Thiron-Gardais

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Thiron-Gardais
L'abbaye
L'abbaye
Blason de Thiron-Gardais
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Thiron-Gardais
Intercommunalité Communauté de communes du Perche thironnais
Maire
Mandat
Victor Provôt
2014-2020
Code postal 28480
Code commune 28387
Démographie
Gentilé Thironnais, Thironnaises
Population
municipale
1 084 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 41″ N 0° 59′ 44″ E / 48.3113888889, 0.995555555556 ()48° 18′ 41″ Nord 0° 59′ 44″ Est / 48.3113888889, 0.995555555556 ()  
Altitude Min. 200 m – Max. 279 m
Superficie 13,46 km2
Localisation

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Thiron-Gardais

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Thiron-Gardais
Liens
Site web Site officiel

Thiron-Gardais est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brunelles Saint-Denis-d'Authou Combres Rose des vents
La Gaudaine N Montigny-le-Chartif
O    Thiron-Gardais    E
S
Argenvilliers La Croix-du-Perche Chassant

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Thiron-Gardais et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’azur à la crosse d’abbé d’or tenue par un dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre, accostée de deux fleurs de lys aussi d’or rangées en bande et de deux étoiles du même rangées en barre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gravure représentant l'abbaye (XVIIe siècle)

Aux portes du Perche, le bourg de Thiron-Gardais est né de l'implantation d'une abbaye fondée par Bernard de Ponthieu (né dans la Somme). L'ancienne abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron exerça son influence dans toute la moitié nord de la France et jusqu’aux Hautes-Terres d’Écosse. En effet, au XIIe siècle, alors que l’abbaye de Thiron est en construction depuis 1114, son rayonnement est tel qu’elle reçoit de nombreux dons, et exerce son autorité sur vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés. L’ordre de Tiron suivait la stricte observance des règles de saint Benoît de Nursie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Cette prospérité et ce rayonnement sont tombés dans l’oubli et il ne reste pour témoin, que la longue nef romane de l’église abbatiale, la grange aux dîmes, le collège militaire ou les dépendances. Mais son histoire est partout et les jardins du Parc de l'Abbaye sont marqués de la présence de l’Ordre. À travers le potager des simples, des aromates, l'allée des tilleuls, au coin du vivier ou sur la terrasse des fruitiers.

"Thiron" a été renommé officiellement "Thiron-Gardais" en 1987. Ceci en raison du village Gardais limitrophe qui l'a rejoint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1995 Philippe Lamirault    
1995 2001 Lionel Bellina    
2001 2008 Bernard Jégo    
2008 en cours Victor Provôt    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais et Ebenweiler (Bade Wurttemberg) sont jumelés depuis mai 1974. Ce jumelage permet aux thironnais et aux habitants des environs de mieux connaître l'Allemagne : ses coutumes, ses traditions. Chaque année, un week-end de rencontre est organisé, tantôt en Allemagne, tantôt en France, et "un échange de jeunes" regroupant une vingtaine de participants allemands et français, leur permet de passer trois semaines de vacances ensemble. Parallèlement, les jeunes qui désirent améliorer leurs connaissance linguistiques, peuvent travailler pendant un mois dans la commune jumelée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 084 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 532 582 613 678 663 671 668 680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621 610 630 600 571 570 615 597 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
582 557 555 505 492 466 433 491 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
571 616 854 1 019 1 171 1 121 1 103 1 098 1 084
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Structures[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais, ville d'environ 1100 habitants seulement, dispose tout de même de structures qui accompagnent la vie des habitants :

  • un étang avec la possibilité d'y pêcher (des chalets sont à la disposition des touristes voulant y passer la nuit),
  • une piscine municipale (ouverte toutes les jours en période estivale, activités aquagym, bébé nageur, femmes enceintes, scolaires,...),
  • un terrain de foot et un plateau multi-sports, deux terrains de tennis et un complexe sportif,
  • deux écoles,
  • une salle des fêtes,
  • un restaurant scolaire,
  • une salle associative (salle Jacques Loizeleur),
  • une maison des services publics (la Grange aux Dîmes : cyber emploi, assistantes sociales...),
  • une gendarmerie,
  • une médiathèque,
  • un bureau de poste,
  • une auberge,
  • une église,
  • deux châteaux d'eau,
  • une station d'épuration,
  • une maison de retraite faisant partie de la Fondation Texier-Gallas,
  • une caserne de pompiers
  • une vingtaine de commerces, artisans et services...

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Thiron-Gardais est le chef-lieu de la Communauté de communes du Perche thironnais. Le siège social de cette Communauté est « La Grange aux Dimes », un bâtiment réhabilité en 2006, qui comme son nom l'indique servait de grange lors de l'époque monastique de la ville (XIIe siècle). La bâtisse est aujourd'hui un lieu proposant des services et des locaux très utiles à la vie du Perche thironnais : syndicat d'initiative, entrée des jardins de l'abbaye, accueils d'évènements, d'expositions, de réunions, maison des services publics, cyber emploi, meetings, activités diverses...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron

Logo monument historique Classé MH (1912)[3] Église
 Inscrit MH (1962)[3] Façades et toitures du presbytère
 Inscrit MH (2001)[3] La grange dîmière, les communs, le pigeonnier, la tour de guet, le collège, les vestiges

  • Presbytère du XVIIe siècle. Officialité dans un premier temps, puis demeure du prieur de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, la commune achète le bâtiment en 1818 pour en faire le presbytère de la paroisse[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Il est souvent fait référence aux anciens moines de Tiron dans le « Roman de Renart » ; en effet, les moines de Tiron étaient victimes de la satire dissimulée de cet ensemble de récits médiévaux.

Des recherches sur le collège militaire ont permis de découvrir qu'un dénommé Napoléon Bonaparte aurait dû venir faire ses études au collège militaire de Thiron-Gardais[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. a, b et c « Notice no PA00097223 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Laurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, p. 169. [ISBN 978-2-900122-983]