Michel Joseph Maunoury

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Officier général francais 3 etoiles.svg Michel Joseph Maunoury
le général Maunoury, avant 1912
le général Maunoury, avant 1912

Naissance 17 décembre 1847
Maintenon (Eure-et-Loir)
Décès 28 mars 1923 (à 75 ans)
Mer (Loir-et-Cher)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 18671923
Conflits Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Commandement VIe Armée
Faits d'armes Bataille de la Marne
Distinctions Maréchal de France
Légion d'honneur Grand-croix
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Chevalier grand-croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George
Autres fonctions Gouverneur militaire de Paris
Michel Maunoury, 1914

Michel Joseph Maunoury, né le 17 décembre 1847 à Maintenon (Eure-et-Loir) et mort le 28 mars 1923 à Mer (Loir-et-Cher), est un maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le fils d'un docteur en médecine. Issu de la promotion 1867 de l'École polytechnique, il devient officier d’artillerie.

Sous-lieutenant élève à l'École d'application de l'artillerie et du génie en 1869, il devient capitaine en 1874, instructeur d'équitation et conduite de voitures. Professeur adjoint au cours d'artillerie de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1883.

Chef d'escadron en 1886.

Lieutenant-colonel en 1893.

Commandant militaire du palais de la Chambre des députés 1896.

Colonel en 1897.

Général de brigade le 30 décembre 1901.

Général de division le 28 janvier 1906, commandant l'artillerie de la Place et des forts de Paris et Commandant l'École supérieure de guerre.

Gouverneur militaire de Paris en 1910 et membre du Conseil supérieur de la guerre.

Placé sous la section de réserve en 1912.

Rappelé à l'activité le 11 août 1914 pour une mission d'inspection, il est très rapidement chargé de rassembler des troupes disparates, revenant d'Alsace, des divisions du général d'Amade et d'unités nouvellement incorporées pour constituer la VIe armée, devant se placer sur l'aile gauche de l'armée anglaise du maréchal French, autrement dit à l'extrême-gauche des armées alliées. Lorsque la retraite des armées alliées amena le front à proximité de Paris, le général Galliéni, commandant la place militaire de Paris, met à la disposition de Maunoury les troupes du camp retranché de Paris, qui s'ajouteront à l'effectif de la VIe armée[1]. Il mène à sa tête une attaque décisive sur le flanc de l'offensive allemande à partir du 5 septembre 1914 contre l'armée von Kluck, lors de la première bataille de la Marne[2]. La bataille menée par la VIe armée sera connue sous le nom de Bataille de l'Ourcq (1914), du nom de l'Ourcq, petite rivière qui se jette dans la Marne aux environs de Meaux.

Redevenu Gouverneur militaire de Paris du 5 novembre 1915 au 4 avril 1916.

Il sera l'un des rares généraux de la guerre invités à la signature du Traité de Versailles[2].

Il s'éteint dans le train qui le mène au château d'Herbilly, commune de Mer (Loir-et-Cher), le 28 mars 1923. Créé maréchal de France à titre posthume le 31 mars suivant, il bénéficie d'obsèques nationales le 2 avril. Ses funérailles ont lieu à Mer en présence des maréchaux Joffre et Foch et du Ministre de l'Intérieur (Maurice Maunoury, son cousin). Le corps du maréchal Maunoury repose depuis le 13 mai 1931 au Mausolée des Invalides à Paris.

Blessures[modifier | modifier le code]

Blessé par une balle qui lui a traversé la jambe droite le 2 décembre 1870, à la bataille de Champigny.

Gravement blessé d'une balle à la tête le 11 mars 1915 au moment où il mettait l'œil à un créneau, dans les tranchées du plateau de Nouvron qu'il visitait. Cette blessure le laissa aveugle jusqu'à sa mort. Le projectile ricocha ensuite pour blesser sérieusement le général de Villaret à la tête.

Le général visité par Millerand avec à gauche son camarade de blessure, le général Étienne de Villaret.

Décorations[modifier | modifier le code]

Citation : « Son calme et son habileté de manœuvre ont permis à nos troupes de supporter pendant les quatre journées d'une lutte opiniâtre, l'effort d'une notable partie de l'armée allemande, et ont facilité ainsi le développement des opérations des armées alliées qui ont entraîné la retraite de l'ennemi. »

Citation : « Exerce depuis le début de la campagne le commandement d'une armée avec la plus grande distinction. Après avoir pris une part des plus importantes à la bataille de la Marne, a montré dans les opérations de l'Aisne des qualités d'organisation et des aptitudes manœuvrières de premier ordre jointes à la plus belle énergie morale et à une inlassable activité. Blessé grièvement en visitant les tranchées occupées par ses troupes. »

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Monument du Maréchal Maunoury érigé à Mer le 15 aout 1928. Il est situé Place du 11 Novembre 1918.
  • Vitrail « Souvenir de la victoire de l'Ourcq en 1914 » en l'Église Notre-Dame du Raincy, parfois appelé La Vierge aux Taxis, représentant le maréchal Maunoury avec Foch et Gallieni.
  • Un bâtiment de l'École polytechnique, à Palaiseau, porte son nom.
  • L'avenue principale de Blois porte son nom, ainsi que l'ancienne caserne de la ville transformée depuis en zone résidentielle.
  • Une avenue porte son nom dans la Cité des Aveugles du quartier Valrose à Nice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Painvin, Souvenirs du temps passé auprès du maréchal Maunoury en 1914-19, Société historique régionale de Villers-Cotterêts
  2. a et b Klein 1989, p. ?