Coligny (Ain)

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Coligny
Coligny (Ain)
La mairie.
Blason de Coligny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Saint-Étienne-du-Bois
Intercommunalité Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Bruno Raffin
2014-2020
Code postal 01270
Code commune 01108
Démographie
Gentilé Colignois
Population
municipale
1 193 hab. (2015 en augmentation de 3,38 % par rapport à 2010)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 59″ nord, 5° 20′ 46″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 575 m
Superficie 16,87 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-coligny.fr

Coligny est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a été un chef-lieu de canton de l'Ain avant la réorganisation à l'occasion des élections départementales de mars 2015.

Ses habitants s'appellent les Colignois et les Colignoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Coligny est située à une vingtaine de kilomètres au nord de Bourg-en-Bresse et à environ 40 kilomètres au sud de Lons-le-Saunier à la limite du Jura et de l'Ain. Le village est traversé par l'ancienne route nationale 83 (devenue ici RD 1083). L'est de la commune est situé sur les premières collines du Revermont alors que l'ouest s'étend assez largement dans la plaine bressane. Le point culminant de Coligny se situe au hameau de Vergongeat à 576 mètres d'altitude alors que le centre du village (le parvis de l'église) se situe à 290 mètres d'altitude environ.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Solnan forme la limite ouest de la commune. Un de ses affluents, le ruisseau de Boccarnoz, la traverse également. Coligny possède aussi plusieurs étangs (dont l'étang des marcs et l'étang de Fougemagne).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Domsure Les Trois Châteaux, Saint-Jean-d'Étreux
(Jura)
Val-d'Épy (Jura)
(Senaud)
Rose des vents
Pirajoux N Val-d'Épy
O    Coligny    E
S
Villemotier Salavre

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Coligny est traversé par la RD 1083, ancienne route nationale 83.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le conseil départemental a mis en place une ligne de car reliant Bourg-en-Bresse à Lons-le-saunier, commune du jura. Cette ligne (901), fait partie du réseau interurbain de l'Ain. L'arrêt se situe près de la mairie.

On peut noter la présence d'une ancienne gare ferroviaire située sur la ligne de Mouchard à Bourg-en-Bresse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée face à la mairie.

Dans les textes rédigés en latin médiéval ou sur les sceaux, on trouve Cologniacum, Coloniacum[Quand ?]. Dans les textes français, plus tardifs, on trouve Colloignie, Colognie,Colligny, Coligni…[Quand ?]

Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(I)ACU, suffixe d'origine gauloise localisant à l'origine, mais aussi destiné à indiquer une propriété. Ce suffixe a aussi été utilisé pour désigner un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce comme dans Épernay. Pierre-Yves Lambert considère que le premier élément Colign- représente peut-être le gaulois *colino qui signifie « houx », d'où le sens global de « lieu planté de houx », « houssaie ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dieu de Coligny
Article détaillé : Calendrier de Coligny.

Coligny est connue pour son célèbre calendrier celtique, une pièce unique au monde. Le calendrier, qui date de la fin du IIe siècle, est la plus longue inscription en gaulois qui nous soit parvenue ; il a beaucoup apporté à la compréhension de leur langue, de leurs connaissances en astronomie, de leur manière de gérer le temps ; il est écrit en alphabet latin. Une autre œuvre intéressante découverte à Coligny en 1897[2], en même temps que le calendrier, est une statue de bronze, maintenant appelée Dieu de Coligny. Des répliques de ces deux découvertes sont exposées à la mairie de Coligny.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Manassès Ier fut l'un des premiers seigneurs de Coligny au IXe siècle. Ses descendants furent seigneurs de Coligny. La seigneurie est scindée au XIIe siècle. Certains auteurs évoquent l'existence dans le Revermont d'une principauté féodale au IXe siècle[3],[4],[5],[6],[7]. L'absence de documents officiels invite à prendre ces sources avec précaution. Selon une étude publiée dans la « Bibliothèque de l'école des chartes », cette désignation a été frauduleusement introduite par le généalogiste Jean du Bouchet en 1662, citant dans ses Preuves de l'histoire de l'illustre maison de Coligny une charte de 974 dont on n'a conservé ni original ni copie[8]. Quoi qu'il en soit aucun membre de la famille de Coligny jusqu'à son extinction au XVIIe siècle n'a jamais porté le titre de prince[9],[10],[11],[12].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Gaspard II de Coligny réunit les seigneuries de Coligny-le-Vieil et de Coligny-le-Neuf en 1550. Après avoir relevé du duc de Savoie, Coligny-le-Neuf devint finalement française grâce au traité de Lyon de 1601, alors que Coligny-le-Vieil, qui relevait du comté de Bourgogne alors possédé par les rois d'Espagne, finit par être définitivement rattaché à la France sous Louis XIV après le traité de Nimègue en 1678.

