Bonneval (Eure-et-Loir)
| Bonneval | ||
Le fossé ceinturant le centre-ville fortifié. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Eure-et-Loir | |
| Arrondissement | Châteaudun | |
| Canton | Bonneval (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Bonnevalais | |
| Maire Mandat |
Joël Billard 2008-2014 |
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| Code postal | 28800 | |
| Code commune | 28051 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bonnevalais | |
| Population municipale |
4 637 hab. (2010) | |
| Densité | 161 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 112 m – Max. 175 m | |
| Superficie | 28,82 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Bonneval est une commune française, située dans le département d’Eure-et-Loir et la région Centre.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
Site[modifier]
Au cœur de la Beauce et au commencement de la haute vallée du Loir, Bonneval est un village fortifié qui a su préserver son identité. Autour des fortifications de l’enceinte du centre historique, le Loir coule dans les fossés.
L’abondance de l’eau au cœur de la ville lui a valu le surnom de « petite Venise de la Beauce », à l’instar de Montargis, la petite Venise du Gâtinais, dans le département voisin, le Loiret.
Climat[modifier]
Transports[modifier]
Histoire[modifier]
Devise et héraldique[modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d’or aux deux barres de sable[1]. |
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Bonneval :
— Malte-Brun, la France illustrée (1882)
Moyen Âge[modifier]
C’est autour de l’Abbaye St Florentin, fondée en 857, que la ville de Bonneval s’est développée.
Époque moderne[modifier]
Époque contemporaine[modifier]
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[2], dont Bonneval[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[5].
Administration[modifier]
Liste des maires[modifier]
Jumelages[modifier]
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 637 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement[modifier]
- École maternelle publique "Le petit Poucet": ruelle des vignes.
- École primaire publique "Le petit Prince": 7, rue du bois chevalier.
- École primaire et maternelle "st Sauveur": 15rue de la vicomté.
- Collège "Albert Sidoine":16 rue des écoles.
Santé[modifier]
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
Sports[modifier]
Principaux Clubs[modifier]
Infrastructures[modifier]
Événements sportifs[modifier]
La Godillose[modifier]
La Godillose[8] est une randonnée pédestre française qui a lieu chaque troisième week-end de juin à Bonneval depuis 1992, organisée par la communauté de communes du Bonnevalais. Elle fut créée en même temps que l’association de marcheurs de la ville, les Godillots, les deux étant indépendants. Son but est de suivre le principe des randonnées de 100 kilomètres, avec aussi l’esprit d’amateurisme, le classement n’étant fait que par nombre de kilomètres parcourus : les personnes terminant au même endroit mais à des heures différentes sont classées ex æquo ; il n’y a pas de primes à gagner. Chaque édition attire de 400 à 500 personnes.
Son tracé varie d’une année à l’autre, mais passe toujours par Bonneval et les vingt communes de son canton. Le trajet complet est de 125 kilomètres, divisés en 20 étapes correspondant à chacun des villages ; les étapes mesurent chacune de 3,5 à 8,5 km[9]. Le départ a toujours lieu le samedi à 13 heures, et tout le monde est arrêté le dimanche à 13 heures, quelle que soit la distance parcourue ; de plus il est interdit de courir sous peine de disqualification : il ne s’agit que de marche.
Comme pour beaucoup d’autres longues randonnées effectuées en durée limitée, il s’agit principalement de routes, accompagnées de quelques chemins permettant de passer entre les champs. D’un point de vue de l’altitude, les faux-plats sont fréquents car une majeure partie du circuit se fait en Beauce dans des zones cultivées, mais le Loir et la Conie fournissent quelques dénivelés plus ou moins importants. Différents points importants sont observables au fur et à mesure du trajet, aussi bien anciens (certaines églises[10]…) que récents (parcs d’éoliennes, ligne de TGV…).
