Cloyes-sur-le-Loir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cloyes-sur-le-Loir
Prieuré de Notre-Dame d'Yron
Prieuré de Notre-Dame d'Yron
Blason de Cloyes-sur-le-Loir
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Cloyes-sur-le-Loir (chef-lieu)
Intercommunalité Trois Rivières
Maire
Mandat
Philippe Vigier (UDI)
2014-2020
Code postal 28220
Code commune 28103
Démographie
Population
municipale
2 738 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 52″ N 1° 14′ 09″ E / 47.9978, 1.2358 ()47° 59′ 52″ Nord 1° 14′ 09″ Est / 47.9978, 1.2358 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 152 m
Superficie 19,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cloyes-sur-le-Loir

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cloyes-sur-le-Loir
Liens
Site web Site officiel

Cloyes-sur-le-Loir est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Langey Montigny-le-Gannelon Autheuil Rose des vents
Villebout N
O    Cloyes-sur-le-Loir    E
S
Saint-Jean-Froidmentel Romilly-sur-Aigre

Site[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’argent au léopard de sable.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré bénédictin de l'abbaye de Thiron fut fondé en 1115[réf. nécessaire]. L'église de Cloyes servit de halte aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle[réf. nécessaire]. En 1212, le jeune berger Estienne rassembla des jeunes (ou pauvres) de la région pour ce que l'on appela la croisade des enfants[réf. nécessaire].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cloyes-sur-le-Loir fut érigée en ville par François Ier en 1545[réf. nécessaire].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Émile Zola s'inspira du lieu ou il séjourna et de Romilly-sur-Aigre (Rognes) pour son roman la Terre[réf. nécessaire].

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Cloyes-sur-le-Loir[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Philippe Vigier UDI  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Hatzfeld (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 738 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 404 1 587 1 512 1 768 1 984 2 160 2 324 2 650 2 687
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 530 2 456 2 625 2 366 2 336 2 317 2 464 2 378 2 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 183 2 228 2 227 2 004 2 059 1 874 1 945 2 226 2 074
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 315 2 478 2 552 2 653 2 593 2 636 2 640 2 641 2 738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Carnaval Participatif : tous les ans, en mars, organisé par l'association Loups et Confettis.
  • Grande brocante et vide-greniers du 8 mai organisé par l'U.C.I.A du Pays Cloysien[7].
  • Les Estivales : Concerts gratuits sous le kiosque du Parc Emile Zola de juillet à mi-septembre organisés par la Municipalité.
  • Ville fleurie : trois fleurs attribuées par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges est en partie romane. Son clocher date du XVe siècle  Inscrit MH (1927)[9], l'abside du XIIe siècle a été restaurée. On peut y voir une statue de Saint-Jacques en pierre du XIIe siècle ainsi qu'un Christ en bois du XVIe siècle.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Ancien prieuré de Notre-Dame d'Yron[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré de Notre-Dame d'Yron des XIIe et XIIIe siècles  Inscrit MH (1929)[10] possède une nef unique à bardeaux de bois. Les peintures murales XIIe siècle/XIVe siècle ont été restaurées au XXe siècle

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Bouville.
  • Château de Bouville.
  • Four à chaux, rue Jean Chauveau (propriété privée), important four à chaux industriel de la fin du XIXe siècle, installé à flanc de coteau, parfaitement conservé et entretenu par ses propriétaires, sa cheminée et son gueulard sont visibles plus haut, avenue du 11 novembre, en face du cimetière communal.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. U.C.I.A. du Pays Cloysien : Association des Commerçants de Cloyes et de ses environs.
  8. Villes et villages fleuris - Eure-et-Loir
  9. « Notice no PA00097080 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00097079 », base Mérimée, ministère français de la Culture