Crucey-Villages

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Crucey-Villages
L'ancienne base aérienne de Dreux-Louvilliers, sur Crucey-Villages, Louvilliers-lès-Perche et Maillebois.
L'ancienne base aérienne de Dreux-Louvilliers, sur Crucey-Villages, Louvilliers-lès-Perche et Maillebois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Brezolles
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Jean-Paul Amelot
2014-2020
Code postal 28270
Code commune 28120
Démographie
Population
municipale
468 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 04″ N 1° 04′ 43″ E / 48.6677777778, 1.0786111111148° 40′ 04″ Nord 1° 04′ 43″ Est / 48.6677777778, 1.07861111111  
Altitude 172 m (min. : 154 m) (max. : 195 m)
Superficie 43,97 km2
Localisation

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Crucey-Villages est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Crucey-Villages et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du 7 décembre 1972, les communes de Crucey, Mainterne et Vitray-sous-Brézolles sont réunies dans une commune unique qui prend le nom de Crucey-Villages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Marie-Antoinette Mauban    
2008 2014 Patrick Peyrot des Gachons    
2014   Jean-Paul Amelot    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 468 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294 404 429 368 405 416 405 412 387
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
362 370 367 352 351 337 382 386 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
356 327 312 307 347 363 325 365 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
378 301 410 377 440 460 502 505 475
2011 - - - - - - - -
468 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aignan de Crucey[modifier | modifier le code]

  • Retable de la Vierge (XVIIe siècle). Bois sculpté. Hauteur : 4 m 20. 2 colonnes torses à chapiteaux corinthiens soutiennent la corniche qui se déforme pour former un fronton au sommet duquel s’allongent deux anges parmi des pots à feu. Fronton orné d'un chérubin en bas-relief d'où partent 2 morceaux de tissus pour former une chute de fruits. Colonnes sculptées, ornées de grappes de raisin et d’oiseaux. Le retable est classé parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • Dalle funéraire : Dalle d'Eustache de Viole, de sa femme Anne de Sabrevois et de leur fils Charles. Pierre taillée rectangulaire verticale. Longueur : 1 m 85. Largeur : 97 cm. Épitaphe gravée partiellement illisible. Lisible : « EUSTACHE de VIOLE DECEDE le 30 SEPTEMBRE 1665, sa FEMME ANNE DE SABREVOIS DECEDEE le 12 JUILLET 1662, leur FILS CHARLES DECEDE le 15 DECEMBRE 1690 ». La dalle funéraire est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Cloche (1704) : Bronze. La cloche est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 2 juin 1943.

Église Saint-Laurent de Mainterne[modifier | modifier le code]

  • Vierge à l'Enfant (XVe siècle). Statue. Pierre peinte en bleu, rouge et doré. Hauteur : 1 m 60. La Vierge debout, couronnée et portant un bracelet au poignet droit, tient l'Enfant Jésus qui pose la main droite sur le cœur de sa mère. La statue de la Vierge à l'Enfant est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • Tabernacle (XVIIe siècle). Bois taillé, peint en gris. Tabernacle architecturé : saint Sébastien martyr et Jésus Christ surmonté de deux têtes d'angelots et d’un décor de guirlandes. Le tabernacle est classé parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.

Église Saint-Sulpice de Vitray-sous-Brézolles[modifier | modifier le code]

  • Tables (XVIIIe siècle). Deux tables d’appui, grande et petite consoles, en bois taillé, chantourné, doré, recouverte d’un plateau de marbre. Décor de coquilles et guirlandes de fleurs. Les 2 tables sont classées parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.
  • Vierge à l'Enfant (Fin XVe siècle). Statue. Pierre peinte en blanc et en doré. Hauteur : 129. Largeur : 50 cm. Profondeur : 27 cm. Vierge à l'Enfant debout, couronnée. L'Enfant Jésus tient un oiseau dans la main droite ; son bras gauche est cassé. La statue de la Vierge à l’Enfant est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 11 octobre 2005.
  • L’Éducation de la Vierge (Début XVe siècle. Statue en bois taillé. Dans une robe à grandes manches, debout près de sainte Anne, la Vierge porte les cheveux très longs serrés par un bandeau. La statue de l’Éducation de la Vierge est classée parmi les Monuments historiques : arrêté du 17 novembre 1908.

Château de la Choltière[modifier | modifier le code]

Il fut occupé par les familles de VIOLE et de la RIVIÈRE pendant plusieurs siècles. C'est Eustache de VIOLE qui acquit la Choltière le 24 janvier 1654, pour la somme de 13 000 Livres, de André de RACINES. C'est le mariage de Marguerite de VIOLE (1723-1752) avec Théodore Augustin de la RIVIÈRE (1700-1750) qui fit entrer le château dans la famille de la RIVIÈRE en 1743. Marie Claire de la RIVIÈRE épousa en 1863 le préfet Jules TARBE des SABLONS, dont la fille : Henriette, épousa à son tour, René de PLACE en 1891.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le 25 novembre 1750, ce vaillant soldat au service du roi pendant vingt ans, s'écroula brusquement aux pieds du souverain. On ne sait si Théodore décéda à Versailles ou au château de Bellevue, puisque le roi prenait possession, ce même jour, de ce château construit pour Madame de Pompadour à Meudon, sur le bord du plateau dominant la Seine. L'ensemble de l'entourage de la cour avait été sous pression pour que la fête soit prête en temps et en heure[3]. Le roi, à titre de reconnaissance, pensionnera ses enfants[4].

Base aérienne de Dreux-Louvilliers[modifier | modifier le code]

Le site de l'ancienne base aérienne de l'OTAN, Dreux-Louvilliers Air Base, qui s'étend sur le territoire de la commune, est choisi en février 2011 par le conseil général d'Eure-et-Loir pour accueillir un important projet photovoltaïque[5] dont l'opérateur est EDF Energies Nouvelles pour une durée de 28 ans. Le projet couvre 245 des 500 ha de l'ancienne base militaire. Sa construction s'achève fin mai 2012 au terme de 10 mois de travaux mobilisant 150 personnes[6]. 741 500 panneaux photovoltaïques sont déployés sur 150 ha. Entré en service en septembre 2012, il est le plus grand parc photovoltaïque de France à cette date avec une puissance installée de 60 MW, soit l'équivalent de 25 éoliennes[7].

La base était connue jusqu'ici pour avoir alimenté l'actualité régionale et nationale avec la possibilité d'implantation du troisième aéroport d'Île-de-France entièrement consacré au fret et pour avoir accueilli à deux reprises des Teknivals, celui de mai 2008 ayant rassemblé près de 25 000 personnes[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. Chronique de la Régence et du Règne de Louis XV (1718-1763), ou Journal de Barbier. Par Edmond Jean François Barbier
  4. Généalogie de la famille de La Rivière. Sur Geneanet : http://gw4.geneanet.org/danieldlr_w
  5. Consulter l'article « parc photovoltaique de crucey, l'opérateur est choisi » dans les archives de l'actualité du site Internet du Conseil général
  6. Radio Intensité, 31 mai 2012, http://www.intensite.net/2009/actu/crucey-villages-le-parc-photovolta%C3%AFque-bient%C3%B4t-sous-tension
  7. « Une des plus puissantes centrales solaires d'Europe inaugurée en Eure-et-Loir », Le Monde 28 septembre 2012
  8. « 25 000 "teufeurs" sont passés en Eure-et-Loir », La République du Centre, édition Orléans, 5 mai 2008, p. 4


Liens externes[modifier | modifier le code]

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