Chaïm Soutine

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Chaïm Soutine

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Portrait de Chaïm Soutine par Amedeo Modigliani, 1916
Collection particulière, Paris

Nom de naissance Chaïm Soutine
Naissance 9 juin 1893
Smilovitchi, Biélorussie
Décès 9 août 1943 (à 50 ans)
Paris
Drapeau de la France France
Activités Artiste peintre
Formation Académie des arts de Vilnius, École des beaux-arts
Maîtres Fernand Cormon
Mouvement artistique Expressionnisme, École de Paris
Influencé par Jean Siméon Chardin, Gustave Courbet, Rembrandt

Chaïm Soutine, né dans le village de Smilovitchi, près de Minsk, dans l'actuelle Biélorussie, le 9 juin 1893[1] et mort à Paris, le 9 août 1943, est un peintre français.

Il a développé précocement une vision et une technique de peinture très particulières en utilisant, non sans raffinement, une palette de couleurs flamboyantes dans un expressionnisme violent et tourmenté qui peut parfois, dans ses portraits, rappeler Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, avec Modigliani et Chagall, à ce qu'on appelle l'École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Soutine par Modigliani, 1916, huile sur toile, 92 x 60 cm, National Gallery of Art, Washington

Peu expansif, introverti et secret, Chaïm Soutine n’a tenu aucun journal et n’a laissé que peu de lettres. Les photographies le représentant sont rares. Le peu que nous sachions de lui provient de ceux qui l’ont côtoyé et des femmes qui ont partagé sa vie. « Soutine resta une énigme impossible à déchiffrer jusqu’à la fin. Ses toiles sont les seules clefs véritables qui ouvrent la voie de cet homme déroutant[2]. »

L'enfance[modifier | modifier le code]

Chaïm Soutine naît dans une famille juive orthodoxe d’origine lituanienne de Smilovitch, un shtetl de quatre cents habitants en Biélorussie. Les conditions de vie étant pénibles pour les Juifs sous l’empire russe, il y passe une enfance pauvre, dans les traditions et les principes religieux du Talmud. Son père gagne sa vie comme raccommodeur chez un tailleur. Chaïm (héb. « vie ») est le dixième de onze enfants. Timide, il se livre peu. Le jeune garçon préfère dessiner au détriment de ses études, souvent des portraits de personnes croisées ou côtoyées. La tradition rabbinique étant très hostile à la représentation de l’homme, le jeune homme est souvent puni. En 1902, il part travailler comme apprenti chez son beau-frère, tailleur à Minsk. Là-bas, à partir de 1907, il prend des cours de dessin avec un ami qui partage la même passion, Michel Kikoine.

Un jour, il est violemment battu par le fils d’un homme dont il réalisait le portrait. La mère de Chaïm porte plainte, obtient gain de cause et perçoit une vingtaine de roubles en dédommagement. En 1909, cet argent permet au jeune Soutine de partir en compagnie de Kikoine, pour Vilna. Les deux amis sont accueillis chez le docteur Rafelkes et trouvent un emploi de retoucheurs chez un photographe (il fait la connaissance de Deborah Melnik, une aspirante cantatrice qu’il retrouvera plus tard à Paris).

Le Gros Arbre bleu (1920-1921), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

En 1910, les deux compères sont admis à l’école des beaux-arts après avoir passé l’examen d’entrée. Là, un trio se forme avec la rencontre de Pinchus Krémègne. Les conversations tournent autour de la capitale de la France où, dit-on, de nombreux artistes, venus de tous horizons, créent un art totalement nouveau.

Voyant là l’occasion de s’émanciper, Krémègne part le premier pour Paris bientôt suivi par Kikoïne en 1912. Soutine espère fermement les rejoindre. Devant ce désir irrépressible, le docteur Rafelkes finance son voyage.

En partant, Chaïm rompt avec son entourage et son passé. De ses travaux réalisés jusque-là, il n’emporte ni ne laisse aucune trace.

