La Bazoche-Gouet

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La Bazoche-Gouet
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de La Bazoche-Gouet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Authon-du-Perche
Intercommunalité Communauté de communes du Perche-Gouët
Maire
Mandat
Jean-Paul Boudet
2014-2020
Code postal 28330
Code commune 28027
Démographie
Population
municipale
1 293 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 22″ N 0° 58′ 53″ E / 48.1394, 0.981448° 08′ 22″ Nord 0° 58′ 53″ Est / 48.1394, 0.9814  
Altitude Min. 164 m – Max. 229 m
Superficie 37,44 km2
Localisation

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La Bazoche-Gouet est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Soizé Les Autels-Villevillon Chapelle-Royale Rose des vents
Greez-sur-Roc N Arrou
O    La Bazoche-Gouet    E
S
Chapelle-Guillaume Le Gault-Perche

Site[modifier | modifier le code]

La ville est, avec Authon-du-Perche, une des deux communes les plus peuplées de son canton, seules celles-ci dépassent les 1 000 habitants. Elle est située dans le parc naturel régional des communes du Perche, toute proche du département du Loir-et-Cher et de la Sarthe. Elle est traversée par des voies départementales importantes : la D927, la D13(1) et la D9. Son tissu économique est préservé dans son cœur de village et elle possède un supermarché.

Carte de La Bazoche-Gouet et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

parti : au 1) d’argent aux deux chevrons de sable, au 2) aussi d’argent aux trois chevrons brisés cousus d’or.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Bazoche-Gouet, primitivement appelée Bazoche-Pouilleuse en raison de la pauvreté de ses sols, est l'une des cinq baronnies formant le Perche-Gouët[réf. nécessaire]. Bazoche vient du latin "basilica" qui signifie église[réf. nécessaire]. La ville est occupée par les Anglais en 1426[réf. nécessaire].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Bazoche-Gouet souffre comme tout le Perche des guerres de la Fronde[réf. nécessaire]. Après la destruction du château par les seigneurs d'Arrou et de Courtalain, la ville ne fut protégée que par un étang et ses fossés[réf. nécessaire].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont La Bazoche-Gouet[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2008 Guy Vella UMP Conseiller général
mars 2008 2014 Dominique Béranger SE Pharmacien
mars 2014 en cours Jean-Paul Boudet SE Charcutier

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 913 2 051 1 910 1 979 2 137 2 120 2 194 2 303 2 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 192 2 164 2 182 2 037 2 179 1 951 1 962 2 008 2 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 005 1 937 1 986 1 908 1 868 1 791 1 683 1 653 1 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 463 1 529 1 451 1 311 1 281 1 249 1 295 1 310 1 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Novembre : Foire de la Saint-Martin.
    • Foire aux chevaux : concours lié à la race percheronne, samedi matin au foirail.
    • Exposition sur le lait : patrimoine et actualité, salle des expositions premier étage de la mairie, samedi et dimanche.
    • Foire à la brocante : le dimanche toute la journée, centre ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Jean-Baptiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Notice no PA00096967 », base Mérimée, ministère français de la Culture