Crucey-Villages

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Crucey-Villages
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Brezolles
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Brezolles
Maire
Mandat
Patrick Peyrot Des Gachons
2008-2014
Code postal 28270
Code commune 28120
Démographie
Population
municipale
500 hab. (2008)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 04″ N 1° 04′ 43″ E / 48.6677777778, 1.0786111111148° 40′ 04″ Nord
       1° 04′ 43″ Est
/ 48.6677777778, 1.07861111111
  
Altitude 172 m (min. : 154 m) (max. : 195 m)
Superficie 43,97 km2
Localisation

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Crucey-Villages est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir et la région Centre.

Sommaire

Géographie [modifier]

Histoire [modifier]

Par arrêté préfectoral du 7 décembre 1972, les communes de Crucey, Mainterne et Vitray-sous-Brézolles sont réunies dans une commune unique qui prend le nom de Crucey-Villages.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Antoinette Mauban    
mars 2008 en cours Patrick Peyrot des Gachons    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2007 2008
402 509 410 377 440 460 502 512 500
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments [modifier]

  • Église Saint-Aignan de Crucey
  • Retable de la Vierge (XVIIe siècle). Bois sculpté. Hauteur : 4 m 20. 2 colonnes torses à chapiteaux corinthiens soutiennent la corniche qui se déforme pour former un fronton au sommet duquel s’allongent deux anges parmi des pots à feu. Fronton orné d'un chérubin en bas-relief d'où partent 2 morceaux de tissus pour former une chute de fruits. Colonnes sculptées, ornées de grappes de raisin et d’oiseaux. Le retable est classé parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • Dalle funéraire : Dalle d'Eustache de Viole, de sa femme Anne de Sabrevois et de leur fils Charles. Pierre taillée rectangulaire verticale. Longueur : 1 m 85. Largeur : 97 cm. Épitaphe gravée partiellement illisible. Lisible : « EUSTACHE de VIOLE DECEDE le 30 SEPTEMBRE 1665, sa FEMME ANNE DE SABREVOIS DECEDEE le 12 JUILLET 1662, leur FILS CHARLES DECEDE le 15 DECEMBRE 1690 ». La dalle funéraire est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Cloche (1704) : Bronze. La cloche est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 2 juin 1943.
  • Église Saint-Laurent de Mainterne
  • Vierge à l'Enfant (XVe siècle). Statue. Pierre peinte en bleu, rouge et doré. Hauteur : 1 m 60. La Vierge debout, couronnée et portant un bracelet au poignet droit, tient l'Enfant Jésus qui pose la main droite sur le cœur de sa mère. La statue de la Vierge à l'Enfant est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • Tabernacle (XVIIe siècle). Bois taillé, peint en gris. Tabernacle architecturé : saint Sébastien martyr et Jésus Christ surmonté de 2 têtes d'angelots et d’un décor de guirlandes. Le tabernacle est classé parmi les Monument historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Église Saint-Sulpice de Vitray-sous-Brézolles
  • Tables (XVIIIe siècle). 2 tables d’appui, grande et petite consoles, en bois taillé, chantourné, doré, recouverte d’un plateau de marbre. Décor de coquilles et guirlandes de fleurs. Les 2 tables sont classées parmi les Monument historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Vierge à l'Enfant (Fin XVe siècle). Statue. Pierre peinte en blanc et en doré. Hauteur : 129. Largeur : 50 cm. Profondeur : 27 cm. Vierge à l'Enfant debout, couronnée. L'Enfant Jésus tient un oiseau dans la main droite ; son bras gauche est cassé. La statue de la Vierge à l’Enfant est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • L’Éducation de la Vierge (Début XVe siècle. Statue en bois taillé. Dans une robe à grandes manches, debout près de sainte Anne, la Vierge porte les cheveux très longs serrés par un bandeau. La statue de l’Éducation de la Vierge est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Le château de la Choltière fut occupé par les familles de VIOLE er de la RIVIÈRE pendant plusieurs siècles. C'est Eustache de VIOLE qui acquit la Choltière le 24 Janvier 1654, pour la somme de 13 000 Livres, de André de RACINES. C'est le mariage de Marguerite de VIOLE (1723-1752) avec Théodore Augustin de la RIVIÈRE (1700-1750) qui fit entrer le château dans la famille de la RIVIÈRE en 1743. Marie Claire de la RIVIÈRE épousa en 1863 le préfet Jules TARBE des SABLONS, dont la fille : Henriette, épousa à son tour, René de PLACE en 1891.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Théodore Augustin de La Rivière (1700-1750), seigneur de La Choltière. Il fut garde du corps de Louis XV, dans la compagnie d'Harcourt et de Luxembourg. Il prit part à la bataille de Dettingen le 27 juin 1743 où il perdit son frère Robert. Nommé sous-brigadier des gardes du corps la même année, il participa à la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745 avant d'être promu brigadier avec commission de capitaine de cavalerie en juin. Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1746, il s'illustra l'année suivante aux batailles de Rocourt et Laufeld. Le 25 novembre 1750, ce vaillant soldat au service du roi pendant vingt ans, s'écroula brusquement aux pieds du souverain. On ne sait si Théodore décéda à Versailles ou au château de Bellevue, puisque le roi prenait possession, ce même jour, de ce château construit pour Madame de Pompadour à Meudon, sur le bord du plateau dominant la Seine. L'ensemble de l'entourage de la cour avait été sous pression pour que la fête soit prête en temps et en heure[2]. Le roi, à titre de reconnaissance, pensionnera ses enfants[3].