Paris[modifier | modifier le code]

Krémègne l’accueille à Paris, le 13 juillet 1913[3] et l’emmène à la « La Ruche », une cité d’artistes du quartier du Montparnasse. Il y a là de nombreux peintres étrangers — que l’on désignera bientôt comme l’École de Paris ou l’École juive. Dès son installation, il court au musée du Louvre découvrir ce qu’il ne connaît que par les gravures vues à l’école des beaux-arts de Vilna. Faute de pouvoir récupérer l’atelier que Chagall vient de quitter, il partage celui de ses deux compatriotes retrouvés. Quelque temps après, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts, à l'atelier de Cormon, où Kikoïne est élève. Pour subsister, il travaille de nuit comme porteur à la gare Montparnasse. C'est à cette époque qu'il ressent les premières douleurs stomacales ; symptômes consécutifs à des années de privations. Par ailleurs, il est obsédé par les souvenirs morbides de souffrances et de pauvreté de son enfance. Il se voit toujours traqué par la misère et tente de se pendre pour en finir. Il est sauvé in extremis par son ami Krémègne. Ces souffrances intérieures, aussi bien physiques que psychiques, lui provoquent une telle tension nerveuse qu’un ulcère gastrique ne tarde pas à se déclarer.

Paysage avec personnage (1918-1919), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

La Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Le samedi 2 août 1914, l’ordre de mobilisation générale est donné. Soutine se porte volontaire et creuse des tranchées, en tant que terrassier. Il est cependant rapidement réformé à cause de son fragile état de santé. Recensé comme Russe, il obtient de la préfecture de police du 15e arrondissement un permis de séjour au titre de réfugié.

Solitaire, il se tient à l’écart de toutes tendances artistiques et s’installe à la cité Falguière. C’est là que le sculpteur Jacques Lipchitz lui présente Amedeo Modigliani — également réformé car atteint de tuberculose. Modigliani, son aîné de dix ans, lui voue une réelle affection. Si bien, qu’il devient son ami et son mentor.

Le Village (1923), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Ne mangeant presque jamais à leur faim, ils s’adonnent à la boisson, vont voir les prostituées. Soutine se partage entre les ateliers de ses amis de « La Ruche » et de Falguière, se rend souvent à Livry-Gargan où Kikoïne vit avec sa femme. Là-bas, il se perd dans les chemins à la recherche d’un paysage qui l’inspire. Il ne supporte pas d’être observé pendant son travail, retirant la toile du chevalet dès que quelqu’un approche.

Modigliani le présente à son marchand, Léopold Zborowski. À la vue de son travail, ce dernier n’hésite pas à le prendre sous son aile. En 1918, Modigliani doit partir se soigner à Vence, dans le Midi de la France, et demande à Soutine de le rejoindre.

Soutine rentre à Paris en octobre 1919. Un ancien voisin d’atelier de la cité Falguière, Pierre Brune, lui écrit de Céret, dans les Pyrénées-Orientales et l’invite à venir s’y installer. Soutine, qui a du mal à se faire à la vie parisienne où les étrangers sont dévisagés avec agressivité, accepte avec enthousiasme. Zborowski lui paie le voyage.

Dindon et Tomates (1923-1924), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Céret[modifier | modifier le code]

À Céret, il retrouve le peintre Pierre Brune. Michel Kikoine vient le voir pendant quelques mois. Fin janvier 1920, il apprend la mort de Modigliani[4]. Ébranlé par la disparition de son ami, il cesse de boire et observe les recommandations des médecins pour s’alimenter. Il est cependant trop tard pour son ulcère. Ombrageux, colérique et sauvage, il vit à l’écart de la communauté artistique. Pendant près de deux ans, il peint énormément. En été 1920, Zborowski vient chercher près de deux cents toiles. Ensuite, Soutine fait de fréquents déplacements entre Céret et Cagnes-sur-Mer jusqu’en 1922.

