Frétigny

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Frétigny
Image illustrative de l'article Frétigny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Thiron-Gardais
Intercommunalité Communauté de communes du Perche thironnais
Maire
Mandat
Daniel Tuffier
2014-2020
Code postal 28480
Code commune 28165
Démographie
Population
municipale
493 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 24″ N 0° 58′ 16″ E / 48.3733, 0.971148° 22′ 24″ Nord 0° 58′ 16″ Est / 48.3733, 0.9711  
Altitude Min. 158 m – Max. 281 m
Superficie 22,99 km2
Localisation

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Frétigny est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Victor-de-Buthon Montlandon Rose des vents
Marolles-les-Buis N Champrond-en-Gâtine
O    Frétigny    E
S
Saint-Denis-d'Authou Combres

Site[modifier | modifier le code]

Frétigny est une commune située dans le parc naturel régional du Perche, à environ 12 km de Nogent-le-Rotrou.

Carte de Frétigny et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Ernest Pavée[modifier | modifier le code]

Ernest Pavée est né le 31 décembre 1898. Il s’est vu confier par ses concitoyens, en 1929, son premier mandat électoral. Il était alors le plus jeune conseiller municipal de Frétigny. Réélu en 1935, c’est en mai 1938, qu’il acceptait, sur l’insistance de ses collègues, d’être porté à la tête de la commune. En 1945, à l’occasion des nouvelles consultations qui firent suite à la Libération, il fut le seul candidat élu au premier tour de scrutin.

C’était la reconnaissance par la population de sa compétence et de ses qualités. Elle lui renouvela toujours sa confiance, jusqu’en 1977, date à laquelle il estima qu’il devait laisser sa place à un jeune. En 1974, il devait d’ailleurs voir son dévouement envers ses concitoyens récompensé par la médaille d’or départementale et communale pour 45 années de bons et loyaux services.

Ancien combattant de 14-18, il fut pendant la guerre 39-45, un résistant actif. Sur proposition du capitaine Herbelin alias « Duroc »[1], il participa à la réunion clandestine en vue de la création du maquis de Plainville[2], sous sa responsabilité et à ses risques. Ses actes de bravoures furent nombreux et il prit part, notamment à l’interception et à l’arrêt des derniers convois allemands sur la RN 23, au moment de la Libération. Pour ces faits, il a obtenu une lettre de félicitations du préfet Jean Moulin[réf. nécessaire], avec une proposition de citation ; un diplôme de reconnaissance signé du général Eisenhower ; la médaille de la reconnaissance française ainsi que la croix du combattant volontaire 1935-45. M. Pavée était d’ailleurs ancien membre du conseil départemental de la Libération.

Dans le domaine agricole, il avait rempli de nombreuses missions : présidence de la coopérative cantonale de stockage à Chassant, présidence de la mutuelle cantonale d’assurances incendie et accidents de Thiron, administrateur de la caisse locale de Crédit Agricole et membre du bureau du comice d’arrondissement qui lui valurent d’abord la croix de chevalier, puis en 1959, la rosette d’officier du mérite agricole, ainsi que la médaille de la mutualité, de la coopérative et du Crédit agricole.

Il décéda le 25 mars 1985. Il a également rendu de nombreux service à l’Education Nationale dont il était un ardent défenseur. Il fut nommé délégué cantonal en 1938, et contribua à la création de la société des « Amis de l’école » pour assurer le ramassage scolaire, le service de la cantine à la suite de la construction du groupe scolaire. Ses services lui valurent d’être nommé chevalier des Palmes académiques en 1963.

Il fut en outre administrateur de l’hôpital-maison de retraite de Thiron. L'État avait tenu à lui renouveler sa reconnaissance pour les nombreux services rendus tout au long de se vie, en lui attribuant la croix de chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

Quelques grandes dates[modifier | modifier le code]

  • 1953 : électrification totale de la commune.
  • 1962 : adduction d’eau totale à 45 km de canalisations, 2 châteaux d’eau, 2 stations de pompage.
  • 1966 : goudronnage de 24 km de chemins qui desservent toutes les résidences principales. Implantation d’une entreprise de 15 personnes dans les anciens locaux scolaires. Construction de 2 pavillons F4.
  • 1970 : remembrement total de la commune.
  • 1972 : mise en place de l’assainissement du bourg et construction d’une station d’épuration et implantation d’une nouvelle industrie « COMOTA » sur un terrain de 2 ha.
  • 1975 : implantation d’un lotissement de 8 lots avec construction de 2 pavillons F4 et réalisation d’une salle polyvalente, après la fermeture de 2 classes.

Délibération du 5 novembre 1944[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal réuni le 5 novembre 1944, sous la présidence de M. Pavée maire, tient à assurer son grand chef, le général De Gaulle, de sa confiance absolue, de son appui total, de son entier dévouement, lui adresse toute se gratitude pour l’intrépidité dont il a toujours fait preuve dans l’accomplissement de la tâche qu’il a entreprise, et qu’il mène dans des conditions particulièrement difficiles en vue du relèvement total de notre chère patrie : la France (tout ceci en sachant que les Allemands étaient à l'extérieur de la mairie).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1977 Ernest Pavée    
1977 1989 Henri Tuffier    
1989 en cours Daniel Tuffier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 493 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 103 993 1 086 1 144 1 281 1 230 1 318 1 276 1 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 181 1 150 1 164 1 053 1 011 958 958 913 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
843 778 775 726 693 661 645 666 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
536 511 465 342 368 429 477 472 492
2011 - - - - - - - -
493 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Frank Mendez, artiste de l'éphémère a implanté son entreprise Groupe FMA "Sarl FMA-Festyevents" dans la commune. Depuis 3 ans, la renommée de ses spectacles pyrotechniques font la réputation de cette entreprise sur tout le territoire national.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1929)[5]
Cette église est somptueusement décorée de fresques des XIIe et XIIIe siècles : le Christ en majesté sur la voûte, trois scènes de la vie de saint André sur le mur et, dans les embrasures des baies, la Charité et la Chasteté à gauche, la Justice et la Paix au centre.

Manoir de La Vallée[modifier | modifier le code]

Cette résidence privée est une demeure de charme située dans la forêt près du Vieux Montlandon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Herbelin, Gabriel, Libération-Nord : en Eure-et-Loir : notre histoire, Paris : G. Herbelin, 1984, 27-Le Neubourg : Impr. F. André, 259 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm BNF Notice n° : FRBNF34760987
  2. Forces françaises de l'intérieur. Maquis de Plainville BNF Notice n° : FRBNF11973957
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Notice no PA00097116 », base Mérimée, ministère français de la Culture