Viriat

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Viriat
Mairie de Viriat.
Mairie de Viriat.
Blason de Viriat
Blason
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Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Bourg-en-Bresse-1
Intercommunalité Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Bernard Perret
2014-2020
Code postal 01440
Code commune 01451
Démographie
Gentilé Viriatis
Population
municipale
6 250 hab. (2014)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ nord, 5° 13′ est
Altitude Min. 206 m – Max. 257 m
Superficie 45,35 km2
Localisation

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Liens
Site web viriat.fr

Viriat est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Viriatis[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de Viriat.

Sa superficie de plus de 4 535 hectares en fait la troisième plus vaste commune de Bresse, après Romenay et Val-Revermont et la cinquième du département. Viriat s'étend à 6 km au nord de Bourg-en-Bresse dans le département de l'Ain. Pour servir ses quelques quarante hameaux et lieux-dits d'inégale importance, il n'existe pas moins de 82 km de routes goudronnées et près de 100 km de voies rurales. L'autoroute A40 met la commune à trois heures de Paris et à cinquante minutes de Lyon. Viriat s'étend sur un plateau vallonné, d'une altitude moyenne de 225 m, dans lequel la Reyssouze et le Jugnon, son affluent, ont creusé leurs vallées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Attignat Marboz Saint-Étienne-du-Bois Rose des vents
Polliat N Jasseron
O    Viriat    E
S
Saint-Denis-lès-Bourg Bourg-en-Bresse, Péronnas

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Reyssouze traverse le territoire du sud au nord-ouest, elle se jette dans la Saône vers Pont-de-Vaux.
  • De l'autre côté du bourg se trouve le Jugnon, ce cours d'eau se jette dans la Reyssouze à Attignat non loin de la frontière.
  • La Salençon prend sa source au nord de la ville et termine son cours à Jayat dans la Reyssouze.
  • La Durlande prend sa source à Jasseron puis une partie forme un bout de frontière entre la commune et Saint-Étienne-du-Bois. Elle continue son cours vers le nord avant de se jeter dans le Bief de Malaval à Marboz.
  • Le Bief de l'Étang Gonin commence aussi au nord de la commune, puis se jette de même dans le Bief de Malaval à Marboz.
  • Le Bief du Navon naît au lieu-dit La Neuve puis se jette dans la Reyssouze vers le moulin Riondaz.
  • La Lignette prend sa source dans l'Étang Roton situé vers les deux autoroutes. Elle se jette dans la Jugnon vers la rue des Anciens Combattants.
  • Le Bief des Alagniers prend sa source la long de la route D 966 avant de se jeter dans la Jugnon au sud de l'A40 vers le moulin de Jugnon.
  • Le Bief des Merciers est un bras du Jugnon qui naît dans l'ouest de Viriat puis se jette à côté du confluent entre la Reyssouze et le Jugnon.
  • Le Bief de Lavoura naît au sud du bourg puis se jette dans le Jugnon vers La Genetière.
  • L'Île est un bras de la Reyssouze qui se trouve autour du moulin Peloux.
  • Le Bief de l'Étang Gaudin prend sa source à Viriat puis se jette dans le bief de l'Étang Machard à la frontière entre Polliat avec Saint-Martin-le-Châtel.

Plans d'eau[modifier | modifier le code]

De nombreux plans d'eau se trouvent dans le territoire communal, notamment le long de la Reyssouze. On peut citer l'Étang des Gonnets, l'Étang Ronton, l'Étang du Saule et l'Étang de But.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.

La commune compte une station du réseau StatIC (réseau des stations amateurs en ligne d'Infoclimat)[2], la station diffuse 24 h/24 les conditions météorologiques + une base climatologique[3]. Cependant, elle ne possède pas de station météo homologuée Météo-France mais deux stations sont localisées à 30 km à vol d'oiseau : une à Ambérieu-en-Bugey et une autre à Mâcon.

Voici les données d'Ambérieu-en-Bugey.

