Épernon

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Épernon
L'hôtel de ville d'Épernon.
L'hôtel de ville d'Épernon.
Blason de Épernon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Maintenon
Intercommunalité Val Drouette
Maire
Mandat
Françoise Ramond
2014-2020
Code postal 28230
Code commune 28140
Démographie
Gentilé Sparnonien(ne)s
Épernonien(ne)s
Population
municipale
5 455 hab. (2011)
Densité 848 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 41″ N 1° 40′ 30″ E / 48.6113888889, 1.67548° 36′ 41″ Nord 1° 40′ 30″ Est / 48.6113888889, 1.675  
Altitude Min. 110 m – Max. 165 m
Superficie 6,43 km2
Localisation

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Épernon
Liens
Site web ville-epernon.fr

Épernon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 8 km à l'est de Maintenon, à 14 km au sud-ouest de Rambouillet et à 65 km au sud-ouest de Paris.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Houdreville. la Diane. Savonnières. Vinnerville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département des Yvelines, région Île-de-France (communes de Raizeux de Saint-Hilarion et d'Émancé).

Communes limitrophes d’Épernon
Raizeux (Yvelines) Saint-Hilarion (Yvelines)
Hanches Épernon Droue-sur-Drouette,
Émancé (Yvelines)
Gas Écrosnes

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Épernon est situé au confluent de trois rivières, la Drouette que rejoint la Guesle et la Guéville.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TER Paris - Chartres - Nogent-le-Rotrou - Le Mans. La gare SNCF est à 7 minutes à pied du cœur historique de la ville. Paris Montparnasse est à 42 minutes, Chartres à 15 minutes environ avec les trains semi-directs. En pointe le matin et le soir, la desserte est fréquente avec un train tous les 1/4 d'h environ. La gare de Rambouillet permet la correspondance avec la ligne Transilien desservant notamment la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, et Versailles-Chantiers la correspondance pour La Défense, Massy-Palaiseau et Juvisy, Issy Val de Seine, Paris Invalides et Austerlitz.

Car[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La ville a eu comme noms successifs Sparro (1024), Sparnaïcum (1095), Esparnonium (vers 1120), et Espernonne (1450). Gaulois sparno = épine, et o-dunum = hauteur, forteresse ; le bas latin sparro signifierait : l’éperon fortifié, en forme d’épine. Une autre étymologie peut être la base d'une autre théorie, tous comme les autres villes de la région, l'origine pourrait être de sporn, en allemand dont la signification est éperon. Épernon se situe au confluent de 3 cours d’eau qui forment la Droue, et paraît avoir une origine préceltique.
  • Le fils d'Hugues Capet fit élever les forteresses de Monfort et d'Épernon pour protéger le château de Saint-Léger, aux extrémités de la forêt d'Yveline (aujourd'hui, forêt de Rambouillet). La ville d'Épernon se forma au pied du château et s'étendit jusqu'à la rivière du Tahu (Guesle).
  • C'est sous Simon III le Chauve, seigneur de Montfort entre 1137 et 1181 que furent entrepris la construction des halles et étaux pour les marchands. Ce même seigneur accorda à cette époque, le 10e du marché (le mardi) ou les droits d'un marché sur 10 ; il octroya aux bourgeois de la ville d'Épernon, les franchises et les libertés communales qui suppriment une foule de droits arbitraires imposés jusque là par le caprice d'un seigneur.

Le chemin de fer (ligne Paris-Brest) y arrive en 1849.

En 1914, la ville devait recevoir 268 réfugiés (déclarés et recevant des aides) de Belgique, du Nord, de l'Oise, de la Haute-Marne et de la Marne, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle pour une population d'environ 2800 habitants. En 1916, afin de pallier le manque de bras dans le domaine agricole, un escadron de 20 prisonniers allemands devaient donner des coups de mains au domaine de Savonnières de la famille Plassard (Le Bon Marché, magasin parisien), d'autres, du même escadron de prisonniers, devaient, quant à eux, aider une des sociétés meulières de l'époque, la société Dupety. 1916, fut également l'année où SGM dut transplanter son industrie (obusiers pour la marine).