| Nom | Durée (hh:mm) | Vitesse moyenne (km/h) |
|---|---|---|
| Patrick Cailleaux | 16:20 | 7,653 |
| Jean-Claude Bardou | 16:21 | 7,645 |
| Fabrice Parrain | 16:21 | 7,645 |
| Patrick Cailleaux | 17:06 | 7,310 |
| Patrick Baudet | 17:40 | 7,075 |
| Guy Delacour | 17:40 | 7,075 |
| Didier Bauchet | 18:20 | 6,818 |
| Dominique Chardon | 18:45 | 6,667 |
| Christophe Biet | 18:46 | 6,660 |
| Jean-Pierre Naudin | 18:47 | 6,655 |
| Didier Gasnier | 18:49 | 6,643 |
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Henri Ey (1900-1977)[12] est un éminent psychiatre. En 1933 il est nommé médecin chef de l’hôpital psychiatrique de Bonneval, dans un service de femmes de 380 lits, où il va vivre et travailler jusqu’à sa retraite en 1970.
- Albert Sidoisne (1869-1943)[13] né le 6 mars 1869 à Bonneval. Ses parents s'appelaient Pierre-Denis Sidoisne et Marie-Thérèse Manceau. Il est le dernier d'une famille de six enfants. Il va à l'école primaire, puis à l'école primaire supérieure de Bonneval. Il passe ensuite, en 1885, le concours d'entrée à l'école normale de Chartres et en sort premier. Albert Sidoisne entre comme instituteur à la section d'Indochine de l'école coloniale. Il finira par accepter la direction de la bibliothèque de cette école et en fera une des plus importantes d'Europe. Il devient, durant la Première Guerre mondiale, interprète rattaché à l'état-major d'une unité britannique. De 1918 à 1930, il reprend ses fonctions de bibliothécaire à l'école coloniale[14]. Une fois à la retraite, il revient à Bonneval, au 28 rue de la Grève dans un ancien presbytère situé dans le voisinage de la famille de son frère. Il décède le 26 octobre 1943 et est enterré au cimetière de Bonneval. Il lègue à la ville 1500 livres et des tableaux concernant la vie dans les cantons de Bonneval. Actuellement, ses ouvrages sont conservés par la bibliothèque de la ville tandis qu'une autre partie de ces documents est entreposée dans son ancienne demeure appartenant désormais à l'association Les amis de Bonneval. Ses maisons sont aussi données à la commune de Bonneval. Depuis 1994, le collège publique de Bonneval porte le nom d'Albert Sidoisne pour lui rendre hommage.
Culture et patrimoine[modifier]
Édifices religieux[modifier]
Abbaye de Saint-Florentin[modifier]
Le monastère bénédictin de Bonneval fut fondé en 857 sous les auspices de Charles de Provence, arrière-petit-fils de Charlemagne. Dédiée primitivement aux saints Pierre et Marcellin, l’abbaye prit le nom de Saint-Florentin suite au transfert des reliques de saint Florentin et saint Hilaire, martyrisés à Suin en Bourgogne.
Elle fut pillée en 911 lors des invasions normandes, puis durant la guerre de Cent Ans, puis en 1568 par le grand Condé, à la tête des protestants. À la Révolution, le domaine fut déclaré bien national et vendu à un négociant qui y installa une filature puis une fabrique de tapis.
Devenu propriétaire de l’abbaye en 1828, le conseil général y établit en 1845 une colonie agricole pour enfants abandonnés qui fit place, en 1861, à l’asile d’aliénés départemental.
Église Notre-Dame[modifier]
L’église est du style gothique primitif, le plus pur, et date en majeure partie du début du XIIIe siècle, toutefois les parties basses du chevet et les trois fenêtres voisines de chaque collatéral sont en plein cintre et reflètent la fin du XIIe siècle. Le début de la construction la rend donc contemporaine de la cathédrale de Chartres. Les pignons ornés de crochets sont du XVIe siècle. La flèche des ardoises qui surmonte l’église est ornée d’une galerie et s’élève à 65 mètres au-dessus du sol. Elle abrite trois cloches dont deux anciennes sont classées, l’une date de 1598, l’autre de 1793.
