Salavre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Salavre
Salavre
L'église Saint-Antoine et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Jacques Féaud
2020-2026
Code postal 01270
Code commune 01391
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2018 en diminution de 7,93 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 50″ nord, 5° 20′ 46″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 561 m
Superficie 7,77 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourg-en-Bresse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-du-Bois
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Salavre
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Salavre
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Salavre
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Salavre
Liens
Site web salavre.fr

Salavre est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du canton de Coligny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salavre est situé dans le Revermont, à une quinzaine de kilomètres au nord de Bourg-en-Bresse et à environ 40 kilomètres au sud de Lons-le-Saunier. Le village s'étend sur environ un kilomètre et est traversé de nord en sud par la route départementale 52. Le point culminant du village se situe au hameau de Dingier à environ 450 mètres d'altitude, le centre du village est situé à environ 250 mètres d'altitude. La commune est traversée par une petite rivière : le bief Laval.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Coligny Val-d'Épy (Jura) Rose des vents
N Bourcia (Jura)
O    Salavre    E
S
Villemotier Verjon Courmangoux

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Salavre est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,7 %), forêts (35,9 %), terres arables (9,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,2 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Salavre est membre de la communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bourg-en-Bresse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[9]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Étienne-du-Bois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[9], et de la première circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gaston Feaud    
mars 2008 En cours Jacques Féaud SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 267 habitants[Note 3], en diminution de 7,93 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
823937907935920770759732733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692686706688647616604607535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
536522511454421377364369366
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
343288238218246285282282289
2017 2018 - - - - - - -
272267-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le village fait partie de l'aire AOC de fabrication du Comté.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Calvaire de dingier.
  • Le site de la Roche est situé à l'est du village, une vallée profonde s'enfonce, creusée par le bief de Laval. Ce ruisseau naît d'une grosse source, la source de Laval, en partie captée. Le cirque de rochers au-dessus est une reculée typique, comme celles du Jura lédonien. Un réseau karstique s'y développe et a fait l'objet de recherches et d'études par le Groupe Spéléo de Bourg depuis les années 1970 et le Spéléo Club de Villeurbanne à partir de 1992. La grotte de Laval est la plus importante, totalisant plusieurs dizaines de mètres de galeries et descendant de plus de vingt mètres. Plusieurs gouffres s'ouvrent sur le plateau coiffant le site, en particulier le puits de Dingier et le gouffre des Châtaigneraies qui s'est ouvert en 1992 et descend à 45 m de profondeur. L'origine des eaux qui voient le jour à la source de Laval n'est que partiellement connue. Le plateau karstique joue le rôle de zone d'absorption locale, mais il n'est pas exclu que les eaux proviennent de secteurs plus éloignés. Des traçages dans le Val-d'Épy (39) n'ont pas permis pour autant de relier les points d'injection à la source de Laval. L'ensemble du site est classé ZNIEFF de type 1 sous le numéro 01040023f[15]. La flore et la faune y présentent en effet des caractéristiques remarquables et un nombre important d'espèces à intérêt patrimonial national.
    Le site est bien connu pour son petit pèlerinage. Deux sculptures de la Vierge sont en effet visibles près de la petite grotte où habitait l'ermite Millet jusque dans les années 1860. L'une d'elles est remarquable.
  • L'église Saint-Antoine, au centre du village, avec un clocher en forme de dôme.
  • La Chapelle Saint-Rémy-du-Mont, dans le hameau de Saint-Rémy-du-Mont, au nord-est de Salavre. Ancienne église paroissiale jusqu'à la Révolution, elle a été érigée aux XIIe ou XIIIe siècle à la place d'une église datant probablement du VIe siècle, elle-même bâtie sur les vestiges d’un temple gallo-romain dédié à Mercure et Apollon[16].
  • Calvaire de Dingier
  • Chapelle de Dingier, ou chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, restaurée par des bénévoles. Cette chapelle est un exemple de clocher-mur.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Salavre bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Un téléfilm a été tourné dans le village de Salavre en 2013[18]. Il s'agit d'une adaptation du roman d’Anne Percin, « Le premier été », paru en 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  9. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Salavre », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  10. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. [PDF] 01040023 Rocher et grotte de Salavre.
  16. « Le sentier des chapelles à Salavre », sur www.bresse-revermont.fr (consulté le 9 avril 2019)
  17. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  18. « Salavre fait son cinéma : silence, moteur… Ça tournait ! », Le progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]