Stéphane Grappelli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Stéphane Grappelli

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Stéphane Grappelli en concert (1991)

Informations générales
Naissance 26 janvier 1908
Paris
Décès 1er décembre 1997 (89 ans)
Paris
Activité principale violoniste, pianiste, jazzman
Genre musical Jazz, swing, jazz manouche
Instruments violon piano

Stéphane Grappelli, né le 26 janvier 1908 à Paris et mort le 1er décembre 1997 à Aubergenville, est un violoniste, pianiste, et jazzman français. Il fait partie des plus grands violonistes de jazz du XXe siècle et créa le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stéphane Grappelli est né de père italien, Ernesto, marquis né à Alatri, et de mère française, Anna-Émilie Hanocque, née à Saint-Omer. Il perd sa mère à l'âge de quatre ans. C'est vers l'âge de douze ans qu'il commence à jouer du violon dans les rues et les cours d'immeubles, pour rapporter un peu d'argent à la maison. Il débute dans la carrière professionnelle en 1923 comme violoniste et pianiste dans les cinémas, pour accompagner les films muets.

En 1931 et 1932, Stéphane Grappelli joue dans l’orchestre du club la Croix du Sud, dirigé par André Ekyan, au côté de Django Reinhardt et Alix Combelle.

En 1934, le célèbre contrebassiste Louis Vola crée le Quintette du Hot Club de France avec, entre autres, Stéphane Grapelli et Django Reinhardt. Le Quintette aura toujours une existence « intermittente », malgré plusieurs tournées et de très nombreux enregistrements. Parallèlement, Stéphane travaillera, durant les années 1920 et les années 1930, avec tous les musiciens du moment et fréquentera de nombreux orchestres, plus souvent au piano qu'au violon. Il sera notamment très présent dans l'orchestre de Krikor Kelekian (dit Grégor), dont la formation, connue sous le nom de Grégor et ses Grégoriens, fait partie des meilleurs orchestres du moment, regroupant la fine fleur des musiciens de l'époque. Il y retrouve notamment son ami le grand violoniste Michel Warlop, mais également Sylvio Schmidt, talentueux violoniste lui aussi, ou encore Stéphane Mougin, un des meilleurs pianistes de jazz dans cette riche "faune" musicale de l'époque.

Quand la guerre 1939-1945 éclate, il se trouve en tournée avec le Quintette du Hot Club de France en Angleterre. Le 3 septembre, lorsque les sirènes se déclenchent, Django est pris de panique et rentre aussitôt en France, mais Stéphane, malade, reste bloqué à Londres. Il sera remplacé à Paris par le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. Stéphane Grappelli y passera la guerre, y jouant notamment avec le pianiste George Shearing. Il y développera sa carrière de manière importante, peaufinant et affinant sa technique, son style, sa musicalité, et y composera beaucoup. Quand il retrouve Django, en 1946, ils jouent et enregistrent spontanément La Marseillaise rebaptisée Echoes of France[1] pour cause d'enregistrement en Angleterre. Cet enregistrement fera scandale, et la matrice sera d'ailleurs détruite[2]. Après son partenariat avec Reinhardt — qui donna naissance à ce qu'on appelle maintenant le « swing manouche », il enregistre plus d'une centaine de disques avec les grands musiciens de la planète, notamment avec Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Michel Petrucciani, le Rosenberg Trio, le chanteur Paul Simon, David Grisman ou encore Yehudi Menuhin ; sans oublier ses collaborations avec des grands noms de la musique du monde, tel que le violoniste indien Lakshminarayana Subramaniam. Il a également joué du violon sur le titre "Wish You Were Here" de Pink Floyd, mais la prise n'a pas été utilisée dans le mix final pour la sortie de l'album éponyme original en 1975, toutefois la version figure en bonus de la réédition de 2011.

Il est aussi le compositeur et interprète des morceaux originaux constituant la bande-son du film Les Valseuses de Bertrand Blier sorti en 1974, ainsi que de la musique de Milou en mai, film de Louis Malle de 1989.