Édifices civils[modifier]
Le centre ancien et les fossés[modifier]
Fortifications[modifier]
Portes de Bonneval[modifier]
Justice de paix[modifier]
Datant du XIIIe siècle cet édifice massif aurait abrité une maison de justice mais aucun document n'en atteste.
Hôtel de la Lanterne[modifier]
Maison du Dauphin[modifier]
Parcs et jardins[modifier]
Bonneval est ville fleurie deux fleurs, attribuées par le Conseil national des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[22].
Bibliographie[modifier]
| Notice | Auteur | Titre | Publication |
|---|---|---|---|
| FRBNF36277142 | Sidoisne, Albert | Bonneval sur le Loir, d'après les textes et documents d'Albert Sidoisne. [Nouvelle édition.] | Bonneval : Édition du Syndicat d'initiative ; (Illiers : Impr. Launay), 1965 |
| FRBNF34196519 | Sidoisne, Albert | Pierre sculptée de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval… | s. l. n. d., Gr. in-8° (253 x 166), 8 p., Extrait du "Bulletin de la Société dunoise". N° 197, octobre 1925 |
| FRBNF35027780 | Rabouin, M. | Histoire de Bonneval | Paris ; Amiens (16 rue Octave Tierce, 80000) : Res universis, 1989 |
| FRBNF35181474 | Guillemin, Marc | Histoire des rues de Bonneval | Bonneval 20 ; (rue de Chartres, 28800) : C. Puybaret, 1990 |
| FRBNF30073332 | Thiroux, Jean | Histoire abrégée de l'Abbaye de Saint-Florentin de Bonneval | Châteaudun : impr. H. Lecesne, 1875 |
| FRBNF33813849 | Henri IV (roi de France 1553-1610) | Lettres patentes par lesquelles le Roy remet et restablit les justices et jurisdictions de Chartres, cydevant transférées à Bonneval | Tours : impr. de J. Mettayer, 1591 |
| FRBNF33841667 | Louis XV (roi de France 1710-1774) | Lettres patentes... concernant l'abonnement du don gratuit de la ville de Bonneval... | Paris : P.-G. Simon, 1760 |
| FRBNF36691738 | Collectif | Vivre dans le canton de Bonneval à la fin du XVIIIe siècle | Bonneval : Amis de Bonneval, 1989 |
| FRBNF35721946 | Guillemin, Marc - Petit, Jean-Paul | Bonneval et son canton pendant la Seconde guerre mondiale | Bonneval (5 rue Saint-Roch, 28800) : C. Puybaret, 1994 |
| FRBNF37660227 | Aradan, Michel | L'école, une vieille histoire : l'exemple de Bonneval, en Eure-&-Loir. Tome 1, Des origines à 1830 | s.l. ; M. Aradan, 1998 ; 28-Nogent-le-Rotrou : Impr. Daupeley-Gouverneur |
| FRBNF40309240 | Nicolle, Victor Jean | Vue intérieure de l'Eglise de Bonneval près Chartres | Dessin à la plume et encre brune, aquarelle ; 25,5 x 19,3 cm |
| FRBNF40309241 | Delorme, C. | Crypte de l'abbaye de Bonneval | Dessin à la plume et lavis à l'encre de Chine, rehauts de gouache sur papier chamois ; 19,7 x 15,2 cm |
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Site des Amis de Bonneval, association de sauvegarde du patrimoine historique de Bonneval
- Le pays Dunois
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- La banque du Blason
- Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site officiel de la Godillose
- Trajet 2010 de la Godillose (image)
- Référence à celle de Meslay-le-Vidame
- Résultats sur le site officiel
- Biographie d’Henri Ey
- "Les Amis d'Albert Sidoisne"
- Sidoisne (Albert), bibliothécaire de l'École coloniale, Avenue de l'Observatoire, 2, Paris. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais 1920, Tome 19, nº 218, p 7 BNF Notice n° : FRBNF34422792
- Notice no PA00096975, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096977, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096978, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096981, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096976, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096980, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00096979, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Villes et villages fleuris - Eure-et-Loir
