Facel Vega

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Facel-Vega

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Création 1954
Disparition 1964
Personnages clés Jean Daninos (1906/2001).
P.D.G. de Facel de 1945 à 1961 et créateur de la marque Facel-Vega.
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Produits Automobile

Facel-Vega fut une marque française d'automobiles de sport et de prestige.

Elles furent produites entre 1954 et 1964 par les Forges et Ateliers de Constructions d'Eure-et-Loir (Facel).


L'entreprise Facel[modifier | modifier le code]

La société Facel est fondée le 20 décembre 1939 (trois mois après la déclaration de guerre) comme filiale située à Dreux de la société de sous-traitance aéronautique Bronzavia qui travaille pour l'aéronautique militaire.

Jean Daninos, directeur technique de Bronzavia, partit aux États-Unis en 1941 poursuivre l'effort de guerre auprès des Alliés au sein de la General Aircraft Equipment qui utilisait les brevets de l'entreprise française. Il revint en 1945 pour prendre la direction de Facel qu'il fusionna avec la société Métallon. Dès son arrivée, il orienta Facel-Métallon vers la sous-traitance de carrosseries de série ou spéciales pour le compte de grandes marques comme Simca, Ford SAF, Panhard puis Delahaye.

On doit également à l’entreprise la réalisation de treize Bentley Cresta en collaboration avec Pininfarina qui préfigurent le modèle Continental. En 1951, Jean Daninos construisit un unique coupé 2/3 places tant pour son usage personnel que pour montrer le savoir-faire de Facel-Métallon. Cette Bentley Cresta II influencera le dessin du coupé Facel-Véga FVS.


Histoire de la marque Facel-Vega[modifier | modifier le code]

Dès 1952, Jean Daninos mit en chantier le prototype d’un luxueux coupé 2+2 (2 places +2). Se rendant compte qu’aucun moteur français ne pouvait convenir pour sa création qu'il voulait à hautes performances, il se tourna vers les États-Unis et la Chrysler Corporation pour la fourniture de puissants et modernes moteurs V8. Après avoir reçu le premier bloc américain, un prototype roulant fut testé en octobre. Après quelque 130 000 km d’essais donnant satisfaction, il fut décidé de le mettre en production.

Pendant que la mise au point se poursuivait, Facel-Métallon fut scindée en deux entités distinctes le 15 janvier 1953, Facel S.A d'un côté et Métallon S.A. de l'autre. La future voiture sera donc construite par Facel S.A. Pour son nom de baptême, c'est le frère journaliste et écrivain Pierre Daninos qui lui suggéra Vega, l’une des étoiles les plus brillantes de la constellation de la Lyre, symbole de puissance et de prestige.

Ce prototype proche du modèle de série fut donc présenté sous la marque Véga « construite par Facel » en avant-première aux représentants du gouvernement le 22 juillet 1954 puis huit jours plus tard à la presse internationale dans l’usine de Colombes avant d'être exposé au Salon de Paris en octobre où les amateurs saluèrent unanimement l'événement. Dès lors, la Facel-Véga FV sera constamment améliorée. En 1955, Facel-Vega remplace officiellement la marque Véga.

Au Salon de Paris 1956, une somptueuse berline aux quatre portières à ouverture antagonistes, sans montant, est présentée. Le modèle Excellence était une berline luxueuse et très performante.

En 1958, Facel-Vega lança le modèle HK 500 qui peut être considéré comme l’aboutissement de la série des coupés FVS. La ligne restait très proche des modèles précédents mais le moteur V8 de 5,9 litres bénéficiait des dernières avancées technologiques de chez Chrysler. Plus tard, le modèle recevra quatre freins à disque.

Parallèlement à la production des coupés FVS et de l’Excellence, Jean Daninos envisagea la construction d’un modèle de plus petite taille pouvant s’aligner face aux Alfa Romeo, Porsche et Triumph. La petite Facel-Véga fut mise à l'étude dès 1957. Révélée au public lors du Salon de Paris 1959, la Facellia fut très bien accueillie par les amateurs. Les commandes affluaient mais, commercialisées trop vite, les premières autos livrées accusèrent des défauts de mise au point moteur entraînant des casses répétées. L’usine procéda immédiatement à des échanges standards sous garantie. Des améliorations furent apportées au moteur afin de pallier rapidement ces problèmes. C’est ainsi que la Facellia F2 fut introduite dès 1961. Cette opération avait mis à mal la trésorerie et la réputation de la marque tant et si bien que l'entreprise - malgré un prêt de l'État d'un milliard d'anciens francs - dut être placée en liquidation en juillet 1962. Le tribunal de commerce autorisa cependant Facel à continuer son exploitation.