Bœuf et Tête de veau (1923), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

À cette époque, l’arrivée d’un riche collectionneur américain, le docteur Albert Barnes, met le Paris artistique en émoi. Celui-ci désire réunir une collection d’œuvres contemporaines pour sa fondation à Philadelphie. Zborowski réussit à lui vendre une soixantaine de toiles peintes à Céret, assurant ainsi la renommée de Soutine. Paul Guillaume, l’un des grands marchands d’art parisiens écrit : « Un jour que j’étais allé voir chez un peintre un tableau de Modigliani, je remarquais, dans un coin de l’atelier, une œuvre qui, sur-le-champ, m’enthousiasma. C’était un Soutine et cela représentait un pâtissier. Un pâtissier inouï, fascinant, réel, truculent, affligé d’une oreille immense et superbe, inattendue et juste, un chef-d’œuvre. Je l’achetai. Le docteur Barnes le vit chez moi […] Le plaisir spontané qu’il éprouva devant cette toile devait décider de la brusque fortune de Soutine, faire de ce dernier, du jour au lendemain, un peintre connu, recherché des amateurs, celui dont on ne sourit plus…[5] »

Soutine part pour Cagnes-sur-Mer où il peint une série de paysages aux couleurs lumineuses. Hanté par des questions de formes et de couleurs, souvent insatisfait de son travail, Soutine renie et brûle un grand nombre de toiles peintes à Céret au cours d’accès de désespoir. La région ne lui plaît pas et il en avise son marchand pour revenir à Paris en 1924.

Le Poulet plumé (1925), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Désormais, il vit confortablement, soigne sa mise, perfectionne son français en lisant beaucoup et se passionne pour la musique de Bach. Il habite près du parc Montsouris et loue un atelier spacieux. Il revoit Deborah Melnick, connue à Vilna, et entame une brève liaison. Le couple est déjà séparé quand Deborah met au monde une fille en juin 1925. Soutine refuse de reconnaître l’enfant.

Il ne cesse de peindre. Les animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle sont des visions de son enfance qui hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles. Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier.

Le Dindon (1925), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Quant à Zborowski, le marchand a désormais pignon sur rue grâce à la notoriété des œuvres de Soutine et Modigliani. Souvent, il récupère les toiles lacérées que le peintre a jugées mauvaises pour les faire restaurer — ce qui met Soutine hors de lui lorsqu’il s’en aperçoit.

En juin 1927, le peintre ne se montre pas au vernissage de la première exposition de ses œuvres. Hostile à ce genre de manifestation, il en limite le nombre de son vivant. Il séjourne souvent dans la maison louée par Zborowski dans la ville de Le Blanc, dans l’Indre, et dans la propriété de Marcellin et Madeleine Castaing à Lèves, près de Chartres. Il s’est lié d’amitié avec le couple, grand amateur d’art, lors d’une cure à Châtelguyon, en 1928. Les Castaing ont de nombreuses relations comme Blaise Cendrars, Erik Satie, Henry Miller.


Ses tableaux sont maintenant présents dans de prestigieuses collections. En 1929, il peint la série des arbres à Vence lorsque survient la crise économique aux États-Unis. Les acheteurs américains se font rares. La crise gagne l’Europe. En 1932, Zborowski est ruiné. En mars 1932 à 43 ans, il meurt d’une crise cardiaque. Soutine réserve alors sa production aux Castaing. En 1935, vingt de ses tableaux sont exposés à Chicago. En 1937, Paris organise une exposition au Petit Palais, il s'installe à la villa Seurat, dans le quartier d'Alésia. Cette année-là, il rencontre Gerda Groth, réfugiée juive allemande qui a fui le régime nazi. Quand la guerre éclate, ils partent ensemble dans l’Yonne à Civry-sur-Serein, en été 1939.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 15 mai 1940, Gerda est arrêtée et envoyée, en tant que ressortissante allemande, au camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques. Libérée sur intervention elle se cache à Carcassonne jusqu’à la fin de la guerre. Elle ne reverra jamais plus Soutine.

Nature morte au faisan (1924), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Sous le régime de Vichy, les Juifs ont l’obligation de se faire recenser. Soutine, traqué, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il ne semble pas avoir fait les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie à Champigny-sur-Veude, près de Tours en Indre-et-Loire, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ancienne épouse de Max Ernst. Malgré ses crampes d’estomac de plus en plus fréquentes, il peint un certain nombre de paysages. Bientôt, son ulcère s’aggrave. Le 31 juillet 1943 au matin, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles [6]. À l’hôpital de Chinon, son état est jugé critique : une hémorragie interne est diagnostiquée. Il faut l’opérer. On le dirige vers une clinique parisienne du 16e arrondissement. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré dès son arrivée, le 7 août, il meurt deux jours plus tard[6].