Relevés météorologiques de la station d'Ambérieu-en-Bugey 1961-1990 (records depuis 1936)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,7 −0,3 1,4 4,2 8,3 11,2 13,4 12,9 10,5 7,1 2,3 −0,8 5,7
Température moyenne (°C) 1,8 3,7 6,4 9,6 13,8 17,1 19,8 19,1 16,3 11,8 6,1 2,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 5,3 7,8 11,4 15,1 19,3 23,1 26,2 25,3 22 16,4 9,9 5,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−26,9
1963
−20,8
1963
−15,5
1971
−6,1
1956
−3,3
1960
1,3
1962
3,6
1954
3
1986
−1,2
1972
−7,2
1997
−10
1955
−17,3
2009
−26,9
1963
Record de chaleur (°C)
date du record
18,1
2015
22,9
1960
26,6
1990
28,6
1949
34,4
2009
38,1
2003
40,2
1983
40,3
2003
39,1
1942
28,9
1977
23,2
1995
21,3
1989
40,3
2003
Nombre de jours avec gel 18,5 14,6 12,1 5,7 0,5 0 0 0 0,2 1,9 9,8 17,6 81
Ensoleillement (h) 53,4 81 130,5 167,2 199,6 230,9 273,9 236,2 183,2 119,9 65,1 46,3 1 787,2
Précipitations (mm) 93,8 86,9 100,8 93,9 111,5 98,2 66,5 91,6 98,1 102,7 107 102,1 1 153
Humidité relative (%) 86 83 77 74 75 75 72 75 80 85 86 87 80
Source : Infoclimat et Météo climat bzh dyndns.org[4],[5]
1981-2010 (station Ambérieu-en-Bugey 253 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −0,3 2,3 5 9,4 12,3 14,6 14 10,9 8,1 3 0,4 6,6
Température moyenne (°C) 2,6 3,8 7,5 10,6 14,9 18,2 20,8 20,3 16,5 12,5 6,7 3,5 11,5
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,9 12,7 16,1 20,4 24,1 27 26,6 22 16,9 10,3 6,5 16,4
Ensoleillement (h) 71,7 96,9 166,5 187,7 215,6 250,1 284,9 252,2 183,6 120 68,9 50,2 1 948,3
Précipitations (mm) 83,7 73,3 80,1 95,2 116,6 91,7 77,7 82,1 111 120,1 107,6 95,3 1 134,4
Source : Station homologuée Météo-France[6]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,9
−0,8
83,7
 
 
 
7,9
−0,3
73,3
 
 
 
12,7
2,3
80,1
 
 
 
16,1
5
95,2
 
 
 
20,4
9,4
116,6
 
 
 
24,1
12,3
91,7
 
 
 
27
14,6
77,7
 
 
 
26,6
14
82,1
 
 
 
22
10,9
111
 
 
 
16,9
8,1
120,1
 
 
 
10,3
3
107,6
 
 
 
6,5
0,4
95,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Pour la station de Mâcon, les données sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010 (records depuis 1943)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,6 3,4 5,9 10,1 13,4 15,5 14,9 11,5 8,3 3,6 1 7,4
Température moyenne (°C) 2,8 4,1 7,9 10,8 15,1 18,7 21,1 20,6 16,7 12,4 6,8 3,6 11,8
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,6 12,3 15,7 20,1 23,9 26,6 26,2 21,9 16,5 19,9 6,1 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−21,2
24-01-1963
−21,4
15-02-1956
−10,2
01-03-2005
−4,1
08-04-2003
−1,8
04-05-1967
3,7
04-06-1953
5,9
08-07-1954
5,8
30-08-1956
1
29-09-1950
−4,8
31-10-1997
−8,7
27-11-1989
−16,2
30-12-2005
−21,4
15-02-1956
Record de chaleur (°C)
date du record
17,8
10-01-2015
21,1
27-02-1960
24,5
21-03-1990
29,8
18-04-1949
32,8
25-05-2009
37,2
22-06-2003
39,2
04-07-2015
39,8
13-08-2003
35,2
05-09-1949
28,4
04-10-1985
23,1
07-11-1955
19,3
16-12-1989
39,8
13-08-2003
Ensoleillement (h) 61,9 91,5 154,9 182 212,9 245,3 267,7 242,4 185,6 116,9 70,3 50,5 1 881,9
Précipitations (mm) 59 52,5 48,7 74,6 88,1 75,5 70,9 71,7 79,5 85,5 83,8 69,5 859,3
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[7]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,5
0
59
 