Après avoir joué en quartet ou trio avec guitares (Diz Disley, Ike Isaac, Martin Taylor, Louis Stewart…) et contrebasse (Patrice Caratini, Jack Sewing…) depuis le début des années 1970, il terminera sa carrière au sein d'un magnifique trio comprenant Marc Fosset à la guitare et Jean-Philippe Viret à la contrebasse.

Il meurt à Aubergenville (Yvelines) le 1er décembre 1997. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Improvisations (en) (Paris, 1956)
  • Djangology: Django Reinhardt the gypsy genius (1936 to 1940)
  • Stéphane Grappelli et Django Reinhart, the Gold Edition (1934 to 1937, copyright 1998)
  • Stéphane Grappelli 1992 Live (1992, Verve)
  • Stéphane Grappelli à Tokyo (1991, A & M records)
  • Just One Of Those Things (1984, EMI Studios)
  • Stéphane Grappelli Live at the Blue Note (1996, Telarc Jazz)
  • Bill Coleman avec Django et Stéphane Grappelli 1936 à 1938 (reprise 1985, DRG Records)
  • Fascinating Rhythm (1986, Jazz Life)
  • Parisian Thoroughfare (1997, Laserlight)
  • Martin Taylor Reunion (1993, Linn Records)
  • The Intimate Grappelli (1988, Jazz Life)
  • Jazz Masters (20+-year compilation, 1994, Verve)
  • Michelle Legrand (1992, Verve)
  • Oscar Peterson Skol (1979, reprise 1990 Pablo)
  • Hommage à Django (1972, reprise 1976 Classic Jazz)
  • Bach to the Beatles (1991, Academy Sound)
  • Stéphane Grappelli Plays Jerome Kern (1987, GRP)
  • How Can You Miss, with Louis Bellson and Phil Woods (1989, Rushmore)
  • Young Django (1979, MPS)
  • Live in San Francisco (1986, Blackhawk)
  • 85 and Still Swinging (1983, Angel)
  • Vintage 1981 (1981, Concord)
  • Jean-Luc Ponty Violin Summit (1989, Jazz Life)
  • Martin Taylor: We've Got The World on a String (1984, EMI)
  • Stuff Smith: Violins No End (1984, Pablo)
  • Sonny Lester Collection (1980, LRC)
  • Stéphane Grappelli et Joe Venuti: Venupelli Blues (1979, Affinity)
  • Shades of Django (1975, MPS)
  • Afternoon in Paris (1971, MPS)
  • Live at Carnegie Hall (1978, Signature)
  • Jazz 'Round Midnight (1989, Verve)
  • Unique Piano Session Paris 1955 (1955, Jazz Anthology)
  • Stéphane Grappelli and Cordes (1977, Musidisc)
  • Satin Doll (1975, Vanguard)
  • Manoir de mes rêves (1972, Musidisc)
  • My Other Love au piano (1990 CBS records)
  • Grappelli joue George Gershwin (1984, Musidisc)
  • Stéphane Grappelli (PYE)
  • Stéphane Grappelli - i got rhythm! (1974 Black Lion Records (en)) avec Diz Disley (en), Denny Wright (en) et Len Skeat (en) enrefgistré au Queen Elizabeth Hall, Londres, 5 novembre 1973
  • Diz Disley (en) Live at Carnegie Hall (1983, Dr Jazz)
  • The Rock Peter and the Wolf (en) (1976 RSO Records) (2007 CD Verdant Records) with Jack Lancaster (en), Phil Collins, Brian Eno, Gary Brooker, Gary Moore, Alvin Lee. Manfred Mann etc.
  • Stephane Grappelli live in Warsaw with McCoy Tyner. (1999, The Essence TBP 1036).

Collaborations[modifier | modifier le code]

Prix, hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.emusic.com/samples/m3u/song/10985278/14792085.m3u pour écouter un extrait
  2. Django Reinhardt, un géant sur son nuage, de François Billard et Alain Antonietto
  3. [1]
  4. Victoire de la musique