Le Lapin (1923-1924), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Son enterrement a lieu le 11 août à Paris, au cimetière du Montparnasse, dans une concession appartenant à la famille Aurenche. Rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Picasso est l'un des rares à suivre son enterrement[7]. Dix-sept ans plus tard, en 1960, Marie-Berthe Aurenche se suicide et est enterrée à son côté.

Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine aura beaucoup peint et beaucoup détruit jusqu’à la fin de sa vie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1914 - Nature morte à la pipe, 54 × 94 cm, coll. Pierre Lévy, Troyes
  • 1916 - Nature morte à la Soupière, huile, Sbd, 61 × 74 cm, coll M. & Mrs Colin, New York
  • 1916 - La Russe portrait de femme, huile, 65 × 50 cm, Coll. Los Angeles County Museum of Art.
  • 1918 - Le Vase de fleurs, huile, 85 × 67 cm, Coll. Musée d'Unterlinden de Colmar.
  • 1919 - Paysage Tourmenté, huile, 54 × 73 cm, coll. M. & Mrs Nathan Cumming, Chicago
  • 1919 - L'Enfant au jouet, huile, Sbg, 82 × 66 cm, coll. privée. Genève.
  • 1919 - La Maison Blanche, huile, 66 × 55 cm, Cll Walter-Guillaume, Paris.
  • 1920 - Petite fille dans la verdure, huile, Sbg, 46 × 54 cm, Coll Perls Galleries, New York.
  • 1920 ca - Portrait d'un garçon, huile, × . Coll. Worcester Art Museum
  • 1921 - Paysage à Céret dit L'« Arc-en-Ciel », huile, 63 × 130 cm, Coll. Part. Bruxelles
  • 1921 - Portrait du peintre Émile Lejeune, huile, 54 × 45 cm, Coll. Walter-Guillaume, Paris.
  • 1921 - 1922 - Les Œillets rouges, huile, 55 × 46 cm, Coll. M. & Mrs S. J. Levin.
  • 1921 - 1922 - Fleurs en pot sur la table, huile, Shd, 82 × 60,3 cm, Coll. Ralph Colin, New York.
  • 1921 - Paysage du Midi, (Vence), Huilz, Sbg, 65 × 54 cm. Musée Calvet, Avignon
  • 1921 - La Folle, huile, × Coll. part.
  • 1922 - L'Arbre couché, huile, 60 × 81 cm, Coll. Walter -Guillaume, Paris
  • 1922 - Paysage de Cagnes, huile, S, 73 × 92 cm, coll M. & Mrs Ralph Colin, New York
Les Maisons (1920-1921), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • 1922 - Le Vieux Moulin sur Vence, huile, 66,5 × 82 cm, Coll. Museum of Modern Art, New York
  • 1922 - 1923 - Le Pâtissier, huile, 72 × 44 cm , coll. Walter-Guillaume, Paris.
  • 1923 - Le Village, huile, coll; Musée de l'Orangerie, Paris.
  • 1923 - La Raie à la bouilloire, huile, 81 × 65,5 cm, Coll. Cleveland Museum of Art.
  • 1922 - 1923 - Pièce de Bœuf, huile, Sbg, 70 × 52 cm, Ralph Colin, New York.
  • 1924 - Nature morte à la raie, huile, Sbg, 81 × 100 cm, Coll. Perls, New York
  • 1924 - Volaille morte, huile, 136 × 81,5 cm , Coll Museum of Modern Art, New York, USA.
  • 1924 - Femme à la robe bleue, huile, 81 × 60 cm, Coll. Musée d'art moderne de la ville de Paris