 
 
7,6
0,6
52,5
 
 
 
12,3
3,4
48,7
 
 
 
15,7
5,9
74,6
 
 
 
20,1
10,1
88,1
 
 
 
23,9
13,4
75,5
 
 
 
26,6
15,5
70,9
 
 
 
26,2
14,9
71,7
 
 
 
21,9
11,5
79,5
 
 
 
16,5
8,3
85,5
 
 
 
19,9
3,6
83,8
 
 
 
6,1
1
69,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Viriat est traversée par deux autoroutes. La première est l'A40 reliant Mâcon à Genève, elle est accessible depuis la gare de péage de Viriat ou la gare de péage de Bourg-Nord située à Attignat près de la frontière. L'A39 reliant Dijon à Bourg-en-Bresse se connecte à l'A40 dans la commune.

Le village étant à proximité de Bourg-en-Bresse, de nombreuses voies départementales le traverse. Pour commencer, la route départementale 1079, ancien tronçon de la route nationale N79 en 2006, lie Bourg à la préfecture de Saône-et-Loire : Mâcon. Au rond-point du Guidon, une nouvelle voie qu'est la route départementale 975 rejoint la RD 1079 et permet de se diriger vers Attignat, Montrevel-en-Bresse et Saint-Trivier-de-Courtes. Elle continue en Saône-et-Loire pour terminer à Tournus.

Ensuite, la route départementale 1083 commence vers le stade Marcel-Verchère de Bourg-en-Bresse et traverse l'est du territoire en direction de Saint-Étienne-du-Bois et Coligny avant d'entrer dans les départements du Jura à Saint-Amour, de Saône-et-Loire à Cuisery et une nouvelle fois le Jura à Lons-le-Saunier. Elle termine à Saint-Lothain au rond-point la reliant à l'A391 et la route nationale N83.

Ces routes départementales sont plus ou moins liées entre elles grâce à la rocade de Bourg. La route départementale 117 est la rocade ouest inaugurée en 1995, elle passe à La Neuve et aux Vareys. La route départementale 117a, plus récente car construite au début des années 2010, correspond à la rocade nord.

Toutefois, des routes moins empruntées ont le statut de routes départementales. C'est le cas de la route D 996 qui débute vers le champ de foire à Bourg et traverse la commune du sud au nord. Elle continue son chemin vers Marboz et Cormoz puis termine à Louhans en Saône-et-Loire. La route D 29 traverse le bourg, La Perrinche, Curtaringe et Marillat puis traverse Attignat en passant dans son hameau de Crangeat et son bourg. La route D 29a relie la D 975 à la D 996 en passant par le bourg. Enfin la route D 52f permet de rejoindre la gare de péage de Viriat ainsi que Meillonnas. Celle qui permet de rejoindre la gare de péage de Bourg-Nord est la route D 1479.

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Le long de la rocade nord, on trouve une voie cyclable qui permet d'éviter l'important trafic routier.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Deux voies traversent la commune sans posséder aucun arrêt : la ligne de Mâcon à Ambérieu et la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est principalement desservie par les lignes de bus nos 5, 6 et 7. Beaucoup de jeunes prennent le bus pour se rendre au collège, lycée ou travail.

Viriat est aussi reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr. Deux lignes traversent le territoire dont la ligne 118 reliant Bourg-en-Bresse à Mâcon[8] qui dessert l'arrêt Fleyriat. L'autre ligne est la ligne 150 reliant Romenay à Bourg-en-Bresse qui dessert les arrêts Fleyriat et ZI La Neuve[9].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Une plateforme aérienne est à disposition non loin de la ville : l’aérodrome de Bourg - Ceyzériat[10], appelé plus communément Terre des Hommes en hommage à Antoine de Saint-Exupéry est situé principalement à Jasseron. L’aérodrome permet de pratiquer de nombreuses activités aériennes (aviation légère et hélicoptère, vol à voile, ULM et aéromodélisme).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Anciens noms[modifier | modifier le code]

La première mention du village date d'environ 1170 sous le nom de Viriacus[11]. Vers 1250, Viries est cité pour se référer à la commune selon le pouillé de Lyon alors que Viria est utilisé en 1272.

