La Loupe

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La Loupe
La gare.
La gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton La Loupe (chef-lieu)
Intercommunalité Portes du Perche
Maire
Mandat
Éric Gérard
2014-2020
Code postal 28240
Code commune 28214
Démographie
Population
municipale
3 499 hab. (2011)
Densité 481 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 21″ N 1° 00′ 57″ E / 48.4725, 1.01583333333 ()48° 28′ 21″ Nord 1° 00′ 57″ Est / 48.4725, 1.01583333333 ()  
Altitude Min. 192 m – Max. 243 m
Superficie 7,27 km2
Localisation

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La Loupe
Liens
Site web www.ville-la-loupe.com

La Loupe est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en Région Centre. C'est une commune du Parc naturel régional du Perche et le chef-lieu du canton de La Loupe. Elle fait partie de la communauté de communes des Portes du Perche.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Loupe est située dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, dans le Perche.

La ligne de chemin de fer Paris - Le Mans traverse La Loupe, la reliant ainsi par le train à Paris Montparnasse, Chartres et Le Mans.

Rose des vents Meaucé Meaucé Belhomert-Guehouville Rose des vents
Meaucé, Vaupillon N Saint-Maurice-Saint-Germain
O    La Loupe    E
S
Vaupillon, Saint-Eliph Saint-Eliph Saint-Eliph

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom La Loupe n'a jamais été parfaitement établie. Selon certaines sources, la ville tire son nom des loups (lupa : 'louve') qui hantaient la région ; selon d'autres, d'un chêne druidique énorme qu'on appelait chêne de la loupe (quercus de lupa). On a également parlé de laubja, d'où le mot loge ('maison forestière').

Selon les plus anciens documents retrouvés à ce jour, La Loupe faisait partie des terres du diocèse de Chartres, baillée à Thibault le Grand, comte de Champagne et de Chartres, mort en 1152.

Le comte de Sancerre hérita alors de la chatellenie en 1232. Son fils, Etienne de Saint-Coesair, comte du Perche, fit batir la chapelle Notre Dame des Fleurs au pied du château.

Au XIVe siècle, le domaine passa successivement dans les familles de Melun, de Préaux, de la Revière et d'Angennes. Le 26 août 1393, le fief de La Loupe fut vendu à Renaud II d'Angennes, seigneur de Rambouillet. Le manoir féodal fut détruit par les Anglais au XVe siècle et fut reconstruit en 1574.

En 1665, le maréchal de La Ferté fit construire le château actuel sur des plans de Vauban. Le domaine fut la possession de la famille de La Ferté Saint-Nectaire jusqu'en 1790 : il fut confisqué à la Révolution et le marquis de La Ferté émigra. La Loupe fut alors érigée en canton.

Du château, il reste un grand corps de logis dont la façade côté ville est austère ; du côté du parc, un corps en avancée s'orne à chaque étage de deux niches encadrant la grande baie. La commune a repris les armoiries de la famille d'Angennes, y ajoutant le gros chêne (une curiosité route de Rémalard) ainsi que la croix de guerre en souvenir du bombardement de 1944.

Sous l'Ancien Régime, La Loupe dépendait du bailliage principal de Chartres, du gouvernement militaire et de la généralité d'Orléans.

Le 1er juin 1811, l'Empereur Napoléon 1er et l'Impératrice Marie-Louise furent reçus à La Loupe, ce qui occasionna une dépense à laquelle durent contribuer les communes les plus riches de l'arrondissement.

Les Prussiens occupèrent la commune du 20 novembre 1870 au 14 mars 1871. Paul Deschanel (1855-1922), député d'Eure-et-Loir, président de la Chambre et futur président de la République (en 1920) avait surnommé la ville « l'Athènes d'Eure-et-Loir ». Le 23 novembre 1929, un gros incendie détruisit l'église, ce qui permit la découverte du tombeau des seigneurs d'Angennes.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont La Loupe[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Article détaillé : Retirada.

Le 17 juin 1944, en début de soirée, le centre-ville est bombardé à tort par 7 bombardiers alliés qui manquent la cible prévue, un dépôt d'essence allemand. Le bilan est lourd : 73 personnes sont tuées, dont le maire de l'époque, et plus de 100 sont blessées, 92 immeubles sont détruits, 83 sont devenus inhabitables et environ 250 sont endommagés. La Loupe devenait la ville la plus sinistrée de la Seconde Guerre mondiale du département et sera décorée de la Croix de guerre le 11 novembre 1948.

Des décombres surgit un nouveau centre ville. La commune a acheté le château et le parc, et La Loupe coule aujourd'hui des jours paisibles. Bourg de marchés et de foires dès le XIVe siècle, elle est le chef-lieu d'un canton dynamique.

Sources : site de la Ville de La Loupe

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de sable au sautoir d’argent, à l’écusson du même au chêne terrassé de sinople brochant en abîme sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1960 1971 Raymond Dupre    
1971 1983 Maurice Georgeaud    
1983 1989 Michel Semery    
1989 2001 Jacques Renard PS  
2001 2008 Christian Escobar PS  
2008   Eric Gérard DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

La Loupe compte environ 3 500 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
988 1 169 1 049 1 096 1 030 1 149 1 161 1 322 1 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 355 1 357 1 357 1 361 1 382 1 442 1 623 1 617 1 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 814 1 861 2 133 2 025 2 106 2 072 2 111 2 041 2 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 737 3 510 3 719 3 693 3 820 3 734 3 506 3 474 3 499
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe[modifier | modifier le code]

Le château de La Loupe est situé dans le centre-ville. On y retrouve aujourd'hui des salles d'exposition.

Article détaillé : Château de La Loupe.

Le Gros Chêne[modifier | modifier le code]

Situé à la sortie de la ville, sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse. On dit également que dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge… Quelque temps plus tard, l’ordre fut donné d’abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s’émoussèrent et se cassèrent sans entamer l’arbre… on cria au miracle. Les pèlerinages au pied du chêne se firent plus rares à partir de 1920 puis cessèrent tout à fait. Le gros chêne a une circonférence de 14.30 m au pied et de 8.60 m à un mètre du sol[7].

La gare de La Loupe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de La Loupe.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La ville accueille le départ de la classique cycliste Paris-Tours en 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • La Loupe est jumelée avec :

Drapeau du Royaume-Uni Royston (Hertfordshire) (Royaume-Uni), - la Maire s'appelle Robert Inwood, voir Hertfordshire ou Royston [site en anglais]
Drapeau de l'Allemagne Pfalzgrafenweiler (Allemagne), - la Maire s'appelle Dieter Bischoff, voir Site de la commune

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. http://www.parc-naturel-perche.fr/iso_album/pdf_vallee_fermesfortifiees300409.pdf
  8. Source
  9. Source Joconde