Foucher de Chartres
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Foucher de Chartres (Chartres, vers 1055/1060 - États latins d'Orient, après 1127) fut un chroniqueur médiéval.
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[modifier] Biographie
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Foucher de Chartres nait en 1058 et meurt en 1127. Après avoir assisté au concile de Clermont (1095), il se fit « croisé » et assista à l'occasion Baudouin Ier en qualité de chapelain. Il est connu pour être l'auteur de l'Historia Hierosolymitana (vers 1127), traduite et éditée en 1825 par François Guizot. Foucher de Chartres a aussi écrit des documents historiques en ancien français.
Ses chroniques se caractérisent par une langue soignée et lyrique, voire précieuse, comme par exemple ici :
- Considérez, je vous prie, et méditez sur la manière dont Dieu, à notre époque, a transféré l’Occident en Orient. Car nous, qui étions occidentaux, sommes maintenant devenus orientaux. Celui qui était Romain ou Franc est devenu, sur cette terre, Galiléen ou Palestinien. Celui qui était de Reims ou de Chartres est désormais citoyen de Tyr ou d’Antioche. Nous avons déjà oublié nos lieux d’origine ; nombre d’entre nous les ignorent déjà, ou en tout cas n’en parlent plus. Certains possèdent ici des demeures et des serviteurs qu’ils ont reçus par héritage. Certains ont épousé une femme venant non pas de leur peuple, mais de celui des Syriens, ou des Arméniens, ou même de Sarrasins ayant reçu la grâce du baptême. Certains ont dans ces peuples des beaux-pères, ou des beaux-fils, ou des fils adoptifs, ou des pères adoptifs. Il y a ici, aussi, des petits-enfants et des arrière-petits-enfants. L’un cultive la vigne, l’autre les champs. Les expressions et les tournures les plus éloquentes de différentes langues se mêlent dans leur conversation. Des mots pris à chacune sont devenus le patrimoine commun à tous, et ceux qui ignorent leurs origines se trouvent unis dans une même foi. Comme il est dit dans les Écritures, « le lion et le bœuf mangeront de la paille ensemble ». Celui qui est né ailleurs est maintenant presque indigène ; et celui qui était de passage est maintenant un compatriote[1].
[modifier] Références
- Foucher de Chartres, Historia Hierosolymitana, Livre III chapitre 37, dans Recueil des historiens des croisades, historiens occidentaux, p. 468.