Montréal-la-Cluse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Montréal-la-Cluse
Montréal-la-Cluse
Mairie.
Blason de Montréal-la-Cluse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Intercommunalité Haut-Bugey Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Dufour (DVD)
2020-2026
Code postal 01460
Code commune 01265
Démographie
Gentilé Montréalais
Population
municipale
3 419 hab. (2018 en augmentation de 0,26 % par rapport à 2013)
Densité 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ nord, 5° 34′ 00″ est
Altitude Min. 473 m
Max. 960 m
Superficie 12,83 km2
Unité urbaine Montréal-la-Cluse
(ville-centre)
Aire d'attraction Oyonnax
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nantua
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Montréal-la-Cluse
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Montréal-la-Cluse
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montréal-la-Cluse
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montréal-la-Cluse
Liens
Site web www.montreal-lacluse.fr

Montréal-la-Cluse (/mɔ̃.ʁe.al.la.klyz/ Écouter) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe dans le Haut Bugey, à environ 39 kilomètres de Bourg-en-Bresse.

Ses habitants sont les Montréalais et les Montréalaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montréal-la-Cluse se situe au centre-est du département de l'Ain dans le Haut Bugey, dans le massif du Jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Izernore Martignat Apremont Rose des vents
Béard-Géovreissiat N
O    Montréal-la-Cluse    E
S
Brion Port Nantua

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Brion - Montréal-la-Cluse.

La ville de Montréal-La-Cluse possédait une gare SNCF situé sur la ligne du Haut-Bugey[2]. Cette gare avait de grandes installations comme une halle marchandises et un bâtiment voyageurs. De cette gare, partait un embranchement vers Oyonnax. En 1990, la section La Cluse - Bellegarde-sur-Valserine est fermée à tout trafic et est remplacé par un service d'autocar. Ainsi, la gare de la Cluse se trouve en impasse et n'est desservie que par les lignes venant d'Oyonnax et de Bourg-en-Bresse. Pour éviter aux trains venant de Bourg-en-Bresse et de Oyonnax de rebrousser, un raccordement est effectué en juin 1996 et une halte appelée Brion - Montréal-la-Cluse est mise en service à cette occasion[2]. La gare de La Cluse est fermée le .

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montréal-la-Cluse est une commune urbaine[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montréal-la-Cluse, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[6] et 8 103 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oyonnax, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,5 %), zones urbanisées (11,8 %), prairies (10,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montréal de Mont Royal; La Cluse: du francoprovençal clusa: col, passage étroit.

Pendant la Révolution française, Montréal prend le nom révolutionnaire de Delilia-de-Crose[13],[14].

Face au développement du quartier de La Cluse et aux nombreux problèmes liés aux homonymes dont la ville canadienne de Montréal, il aurait pu se passer que la commune prenne le nom du quartier mais prêtait aussi à confusion avec La Cluse dans les Hautes-Alpes et Cluses en Haute-Savoie. Ces constatations faites par le conseil municipal, il a été décidé le d'effectuer une démarche en conseil d'État pour que le nom de la commune devienne Montréal-La Cluse. Par décret du , paru au journal officiel du , Montréal devient alors Montréal-la-Cluse[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Montréal-la-Cluse est membre de l'intercommunalité Haut-Bugey Agglomération, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Oyonnax. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Nantua, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Nantua pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
Montréal-la-Cluse : Une Ville en action Patrick Dufour 23 majorité

Voici la répartition des sièges au sein du Conseil Municipal de la commune pour la législature 2020-2026 :

  • Divers Droite (DVD) : 23 sièges
  • Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

    Liste des maires[modifier | modifier le code]

    Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1944 1947 Julien Caillat    
    1947 1959 Félix Montange    
    1959 1965 Julien Caillat    
    1965 1974 Jean Coupat    
    1974 1987 André Souny    
    1987 1989 Georges Jeudy    
    mars 1989 2014 Gilles Morosi DVD  
    mars 2014 juillet 2017 Jean Deguerry DVD-LR[19] Représentant de commerce
    Président du conseil départemental
    juillet 2017 En cours Patrick Dufour[20] DVD  
    Les données manquantes sont à compléter.

    Jumelages[modifier | modifier le code]

    Un partenariat avec le Montréal québécois existe depuis 1970[21].

    Population et société[modifier | modifier le code]

    Démographie[modifier | modifier le code]

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

    En 2018, la commune comptait 3 419 habitants[Note 3], en augmentation de 0,26 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    645627802815773826824843844
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9411 0081 0641 1111 1951 1481 0831 1011 153
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1291 0459669581 0621 2051 2021 2131 404
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    1 6401 9262 5603 0423 4963 6523 5343 4223 409
    2018 - - - - - - - -
    3 419--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement[modifier | modifier le code]

    Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

    Église Saint-Maurice.

    Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

    Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    Notes[modifier | modifier le code]

    1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références[modifier | modifier le code]

    1. Gentilé de Montréal-la-Cluse, sur linternaute.com
    2. a et b « La Cluse à Bellegarde - introduction », sur plm1950.msts.free.fr (consulté le ).
    3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
    4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
    5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
    6. « Unité urbaine 2020 de Montréal-la-Cluse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
    7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
    8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
    9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
    10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    13. Les noms révolutionnaires des communes de France par Figuères
    14. Lieu à la révolution : Delilia-de-Crose.
    15. « Origine de Montréal la Cluse - Quand Montréal devient Montréal la Cluse », sur montreal-lacluse.fr (consulté le )
    16. « Haut-Bugey Agglomération - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
    17. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Montréal-la-Cluse », sur le site de l'Insee (consulté le ).
    18. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
    19. « Résultats municipales 2020 à Montréal-la-Cluse », sur lemonde.fr (consulté le ).
    20. Patrick Dufour est le nouveau maire., sur leprogres.fr
    21. « COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE : MONTREAL LA CLUSE / MONTRÉAL (QUÉBEC) », sur http://www.cncd.fr.
    22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    26. Florence Aubenas, « "Chaque chose est à sa place, mais tout est éclaboussé de sang" : les extraits du dernier livre de Florence Aubenas », Le Monde, 7 février 2021.

    Voir aussi[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • M. J.C. Drusch, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Nantua, pré-inventaire Montréal-la-Cluse, ITALIQ, 1991

    Article connexe[modifier | modifier le code]

    Liens externes[modifier | modifier le code]

    Sur les autres projets Wikimedia :