La Ferté-Vidame

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Ferté (homonymie).
La Ferté-Vidame
La mairie
La mairie
Blason de La Ferté-Vidame
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton La Ferté-Vidame (chef-lieu)
Intercommunalité Orée du Perche
Maire
Mandat
Bernard Planque
2014-2020
Code postal 28340
Code commune 28149
Démographie
Population
municipale
720 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 44″ N 0° 54′ 06″ E / 48.6122222222, 0.901666666667 ()48° 36′ 44″ Nord 0° 54′ 06″ Est / 48.6122222222, 0.901666666667 ()  
Altitude 246 m (min. : 214 m) (max. : 286 m)
Superficie 39,81 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte administrative de Eure-et-Loir
City locator 14.svg
La Ferté-Vidame

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte topographique de Eure-et-Loir
City locator 14.svg
La Ferté-Vidame

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Ferté-Vidame

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Ferté-Vidame

La Ferté-Vidame est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Ferté-Vidame et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le titre de vidame de Chartres était sous l'Ancien Régime attaché à la terre de la Ferté-Arnault (aussi appelée la Ferté-Vidame). Le plus illustre porteur de ce titre fut Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon ; le capitaine anglais Thomas de Scales fut également vidame de Chartres. Le vidame est à l'origine celui qui mène l'armée d'un évêque et exerce au nom de celui-ci un certain nombre de droits féodaux.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Ferté-les-Bois[1].

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[2], dont La Ferté-Vidame[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[5].

Article détaillé : Retirada.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’azur au château de trois tours d’or maçonné de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Louis Poussin    
1971 2001 Jacques Dussutour RPR Conseiller Général d'Eure-et-Loir (1973-2004)
2001 2014 Jean-Pierre Jallot UMP Conseiller Général d'Eure-et-Loir depuis 2004
2014   Bernard Planque    

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
808 858 725 808 772 831 822 974 1 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
975 1 003 939 933 979 1 006 1 027 960 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956 966 881 801 831 778 745 849 802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
893 793 790 784 801 818 779 777 729
2011 - - - - - - - -
720 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas
Article détaillé : Église Saint-Nicolas.

Église Saint-Nicolas, XVIIe siècle, Logo monument historique Classé MH (1976)[8].

Dans cette église se trouve une plaque funéraire avec l'inscription suivante:

« Ci git Louis de Saint Simon, pair de France, comte de Rasse, Grand d’Espagne de première classe, marquis de Ruffec, comte de La Ferté Arnault, vidame de Chartres, gouverneur des ville, citadelle et comté de Blaye, bailly et gouverneur de Senlis, chevalier des ordres du Roy, cy devant du Conseil de Régence dès son établissement, depuis ambassadeur extraordinaire en Espagne, décédé le 2 mars 1755, âgé de 80 ans environ. Requiescat in pace. »

Château de la Ferté-Vidame[modifier | modifier le code]

Château de La Ferté-Vidame
Article détaillé : Château de La Ferté-Vidame.

Château de La Ferté-Vidame, ancien domaine de Jean-Joseph de Laborde, Logo monument historique Classé MH (1976, 1991)  Inscrit MH (2007)[9].

Église Saint-Pierre de Réveillon[modifier | modifier le code]

L’ancienne église du Réveillon comporte une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme, Logo monument historique Classé MH (1978)  Inscrit MH (1978)[10].

Château du Hallier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Hallier.

Centre d'essai Citroën[modifier | modifier le code]

Prototype de la 2CV retrouvé dans une grange au centre d'essai de Citroën.

Les bureaux d'étude de Citroën ont disposé à la Ferté-Vidame, d'un centre d'essai secret, dissimulé dans un parc clos. C'est ici qu'ont roulé les premiers prototypes de la 2CV, appelé projet TPV. On y a retrouvé en 1994, trois exemplaires oubliés de la présérie de 1939, qui y furent cachés aux Allemands à la veille de la guerre. Cette découverte a été révélée au grand public en 1995 et exposée au salon Rétromobile de 1998. Elles sont maintenant exposées au conservatoire Citroën.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Ferté-Vidame », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 5 décembre 2012)
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Église Saint-Nicolas », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Château de la Ferté-Vidame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Ancienne église du Réveillon », base Mérimée, ministère français de la Culture