Parallèlement, le coupé V8 Facel II, au moteur Chrysler de 6,3 litres, fut présenté au Salon de Paris 1961 et succédait à la HK 500 dont la ligne commençait à vieillir. De l'avis général, la Facel II est toujours considérée comme l'une des plus belles automobiles françaises jamais réalisées.

La Facellia, ne rencontrant guère de succès, il fut décidé de greffer à l’auto une mécanique dont la réputation de robustesse était déjà connue du public. Le moteur Volvo B18 B du coupé P1800 fut monté dans la Facellia donnant naissance au modèle Facel III dévoilé à la presse en avril 1963. Les mois suivants, le liquidateur put confier Facel en location-gérance à la société Sferma, une filiale de Sud-Aviation.

La Facel 6 fut développée afin de combler le vide entre la surpuissante Facel II à huit cylindres et la Facel III à quatre cylindres qui connaissait dorénavant un certain succès. L'auto avait la même apparence que la Facel III, cependant, l'avant avait été allongé de quelques centimètres afin de loger le six cylindres de l'Austin-Healey 3000. Présentée à la presse en mai 1964, elle ne fut commercialisée qu'au début du mois de septembre.

Malgré un relatif rebond vers le succès, la société ne put remonter la pente et la Sferma (filiale d'une société nationalisée) ne fut pas autorisée par les ministères de tutelle (ministère de l'Industrie et surtout ministère des Finances) à poursuivre l'aventure. Les usines Facel fermèrent définitivement leurs portes le 31 octobre 1964 après un peu moins de 3 000 Facel-Vega produites sur dix ans.

Caractéristiques des modèles produits par Facel-Vega[modifier | modifier le code]

On peut distinguer deux catégories dans la production Facel-Vega :

Les Facel-Vega à moteurs V8[modifier | modifier le code]

Le prototype baptisé « Vega » présentait déjà toutes les caractéristiques typiques des coupé FVS à moteurs Chrysler V8.

  • Une boîte de vitesses à quatre rapports synchronisées Pont-à-Mousson ou automatique Chrysler Powerflite puis Torqueflite.
  • Un châssis extrêmement rigide composé de tubes d'acier soudés au centre de gravité bas.
  • Une suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et une suspension arrière à ressorts à lames.
  • Un essieu arrière rigide Salisbury.
  • Une carrosserie en tôle d'acier emboutie et soudée.
  • Une ornementation en acier inoxydable avec notamment une face avant composée d'une calandre verticale flanquée de deux ouïes latérales et de quatre projecteurs qui resteront le signe de reconnaissance de toutes les Facel-Vega.
  • Un intérieur gainé de cuir et une extraordinaire planche de bord en tôle peinte en trompe l'œil façon ronce de noyer (apparu seulement à partir du modèle FV2).

Liste des modèles :

Les « petites » Facel-Vega[modifier | modifier le code]

Facel III de 1964.

La réussite commerciale des modèles V8 poussa Jean Daninos à envisager la réalisation d'une automobile de catégorie plus petite afin de gagner des parts de marché dans la catégorie des voitures de sport de cylindrée moyenne.

Liste des modèles :

Faits marquants[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Facel-Vega, par Jean Daninos, éditions E.P.A., 1981. (ISBN 2-85120-143-3)
  • Facel-Vega, toute l'histoire, par Michel G. Renou, éditions E.P.A., 1984, réédité en 1994. (ISBN 2-85120-447-5)
  • Mes prototypes, par Jean Daninos, éditions A.F.V.(hors commerce), 2000. (ISBN 2-912196-05-1)
  • Facel-Vega, 1939-1964, Grand Tourisme à la française, par Jean-Paul Chambrette, Dominique Bel, Michel G. Renou et Michel Revoy, éditions ETAI 2012 (luxe 2 tomes), réédité en 2013 (normale 1 tome) puis en 2014 (normale 1 tome). (ISBN 978-2-7268-9718-8)

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