La ville de Coligny a donné son nom à la célèbre maison de Coligny éteinte en 1694[13] qui a donné les seigneurs de Coligny, ducs de Coligny, marquis de Coligny et comtes de Coligny.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la campagne et les environs de Coligny abritèrent le 1er bataillon FTP de Paul Cribeillet, compositeur, chef d'orchestre, Capitaine Grillon dans la Résistance ; le bataillon regroupa jusqu'à 625 maquisards. Les rapports du bataillon FTP avec Henri Romans-Petit, chef des Maquis de l'Ain et du Haut-Jura sont assez tendus, Paul Cribeillet accusant ce dernier de ne pas partager les armes qu'il reçoit des Anglais. Joseph Darnand, ministre de Vichy et chef de la milice à la même époque, était natif du village et sa famille y vivait toujours : on raconte que, pour sa dernière visite à ses parents en 1944, Joseph Darnand dut venir incognito pour ne pas être exécuté par les maquisards.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Cancalon   conseiller général
1980 1995 Marc Vulin UDF-CDS conseiller général
1995 2014 Jean Bernadac UMP Pharmacien
conseiller général
Député suppléant
Réélu en 2001 et 2008
2014 En cours Bruno Raffin DVD Artisan

Jumelages[modifier | modifier le code]

Coligny n'est actuellement jumelée avec aucun autre village.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Coligny (Ain).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 1 193 habitants[Note 1], en augmentation de 3,38 % par rapport à 2010 (Ain : +6,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 672 1 658 1 660 1 755 1 764 1 686 1 697 1 739 1 737
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 646 1 655 1 668 1 650 1 707 1 754 1 680 1 698 1 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 662 1 674 1 644 1 403 1 331 1 239 1 202 1 173 1 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 083 1 111 1 077 1 132 1 117 1 091 1 140 1 147 1 166
2015 - - - - - - - -
1 193 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une maison médicale regroupant 3 médecins généralistes, des infirmières et une sage-femme.

Un défibrillateur est à disposition du public devant l'entrée du cabinet médical.

Au niveau hospitalier, les habitants sont soignés majoritairement soit à l'hôpital Fleyriat (situé à Viriat), soit à la clinique Convert (située à Bourg-en-Bresse).

Une pharmacie officie sur la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune diverses infrastructures sportives comme des terrains de football, des terrains de tennis, un gymnase et un city-stade à dispositions des associations sportives.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

  • Le journal le Progrès propose une édition locale aux communes de l'Ain. Il paraît du lundi au dimanche et traite des faits divers, des événements sportifs et culturels au niveau local, national, et international.
  • Le journal Voix de l'Ain est un hebdomadaire publié les vendredis qui propose des informations locales pour les différentes régions du département de l'Ain.
  • La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région.

Numérique[modifier | modifier le code]

La commune dispose du très haut débit avec la fibre optique grâce au réseau d'initiative publique de fibre optique LIAin régi par le syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du diocèse de Belley-Ars.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Secteur secondaire ou Industrie ou Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire ou activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Couple en costumes traditionnels
Moissonneuse à la foire à l'ancienne

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1984[18].
Article détaillé : Église Saint-Martin.
  • Ruines du château de Coligny-le-Vieil,
  • Château des sires de Coligny.
  • Vestiges du château de Coligny-le-Neuf (XIIe siècle)
  • Moulin de Pertuizet qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 29 mars 2005[19].
Article détaillé : Moulin de Pertuizet.
  • Pont du Châtaignat
  • Château de Saint-Germain (XVIIIe siècle)

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Clotilde Bizolon "la maman des poilus"

Aristocratie[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.

La devise des Colignois, vivant à cheval sur la Bresse et le Revermont et jaloux de leur particularisme, est : "Ni cavet[22] ni bressan".

Armes de Coligny

La commune de porte:

de gueules, à l'aigle d'argent, becquée, membrée et couronnée d'azur, languée et armée d'or.[23].

La commune a repris les armes de la maison de Coligny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Le Dieu de Coligny », consultable sur le site de la mairie de Coligny.
  3. Auguste Arène, Histoire ancienne et moderne du département de l'Ain, Impr. de A. Arêne, (lire en ligne).
  4. Jean-Paul Clappaz, La Seigneurie de Buenc et le Revermont : (Ain), Ger, (lire en ligne).
  5. Hardouin de Beaumont de Perefixe, Histoire du roy Henry IV de France, (lire en ligne), p. 23.
  6. Jacques Debû-Bridel, De Louis XI a Henry IV: la Reforme, la Saint-Barthelemy, la Ligue (lire en ligne), p. 152.
  7. Agricole Charles Nestor comte de Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l'Ain, (lire en ligne), p. 26.
  8. René Poupardin et Xavier Brun. La vérité sur le « Pagus Reversimontis », sur la sirerie de Revermont et sur les Manassès, ancêtres des Coligny, Bibliothèque de l'école des chartes, 1907, vol. 68, n° 1, p. 340-341.
  9. P. Anselme : Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume, Tome VII page 144 (1726-1733)
  10. Marie-Claude Guigue : Topographie historique du département de l'Ain, page 456 (1873)
  11. Edmond Révérend : Armorial historique de Bresse, volume 1, page 18 (1873)
  12. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois : Dictionnaire de la noblesse (1775)
  13. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, tome VII page 159 (1733)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Église », notice no PA00116382, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Moulin de Pertuizet », notice no PA01000012, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  21. « « La Madelon » : une enfant de Coligny devenue « la maman des poilus » | Les dossiers multimedias », sur www.dossiers-multimedias.fr (consulté le 20 juillet 2017)
  22. Cavé ou cavet est le gentilé des habitants du Revermont, dû aux caves de ses vignerons.
  23. Armes de Coligny, sur labanquedublason2.com