Saint-Lubin-des-Joncherets

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Saint-Lubin-des-Joncherets
Carte de Saint-Lubin-des-Joncherets et des communes limitrophes.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Brezolles
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Gérard Sourisseau
2014-2020
Code postal 28350
Code commune 28348
Démographie
Population
municipale
4 188 hab. (2011)
Densité 290 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 02″ N 1° 11′ 37″ E / 48.7672, 1.193648° 46′ 02″ Nord 1° 11′ 37″ Est / 48.7672, 1.1936  
Altitude Min. 97 m – Max. 171 m
Superficie 14,46 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-saint-lubin-des-joncherets.fr

Saint-Lubin-des-Joncherets est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Lubin-des-Joncherets se trouve à 50 kilomètres-route au nord de la préfecture de Chartres (41.8 km à vol d'avion)[1] et à 17 km à l'est de la sous-préfecture de Dreux.

Saint-Lubin-des-Joncherets est situé au Nord-Ouest du département d'Eure-et-Loir, aux confins de la Beauce et de la Normandie, dans une vallée riche et verdoyante où serpente l'Avre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les six communes limitrophes sont Nonancourt au nord (commune du département de l'Eure), Saint-Rémy-sur-Avre à l'est, Escorpain au sud-est, Laons au sud, Prudemanche au sud-ouest et Dampierre-sur-Avre à l'ouest.

Communes limitrophes de Saint-Lubin-des-Joncherets
Nonancourt
Dampierre-sur-Avre Saint-Lubin-des-Joncherets Saint-Rémy-sur-Avre
Prudemanche Laons Escorpain

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Saint-Lubin-des-Joncherets est une commune de 14,46 km2 dans une vaste cuvette au sol calcaire, marécageux à l'origine du fait de la présence de limon argileux. La cuvette proprement dite est située entre 97 et 171 mètres d'altitude.

Saint-Lubin-des-Joncherets est traversé par un seul cours d'eau, l'Avre, marquant la limite avec Nonancourt.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Lubin-des-Joncherets connaît un climat océanique tempéré à influence continentale typique du bassin parisien.

Les précipitations se répartissent tout au long de l'année, s'accentuant au printemps et en automne. En moyenne, il tombe 604,6 mm de pluie par an[2].

Sous l'influence de l'océan, les amplitudes thermiques annuelles et journalières sont modérées mais souvent nuancées par l'influence continentale. Avec une moyenne de 6,6 °C, le mois de janvier est le plus froid ; août affiche la température moyenne la plus élevée avec 15 °C

L'ensoleillement faible ne dépasse pas les 1684,4 heures par an et seuls 47,15 jours en moyenne connaissent un ciel totalement dégagé.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les accès à la ville de Saint-Lubin-des-Joncherets sont assurés par une série de voies routières :

  • la D313. Arrivant de Escorpain, elle pénètre dans Saint-Lubin, traverse le hameau de la Ferette, passe au-dessus de l'aqueduc de l'Avre, pénètre dans le centre-ville et se termine dans la D 11.1.
  • la D 313.5. Arrivant de la D 104 de Saint-Rémy-sur-Avre, la 313.5 pénètre dans Saint-Lubin, traverse le hameau de la Ferette où elle se termine dans la D313.
  • la .2. Arrivant de Saint-Rémy-sur-Avre, la 313.2 pénètre dans Saint-Lubin, traverse le hameau les Caves, puis le hameau la Fontaine, et se termine dans la D 313 rue de la Baronnie.
  • la D 313.13. Arrivant de Dampierre-sur-Avre, elle pénètre dans Saint-Lubin, traverse le bois de Villancé, pénètre dans le centre-ville, prend le nom de rue de Dampierre et se termine dans la D 11.1 rue Charles-Renard.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune n'est pas desservie en transport ferroviaire. La gare de Nonancourt de la ligne Paris-Granville est la plus proche de la mairie de Saint-Lubin (1.5 km).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de pistes cyclables. Les vélos en libre service n'existent également pas.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

Deux lignes de cars desservent la commune de Saint-Lubin-des-Joncherets en six arrêts: 6 (Dreux - Vert-en-Drouais - Saint-Germain-sur-Avre - Saint-Rémy-sur-Avre - Nonancourt - Saint-Lubin - Tillières - Verneuil)[3], 6A (Dreux - Dampierre)[4].