  • 1925 - Bœuf écorché, huile, 202 × 114 cm, Musée de Grenoble, France
  • 1925 - Le Lapin au pot de fer, huile, 77 × 36 cm, Cll.W. Guillaume, Paris.
  • 1926 - 1927 - Poissons et tomates, huile, Shd, 58 × 79 cm, Coll. M. & Mrs Jack I. Poses, New York.
  • 1927 - Valet de Chambre, huile, Shd, 65 × 50 cm, Nathan Cummings, Chicago.
  • 1928 - Torse de Femme au fond bleu, huile, 42 × 50 cm, Coll. Musée d'art moderne de la Ville de Paris.
Glaïeuls (1919), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • 1928 - Le Garçon d'étage (le grand valet de chambre), huile, Shd, 87 × 66 cm, Coll. Walter-Guillaume, Paris.
  • 1928 - Portrait de Madeleine Castaing, huile, 100 × 73 cm, Coll. Metropolitan Museum of Art, New York.
  • 1928 - L'Enfant de chœur en buste, huile, 69 × 49 cm, W. Guillaume, Paris.
  • 1928 - Le Valet, huile, Sbg, 92 × 65 cm, Coll. National Gallery of Art, Washington.
  • 1928 - Femme endormie, huile, Shd, 41 × 33 cm, Mrs & M. John . A. Beck, Houston, Texas.
  • 1929 - Portrait d'un garçon en bleu, huile, Shd, 76 × 56 cm, Coll. M. & Mrs Ralph Colin, New York.
  • 1929 - Arbre de Vence, huile, 81 × 61,5 cm, Mrs Bruce Westcott, Clinton N. J.
  • 1930 - Arbre de Vence, huile, 71,5 × 46,5 cm. Coll. Chicago Art Institute
  • 1932 - Jeune fille à la poupée, huile, 60,5 × 48,2 cm, Coll. M. & Mrs John A. Beck, Houston, Texas.
  • 1933 - Les Escaliers de Chartres, huile, 41 × 27 cm, Coll. M. and Mrs Jack I. Poses, New York.
  • 1933 - La Cathédrale de Chartres, huile, 92 × 50 cm, Coll. Museum of Modern Art, New York.
  • 1933 - Le Chasseur de chez Maxim's (le groom), huile, Shd, 38,5 × 31,5 cm, Coll. Musée d'art moderne de la Ville de Paris
  • 1933 - Nu de femme , huile, SDbd, 46 × 27 cm, Coll. Ralph Colin, New York.
  • 1936 - Les Arbres verts, huile, 59 × 72 cm, Coll. part.
  • 1937 - Femme de profil, huile, 47 × 28 cm, Coll. Phillips Gallery, Washington
  • 1938 - Chemin des écoliers, huile, 40 × 32 cm, Coll. Perls Galeries, New York.
  • 1939 - Retour de l'école après l'orage, huile, 43 × 49,5 cm, Coll. Phillips Gallery, Washington
  • 1939 - Jour de vent à Auxerre, huile, 49 × 73 cm, Coll. Phillips Gallery, Washington
La Maison blanche (1918), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • 1942 - Champigny (paysage à la rivière), huile, 73 × 92 cm, Coll.part.
  • 1942 - Le Grand Arbre, huile, 88 × 75 cm, Coll.part.
  • 1942 - La Fillette à la barrière, huile, 85 × 65 cm, Coll.Nathan Cummings, Chicago.
  • 1942 - Les Porcs, huile, Sbg, 45 × 56 cm, Coll. Musée d'art moderne de la Ville de Paris
  • S - D - Portrait de Moïse Kisling, huile, 99 × 69,5 cm, ColPhiladelphia Museum of Art
  • S - D - Paysage et Maison, 44,5 × 51 cm, Coll. Yale University Art Gallery

