Brezolles

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Brezolles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Brezolles
Intercommunalité Plateau de Brezolles
Maire
Mandat
Hubert Hériot
2014-2020
Code postal 28270
Code commune 28059
Démographie
Population
municipale
1 838 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 28″ N 1° 04′ 24″ E / 48.6911, 1.0733 ()48° 41′ 28″ Nord 1° 04′ 24″ Est / 48.6911, 1.0733 ()  
Altitude Min. 144 m – Max. 185 m
Superficie 14,23 km2
Localisation

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Brezolles

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Brezolles

Brezolles ou Brézolles[1] est une commune française, située dans la région naturelle du Thymerais au nord-ouest du département d'Eure-et-Loir et de la région Centre.

Située non loin de la vallée de l'Avre, la rivière qui servait de frontière naturelle entre le royaume de France et la Normandie, la ville qui dépendait au XIIIe siècle de la puissante baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais à longtemps été le théâtre d’affrontements armés entre les deux camps avant de tomber dans l'oubli.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans le nord-ouest de l'Eure-et-Loir, la commune se trouve seulement à quelques kilomètres de la frontière entre la région Centre et la Normandie. La ville fait partie du Thymerais, une sous-région née du défrichement du Perche[2]. Le Perche désignait une zone forestière connue avant le VIe siècle, à ne pas confondre avec l'ensemble formé par les circonscriptions politiques établies sur l'ancienne silva pertica.
Brezolles est traversée par la Meuvette, un affluent de l'Avre, qui prend sa source dans le massif forestier de Senonches près du village des Ressuintes.

Accès routier[modifier | modifier le code]

Brezolles est traversée du nord-ouest au sud-est par la D939 qui relie Chartres [(N10 - Châteaudun), (N154 - Rouen-Orléans), (A11 - Paris-Le Mans)] à Verneuil-sur-Avre via Châteauneuf-en-Thymerais [(N26 - l'Aigle), (N12 - Paris-Le Mans via Dreux)]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Verneuil-sur-Avre par D939 Tillières-sur-Avre Prudemanche Rose des vents
Beauche N Laons
O    Brezolles    E
S
La Ferté-Vidame par D4 Crucey-Villages Maillebois, Châteauneuf-en-Thymerais par D939

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville remonteraient aux premiers siècles de notre ère. Le bourg, situé sur le ruisseau de la Meuvette s’appela successivement Brurolles puis Bruzolles dont l'étymologie signifie brousse ou petit bois. La région environnante couverte de forêts était appelée, vers l'an 600 voire à une époque bien plus reculée, le Perche. Cette appellation ne s'appliquait pas encore au début du XIe siècle aux divisions politiques ou administratives. Néanmoins, la région boisée du Perche fut partagée entre le comté de Corbon (Mortagne), la baronnie de Châteauneuf, le comté et l’évêché de Chartres, le vicomté de Châteaudun et le comté de Vendome. Le défrichement progressif de cette forêt fit reculer le Perche et laissa place au Thymerais.

Le premier seigneur connu de Brezolles fut Ingulphe Ribaud qui fonda l'église primitive et mourut vers 1050. Son fils Albert lui succéda de 1050 à 1072 et donna l'église aux moines de l'abbaye de Saint-Père de Chartres. En 1070, les moines construisirent l'étang sur des terres qu'ils achetèrent au chevalier Gauthier d'Angennes. Le successeur d'Albert, Hugues Ier (1073-1090) fit agrandir l'étang. Gervais Ier, seigneur de Brezolles et du Thymerais, donna aux moines un four, la terre de Tournaise, la moitié d'une tannerie et l'eau nécessaire pour leur exploitation. En 1152, lors du règne de Hugues II (1140-1170), le château fut incendié puis de nouveau en 1159 et 1168.

Brezolles, tout comme La Ferté-Vidame, Maillebois et Châteauneuf-en-Thymerais possédait une place forte qui faisait partie de la seconde ligne défensive du Royaume de France face à la Normandie situé de l'autre côté de l'Avre depuis le traité de Saint-Clair sur Epte de 911.

Brezolles ainsi que toute la région dépendait au XIIIe siècle des puissants barons de Châteauneuf-en-Thymerais. D'un point de vue féodal[3], ce grand fief formé dès 1200, fut divisé en 1563 en deux parties relevant l'une et l'autre de la couronne de France ; d'un côté Châteauneuf, de l'autre Senonches et Brezolles, érigé plus tard en comté de Senonches.

Avec la fin de la ligné des barons de Chateauneuf, leurs fiefs sont séparés. Brezolles revient au gré de l'histoire à Charles de Gonzague, de la Maison de Gonzague, une famille de princes italiens originaires de Mantoue et duc de Nevers, qui détient aussi la seigneurie de Senonches et qui achetera plus tard Châteauneuf-en-Thymerais. La ville doit son blason à cette famille et à cette époque.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[4], dont [5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[7].

Article détaillé : Retirada.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’argent à la croix pattée estrée de gueules cantonnée de quatre aiglettes de sable becquées et membrées aussi de gueules, à l’écusson écartelé au I et IV de gueules au lion d’or et au II et III d’or aux trois fasces de sable, brochant en abîme sur le tout.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Hubert Hériot    

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
782 716 804 853 948 886 912 936 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
947 920 926 906 903 895 855 861 839
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 818 862 920 962 852 919 907 1 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 226 1 138 1 317 1 429 1 695 1 708 1 655 1 838 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-NixcolasLogo monument historique Classé MH (1913)[10]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le père du peintre Henri Foreau est né dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe Brézolles avec l'accent aigu figure dans certains textes de loi officiels, par exemple la loi n° 86-1197 du 24 novembre 1986 relative à la délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés dans sa liste en annexe, et dans certains décrets et arrêtés préfectoraux ou gouvernementaux, ou des arrêts de justice de plusieurs juridictions.
  2. Le Perche par René Musset Annales de Géographie, année 1919, volume 28, numéro 155, p 354
  3. Charte servant de pièce justificative à la géographie du Perche par le vicomte de Romanet
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Notice no PA00096983 », base Mérimée, ministère français de la Culture