Dans les titres de Laumusse, Viriacus in Breyssia est évoqué en 1372. Selon les archives de la Côte-d'Or, le nom du village en 1417 est Viria puis devient Viriaz ou Viriac en 1563 selon celles de l'Ain. De plus, les archives de la Côte-d'Or mentionnent le village en 1564 par le biais de Viriat, Viriatz et Viriaz.

En 1650, on trouve Viriat puis Viriat en 1743 selon le pouillé de Lyon.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village remonte à la civilisation celtique, comme le prouve la découverte d'une jambe de taureau en bronze doré. On trouve aussi quelques vestiges de murs et de tuiles témoignant la présence des villas gallo-romaines.

Au Xe siècle, à Fleyriac (aujourd'hui Fleyriat), des sources témoignent d'un lieu de culte dans le hameau. Au XIIe siècle, une église et un prieuré apparaissent sous le nom de Viriacus.

Durant le Moyen Âge, les hameaux de Viriacus et Fleyriac sont fiefs de la seigneurie de Bâgé avant de changer de propriétaires, les ordres religieux militaires tels que les templiers de Laumusse, et les hospitaliers de Saint-Jean-deJérusalem s'y installent aux XIIe et XIIIe siècles.

Avant la Révolution, Viriat était une communauté d'habitants du bailliage, élection, subdélégation et mandement de Bourg[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Viriat

La commune de Viriat porte :

De sinople à la croix alésée et pattée d'argent chargée d'une croix de Malte de gueules surchargée d'un besant du même, le tout cerclé d'un anneau d'or, au chaussé de gueules chargé de deux quintefeuilles aussi d'argent[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de vingt-huit conseillers municipaux[14] dont le maire et ses huit adjoints.

En plus des adultes, les jeunes participent à la vie locale avec le conseil municipal des enfants[15] constitué d'enfants des écoles primaires qui travaillent dans quatre commissions : menu, environnement, solidarité et loisirs.

Maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1907 1914 Jean Baptiste Édouard Morand    
 ???? 1977 André Chanel    
1977 2001 Pierre Fromont DVG Réélu en 1983,1989 et 1995
Voir ci-dessous
2001 En cours Bernard Perret DVD Réélu en 2008 et 2014
Conseiller général

Pierre Fromont (1936-2015), a été maire de 1977 à 2001, où il ne se représente pas. Producteur laitier, père de cinq enfants, ce catholique de gauche a été président de la Mutualité sociale agricole de l'Ain. Constamment réélu (sans étiquette ou divers gauche) il est également président de la communauté de communes de Bourg-en-Bresse. Élu conseiller général en mars 1985, il accomplit trois mandats jusqu'en 2004, où il ne se représente pas pour soutenir Jacques Nallet. Il fut également suppléant du député PRG Dominique Saint-Pierre (1993-1997)[16].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées.

La commune a développé une association de jumelage[17] avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 250 habitants, en augmentation de 5,5 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 122 2 119 2 199 2 309 2 394 2 476 2 535 2 530 2 587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 580 2 578 2 545 2 629 2 690 2 708 2 870 2 741 2 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 580 2 574 2 529 2 517 2 578 2 570 2 579 2 678 2 660
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 644 3 012 3 562 3 997 4 701 5 288 5 719 6 160 6 250
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (19,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 20,6 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 22,1 %).
Pyramide des âges à Viriat en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
5,7 
75 à 89 ans
6,6 
14,7 
60 à 74 ans
15,0 
23,4 
45 à 59 ans
22,3 
20,5 
30 à 44 ans
21,2 
15,5 
15 à 29 ans
15,7 
19,9 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de l'Ain en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,3 
20,8 
45 à 59 ans
20,2 
22,5 
30 à 44 ans
22,0 
18,1 
15 à 29 ans
16,7 
21,2 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède quatre écoles dont une qui est privée[25]. La première est l'école maternelle publique qui accueille les niveaux petite section et moyenne section. Les élèves de grande section appartiennent à cette école mais leurs cours sont assurés à l'école élémentaire des Sources qui s'occupent des élèves de CP, CE1 et CE2. Cette école a la particularité d'accueillir des élèves relevant d'une CLIS. Enfin, les élèves de CM1 et de CM2 continuent leur cursus scolaire à l'école élémentaire des Tilleuls.