Expositions[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1927 - Galerie Henri Bing, Paris
  • 1930 - Théâtre Pigalle, Paris
  • 1935 - décembre; Art Club, Chicago
  • 1936 - Février; Valentine Gallery, New York
  • 1936 - Février -Mars - Cornéluis J. Sullivan Gallery, New York
  • 1937 - Cornélius J. Sullivan Gallery, New York - mars-avril
  • 1937 - Valentine Gallery, New York, mai
  • 1937 - Leicester Galleries, Londres, avril.
  • 1937 - Petit Palais, Paris, juin-octobre.
Garçon d'honneur (1924-1925), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
Portrait d'homme (Émile Lejeune) (1922-1923), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Musées[modifier | modifier le code]

Enfant de chœur (1927-1928), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • Musée de l'Orangerie : Glaïeuls - Les maisons - Paysage - La fiancée - Arbre couché - Portrait d'homme (Emile Lejeune) - Le village - Le petit pâtissier - Bœuf et tête de veau - Le poulet plumé - Le lapin - Le dindon - Dindon et tomates - La table - Nature morte au faisan - La jeune Anglaise - Enfant de chœur - Le garçon d'étage - Garçon d'honneur - Paysage avec personnage - Le gros arbre bleu - La maison blanche

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Garçon d'étage (1927), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris

Iconographie[modifier | modifier le code]

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Haïm Soutine, documentaire réalisé par Michèle Brabo (6 septembre 1916 - 30 janvier 2013). Les textes sont de Pierre Emmanuel dits par Serge Reggiani. La musique est de Jean Wiener (orchestre sous la direction de Georges Delerue, avec la voix de Anne Laloé). Le montage est de Pierre Fattori. Couleur 35mm, 13 min., Pathé Overseas productions, 1959. Il a été présenté à la Cinémathèque française lors d'une rétrospective intitulée « L'art du court métrage » le 10 juin 2010 en présence de la réalisatrice.
  • Chaïm Soutine, documentaire écrit par Valérie Firla et Murielle Levy, réalisé par Valérie Firla, couleur 16/9, 52 min, les Productions du Golem, éd. Réunion des musées nationaux, paru le 1er mars 2008[8].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La Jeune Anglaise (1934), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • Soutine peignait sur de très vieilles toiles qu’il grattait avant de s’en servir. Même si Soutine était reconnu internationalement et vivait plutôt confortablement, Madeleine Castaing se chargea souvent de lui procurer ce genre de support.
  • Il avait la manie de racheter ses anciennes toiles pour les retravailler ou les détruire.
  • Il se rendit par trois fois à Amsterdam pour aller au Rijksmuseum où il restait fasciné pendant des heures devant les toiles de Rembrandt à qui il vouait une admiration sans bornes. Gustave Courbet l’influença aussi et il montra de l’intérêt pour la peinture de Georges Rouault.
  • Avec 22 tableaux de Soutine, la collection Jean Walter et Paul Guillaume, visible au musée de l'Orangerie à Paris, est la plus importante d’Europe. (Voir Lien externe ci-dessous)
Paysage (1922-1923), huile sur toile, Musée de l'Orangerie, Paris
  • Une rose baptisée Chaim Soutine ®, a été créée par Georges Delbard, horticulteur dans l’Allier.
  • Le 7 février 2005, Le Pâtissier de Cagnes, peint en 1922 a atteint l’enchère record de 5,048 millions de livres (7 344 840 €) chez Christie's à Londres.
  • Dans le roman Groom publié en 2003, l'écrivain François Vallejo évoque la figure et quelques œuvres de Chaïm Soutine pendant la période de la seconde guerre mondiale à Paris.


Hommages[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le peintre ignorait le jour et le mois de sa naissance. Ceux qui l’on côtoyé (la secrétaire de Zborowski, marchand de Soutine ou Waldemar George, critique d’art), avancent qu’il disait être né en 1894 ; telle, Marie-Berthe Aurenche, la dernière femme avec qui il vécut, rédigea le faire-part de décès en précisant l’âge de sa mort à 49 ans. Cependant, il est convenu de citer l’année 1893, établie le 9 juin 1913, pour son immatriculation au Service des étrangers de la préfecture de police de Paris. (Maïthé Vallès-Bled, catalogue de l’exposition Soutine du musée de Chartres, 1989.)
  2. Soutine, Alfred Werner, traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst, éd. Cercle d’Art, Paris, 1986.
  3. Raymond Cogniat dit : le 11 juillet 1911
  4. Jeanne Hébuterne, sa compagne de 22 ans, enceinte de leur deuxième enfant, se suicide au lendemain de sa mort en se jetant du cinquième étage de l’appartement de ses parents.
  5. Premier article sur Soutine dans le numéro de janvier 1923 de la revue, Les Arts à Paris.
  6. a et b Chaïm Soutine
  7. l'un des rares à suivre l'enterrement du juif Soutine
  8. Diffusé sur France 3 Sud le samedi 26 janvier 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]