Une piscine olympique y a été construite en 1935 par les membres de l'Amicale laïque d'Epernon, voyant le coût du prix des travaux de fondation de la piscine, l'ensemble des membres afin de faire des économies creusèrent eux-mêmes pendant les vacances et leur temps libre les fondations de cette piscine, la seconde piscine olympique après Charlety de Paris. En 1939, pour une inauguration en grande pompe, ils devaient être organisé le championnat de France militaire de natation, la guerre en voulu autrement. Lors de l'exode, le 12 juin 1940, la piscine fut mitraillée et de nombreux dégâts s'y sont produits. Ce furent les allemands qui la restaurèrent pour leur usage personnel, et y organisèrent un championnat des jeunesses hitlériennes en 1942. La piscine est encore de nos jours, en usage mais non couverte.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Épernon[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Article détaillé : Retirada.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Françoise Ramond DVD  

Économie[modifier | modifier le code]

Ensemble de meules dans une carrière d'Épernon.

Épernon fut de tous les temps, un très grand centre carrier. Dès le néolithique, les roches devaient servir aux contreforts de l'éperon barré au lieu-dit la Diane, puis toujours pour le grès, ces roches servirent aux constructions des maisons mais aussi en 1098 du lieu-dit les Pressoirs, salle voûtée construite par les dames de Haute Bruyère (dépendance de Fontevrault. Elles continuèrent mais en 1685 jusqu'en 1689 ses exploitations ont contribué à la construction de l'aqueduc de Maintenon. La pierre extraite pour les constructions est un grès particulièrement dur. Les exploitations de grès sommeillèrent sans pour autant s'arrêter et ce jusqu'à la construction de la ligne de chemin de fer dès 1843 puis avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer, rendant possible l'envoi de pierres et de pavés vers la région parisienne. Les travaux haussmanniens furent de très grands consommateurs de pavés d'Épernon. On dénombra ainsi jusqu'à 31 exploitants carriers exploitant les bancs de grès, ceux-ci employant certainement plus de 500 ouvriers. Les carrières de pavé disparurent avec la crise économique de 1929, mais les reliquats furent commercialisés jusqu'en 1940.

Des bancs affleurants de pierre meulière (assimilable à une sorte de silex) furent également exploités dès le XIIe siècle sous diverses formes. Le nom de cette pierre dénote toutefois l'usage qui en fut majoritairement fait dès le XVIIIe siècle : dès 1758, les meules d'Épernon furent exportées vers l'Angleterre, puis dès 1843, avec l'arrivée du chemin de fer, les sociétés fertoises intéressèrent à cette pierre en signant un contrat d'exclusivité avec Joseph Theill, ceci provoqua une forte demande de ces meules de qualité dont la diffusion était gênée par la masse importante. De nombreuses sociétés se créèrent à partir de 1858 afin d'extraire et de commercialiser les meules, dont certaines issues d'un autre important centre d'extraction meulière, La Ferté-sous-Jouarre, alors en déclin. On citera les plus importantes : société E. Chevrier, Société générale meulière, société Dupetit-Orcel. Ce seront ces mêmes entreprises qui représenteront la ville d'Épernon aux expositions universelles. L'importance de l'activité meulière provoqua l'installation d'une voie spéciale en gare d'Épernon en 1866 ainsi que la réorganisation d'un trafic afin de livrer les meules jusqu'en Russie et dans toute l'Europe.

Après 1930, il devint difficile de trouver des pierres suffisamment importantes pour constituer des meules entières, aussi les meules constituées de carreaux se généralisèrent. Une société fit son apparition en 1911 : L'Abrasienne, spécialisée dans les meules artificielles. Le succès de ces meules, nécessitant moins d'entretien que les pierres véritables, prolongea l'histoire meulière de la commune. La dernière société à commercialiser des meules en pierre véritable fut la Société générale meulière, dont la cessation d'activité date de 1951. L'Abrasienne existe toujours, mais son activité s'est diversifiée et a quitté Épernon.

Depuis 2005, le conservatoire des meules et pavés du bassin d'Épernon héberge des expositions sur l'histoire des carriers paveurs et meuliers de la région.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 392 1 524 1 533 1 462 1 559 1 545 1 553 1 692 1 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 665 1 683 1 753 1 808 2 029 2 227 2 254 2 396 2 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 372 2 370 2 188 2 008 2 119 2 116 2 008 1 829 2 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 417 3 329 4 200 4 950 5 097 5 498 5 295 5 201 5 281
2011 - - - - - - - -
5 455 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Épernon