Les élèves dont les parents ont décidé de les envoyer dans un établissement privé, l'école privée Saint-Joseph permet une scolarisation des jeunes pour tous les niveaux de la maternelle et de la primaire.

Après l'enseignement primaire, l'enseignement secondaire s'effectue au collège du Revermont à Bourg-en-Bresse ou au collège Yvon-Morandat de Saint-Denis-lès-Bourg selon l'adresse de l'étudiant. Ensuite, les cours du lycée sont assurés dans l'un des lycées de Bourg.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune accueille le centre hospitalier de Fleyriat, le plus grand centre de la région burgienne. Il y a aussi un cabinet médical composé de deux docteurs, la petite unité de vie et deux vétérinaires.

Sports[modifier | modifier le code]

Viriat dispose de nombreux équipements sportifs. La commune possède deux gymnases : le gymnase des Caronniers et celui des Crêts qui sont situés de part et d'autre de la route D29a. De plus, vers la zone artisanale des Baisses se trouve le parc des sports qui réunit de nombreuses infrastructures. En effet, dans cet espace se situent quatre terrains de football dont un pour les plus jeunes et un en revêtement synthétique, deux terrains de rugby, un skatepark ainsi que quatre courts de tennis dont deux en intérieur.

Toutes ces infrastructures sont utilisées par les clubs de la ville. Les sports collectifs sont bien représentés : le football depuis le [26] avec le Club sportif de Viriat, le basketball avec le Basket club de Viriat. Il y a deux clubs de rugby avec le Rugby Club Viriat fondé en 1983[27] et le XV Gaulois qui est pour la pratique de ce sport en loisir. Enfin, il y a le Volley Viriat.

Ensuite, on trouve des clubs qui permettent la pratique des sports individuels. Par exemple, il y a Viriat Tennis Club, un club de tennis créé en 1985[28], l'Amicale Boules de Viriat pour la pétanque. Les Arts Martiaux Viriat, nés en 1973[29] sous le nom de Judo Club de Viriat et portant son nom actuel depuis 2013, est un club proposant de nombreuses disciplines : l'aïkido, le cardio-combat, le chanbara, le judo, le jujitsu, le kung-fu, la savate boxe française et défense, le taïchi et le yoga.

Pour ceux qui veulent pratiquer le cyclisme, il y a le Viriat Team et pour ceux qui veulent faire des randonnées cyclo ou à pied, il y a le Viriat Marathon. L'haltérophilie est représentée par l'Entente Viriat. Enfin, on recense deux associations de danse : les Ateliers de la Danse et la Line Dancer's Viriati's.

  • Journal local quotidien Le Progrès.
  • Journal local hebdomadaire Voix de l'Ain.
  • Antennes régionales de télévision France 3 Rhône Alpes Auvergne.
  • NRJ (avec décrochage local) sur 102.8 FM.
  • RCF Pays de l'Ain, radio locale qui émet sur 93.9 FM.
  • Radio B (anciennement Tropiques FM), radio locale qui émet sur 90 FM.
  • Radio Scoop (avec décrochage local) sur 89.2 FM.
  • Radio Salam, radio lyonnaise s'adressant à la communauté maghrébine, émet à Bourg avec un décrochage local sur le 106.5 FM.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le clocher, la façade et la nef de l'église datent de sa reconstruction de 1822 à 1848. L'intérieur de la nef est inspiré de l'art néoclassique ; l'abside et les deux chapelles qui forment le transept sont gothiques (XVe siècle) où les travaux de restauration ont dégagé les ogives de briques. Parmi les statues qui ornent l'église, se trouve un saint Jean Baptiste de pierre qui rappelle l'existence d'une chapelle Saint-Jean.
  • La maison forte du Roux est en ruines depuis le XVIIe siècle
  • Manoir de la Gélière, reconstruit vers 1490.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Viriat bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[32].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