Arrêt Localisation Géolocalisation Correspondances
1 La Poste 10 rue de la Baronnie 48° 45′ 59″ Nord 1° 11′ 54″ Est / 48.76626, 1.198398 (La Poste) 6, 6A
2 Mairie de Saint-Lubin 181 rue du Clos-d'Amour 48° 46′ 02″ Nord 1° 11′ 41″ Est / 48.767179, 1.194734 (Mairie de Saint-Lubin) 6, 6A
3 Haut-Vrissieul 2 rue Charles-Renard 48° 45′ 54″ Nord 1° 11′ 21″ Est / 48.764971, 1.189055 (Haut Vrissieul) 6, 6A
4 Les Landes 32 rue des Landes 48° 45′ 42″ Nord 1° 11′ 36″ Est / 48.761748, 1.193326 (Landes) 6, 6A
5 Le Chapeau des Rose 2 rue des Ajoncs 48° 45′ 33″ Nord 1° 11′ 41″ Est / 48.759287, 1.194763 (Chapeau des Rose) 6, 6A
6 Les Grandes-Vignes 3 rue de la Grande Vigne 48° 45′ 48″ Nord 1° 12′ 04″ Est / 48.763214, 1.201227 (Grandes Vignes) 6

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dès la préhistoire, au Paléolithique, la vallée semble avoir attiré les premiers hommes. Quelques traces l'attestent, comme des objets et outils en pierre taillée trouvés dans les sablières de La Leu et aux Caves.

Plus récemment, il y a près de cinq mille ans, durant le Néolithique, les hommes de la pierre polie ont élevé des dolmens tel celui de la prairie du Ménillet près de Dampierre-sur-Avre. Cette table de pierre, la Pierre-au-bout, reposant sur trois supports, est légèrement déversée dans le sens de la longueur ; elle mesure environ 4,40 m sur 2,50 m et près d'1 m d'épaisseur.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, selon la légende, un moine ermite aurait vécu dans un pauvre réclusoir situé à Saint-Lubin. En 544, Lubin de Chartres, saint religieux de la commune, fut élu évêque de Chartres au suffrage presque unanimes de tout le clergé, avec l'agrément du roi Childebert Ier. Jusqu'à sa mort en 557, Saint-Lubin se consacrera à son église et viendra se reposer dans la ville. Ses reliques se trouvent actuellement dans l'église Saint-Nicolas, à Blois. Saint-Lubin ayant fait de grands miracles, on construisit sur les lieux qu'il affectionnait, une chapelle (dont il ne reste aucun vestige, malheureusement) qui devint un lieu de pèlerinage très fréquenté. Des constructions s'y groupèrent en agglomération "Sanctus Leobinus juxta Nonnencuriam".

La vieille chapelle (dite chapelle de l'Ermitage) ayant été détruite, on éleva sur ses ruines une église gothique dont il reste quelques éléments (fondations, statues de bois, fonts baptismaux).

Après le règne de Charlemagne, les Vikings, venus de Scandinavie, apparaissent dans la région et une grande période de troubles s'ouvre alors. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, mit fin à ces invasions successives en accordant aux "Northmen" de Rollon une partie de la Neustrie. La Normandie était née et l'Avre devint frontière, cette fois-ci, entre le duché de Normandie et le Royaume de France. Durant cette période de luttes incessantes entre Français et Normands. Nonancourt est "anglaise" et Saint-Lubin reste "française".

En 1418, Nonancourt et Saint-Lubin sont entièrement détruites et brûlées. Les habitants qui avaient échappé à la mort s'enfuirent dans des villages plus éloignés. Les terres de Saint-Lubin tombent dans l'abandon et se couvrent de joncs. C'est à peu près à cette époque qu'au nom de Saint-Lubin fut ajouté celui de Joncherets "Sanctus Leobinus de Juncherez", puis "Sanctus leobinus de Juncheriis" en 1626. Saint-Lubin-des-Joncherets est alors composée d'un ensemble de hameaux et seigneuries plus ou moins éparses : le bourg, la baronnerie (qui deviendra la Baronnie), les Caves, Cayenne, Clanchemeule, le Clos-d'amour, les Côtes, la Ferrette, la Fontaine-la-Butte, les Fourches, l'Alleu qu'on écrira à tort la Leup puis la Leu, Malengen, Malicorne, la Pacterie (Paqueterie actuelle), la Poterie et le Vrisseuil.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1568, Nonancourt fait creuser un large fossé pour interdire le passage aux gens d'armes. Ce fossé fut creusé par les habitants de Saint-Lubin. Les Lubinois, pour se distinguer des envahisseurs, devaient porter des chemises à carreaux, d'où le nom donné à la "rivière à carreaux" et à la ruelle y accédant. Le calme revient dans la vallée, on défriche, on reconstruit maisons et églises. Cette période de tranquillité et de prospérité s'étend de la fin de la guerre de "cent ans" jusqu'aux guerres de religions.

