Jean-Pierre Gorges

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Jean-Pierre Gorges
Fonctions
Député de la 1re circonscription d'Eure-et-Loir
En fonction depuis le 14 septembre 2008
Élection 14 septembre 2008
Réélection 17 juin 2012
Prédécesseur Françoise Vallet
19 juin 200229 novembre 2007
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Georges Lemoine
Successeur Françoise Vallet
Maire de Chartres
En fonction depuis le 18 mars 2001
Prédécesseur Jean-Louis Guillain
Biographie
Date de naissance 3 août 1951 (1951-08-03) (61 ans)
Lieu de naissance Gonesse (Val-d'Oise)
Parti politique UMP

Jean-Pierre Gorges, né le 3 août 1953 à Gonesse (Seine-et-Oise, aujourd'hui Val-d'Oise), est un homme politique français.

Maire de Chartres et président de Chartres Métropole depuis 2001, il est élu député d'Eure-et-Loir en 2002 et réélu en 2007 ; son élection est invalidée en novembre 2007 par le Conseil constitutionnel. Il est réélu député le 14 septembre 2008, à la suite d'une autre élection législative partielle, et le 17 juin 2012.

Sommaire

Premiers pas en politique [modifier]

Aux élections municipales chartraines de 1995, il est l'un des co-listiers de Matthieu Brétillard, qui rejoindra par la suite le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement, qu'il a quitté depuis.

En 1998, Jean-Pierre Gorges se présente sous l'étiquette « Divers droite » à l'élection au Conseil général d'Eure-et-Loir, sur le canton de Chartres Nord-Est. Il n'obtient que 8,79 % et ne peut donc pas se maintenir au second tour. C'est Christian Gigon, le maire de Champhol, qui est finalement élu.

« Chartres, votre ville » [modifier]

Suite aux élections municipales de Chartres de 1995, Jean-Pierre Gorges décide de s'impliquer dans la vie locale, en créant d'abord l'association "Chartres, votre ville", qui dénonce principalement la gestion financière de la ville par la municipalité socialiste, dont le maire était Georges Lemoine. Cette association se développe au sein de la société civile chartraine. Adhérant à Démocratie libérale à sa création en 1998, Jean-Pierre Gorges devient l'un des principaux opposants à la municipalité en place.

Élections municipales de 2001 [modifier]

À droite, Éric Chevée (UDF) forme un « tiket » avec Marie-Claire Carrère-Gée (RPR), récemment implantée en Eure-et-Loir, avec le soutien officiel RPR, de l'UDF.

Jean-Pierre Gorges constitue cependant une liste dissidente soutenue par Démocratie libérale, en fédérant des personnalités issues du RPR, de l'UDF et du MPF ainsi que de la société civile.

Jean-Pierre Gorges remporte la primaire à droite au premier tour (10 mars 2001) en devançant la liste Chevée/Carrère-Gée de 224 voix qui se désiste au second tour, sans fusionner. Sa liste arrive en tête au second tour, devant la liste unie de la gauche menée par Pascal Ory, issue de la fusion de la liste officiellement soutenue par le PS et de la liste de la gauche alternative et associative "Énergies citoyennes".

Jean-Pierre Gorges devient maire de Chartres et est élu à la présidence de la communauté d'agglomération chartraine (COMACh) où la droite est devenue majoritaire grâce à sa victoire à Chartres et à celle de Jacques Morland (DVD) à Lucé. Sur l'initiative de Jean-Pierre Gorges, l'agglomération abandonne le signe COMACh au profit de l'appellation « Chartres métropole ».

Politique municipale [modifier]

Jean-Pierre Gorges mène à partir de 2001 une politique municipale fondée sur sept axes principaux :

  • baisse de la fiscalité
  • animation de la ville (création notamment de la Fête de la Lumière, de la Fête du Chien, développement de la Fête de l'Eau) ;
  • rénovation urbaine importante :
    • fermeture de l'hyper centre aux voitures
    • concession de grands parkings souterrains
    • gentrification du centre-ville
  • lutte contre la délinquance
    • mise en place de caméras de vidéo-surveillance
    • renforcement des effectifs de police municipale
    • mise en place d'arrêtés anti-mendicité
  • amélioration de la propreté,
  • Rationalisation d'équipements culturels et de loisirs :
    • médiathèque L'Apostrophe
    • multiplexe cinématographique (Les Enfants du Paradis)
    • complexe aquatique (L'odyssée)
  • Suppression des subventions à toute association soupçonnée de ne pas être dans la ligne municipale

Élections législatives [modifier]

Député depuis 2002, réélu en 2007 avec seulement 57 voix d'avance, Jean-Pierre Gorges fait partie du groupe UMP et de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Deux recours ont été déposés auprès du Conseil constitutionnel quant à la validité de ce scrutin.

L'annulation du scrutin par le Conseil constitutionnel, le 19 novembre 2007, est fondée par «l'organisation par M. Gorges, en sa qualité de président de l'office public d'HLM de Chartres, de 18 cérémonies d'inauguration de logements entre mars et avril 2007, auxquelles il a participé». «La répétition de ces manifestations dans un délai rapproché revêt le caractère d'une manœuvre qui, eu égard à la faiblesse de l'écart de voix (57 voix), a altéré le résultat du scrutin», estime le Conseil constitutionnel[1].

Il est finalement battu par la socialiste Françoise Vallet lors de la législative partielle du 3 février 2008, par 56,26 % contre 43,74 %.

Il est alors l'auteur de l'un des six recours déposés contre cette élection le 13 février. Ces recours dénoncent l’intrusion de l’hypermarché Leclerc de Luisant et de son PDG Olivier Educatel. Ce dernier reprochant à Jean-Pierre Gorges de l’empêcher d’installer son supermarché dans la zone de Barjouville. Celui-ci affirme préférer ainsi défendre le petit commerce. La distribution de tracts appelant à voter contre le maire de Chartres, le fait que Françoise Vallet se soit rendue dans cet hypermarché en compagnie de Ségolène Royal et qu’elle ait manifesté devant la mairie de Chartres avec des salariés sont les raisons invoquées pour expliquer ces recours[2].

L'élection de Françoise Vallet est annulée en juin 2008 par le Conseil constitutionnel qui la déclare inéligible. Le 3 juillet 2008, Jean-Pierre Gorges annonce publiquement sa candidature à l'élection législative partielle qui a eu lieu en septembre 2008[3]. Il remporte cette dernière en recueillant 50,94 % des voix contre 49,06 % à David Lebon (PS), et retrouve donc son siège de député.

En 2009, après s'être opposé à la loi Création et Internet (« loi Hadopi »), il vote pour.

Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[4].

Le 26 janvier 2012, il est investi par l'UMP pour être candidat sur la première circonscription d'Eure-et-Loir[5]. Il l'emporte au second tour avec 50,8 % des voix, le 17 juin 2012.

Synthèse des mandats [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Décision du Conseil constitutionnel
  2. L'Echo Républicain, le 17 février 2008
  3. in Écho républicain - 03/07/2008
  4. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  5. Site officiel de l'UMP - consulté le 24 avril 2012

Liens externes [modifier]