À Viriat, la fête nationale n'est pas célébrée le mais le premier dimanche du mois d'août[33],[34]. Le report remonterait à [33], année même de l'instauration du 14 Juillet comme fête nationale par la loi du . En effet, le , les Viriatis n'ont pas célébré le « premier » 14 Juillet[35] en vertu d'un arrêté municipal du [36]. Depuis , au plus tard[33], le programme des festivités comprend une retraite aux flambeaux, un feu d'artifice et un bal gratuit[37],[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. Le réseau StatIC. Consultation : décembre 2009.
  3. « Météo de Viriat », sur www.meteo-viriat.fr
  4. « Ambérieu, 250 m - [1961-1990] », sur www.infoclimat.fr (consulté le 27 juin 2011).
  5. « Ambérieu, 253 m », sur meteo-climat-bzh.dyndns.org (consulté en septembre 2012).
  6. « Données climatiques », sur MétéoFrance (consulté en septembre 2012).
  7. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1981-2010)
  8. Horaires de la ligne 118 sur car.ain.fr.
  9. Horaires de la ligne 150 sur car.ain.fr
  10. [1].
  11. Dictionnaire topographique de l'Ain, p.469, sur archives.ain.fr.
  12. Dictionnaire topographique de la France, sur cths.fr.
  13. Armes de Viriat, sur labanquedublason2.com
  14. Les membres du conseil municipal, sur viriat.fr.
  15. Le Conseil municipal des enfants, sur viriat.fr.
  16. Pierre Fromont, ancien conseiller général et maire de Viriat, nous a quittés, La Voix de l'Ain, 26 février 2015, par Jean-Marc Perrat
  17. Mairie de Viriat, « Jumelage et parrainage », sur viriat.fr (consulté le 25 mai 2010).
  18. « Viriat Voinesti », sur viriat.fr (consulté le 25 mai 2010).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. « Évolution et structure de la population à Viriat en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010).
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Ain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010).
  25. Vie scolaire, sur viriat.fr
  26. Historique et palmarès, sur csv.footeo.com.
  27. Historique du club, sur rcviriatrugby.fr.
  28. Histoire du club, sur viriat-tennis-club.fr.
  29. Historique du club, sur club.quomodo.com.
  30. « Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2013 », sur legifrance.gouv.fr : « Château de Fleyriat : le château en totalité ainsi que son domaine [...] inscription par arrêté du 15 mars 2013. ».
  31. « Portail des données communales: Viriat », Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement.
  32. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  33. a, b et c Rosemonde Sanson, Les 14 juillet (1789-1975) : fête et conscience nationale, Paris, Flammarion, coll. « La Tradition et le quotidien », (réimpr. 15 juillet 1995), 1e éd., 220-[4] p., 19 cm (ISBN 2-08-210903-8 et 978-2-08210903-1, OCLC 4113701, notice BnF no FRBNF34693273), p. 184 [aperçu (page consultée le 25 juillet 2016)].
  34. Pierre Bonte, Bonjour la France : le livre d'or des communes de France, t. 2, Paris, De Borée, , 1e éd., 333 p., 24 cm (ISBN 2812910232 et 978-2-8129-1023-4, OCLC 866827117, notice BnF no FRBNF43698568), p. 120 [lire en ligne (page consultée le 25 juillet 2016)].
  35. Arnaud-Dominique Houte, Le Triomphe de la République (1871-1914), Paris, Seuil, coll. « L'Univers historique / Histoire de la France contemporaine » (no 4), , 461 p., 24 cm (ISBN 2-02-100102-4 et 978-2-02-100102-0, OCLC 897652690, notice BnF no FRBNF43884417, présentation en ligne), p. 45 [lire en ligne (page consultée le 25 juillet 2016)].
  36. « Patrimoine » [php], sur viriat.fr, Commune de Viriat (consulté le 25 juillet 2016), Particularité : le 14 juillet... en août.
  37. « Bal du 14 juillet à Viriat – dimanche 2 août 2015 » [php], sur harmonie-viriat.fr, (consulté le 25 juillet 2016).
  38. « Retraite aux flambeaux », sur leprogres.fr, Le Progrès, (consulté le 25 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]