Jules Edmond Joseph Tarbé des Sablons (1830-93). Auditeur au Conseil d'État en 1854, il fut chef de cabinet du directeur général de l'administration au ministère de l'Intérieur puis chef de division en 1863. Nommé préfet de l'Yonne en 1866, il démissionna en septembre 1870.

Divers [modifier]

Le site de l'ancienne base aérienne de l'OTAN Dreux-Louvilliers Air Base, qui s'étend sur le territoire de la commune, est choisi en février 2011 par le Conseil général d'Eure-et-Loir pour accueillir un important projet photovoltaïque[4] dont l'opérateur est EDF Energies Nouvelles pour une durée de 28 ans. Le projet couvre 245 des 500 ha de l'ancienne base militaire. Sa construction s'achève fin mai 2012 au terme de 10 mois de travaux mobilisant 150 personnes[5]. 741 500 panneaux photovoltaïques sont déployés sur 150 ha. Entré en service en septembre 2012, il est le plus grand parc photovoltaïque de France à cette date avec une puissance installée de 60 MW, soit l'équivalent de 160 éoliennes[6].

La base était connue jusqu'ici pour avoir alimenté l'actualité régionale et nationale avec la possibilité d'implantation du troisième aéroport d'Île-de-France entièrement consacré au fret et pour avoir accueilli à deux reprises des Teknivals, celui de mai 2008 ayant rassemblé près de 25 000 personnes[7]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Crucey-Villages sur le site de l'Insee
  2. Chronique de la Régence et du Règne de Louis XV (1718-1763), ou Journal de Barbier. Par Edmond Jean François Barbier
  3. Généalogie de la famille de La Rivière. Sur Geneanet : http://gw4.geneanet.org/danieldlr_w
  4. Consulter l'article « parc photovoltaique de crucey, l'opérateur est choisi » dans les archives de l'actualité du site Internet du Conseil général
  5. Radio Intensité, 31 mai 2012, http://www.intensite.net/2009/actu/crucey-villages-le-parc-photovolta%C3%AFque-bient%C3%B4t-sous-tension
  6. « Une des plus puissantes centrales solaires d'Europe inaugurée en Eure-et-Loir », Le Monde 28 septembre 2012
  7. « 25 000 "teufeurs" sont passés en Eure-et-Loir », La République du Centre, édition Orléans, 5 mai 2008, p. 4

Liens externes [modifier]