Les armes de la commune d'Épernon se blasonnent ainsi :
d'azur à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en chef[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Chasles (1793-1880), mathématicien, né à Épernon.
  • Louis Pierre Préau né à Epernon le 12 octobre 1772, mort à Angers en 1850, fit partie des troupes révolutionnaires puis de Napoléon, lieutenant colonel d'artillerie, il était le commandant du bataillon des pontonniers lors du passage de la Bérésina, il fut décoré de la Légion d'honneur.
  • Jérôme Pétion de la Villeneuve, (1756-1794) était propriétaire de la maison Renaissance place du Change – classée actuellement – dans les années 1780.
  • Jean Louis de Nogaret de la Valette, duc d'Épernon (1554-1642), mignon de Henri III, amiral de France.
  • Jean-Baptiste Dalloyau, baptisé dans l'église Saint-Nicolas du faubourg du prieuré Saint-Thomas le 24 janvier 1747, meunier au moulin de crochet est le fondateur de la célèbre maison Dalloyau, pâtisseries et autres gourmandises
  • William Klein, architecte français, auteur de l'Eden Théâtre et du Hammam de l'Opéra, décédé dans sa propriété du prieuré Saint-Thomas le 22 septembre 1915 et inhumé au cimetière Montparnasse.
  • Jacques André Boiffard est né en juillet 1902 au 17 rue du Général-Leclerc (mort à Paris en 1961) photographe et illustrateur d'André Breton, un des créateurs du surréalisme.
  • Haim Epstein (1891-1944), peintre, ayant vécu à Épernon à partir de 1938 jusqu'à son arrestation et sa déportation pour le camp de Drancy.
  • Louis Dideron (1901-1980), sculpteur, ayant vécu et construit son atelier à Épernon à partir de 1960 chez son beau-frère décédé Henri Epsteskin.
  • Lydia Delectorskaya égérie et secrétaire de Matisse vécut rue aux Juifs à Épernon de 1964 à 1998.
  • Jacky Lemée (1946), joueur de football né à Épernon.
  • Jérôme Anger (1958), acteur, réalisateur, scénariste et producteur ayant vécu à Épernon entre 1968 et 1977.

Maires de la ville[modifier | modifier le code]

  • Maître René Desnos maire d'Espernon et procureur 1683 (page 106/307 registre paroissial)
  • Louis Nivet (1701) voir registre paroissial Saint-Jean page 5 droite
  • Jean Darchant (voir acte notarié - ancien syndic en 1737)
  • Louis Charier et François Joyeux cités tous les deux dans un acte d'assemblée en date du 3 juin 1743 comme ancien syndic
  • maître Jacques Philippe Plisson, procureur et syndic décède peu avant le 3 juin 1743, date d'élection d'un nouveau syndic (AD 2 E 77 151)
  • Louis Charier à compter du 3 juin 1743 date de son élection comme syndic, second sur la liste Jacques Duperche (1745) (Archives départementales)
  • Jean Lasnier en 1757 (Archives départementales)
  • Louis Guiard, avocat au parlement et maire en 1760
  • Félix Le Roy (1er échevin) 1783 (10 juillet)
  • François Perrot 1790 (26 février)
  • Joseph, François Nicolas Vesque 1791 (14 novembre)
  • Étienne de Gissey 1792 (3 décembre)
  • Pierre François Roger 1794 (3 mai - 14 floréal an III)
  • Henry, Nicolas Ledier 1809
  • Jacques Marechal 1813 (21 juillet)
  • Michel, Guillaume Oudard 1815 (20 août)
  • Jacques, Martin Pichon 1816 (28 septembre)
  • Jacques Bosselet 1819 (5 janvier)
  • Louis, Michel Poucin 1824 (21 mai)
  • François Milsot 1833 (mort en 1845)
  • Langlois Guerrier 1845
  • Louis Corbiere 1847 (maire provisoire)
  • Louis-Joseph Niquet 1847
  • Jean-Marie-Désiré Maillet 1861 (2 mars)
  • Henri Preau 1895 (21 juillet)
  • Georges Vernot 1904 (15 mai)
  • Alphonse Desprez 1912 (11 février - mort en juillet 1918)
  • August Bougrat 1919 (10 décembre)
  • Dr Félix Bruneau 1925 (17 mai)
  • Dr André Gilles 1939 (29 janvier)
  • Maxime Louvet 1945 (18 mai)
  • Alfred Manceau 1947 (31 octobre)
  • Dr François Gilles 1959 (20 mars)
  • Émile Rabette 1965 (26 mars)
  • Émile Rabette 1971 (24 mars)
  • Robert Lhopiteau 1977 (20 mars)
  • René Gallas 1983 (6 mars)
  • René Gallas 1989
  • René Gallas 1995
(informations trouvées sur le site de la ville)

Sources[modifier | modifier le code]

Histoire d'Epernon, volume I, II, III et Iv ouvrage préparé par Jean-Paul Duc en collaboration avec l'Association Epernon Patrimoine et Alentours.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f28140

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]