citée en 1301 et en ruines dès 1320.
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul style néo-roman, bâtie vers 1870[12].
  • Croix du XVe siècle devant l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les habitants de Reyrieux étaient « mainmorte » et de « serve condition ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de la commune, sur habitants.fr
  2. a, b, c et d André Buisson, Carte archéologique de la Gaule. L'Ain. 01, Académie des inscriptions et belles-lettres, 1990, (ISBN 2-87754-010-3), pp. 158-159
  3. Yvan Le Bohec, La bataille de Lyon, Lemme edit, 2013 978-2-917575-34-5, pp. 46 à 55
  4. Yvan Le Bohec, La bataille de Lyon, Lemme edit, 2013 978-2-917575-34-5, pp. 39 à 45
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume II, Genève, 1991, (ISBN 978-2-600-00133-5), p. 772
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Reyrieux : une centaine de riverains mainfeste contre le PLU devant la mairie », sur Le Progrès (consulté le 3 décembre 2016)
  11. « 76ème Championnat de France de cyclo-cross 1984 », sur www.memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 26 avril 2017)
  12. « Église Saint-Pierre et Saint-Paul - 01322 - Reyrieux », sur clochers.org (consulté le 1er novembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Reyrieux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]