Jacqueline Maillan

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Jacqueline Maillan

Description de l'image  Defaut.svg.
Naissance 11 janvier 1923
Paray-le-Monial, France
Nationalité France Française
Décès 12 mai 1992 (à 69 ans)
Paris, France
Profession actrice

Jacqueline Maillan, est une actrice française, née le 11 janvier 1923 à Paray-le-Monial et morte le 12 mai 1992 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père Louis et sa mère Émilie ont déjà deux filles, Christiane et Suzanne. Après avoir perdu un petit garçon à l'âge de deux ans, les parents espèrent avoir un garçon lors d'une nouvelle grossesse lorsque naît Jacqueline dans la gare de triage de Paray-le-Monial où son père est ingénieur des Ponts et Chaussées. Elle grandit dans cette famille bourgeoise, complexée et dans la peau d'un garçon manqué[1]. Mauvaise élève mais adorée de ses professeurs et camarades de classe pour son sens innée de la comédie, Jacqueline Maillan prépare une capacité en droit, avant de suivre des cours de puériculture. Elle trouve finalement un emploi de secrétaire auprès d'un pharmacien.

En 1944, la famille arrive à Paris pour que Jacqueline puisse assouvir sa passion du théâtre et en particulier de la tragédie. Elle s'inscrit d'abord aux cours d'art dramatique Tonia Navar, puis au cours Simon. René Simon lui déconseille la tragédie après qu'elle l'a fait rire en jouant Racine ; il lui prédit toutefois le succès[2]... à 40 ans. Elle y rencontre celui qui restera un ami jusqu'à la fin, Pierre Mondy[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle est engagée par Georges Vitaly, sur la recommandation de Mondy, et part pour sa première tournée en France avec Le Médecin malgré lui et Les Boulingrin.

En 1951, elle crée au théâtre de la Huchette Monsieur Bob'le de Georges Schehadé avec Monique Laurie et Pierre Mondy, puis un second rôle au théâtre de boulevard en 1955, dans Ornifle, de Jean Anouilh, avec Pierre Brasseur et Louis de Funès débutant. Elle joue aussi avec les Branquignols dans Ah ! les belles bacchantes. La rencontre avec Louis de Funès s'avère peu conviviale. La pièce est ensuite adaptée au cinéma. C'est vers la fin des années 1950 que la notoriété de la comédienne est lancée. C'est finalement en donnant la réplique à de Funès en 1963 dans Pouic-Pouic de Jean Girault qu'elle atteint le sommet de sa gloire[4].

Jacqueline Maillan joue au théâtre dans Le Chinois de Barillet et Grédy, dans Gog et Magog, Croque-monsieur, la Facture, de Françoise Dorin, en 1968, Folle Amanda, Potiche[5], Lily et Lily, La Cuisse du Steward, Retour au désert, Le Pont Japonais.

La comédienne participe fréquemment à des émissions de divertissement à la télévision, conçues par ses amis Maritie et Gilbert Carpentier[3], notamment Les Grands Enfants de 1967 à 1970.

En 1984, elle crée son spectacle J'ai deux mots à vous dire au théâtre de la Michodière. Écrit par Jean-Pierre Delage, il comprend plusieurs chansons de Michel Emer. Devant le succès, et la programmation préalable de la Michodière, le spectacle est repris au théâtre des Bouffes Parisiens. Michel Emer meurt en novembre 1984, mais quatre jours plus tard, Jacqueline Maillan monte sur scène et joue devant son public.

Elle effectue sa dernière apparition sur scène dans le one-woman-show Pièce Montée, que lui écrit Pierre Palmade[3].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

En 1954, le compositeur Michel Emer qui a entre autres composé pour Édith Piaf L'Accordéoniste et À quoi ça sert l'amour ?, spectateur assidu de la pièce qu'elle joue, la demande en mariage. Après avoir hésité, elle l'épouse civilement le 14 décembre 1954, deux jours après le décès de son père. C'est à son mari, « l'être de sa vie », qu'elle confie sa bisexualité[6]. Personnage exubérant sur scène, elle est taciturne, mélancolique et pudique dans la vie privée[1].

Deux mois après Jean Poiret, elle meurt le 12 mai 1992 d'une hémorragie interne dans son appartement parisien du 1 avenue Paul-Doumer (16e arrondissement), la veille du jour où elle devait se faire hospitaliser pour une lourde opération cardio-vasculaire qu'elle repoussait depuis longtemps[7]. Elle repose au cimetière parisien de Bagneux dans les Hauts-de-Seine, 68e division.

Style[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Un jour, un destin : Jacqueline Maillan, la solitude du rire, diffusé le 6 novembre 2013 sur France 2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]