L'année 1620 est marquée par la construction du château de Saint-Lubin en bordure de l'Avre et par un incendie qui ravagea les combles et la flèche du clocher de l'église. De 1658 à 1697, le fief de Saint-Lubin appartient à François Vedeau de Grammont, conseiller au parlement, qui était aussi seigneur de Laleu et du Vrisseuil. II fit construire le clocher, la tour actuelle et réparer les parties endommagées par le "grand" incendie. La dépense étant trop lourde, il ne put achever les travaux de restauration. Un gisant de marbre représentant le président de Grammont se trouve dans l'église dont la voûte resta inachevée. À la veille de la révolution, Charles-Laure Cochard de Châtenoye, seigneur de Saint-Lubin, revend le château.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la révolution française, le 16 février 1792, Noël Jelin vend son moulin à papier à Henry Sykes, citoyen hollandais. Celui-ci transforme les lieux en une filature de coton, "L'ancienne". Ce nouvel industriel crée également une fonderie de fonte de fer et y adjoint des ateliers de construction de machines à filer.

L’activité de la filature cesse en 1830. Mademoiselle Grace-Valentine Sykes, fille de l'industriel, épouse un Anglais, William Waddington, qui est naturalisé français en 1816 et continue l'œuvre de son beau-père décédé le 26 juin 1813. La société Waddington frères (MM.Thomas et Frédéric Waddington, fils de William) construit sa première usine à Saint-Lubin-des-Joncherets à la Paqueterie. D'autres entreprises vont s'installer dans la ville, notamment l'entreprise Vulliamy et celle des "Tapis Renard", la famille Renard ayant fait construire le château du Haut-Venay vers 1880. Cette prospérité industrielle a fait de la vallée de l'Avre le premier centre industriel de la région, dépassant Dreux.

Durant la Première Guerre mondiale, le château du Haut-Venay sert d'hôpital militaire. Malgré l'arrivée de nouvelles familles, belges notamment, !a population lubinoise chute terriblement, passant de 1848 habitants en 1886 à seulement 1133 en 1936.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[5], dont Saint-Lubin-des-Joncherets[6]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[8].

Article détaillé : Retirada.

Le 6 juillet 1940, les nazis fusillent à Rouen le premier résistant : c'est un ouvrier agricole de Saint-Lubin-des-Joncherets, Étienne Achavanne, exécuté pour avoir fait sauter des poteaux téléphoniques le 17 juin 1940. Après ces terribles épreuves, Saint-Lubin-des Joncherets va se reconstruire et se développer.

La création de lotissements, l'installation d'entreprises et l'établissement d'une grande surface permettent à la commune un certain essor économique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1950 Henri Doucet    
1950 1959 Louis Couturat    
1959 1992 Claude Nespoulous PS Conseiller général d'Eure-et-Loir (1962-1988)
1992 1995 Jean-Pierre Burtin PS  
1995   Gérard Sourisseau DVD Conseiller général d'Eure-et-Loir depuis 2001

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 410 1 484 1 459 1 506 1 532 1 539 1 521 1 558 1 525
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 726 1 672 1 806 1 618 1 828 1 827 1 848 1 879 1 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 643 1 549 1 577 1 464 1 382 1 239 1 133 1 203 1 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 287 1 882 2 304 3 586 4 403 4 355 4 072 4 033 4 193
2011 - - - - - - - -
4 188 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1913[11].

Article détaillé : Église Saint-Lubin.

Château[modifier | modifier le code]

Le château du XVIIe siècle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 avril 1930[12].

Chapelle Sainte-Barbe[modifier | modifier le code]

XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Lubin-des-Joncherets et Chartres » (consulté le 20 octobre 2013)
  2. « Climat en France - », Météo France,‎ 2013 (consulté le 30 octobre 2013).
  3. http://www.transbeauce.fr/ftp/FR_lignes/L6_sit.pdf
  4. http://www.transbeauce.fr/
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. « Église Saint-Lubin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture