La Ferté-Bernard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Ferté (homonymie).
La Ferté-Bernard
L'église Notre-Dame-des-Marais.
L'église Notre-Dame-des-Marais.
Blason de La Ferté-Bernard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton La Ferté-Bernard (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Huisne Sarthoise
Maire
Mandat
Jean-Carles Grelier
2014-2020
Code postal 72400
Code commune 72132
Démographie
Gentilé Fertois
Population
municipale
9 154 hab. (2011)
Densité 612 hab./km2
Population
aire urbaine
21 313 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 15″ N 0° 39′ 19″ E / 48.1875, 0.65527777777848° 11′ 15″ Nord 0° 39′ 19″ Est / 48.1875, 0.655277777778  
Altitude Min. 79 m – Max. 146 m
Superficie 14,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte administrative de Sarthe
City locator 14.svg
La Ferté-Bernard

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte topographique de Sarthe
City locator 14.svg
La Ferté-Bernard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Ferté-Bernard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Ferté-Bernard
Liens
Site web www.la-ferte-bernard.fr

La Ferté-Bernard est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 9 154 habitants[Note 1] (les Fertois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Ferté-Bernard est située à l'est de la Sarthe, à l'intersection de l'Orne et du département d'Eure-et-Loir. Elle est surnommée la Venise de l'Ouest[1] en raison de ses nombreux dédales de rivières en son centre (notamment l'Huisne et la Même). Avec ses deux lacs artificiels, son église et son centre historique, La Ferté-Bernard est devenue un lieu de séjours culturels et touristiques.

Communes limitrophes de La Ferté-Bernard[2]
La Chapelle-du-Bois Préval Souvigné-sur-Même
Dehault,
Saint-Aubin-des-Coudrais
La Ferté-Bernard[2] Cherreau,
Cherré
Saint-Aubin-des-Coudrais,
Saint-Martin-des-Monts
Cherré Cherré

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de La Ferté-les-Prés et La Ferté-sur-Huisne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avergaud de Bellesme, évêque du Mans entre 995 et 1035, s'établit sur une île, en 1027, au milieu des marais formés par les bras de l'Huisne, dans un castrum firmitate, château-fort ou « ferté ». La Ferté, entre Chartres et Le Mans, est alors devenu pendant trois siècles une terre seigneuriale de la famille des Bernard. Les Bernard ont laissé leur nom à la ferté.

La Ferté servit de lieu d'entrevues entre les rois de France et d'Angleterre : en 1168, entre Louis VII et Henri II Plantagenêt, une autre en 1189 avec Henri II et Richard Cœur de Lion.

En 1392, le roi Charles VI ordonna la destruction du château des Bernard parce que le seigneur du lieu à l'époque, Pierre de Craon, avait participé au complot contre le connétable de France, Olivier de Clisson. Le roi récupéra la seigneurie et la confia à son frère, Louis d'Orléans.

Place forte fidèle au roi de France, elle fut assiégée et prise par les Anglais en 1426. Après la fin de la guerre de Cent Ans, on fit construire une bonne enceinte de la ville entre 1460 et 1483 dont on peut encore voir la porte Saint-Julien.

Sur les cartes du Maine de l'époque de Robert Garnier, La Ferté-Bernard figure au troisième rang pour l'importance, bien après Le Mans, mais presque à égalité avec Laval ; dès cette époque, comme de nos jours, la route de Paris vers Le Mans, puis Tours et la Bretagne passait par La Ferté-Bernard.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au dire de Louis XI, la position de la ville en faisait une des clefs du Maine ; et Maulny, à la fin du XVIIIe siècle, décrit ainsi le château, alors intact : « il est situé au milieu d'un vaste marais couppé par les rivières d'Huisne et de Mesme, au moyen duquel il y a toujours esté facile de couvrir d'eau toutes les prairies voisines […] et il est revêtu d'une double enceinte de murs fort épais, garnis de tours, de bastions, d'esprons et autres ouvrages avancés, et séparés de fossés à eau vive très profonds, par la rivière d'Huisne, deux bras de laquelle enveloppent le Céreuil [?] de dehors et forment une seconde isle dans l'Isle ou terrain de la nouvelle ville »[4].

La seigneurie a été achetée en 1641 par le cardinal de Richelieu.

Révolution française et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et traversa sans trop souffrir les temps troublés de la Révolution, du Directoire, du Consulat et de l'Empire.

Le 7 décembre 1870 le ballon monté Denis-Papin s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les prussiens et termine sa course à La Ferté-Bernard après avoir parcouru 170 kilomètres[5].

En 1886, La Ferté-Bernard (2 621 habitants en 1881) absorbe Cherré (1 528 habitants) et Saint-Antoine-de-Rochefort (1 512 habitants)[6],[7],[8]. Cherré reprend son indépendance en 1888.

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

La ville a eu à subir un bombardement en juin 1940.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Ferté-Bernard

Les armes de la commune de La Ferté-Bernard se blasonnent ainsi :
De gueules au lion léopardé d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1910 1941 Georges Desnos Radical-socialiste  ?
 ? 1975 Paul Chapron  ?  ?
1975 mars 2008 Pierre Coutable DVD Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Carles Grelier[10] UMP Avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres[11] dont le maire et sept adjoints[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 154 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 200 2 314 2 336 2 400 2 535 2 604 2 583 2 631 2 615
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 614 2 613 2 719 2 563 2 637 2 621 6 228 5 239 5 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 080 5 049 4 929 4 547 4 494 4 846 4 975 5 682 5 442
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 979 7 444 9 137 9 614 9 355 9 239 9 262 9 251 9 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

À La Ferté-Bernard, eu égard à la proximité d'axes de communication stratégiques (route et voie ferrée Paris - Nantes), les entreprises bénéficient d'un environnement favorable pour s'implanter et se développer.[réf. nécessaire]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

On trouve rue Carnot (en particulier au no 7[17]) et rue Bourgneuf d'anciennes maisons de la Renaissance et du XVIIe siècle.

  • La fontaine Carnot, située face à l'église Notre-Dame des Marais, date du XVIe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques[18].
  • Les canaux peuvent être parcourus en barque du mois de juin à l'automne.
  • Le lac de La Ferté-Bernard permet de se baigner, de se balader.
  • La gare de La Ferté-Bernard.

L'hôtel Courtin de Torsay, au 42 rue de l'Huisne, construit au XVIIe siècle, est inscrit Monument historique en 1993[19].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chevet et clocher de l'église Notre-Dame-des-Marais.
  • L'église principale de la Ferté-Bernard, Notre-Dame des Marais. En hauteur, un balcon étonnant est soutenu par des piliers en forme des lettres qui dessinent un hymne à la Vierge. L'édifice abrite un orgue en nid d'hirondelle datant de 1532, restauré et reconstitué en 1986, possédant deux claviers, un pédalier et dix-sept jeux. Le buffet et la tribune sont classés à titre d'objets.

L'église compte trente vitraux classés à titre d'objets.

  • La chapelle Saint-Lyphard[20] a été la chapelle du château. Elle a été bâtie au XIIe siècle par les Bernard, seigneurs de La Ferté.
  • L'église Saint-Antoine-de-Rochefort, de l'ancien bourg de Saint-Antoine-de-Rochefort, à l'ouest de la vieille ville, est inscrite au titre de monument historique[21].

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Vélo Sport fertois fait évoluer deux équipes de football en ligue du Maine et une troisième équipe en division de district[22].

Loisirs[modifier | modifier le code]

La Ferté-Bernard propose l'été, depuis 1998, des ballades en barques sur l'Huisne.

Label[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[23].

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Mars : slalom automobile organisé par l'Auto moto club fertois, épreuve de la coupe de France de slalom.
  • Mai : le festival Artec (Art et technologies) durant lequel a lieu la coupe de France de robotique et diverses animations (conférences, expositions, concerts…).
  • Septembre : la foire commerciale et associative des Trois Jours ainsi que le Festival international et Grand Prix de peinture organisé par l'office de tourisme en partenariat avec le Bureau international des expositions [24]. L'invité d'honneur de la 4e édition (22 au 30 septembre 2012) sera la République dominicaine[25].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Site de l'office de tourisme de La Ferté-Bernard » (consulté le 16 août 2008)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Marie-Madeleine Mouflard, Robert Garnier. La Vie, La Ferté-Bernard, R. Bellanger, 1961, pp. 23-24
  5. Ballon N° 41 : « Le Denis-Papin »
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Ferté-Bernard », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 20 mars 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Cherré », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 20 mars 2012)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Antoine-de-Rochefort », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 20 mars 2012)
  9. « GASO, la banque du blason - La Ferté-Bernard Sarthe » (consulté le 20 mars 2012)
  10. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre,‎ 29 mars 2014 (consulté le 30 mars 2014).
  11. « La Ferté-Bernard (72400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 avril 2014)
  12. « Le conseil municipal a pris ses fonctions », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 avril 2014)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  14. « Porte ancienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Eglise Notre-Dame-des-Marais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Halles (anciennes) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Hôtel Courtin de Torsay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Ancien château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00109752 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Site officiel de la Fédération française de football – Vélo S. fertois » (consulté le 20 mars 2012)
  23. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 23 juillet 2013)
  24. « Site internet du festival International et Grand Prix de Peinture de la Ferté-Bernard »
  25. « La République dominicaine invitée du festival de peinture. Maine Libre du 4 avril 2012 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]